26/03/2010

15/03/10: Saïd et Khaled : des révolutionnaires palestiniennes...

Saïd et Khaled : des révolutionnaires palestiniennes


Sukant Chandan s’entretient avec les révolutionnaires palestiniennes Leila Khaled et Shireen Said, cette dernière étant de Gaza, pour la Journée internationale 2010 de la Femme.



Gaza, Shireen Said, du FPLP

L’oppression du peuple palestinien se poursuit, principalement à cause du soutien financier, diplomatique et militaire que l’Etat sioniste reçoit des USA, et aussi de sa connivence avec les Etats pro-occidentaux de la région. Après la chute du frère de l’Etat sioniste, perdu il y a longtemps - l’Etat de l’Afrique du Sud de l’apartheid -, le combat des Palestiniens reste peut-être le principal et le plus fort combat anti-impérialiste dans le monde. Il n’est pas surprenant, par conséquent, que les femmes palestiniennes soient un exemple essentiel du rôle que peuvent jouer les femmes dans le combat pour se libérer elles-mêmes, leurs familles, leurs communautés et leur nation, de l’impérialisme et du sionisme.


Leila Khaled a porté le combat palestinien à l’attention du monde avec deux détournements d’avions spectaculaires, en 1969 et en 1970, au cours desquels aucun de ses propres camarades ne fut tué, seul l’américain-nicaraguayen, Patrick Arghello, y a perdu la vie.
Kahled raconte le l’histoire du détournement dans son autobiographie, Mon peuple vivra (1973) où elle écrit :
« Patrick Arghello, 27 ans, père de trois enfants, citoyen nicaraguayen du monde, né à San Francisco, USA, fut déclaré mort. Qu’est-ce qui a poussé quelqu’un, à des milliers et des milliers de kilomètres de la Palestine, à entreprendre cette dangereuse mission ? Patrick était un communiste révolutionnaire. Son action héroïque fut un geste de solidarité internationale. Une flamme de vie qui s’est éteinte ; elle a éclairé le monde un moment ; elle a tracé la voie du retour pour la Palestine. Arguello vit, comme vit mon peuple, comme vit la révolution ! ».

Khaled reste l’une des femmes de la gauche anti-impérialiste la plus inspiratrice et la plus influente de l’après Deuxième Guerre mondiale.
Leila Khaled est toujours active aujourd’hui, à la direction de la révolution palestinienne, membre du comité central du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) et représentante du Conseil national palestinien
.

 

La venue du Hamas islamique dans la révolution palestinienne, dans le milieu des années 1990, a fait que beaucoup de gens ont associé le combat palestinien à l’islamisme du Hamas plutôt qu’au combat de Leila Khaled et d’autres révolutionnaires palestiniens et arabes, telle la combattante de la résistance communiste libanaise, Souha Bechara. Mais lors du récent rassemblement pour le 42è anniversaire du FPLP à Gaza, qui a attiré quelque 70 000 personnes, la gauche révolutionnaire palestinienne et aussi le rôle des femmes furent mis au devant de la scène quand une jeune femme, Shireen Said, du FPLP, s’est avancée sur l’estrade en saluant, en treillis militaire, laquelle en outre co-présidait le rassemblement du FPLP avec un autre camarade.

Lors d’un entretien avec l’auteur, Said a parlé un peu de ses origines, disant qu’elle était née en 1985 dans le camp de réfugiés de Jabalya, d’où les « enfants des pierres » ont déclanché la Première Intifada, « Mes souvenirs d’enfance, dit-elle, sont le plus souvent de la Première Intifada ». Au début de son adolescence, elle s’est impliquée dans l’un des mouvements étudiants liés au FPLP.


Said raconte encore sur elle-même, « J’ai préparé mon diplôme universitaire de Sport à l’université Al-Aqsa. J’ai travaillé au Front progressiste du travail étudiant avec beaucoup de camarades jusqu’à ce que j’obtienne le poste de secrétaire à l’Union des étudiants. J’étais la première jeune femme à Gaza à obtenir cette situation par des élections démocratiques à l’université. Après mon diplôme, j’ai travaillé dans les commissions de l’Union des Femmes palestiniennes qui participe au combat féministe progressiste pour la libération des femmes et les mettre sur un même pied d’égalité avec les hommes, dans tous les domaines de la réforme nationale et démocratique. Parallèlement à mon travail professionnel dans de nombreuses organisations non gouvernementales comme militante sur les problèmes de la jeunesse, je suis aujourd’hui membre du conseil de l’Union progressiste de la jeunesse palestinienne et je prépare ma maîtrise en Education à l’université d’Al-Azhar. »


Comme beaucoup de jeunes femmes dans le monde, Shireen Said est stimulée par l’exemple de Leila Khaled :
« Bien sûr, la camarade Leila Khaled, en tant que combattante nationale et internationale, inspire toutes les femmes qui veulent la liberté, la justice sociale et une patrie indépendante, prospère, pour elles-mêmes et pour les générations futures. »


Quand on demande à Khaled de réagir aux propos tenus par Said sur elle, elle répond à l’auteur :
« Je suis fière si on me voit comme un symbole de la résistance ; cela me donne plus de force pour la lutte. Voir une femme, où que ce soit, se battre pour une juste cause me donne de l’espoir et du courage pour mon peuple. Des femmes donnent leur vie pour la lutte, en Palestine et ailleurs. »


Leila Khaled est, pour de nombreuses jeunes Palestiniennes dont Said, un symbole d’engagement et de sacrifice pour la lutte de leur peuple :
« Mon histoire avec la camarade Leila a commencé à la maternelle, quand nous apprenions les chants nationaux sur l’Intifada, les martyrs et nos héros, comme Leila, Ghassan Kanfani et Wadi Haddad. En grandissant, mon intérêt et mon amour envers Leila a grandi en moi, je voulais tout savoir sur elle. Même si je n’avais pas eu la chance de la rencontrer, elle m’inspirait, et je me sentais fière d’elle. En tant que femme, elle a soutenu que nul ne saurait l’empêcher de participer avec les hommes, aux moments les plus difficiles du combat, la camarade Leila est un exemple pour moi, et pour beaucoup de femmes ».

 

Souha Bechara, combattante de la résistance communiste libanaise


Dans cette période historique que vivent les Palestiniens aujourd’hui, beaucoup de principes et pratiques de la gauche révolutionnaire palestinienne sont considérés par beaucoup dans cette société traditionnelle à majorité musulmane et arabe, comme venant de l’étranger ou importés inutilement d’idéaux et de standards occidentaux, ainsi la participation de Said au rassemblement du FPLP n’a pas été un choix facile :
« Alors que notre société reste conservatrice et traditionnelle, j’avais peur de me trouver face à une telle assistance, mais aussi parce c’était la première fois qu’une jeune femme palestinienne revêtait un treillis militaire à un tel rassemblement, et pourtant, j’ai tenu à en faire l’expérience. »


Said explique combien sa décision a été grandement motivée par le défi et la ténacité des foules dans Gaza, durant l’agression sioniste barbare au début de l’année dernière :
« Les massacres par les sionistes dans Gaza en janvier 2009 sont des souvenirs toujours vifs dans le cœur et l’esprit des gens, aussi, j’ai voulu proposer un message par lequel, malgré tous les morts, les destructions et le terrorisme de la guerre sioniste, nous affirmons que nos hommes et nos femmes se tiendront côte à côte dans la résistance, une résistance qui est notre seule voie vers la libération et la liberté. Lors du rassemblement lui-même, ça m’a fait plaisir que par moi, on ait pu transmettre ce message à des millions de personnes, grâce à la télévision et à Internet, à travers le monde. Ma famille aussi, a été très fière de moi. »

Khaled souligne l’importance de la défense des centaines de femmes palestiniennes qui sont emprisonnées :
« Je pense spécialement à ces femmes qui sont dans les prisons israéliennes, ces femmes sont la preuve des tortures et de l’oppression de l’occupation, elles sont en même temps des exemples de courage et de force. »


Quand on lui demande quel serait son message aux femmes du monde entier pour cette Journée internationale de la Femme, Said répond :
« D’abord, je voudrais adresser un bonjour à toutes les femmes qui se battent sous la bannière du combat contre le capitalisme et l’impérialisme, et leur dire que notre chemin est très long et difficile, et qu’il nécessite des stratégies bien élaborées. Nous ne devons pas oublier que le système capitaliste opprime et exploite les femmes et leur ôte leur dignité humaine. Aussi devons-nous adhérer à nos valeurs d’humanité et de politique progressiste, et rester unis et forts, dans la gauche révolutionnaire, unique moyen de parvenir à nos fins. C’est le seul chemin pour faire vivre la liberté, l’égalité et la justice sociale, pour nous, pour nos familles et nos enfants. »


A la fin, le message de Khaled se concentre sur les femmes de Palestine, surtout celles de Cisjordanie et de la bande de Gaza, dans leur rôle pour l’union des factions, spécialement Hamas et Fatah, un processus de réconciliation et d’union où le FPLP a joué un rôle central : « Dans ce moment politique, la question qui prévaut est d’unir notre peuple face au terrorisme de l’occupation, et la première base d’union doit être le combat contre l’occupation. Combattre l’occupation exige que les factions palestiniennes soient unies. Il est important de comprendre le rôle des masses palestiniennes dans la réalisation de cette union par leurs pressions, par des moyens démocratiques et civils, sur les factions palestiniennes, en se concentrant sur le Hamas et le Fatah. Les femmes palestiniennes sont lésées par ces divisons alors que beaucoup des familles sont divisées, et c’est pourquoi je suis catégorique, les femmes palestiniennes doivent reconnaître l’importance de l’unité dans le combat palestinien et leur rôle dans la réalisation de cette union. ».



Sukant Chandan est analyste politique, basé à Londres, et cinéaste.
Il tient le blog
, Sons of Malcom.
Il a rédigé cet article pour PalestineChronicle.com.
On peut le contacter à l’adresse :
sukant.chandan@gmail.com.

8 mars 2010 - The Palestine Chronicle - traduction : JPP
 
canemepchepasnicolas

15:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, palestine, television, romain, colonialisme, fascisme, resistance, imperialisme, euro-dictature, liban, israel, silence, medias, information, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

23/02/2009

20/02/2009: Hampshire College devient la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements en Israël...


Hampshire College devient la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements en Israël.

De : philippepe
Date : Fri, 20 Feb 2009

Un de mes amis discute avec son marchand de primeurs : celui-ci lui
avoue que les clémentines affichées "Corse" viennent d'Israël... Quand
il affichait la "vérité".L Personne ne les achetait !!!

Hampshire College devient la première université a ux Etats-Unis à retirer ses investissements

De l'occupation israélienne en Palestine !
Hampshire College devient la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements
[14/02/2009 - 18:25]


Par Students for Justice in Palestine > Hampshires

Hampshire College, à Amherst, dans le Massachusetts, est la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements de certaines entreprises du fait de leur implication dans l'occupation de la Palestine par Israël.
Cette étape essentielle est la conséquence immédiate du travail de l'association étudiante Etudiants pour la Justice en Palestine (Students for Justice in Palestine, SJP) qui a mené une campagne intensive ces deux dernières années. L'association a fait pression sur le conseil d'administration de Hampshire College afin qu'il retire ses investissements dans six entreprises en particulier, en raison de préoccupations liées aux Droits de l'Homme dans les territoires occupés de Palestine. Plus de 800 étudiants, professeurs, et anciens élèves ont signé la pétition de SJP appelant au désinvestissement.
La proposition de SJP a été approuvée par le conseil d'administration le samedi 7 Février 2009. SJP considère qu'en désinvestissant de ces entreprises, Hampshire College se démarque de toute complicité dans l'occupation illégale de la Palestine et les crimes de guerre commis par Israël.
Les notes prises pendant la réunion du conseil d'administration confirment que « Le Président Hexter a reconnu que c'est le travail de SJP qui a porté l'attention du comité sur ce problème ». Cette décision d'avant-garde s'inscrit dans l'histoire de Hampshire College, qui avait été la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements des entreprises liées à l'apartheid en Afrique du Sud, il y a de cela trente-deux ans, à cause de préoccupations similaires concernant les Droits de l'Homme. Cette décision avait également été le résultat des pressions étudiantes.
Le désinvestissement a jusqu'à présent été appuyé par, entre autres, Noam Chomsky, Howard Zinn, Rashid Khalidi, la Vice-présidente du Parlement Européen Luisa Morganitini, Cynthia McKinney, l'ancien membre du Congrès National Africain Ronnie Kasrils, Mustafa Barghouti, l'historien israélien Ilan Pappe, John Berger, le Prix Nobel de la Paix Mairead Maguire, et Roger Waters des Pink Floyd.
Les six sociétés, qui fournissent toutes des équipements et des services à l'armée israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sont : Caterpillar, United Technologies, General Electric, ITT Corporation, Motorola et Terex.
SJP répond à un appel de la société civile palestinienne qui a mené une campagne pour le boycott, le désinvestissement, et les sanctions pour la Palestine (Boycott, Divestment, and Sanctions - BDS) en faisant pression sur l'Etat d'Israël de façon non-violente afin qu'il mette fin à toute violation du Droit International.
SJP suit l'exemple de nombreux groupes et institutions de renom tels que la National Association of Teachers in Further and Higher Education in the UK, l'association israélienne Gush Shalom, le Congress of South African Trade Unions, la Canadian Union of Public Employees, et le American Friends Service Committee.
En plus d'exprimer notre opposition à l'occupation illégale de la Palestine et les violations répétées des Droits de l'Homme à l'encontre du peuple palestinien, nous, en tant que membres d'une institution d'enseignement supérieur, considérons de notre responsabilité morale le fait d'exprimer notre solidarité avec les étudiants palestiniens dont l'accès à l'éducation est fortement inhibé par l'occupation israélienne.
SJP a prouvé que des associations étudiantes peuvent organiser, rallier et faire pression sur leur établissement pour qu'ils retirent tout investissement de l'occupation illégale de la Palestine. Le groupe espère que cette décision ouvrira la voie à d'autres institutions d'éducation supérieure aux Etats-Unis afin qu'elles prennent des initiatives similaires.
Veuillez écrire à
hampshiresjp@mail.com pour tout entretien téléphonique.


Source : Students for Justice in Palestine

21:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, romain, fascisme, solidarite, resistance, israel, silence, medias, gaza |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

18/02/2009

18/02/2009: Ivres de guerre et de haine ...

Ivres de guerre et de haine
© Courrier international 2009

<
http://www.courrierint.com/evenement/BD/planche01.asp>

Ivres de guerre et de haine

Une journaliste russe est allée à la rencontre de ses ex-compatriotes, des Juifs de Russie installés depuis moins de dix ans sur le territoire israélien. Au moment où leur représentant, Avigdor Lieberman, s'impose comme la troisième force politique du pays, elle témoigne, effarée, de la dérive morale de cette communauté.

La petite ville israélienne de Sderot est un vrai trou perdu de province, "au bout du monde à gauche", comme disent ses habitants. Si cette bourgade a fait la une des médias du monde entier, c'est à cause des roquettes artisanales Qassam qui s'y abattaient régulièrement [lancées à partir de la bande de Gaza] et de la "colline de la honte", hauteur qui offre une vue dégagée sur la bande de Gaza et d'où des centaines d'Israéliens sont venus se délecter du spectacle des trois semaines [27 décembre 2008-17 janvier 2009] d'offensive contre les Palestiniens.

"Mes compatriotes sont devenus fous, constate Nomika Zion, une habitante de Sderot, avec un tremblement dans la voix. Toute la ville est pavoisée.. Il y a des drapeaux partout. Des groupes de soutien distribuent des fleurs dans les rues, les gens klaxonnent pour saluer chaque nouvelle tonne de bombes larguée sur nos voisins, les habitants de la bande de Gaza. Cette euphorie démente, cette ivresse de la guerre, cette soif de vengeance et de pouvoir me terrifient. Ces gens ont oublié la maxime juive selon laquelle il ne faut pas se réjouir lorsque son ennemi est à terre." Nomika Zion, une femme belle et passionnée, est une véritable enfant d'Israël, née dans un kibboutz au sein d'une famille de militants politiques, dans l'atmosphère idéaliste où l'on inculquait aux enfants que les droits civiques étaient ce qu'on ne pouvait retirer aux autres sans se déshonorer. Dans son kibboutz, elle a créé un groupe nommé Une autre voix de Sderot et publié un article sur Internet affirmant, entre autres, que "le bain de sang qui a eu lieu à Gaza ne s'est pas fait en mon nom, ni au nom de ma sécurité". Cet article a fait de Nomika et ses amis des parias dans la ville, où, désormais considérés comme des traîtres, ils se font cracher dessus et insulter.

"Nous, les Juifs, avons un complexe de victimes permanentes. Nous sommes persuadés que nous seuls pouvons être victimes, et nous avons perdu la capacité de compatir aux malheurs des autres. La différence entre moi, qui vis dans la peur qu'une roquette me tue, et les habitants de Gaza, c'est que je suis libre, alors qu'ils sont enfermés. Il est impossible de sortir de Gaza ou d'y entrer. Gaza est la plus grande prison du monde !" Je hoche la tête en silence. Qu'est-ce que Gaza ? Une étroite bande de terre bordée par la mer et entourée de barbelés, où s'entassent 1,5 million de personnes. Un camp de concentration surréaliste où sont parqués des Palestiniens, et créé, ironie du sort, par des Juifs dont les grands-parents ont eux-mêmes péri dans des camps de concentration. Ceux qui naissent à Gaza n'ont pas de passeport, ni de pays, ni de nationalité, ni le droit de se déplacer.

J'ai célébré l'Ancien Nouvel An [orthodoxe russe, le 13 janvier] en plein coeur de Jérusalem, en compagnie d'Israéliens d'origine russe. Ces gentils intellectuels aux manières policées plaisantaient aimablement et fredonnaient des chansons soviétiques, en s'accompagnant à la guitare. Soudain, l'ambiance a changé : il venait d'être question de Gaza. "Faut tous les buter !" , "On doit les écraser !". Ils avaient laissé tomber le masque. J'ai tenté un "Mais enfin, ce sont des êtres humains ! Est-ce qu'il n'y a que le sang juif qui compte pour vous, comme pour les héros du film Munich ? - Absolument ! m'a rétorqué Haïm, de Lvov. Pour moi et pour l'Etat d'Israël, seul compte le sang versé par les Juifs !" La présence du mari d'une de mes amies juives conférait à la scène une ironie amère. Cet homme est un Arabe chrétien palestinien répondant au beau prénom biblique de Noé. Il existe des couples improbables de ce genre ! Toutes ces impitoyables Olia de Voronej et Iacha d'Odessa, arrivés en Israël il y a une dizaine d'années, ont immédiatement obtenu la nationalité israélienne, une aide financière et un travail. Noé, qui est né et a grandi à Jérusalem, dont les racines familiales plongent profondément en Terre sainte, n'est PAS, pour sa part, citoyen israélien, n'a PAS le droit de vote et ne peut PAS se présenter à la moindre élection. C'est une personne de second ordre, privée de nationalité et sans cesse humiliée dans sa propre patrie. Pour lui, cette bande d'ex-Soviétiques bruyants, criards et arrogants, ce million et demi de russophones, est une troupe d'occupants qui lui dénie tout droit, à lui, maître légitime des lieux (pour avoir une idée plus précise de l'ampleur de cette occupation, il suffit de savoir qu'en 1917, les Arabes constituaient 93 % de la population de la Palestine, et que les Juifs n'étaient que 7 %).

"L'adhésion sans réserve des Israéliens à ce carnage dans la bande de Gaza est le résultat de nombreuses années de lavage de cerveau, considère Aliona, de Moscou, l'épouse de Noé. L'adversaire est déshumanisé. Dans les médias locaux, les Arabes sont présentés comme des bêtes sauvages à exterminer, et non des êtres humains. L'Etat a besoin d'un ennemi extérieur, sans quoi il se désagrège. Tous ces Juifs qui sont venus s'installer en Israël, porteurs de différentes cultures et traditions, sont soudés par un unique sentiment : `Nous sommes une forteresse assiégée, nous sommes contre le reste du monde'." Mais les Juifs ne veulent rien savoir. Quand on leur explique comment les colons s'emparent par la force de terres palestiniennes en Cisjordanie, ils vous regardent d'un air absent et affirment que ce sont des mensonges. Le monde entier diffuse des images d'enfants de Gaza brûlés par les bombes au phosphore et on entend en réponse : "Vous êtes de vils antisémites". Israël n'a jamais manqué de gens capables de tout expliquer et de tout justifier. La "pensée talmudique" est l'art de retourner une situation du tout au tout et de réussir à tirer avantage des arguments de l'adversaire.

Pour le rabbin Abraham Schmulevitch (né Nikita Demine à Saint-Pétersbourg), "l'humanité doit toutes ses grandes valeurs aux Juifs. C'est à travers nous que Dieu a révélé aux goys les vérités suprêmes. Tout le monde sait que les Juifs sont le peuple élu, mais élu pour quoi ? Pour fixer les normes idéales à l'ensemble de l'humanité." Ce rabbin est un personnage extrêmement charismatique, et je me laisse vite prendre à la magie de son éloquence. "Hypersioniste", tel qu'il se définit lui-même, il dirige le mouvement Pour notre pays ! et me brosse un tableau grandiose du futur empire juif, destiné à s'étendre du Nil à l'Euphrate. "Nous prendrons un morceau de l'Egypte, le Liban, la Syrie, une partie de l'Irak et un petit bout du Koweït, car telle est la terre que Dieu a donnée au peuple juif", détaille-t-il en me montrant une carte de cet empire à venir. "Nous libérerons notre terre par le fouet, et nous laisserons aux peuples
qui y vivent le choix de mourir ou de se soumettre à nos règles. Lorsqu'Israël aura pris le contrôle du Proche-Orient, il le nettoiera comme l'avait fait Alexandre le Grand, en exterminant les rebelles et en incluant les peuples conquis dans le système impérial."

Daria Aslamova
Komsomolskaïa Pravda

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=94597

© Courrier international 2009 | ISSN de la publication électronique : 1768-3076

22:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, palestine, romain, colonialisme, resistance, imperialisme, israel, occupation, gaza, nazisme, faccisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

12/02/2009

11/02/2009: de Michel Collon: Comment expliquer le succès du Hamas ?

Date : 11/02/2009 23:58:56
Sujet : Comment expliquer le succès du Hamas ?
 
Si le texte ne s'affiche pas bien, cliquez : Hamas

Comment expliquer le succès du Hamas ?
Mohamed Hassan
INTERVIEW : Grégoire Lalieu et Michel Collon


Pour les grands médias, l’affaire semble entendue : le Hamas est terroriste, intégriste et fanatique. Pourtant, ce mouvement a gagné les dernières élections et sa popularité ne cesse de croître auprès des Palestiniens. Pourquoi ? Nous l’avons demandé à Mohamed Hassan, auteur de "L’Irak face à l’occupation", et un des meilleurs spécialistes du Moyen-Orient...

Qu’est réellement le Hamas ?
Le Hamas est un mouvement politique issu d’un des plus vieux mouvements politiques d’Egypte, les Frères Musulmans. Le mot « Hamas » signifie l’éveil, il fait référence à quelque chose en éruption... C’est un mouvement nationaliste islamiste que l’on pourrait comparer au mouvement nationaliste irlandais. Face à l’occupation coloniale de l’Irlande par les Britanniques, se développa à partir de 1916 un mouvement de résistance, l’Irish Republican Army. Comme les Irlandais étaient catholiques et les colons britanniques protestants, l’occupant tenta d’en faire une guerre de religions. La religion peut être utilisée pour mobiliser un peuple pour une cause.


Quel contexte historique explique l’émergence du Hamas ?
Pour le comprendre, nous devons prendre en considération différents événements historiques. Le premier est la guerre des Six Jours qui discrédita le nassérisme en 1967. Nasser était un président égyptien qui encouragea une révolution arabe pour l’indépendance et le développement. Suite à la sévère défaite que lui infligea Israël, son idéologie perdit en influence. Après sa mort, l’Egypte et Israël entrèrent à nouveau en conflit lors de la guerre d’Octobre en 1973. L’Egypte et la Syrie voulait récupérer des territoires sous occupation israélienne. Finalement, l’Egypte et Israël signèrent un accord, mais cet événement marqua une profonde division dans le monde arabe entre les pays qui étaient prêts à accepter les conditions israéliennes et ceux qui voulaient résister comme la Syrie, l’Algérie, l’Irak... Bien sûr, la question palestinienne restait un élément crucial dans ces conflits. La résistance à Israël avait d’ailleurs mené à la formation de l’OLP, l’Organisation pour la Libération de la Palestine. Cette organisation a été créée dans le but de rassembler les différents mouvements de résistance pour allier leurs efforts dans la résistance à Israël. Avant de négocier avec cette organisation lors des accords d’Oslo, Israël la considérait comme un groupe terroriste et lui infligea plusieurs défaites qui peuvent expliquer l’émergence du Hamas.
La première défaite survint avec le septembre noir de 1970. L’OLP avait son quartier général en Jordanie où le roi Hussein négocia un accord avec Israël pour réprimer brutalement l’insurrection palestinienne. L’OLP fut alors obligée de fuir vers Beyrouth. La seconde importante défaite survint en 1982. Israël attaqua le Liban et la plupart des combattants de l’OLP durent partir très loin de la Palestine. Le QG de l’organisation fut établi à Tunis. C’est dans ce contexte particulier qu’arrive la première Intifada en 1987. L’Intifada était un soulèvement populaire en réaction à l’occupation israélienne qui a démarré à Gaza et a ensuite gagné la Palestine tout entière. Comme je l’ai dit, l’OLP se situait très loin à ce moment-là. Le Hamas au contraire se trouvait en Palestine et prit part à l’Intifada. Cet événement marque l’arrivée de ce mouvement qui débuta dans les prisons ! Les prisons étaient habituellement considérées comme un lieu de punition. Mais après que des résistants de l’Intifada furent emprisonnés, la donne changea ! C’est dans les prisons que le Hamas commença à recruter et à se développer en tant qu’organisation. Avec l’Intifada, le Hamas fut exposé à l’opinion palestinienne, l’opinion israélienne et l’opinion internationale.


Comment l’OLP réagit-elle à l’Intifada ?
Avec l’Intifada, l’OLP se divisa en deux ailes : la plus forte qui voulait continuer la résistance et qui était basée à Tunis et une autre moins importante qui voulait négocier un accord. Ces membres-là se cachaient et n’eurent pas le courage de défendre leurs opinions jusqu’aux accords d’Oslo où ils se manifestèrent au grand jour et devinrent plus forts. Arafat était un tacticien et après la fin de la première Intifada, il utilisa les différents courants palestiniens dans le but de ramener l’OLP en Palestine.


Quels étaient ces courants ?
D’abord, vous avez ceux qui voulaient continuer le combat contre Israël sans concession. Arafat devait les marginaliser pour obtenir quelque chose. D’un autre côté, vous avez ceux qui voulaient capituler, et ils dirigent le gouvernement palestinien aujourd’hui. Enfin, il y a la bourgeoisie qui souhaitait tirer profit d’une négociation. Arafat les utilisa pour obtenir ce qu’il voulait. Cela nous mène aux Accords d’Oslo en 1993. Ces accords ont permis à l’OLP de revenir en Palestine mais à part ça, ce fut une grande défaite. Les Palestiniens acceptèrent 22% de leurs terres. Il n’y a aucun accord dans l’Histoire qui confère à une partie seulement 22% de ce qu’elle demandait ! L’OLP n’était plus considérée comme une organisation terroriste et gagna la reconnaissance d’Israël, mais elle réussit pas à réellement améliorer la situation à Gaza et en Cisjordanie. Rien dans l’accord n’a été mentionné pour mettre fin à la colonisation israélienne. Cet élément a discrédité l’autorité palestinienne auprès de la population et a aussi contribué au succès du Hamas en tant que mouvement de résistance. Un autre élément important est le fait que l’autorité palestinienne, qui recevait des fonds de l’Occident, est devenue corrompue. Rien n’indique que le Hamas ait ce problème. D’une part, ses principales sources de revenus proviennent d’un système basé sur la charité dans le monde musulman. D’autre part, vu qu’ils critiquent l’autorité palestinienne sur le problème de la corruption, ils veillent sérieusement à ce que cela ne se produise pas dans leurs rangs.


Comment expliquer le succès du Hamas ?
Trois facteurs expliquent le succès du Hamas. Le premier est le maintien de la résistance et le refus de toute solution imposée, ce qui correspond à la volonté de la population. Le second facteur est que le Hamas exige le retour des réfugiés de 1948 et de 1967. En 1948, après la création de l’Etat d’Israël, beaucoup de Palestiniens furent expulsés du territoire. Avec la guerre des Six Jours en 1967, environ 300.000 réfugiés partirent en Jordanie. Aujourd’hui, c’est plus de six millions de réfugiés qui n’ont pas le droit de revenir dans leur pays ! En revanche, en tant qu’Etat juif, Israël accueille n’importe quel juif de n’importe où : Espagne, Russie, Ethiopie... Des personnes qui n’ont jamais été vues en Palestine auparavant! La question des réfugiés est un élément important des revendications palestiniennes dont le Hamas s’est fait le porte-parole.
Le dernier facteur qui a contribué au succès du Hamas est l’élimination au sein de la communauté palestinienne des personnes corrompues par Israël pour obtenir des informations. Quelques-uns ont été éliminés physiquement et la plupart - des délinquants, des alcooliques ou des dealers - ont été réintégrés via les programmes sociaux du Hamas. L’information ne circulait donc plus. C’est très important. Israël avait créé une société corrompue où tout le monde était contre tout le monde et a exploité cela pour construire un réseau d’informations et établir un certain contrôle sur la résistance palestinienne. C’est typique d’une mentalité coloniale. Les Britanniques ont appliqué cela en Irlande du Nord. Rien de nouveau. Mais le Hamas a réussi à détruire ce réseau, ce qui constitue une grande victoire sur Israël.


Certains disent qu’Israël a délibérément favorisé l’ascension du Hamas. Est-ce vrai ?
Pas du tout ! Il n’y en a aucune preuve. Israël a toléré le Hamas en espérant que surviennent des conflits interpalestiniens. Ils voulaient affaiblir l’OLP et le Fatah. Mais ils ne s’attendaient pas à la qualité, la capacité et l’organisation dont a fait preuve le Hamas en se développant de telle manière. Toute puissance coloniale considère immanquablement ses sujets comme des enfants naïfs.


Comment un mouvement islamiste est-il devenu si populaire en Palestine?
Sous l’occupation à Gaza et dans les autres territoires, il n’était pas possible pour les Palestiniens de discuter ouvertement ou même d’imaginer leur futur excepté dans deux endroits : la mosquée et l’université. Le Hamas était bien entendu déjà actif dans le premier. Mais il a ensuite commencé, comme n’importe quel autre parti politique, à se manifester dans les organisations étudiantes. Le marché est ouvert pour tous les partis ! Le Hamas a donc recruté de jeunes étudiants brillants, qui étaient bien perçus dans la société en raison de leur dévouement et de leur honnêteté. C’était facile pour le Hamas de les convaincre, car la volonté de résister les unissait. Il n’y a pas de mystère! Le Hamas exprime ouvertement ce que la population ressent dans son cœur. Avec les éléments les plus combatifs, les plus intelligents et les plus éduqués de la société, le Hamas est devenu une grande organisation.


Comment les autorités palestiniennes ont-elles réagi à l’évolution du Hamas ?
Elles ont été touchées par la corruption et les scandales. Même des journalistes palestiniens les ont condamnées pour ça. Arafat était une espèce d’arbitre entre les différentes factions. Mais après sa mort, les contradictions entre le Hamas et le Fatah sont devenues antagoniques. Israël a exploité ces dissensions et a entrepris d’utiliser le Fatah pour entamer la popularité du Hamas. Ils pensaient que celui-ci n’accepterait pas de participer à des élections. C’est pourquoi ils mirent vite sur pied un scrutin. Tout le monde fut surpris que le Hamas accepte de participer, mais personne ne fut réellement inquiet. Ils pensaient en effet que le mouvement, en présentant une manière de penser dogmatique et très limitée, serait vaincu par le parti majoritaire. Contre toute attente, le Hamas créa une coalition et offrit une image flexible, très loin de ce qu’on aurait pu attendre d’une organisation fondamentaliste. En fait, le Hamas souhaite un Etat islamiste mais la réalité est différente.


Le Hamas va-t-il ou non instaurer un régime islamiste en Palestine ?
Un régime islamiste est le but ultime du programme du Hamas, mais il faut comprendre qu’il ne pourra jamais l’appliquer. En effet, sur le terrain, l’organisation est basée sur un mouvement patriotique. Il faut savoir que la guerre brutale menée par Israël contre Gaza n’a pas seulement mobilisé les forces du Hamas, mais bien toutes les forces patriotiques, y compris celles du Fatah. Cette agression a unifié le peuple palestinien. Le Hamas peut-il devenir un mouvement plus progressiste en alliance avec d’autres mouvements ? Oui, en raison de l’agression israélienne. L’idée que le Hamas puisse créer une société basée sur des modes de productions islamistes est une illusion. C’est tout simplement impossible. Sur bien des points, cette organisation ressemble au Hezbollah qui dit : « Le Liban est un pays d’une grande diversité, nous n’en représentons qu’une fraction et notre but est d’édifier avec tous les progressistes libanais une économie nationale indépendante. » Je voudrais vous faire remarquer au passage que personne ne pose ce genre de question pour des pays comme l’Arabie Saoudite.


Quel est le programme socio-économique du Hamas ?
Leur projet est une économie capitaliste marquée par une intervention importante de l’Etat. Notons qu’actuellement, même les libéraux européens souhaitent une intervention de l’Etat ! Si vous regardez l’Iran, vous avez un régime islamiste : du capitalisme avec une intervention de l’Etat. Mais ils refusent les dominations extérieures et redistribuent les richesses provenant du pétrole. En ce qui concerne le Hamas, il faut savoir que ce n’est pas essentiellement leur programme social qui a séduit les Palestiniens mais bien le fait que ce mouvement incarne la résistance. Et aujourd’hui, la résistance est ce qui compte le plus pour le peuple de Palestine.


Quel est le rôle de la femme selon le Hamas ?
Leur vision de la femme en théorie et en pratique est différente. Pourquoi ? En Palestine, la situation est très difficile. Les femmes doivent travailler pour gagner leur propre croûte et élever leurs enfants. Le Hamas ne pourra jamais les empêcher de travailler et les forcer à rentrer à la maison. À part quelques riches pays pétroliers, personne ne pense comme ça dans le monde arabe. Comment le Hamas pourrait-il retirer de la société plus de 50% des éléments les plus actifs de la société palestinienne ? En fait, celui qui ne respecte pas la femme est celui qui croit qu’il est possible de la contrôler comme un sujet passif.
Il y a des différences culturelles entre le monde arabe et l’Occident qui ne sont pas bien comprises parce qu’elles reposent sur des clichés. Prenons un exemple. Quand vous allez dans une librairie par ici, vous voyez des tas de magazines avec des blondes nues aux gros seins sur les couvertures... Personne ne se dit que c’est dégoûtant et que ces femmes devraient être mieux traitées. Mais quand on voit une femme portant un foulard, on parle d’oppression ! Il y a une sorte d’hypocrisie en Occident. Par exemple, en Indonésie, le régime actuel a été mis en place en 1965 par un coup d’Etat au cours duquel un million de communistes ont été massacrés. Aujourd’hui, la plupart des femmes portent le foulard là-bas. Mais personne ne s’indigne de leur situation, car ce pays produit du pétrole et est aligné sur l’Occident.


Pourquoi le Hamas est-il rejeté en Europe ?
L’islam n’est pas bien vu en Europe parce que cette dernière s’identifie au christianisme. Il y a un réel rejet de la contribution musulmane au développement de la civilisation occidentale. En tant que groupe islamiste, le Hamas est donc mal perçu. Mais pourquoi une personne, qui condamne le sionisme, a-t-elle un problème avec le Hamas? Et pourquoi la même personne, qui soutient la cause irlandaise, n’a-t-elle aucun souci en ce qui concerne une organisation catholique ? Les différences culturelles expliquent cela et c’est un phénomène que l’on peut observer.
Je reviens juste d’Egypte. J’ai pu constater qu’en traversant la Méditerranée, on change de monde, on change de façon de penser. Je ne blâme pas les Européens, ils sont marqués par leur éducation et la propagande médiatique. De plus, nous sommes dans un système où nous devons toujours identifier des ennemis pour justifier notre propre existence. Mais je crois qu’il faut faire la part des choses. Moi-même, en tant que marxiste vivant dans un pays occidental, j’ai bien sûr des contradictions avec le Hamas ou le Hezbollah. Je regrette que la résistance soit menée par un mouvement qui prend son inspiration dans l’Islam. Mais ces contradictions sont secondaires actuellement. En revanche, je suis complètement opposé à des personnes telles qu’Abbas ou Moubarak, qui sont des laïcs mais qui servent les intérêts des Etats-Unis. Je lis les infos en arabe, je connais bien la situation là-bas et je perçois les contradictions d’un point de vue différent de celui de la gauche européenne.


Pourquoi la gauche européenne ne supporte-t-elle pas ouvertement la résistance palestinienne ?
Le problème de la gauche européenne, c’est qu’elle refuse de faire une grande alliance contre l’impérialisme, à cause du Hamas, des femmes voilées et de toutes sortes de prétextes. En fait, elle se laisse aller à la grande alliance des Chrétiens contre l’Islam, elle rentre dans la 'guerre des civilisations’ lancée par les idéologues américains. Elle subit très profondément cette influence, beaucoup plus qu’elle ne le croit. Pourquoi la gauche européenne ne s’énerve-t-elle pas lorsque des fascistes chrétiens, comme les phalangistes, massacrent au Liban ? Pour ma part, en tant que laïc, j’ai soutenu la résistance des Irlandais contre l’occupation britannique et je n’avais aucun problème avec le fait que ces Irlandais étaient catholiques. En fait, le problème de l’Européen, c’est qu’il a été élevé dans une civilisation qui a des préjugés sur les juifs et les musulmans.


Pourquoi la question palestinienne est-elle si importante pour les Etats-Unis ?
La Palestine est un petit pays qui est malgré tout devenu l’un des enjeux les plus importants dans le monde pour deux raisons. La première est que l’Etat colon qui a été créé, doit être défendu par les puissances impériales, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, pour devenir l’élément dominant du Moyen-Orient. C’est un moyen d’écraser le mouvement révolutionnaire démocratique dans la région. Si vous écrasez la question palestinienne, vous empêchez une alliance du monde arabe avec toutes les lignes de résistance en Irak, au Liban... Avant, c’était le Shah d’Iran qui jouait le rôle de policier dans la région. Les Etats-Unis avaient placé une dictature militaire pour servir leurs intérêts dans la région. Aujourd’hui, c’est Israël. L’un des exemples les plus marquants de cette pratique est la révolution dans le Yémen du Nord dans les années 60. Un putsch avait été lancé par quelques officiers soutenus par l’Egypte pour instaurer une république démocratique. Le Cheik qui dirigeait le Yémen s’enfuit en Arabie Saoudite. Alors, les Britanniques organisèrent des troupes contre la jeune république pour écraser le mouvement nationaliste arabe et des soldats, entraînés par Israël, furent impliqués pour combattre les forces de libération. Israël envoya également des milices au Salvador, au Sri Lanka, en Colombie... En fait, partout où les Etats-Unis sont impliqués, Israël était ou est impliqué.
La seconde raison est l’enjeu de Jérusalem en tant que ville sainte. C’est la seconde ville en ordre d’importance pour l’Islam. La question mobilise donc tous les musulmans à travers le monde. Jérusalem est aussi très importante pour les chrétiens palestiniens. Israël ne l’abandonnera pas. Ce serait considéré comme une victoire pour les Palestiniens et l’Islam. De plus, située sur la frontière entre Israël et la Cisjordanie, Jérusalem occupe une position stratégique dans la politique d’expansion israélienne. En fait, il faut savoir que cet Etat n’a pas de frontières bien définies. Il n’a même pas de constitution ! Israël a donc les coudées franches pour continuer à s’étendre.


En massacrant aussi sauvagement à Gaza, quel message Israël veut-il faire passer ?
Le message est : « Israël sera toujours là, même avec l’arme nucléaire. Il peut vous imposer ce qu’il veut ».

Et ça marchera ?
Non, parce que de l’autre côté il y a des combattants qui n’ont plus rien à perdre et qui sont prêts à se sacrifier, chose que l’on ne trouvera pas dans les rangs de Tsahal. Avec son attaque, Israël n’a rien obtenu sur le fond. Tout du contraire, le Hamas va ressortir renforcé de ce conflit. Même en Cisjordanie, les gens disent que s’il y avait des élections, ils voteraient pour ce parti. En fait, ceux qui résistent gagnent toujours.

10 février 2009

Vous pouvez envoyer vos questions, remarques ou documents. Nous les transmettrons à l’auteur.

20:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, television, romain, belgique, colonialisme, europe, fascisme, solidarite, resistance, imperialisme, euro-dictature, israel, silence, medias, information, hamas, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

13/01/2009

13/01/2009: Des médecins évoquent l'usage "d'un nouveau type d'arme" à Gaza ...

Monstrueux !! Après les bombes à l'uranium appauvrit... ils se servent des gazouis pour expérimenter leurs bombes au phosphore blanc... Il y'a eu plusieurs dénonciations comme par Human Rights Watch. Information évidemment démentie par le gouvernement israélien alors que les faits sont là. 
 
Des médecins évoquent l'usage "d'un nouveau type d'arme" à Gaza
 
Des blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.

Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.

"A 2 MÈTRES, LE CORPS EST COUPÉ EN DEUX; À 8 MÈTRES, LES JAMBES SONT COUPÉES, BRÛLÉES"

"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.

Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.

Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.

Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" – médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"

Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.

"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber dix par minutes. Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler… Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j ai demandé comment s'était passé la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes."

A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi…"


Sophie Shihab
 
 

Human Rights Watch dénonce l'usage de bombes au phosphore

 

L'organisation humanitaire Human Rights Watch (HRW) a accusé Israël, samedi 10 janvier, d'utiliser des bombes au phosphore blanc lors de son offensive dans la bande de Gaza. Ce type de munitions est utilisé pour créer un nuage dissimulant les opérations militaires ou alors illuminer des zones de combat. Il n'est pas formellement interdit par la législation internationale mais ce produit chimique a "un important effet incendiaire secondaire qui peut infliger de graves brûlures", indique HRW. Il s'enflamme au contact de l'oxygène et provoque immédiatement des incendies. Le protocole III de la convention de 1980 sur les armes conventionnelles interdit son utilisation contre les populations civiles ou contre les soldats installés en milieu urbain.

 
 
Source : lemonde.fr
 
Il peut en effet provoquer des brûlures de la peau, et des lésions au foie, aux reins et aux poumons. Plusieurs sources médicales dans la bande de Gaza ainsi que des témoins ont indiqué que des blessés étaient couverts de brûlures. Le docteur Youssef Abou Rich de l'hôpital Nasser, à Khan Younès, a notamment assuré que ces brûlures ne pouvaient provenir que de bombes au phosphore.
 
Plusieurs victimes citées par l'agence Associated Press racontent comment "la fumée blanche venue du ciel a fait se décoller la peau sur le visage et les membres". Un témoin joint par téléphone dans la ville de Gaza affirme que ces munitions ont été utilisées dès le début de l'opération terrestre et qu'il a vu des incendies se déclarer après "l'explosion de gerbes de fumée blanche".
 
HRW a observé, depuis la frontière avec la bande de Gaza, qu'au-dessus du camp de Jabaliya, au nord de l'enclave, les déflagrations d'obus ressemblaient très vraisemblablement à des obus au phosphore. Le porte-parole de l'armée, le major Avital Leibovitch, a assuré que "l'armée n'utilisait que des armes en conformité avec les normes internationales".
 
Après le bombardement d'une école des Nations unies par l'armée israélienne, le 6 janvier, qui a causé la mort de plus de quarante Palestiniens, principalement des civils, HRW avait déjà demandé une commission d'enquête "sérieuse et indépendante".

"MARQUER LES CIBLES"
 

Le quotidien britannique Times a publié, jeudi, des photos de stocks de munitions à la frontière de la bande de Gaza. Des obus de fabrication américaine portaient la mention M825A1. Or, selon un expert militaire de la revue militaire spécialisée Jane's, cette identification correspond à des bombes au phosphore.
 
Le journal londonien a indiqué que selon un porte-parole de l'armée israélienne, les M825A1 "sont utilisés pour marquer les cibles. Il n'y a pas de charge explosive ni de phosphore à l'intérieur". Des images diffusées par plusieurs chaînes de télévision présentes dans la bande de Gaza ne laissent pourtant guère de doute sur le fait que des blessés ont été grièvement brûlés à Khan Younès par une substance chimique. Quelques-uns ont pu être interrogés.
 
Tsahal avait reconnu avoir utilisé des bombes au phosphore lors de la seconde guerre du Liban au cours de l'été 2006. Les mêmes bombes que les Américains ont lancé en Irak, lors de la bataille de Fallouja, en novembre 2004, contre les forces rebelles qui avaient pris le contrôle de cette ville sunnite à l'ouest de Bagdad.
 
Michel Bôle-Richard

12/01/2009

10/01/2009: Interview :: Le journaliste Michel Collon sur les événements de Gaza...

----- Original Message -----
From: Jean Pestiau
To: WPB
Sent: Saturday, January 10, 2009 2:40 PM
Subject: Interview :: Le journaliste Michel Collon sur les événements de Gaza

 

Solidaire, le 9 janvier 2009

http://www.ptb.be/fr/hebdomadaire/article/article/interview-le-journaliste-michel-collon-sur-les-evenements-de-gaza.html

Interview :: Le journaliste Michel Collon sur les événements de Gaza

Sommes-nous réellement informés sur Gaza ? L’offensive israélienne sur Gaza vise-t-elle à démettre le Hamas ? Michel Collon, spécialiste des conflits, répond aux questions « provocantes » de Solidaire.

Julien Versteegh

 

La crise économique et les soucis quotidiens occupent les esprits et Gaza passe peut-être en second plan dans le quotidien des travailleurs. Pourquoi ?
    Michel Collon.
Coluche disait « On ne peut pas dire la vérité à la télé, il y a trop de gens qui regardent ». La question à poser à la population belge est : pensez-vous être bien informés ? Croyez-vous que dans une région comme le Moyen-Orient avec toute la richesse du pétrole, on va vous dire la vérité ?

Avant de travailler sur l’international et les guerres, j’ai fait du reportage social en Belgique pendant 15 ans. Dans chaque secteur en lutte les travailleurs me disaient : les médias n’informent pas bien l’opinion.

Les médias et l’école cachent soigneusement comment Israël s’est imposé. Imaginez ceci… Vous Belges, vivant et travaillant ici depuis des générations, tout d’un coup, des gens débarquent : « Nos ancêtres vivaient ici il y a deux mille ans, notre Dieu a dit que cette Terre nous appartient, allez ouste, dehors ! » Vous devez quitter votre maison, vos champs, vos richesses et aller vivre dans des tentes. D’abord, les envahisseurs prennent Bruxelles, Anvers, le Hainaut. Un peu plus tard Liège et la Flandre occidentale. Ils bloquent toutes les routes avec un grand mur. Et finalement, vous vous retrouvez tous parqués autour d’Ostende et au fond des Ardennes. Dans des conditions de vie misérables. En plus, on vous traite de menteurs, de violents, de terroristes. Eh bien, remplacez Ostende par Gaza, et les Ardennes, par la Cisjordanie, vous avez exactement ce qu’a fait Israël !

A propos de désinformation, les Belges ont quand même eu un fameux avertissement, non ? La RTBF a réussi à faire croire que la Belgique avait disparu en une soirée. Alors, prudence, non ? Dans les années 80, au Nicaragua, un gouvernement de gauche voulait éliminer la pauvreté et résister aux États-Unis. Ils ont été attaqués par des terroristes financés par la CIA, on a bloqué lers ports et les médias les ont diabolisés. Ils ont été renversés et le pays est retourné à la misère. Un prêtre nicaraguayen, alors ministre de la culture, disait : « Quand je vois ce que les médias racontent sur mon pays que je connais bien, je me dis que je ne dois rien croire de ce qu’ils racontent sur les pays que je ne connais pas ».     

Le grand problème, des Belges, des Français, des Européens sur le conflit israélo-palestinien c’est qu’ils sont désinformés. Avec quelques rares exceptions, la télé se met du côté d’Israël.

Quand même le Hamas a commencé et il prend la population palestinienne en otage, non ?

    Michel Collon.
Non. A propos des roquettes tirées sur des villes israéliennes, on ne nous dit pas que des Palestiniens (Hamas, Fatah et individus) tirent des roquettes sur des villes dont on a chassé leurs parents. Ils y habitaient avant ! Pourquoi le cache-t-on ?

Mais surtout : le Hamas a respecté la trêve pendant des mois. Or, cette trêve avait plusieurs conditions. Israël devait lever le blocus qui étranglait Gaza, il ne l’a pas fait. Il ne devait plus commettre d’agressions militaires, il en a commis. L’Égypte devait ouvrir ses frontières, cela n’a pas été fait. En réalité, c’est Israël qui n’a pas respecté la trêve.

Le Hamas, c’est quand même des fondamentalistes. Des progressistes peuvent-ils les soutenir ?

    Michel Collon.
D’abord, pendant des décennies, quand le Hamas n’existait pas encore, Israël a tout fait pour détruire le Fatah d’Arafat et les mouvements palestiniens de gauche. Ensuite, comme le Hebzollah au Liban, le Hamas semble d’accord de respecter le mode de vie de l’ensemble des populations à Gaza.

Les gens ont voté Hamas, s’estimant trahis par les précédents dirigeants palestiniens. Si vous interrogez des Palestiniens de gauche et laïcs, ils ont voté pour le Hamas parce c’est le parti qui résiste. Il est faux de dire que le Hamas prend les Palestiniens en otage, ce sont tous les Palestiniens qui refusent et refuseront toujours la colonisation, même si demain le Hamas était totalement détruit.

Enfin, on nous dit ensuite de façon un peu raciste que ces gens sont des musulmans et qu’ils sont des fanatiques… Qu’on m’explique alors pourquoi les USA organisent des coups d’Etat pour renverser Chavez, un fervent chrétien ! Ou Evo Morales, un Indien. Au Venezuela, avant Chavez, 80 années de richesse pétrolière ont produit 80 % de pauvres. L’argent partait dans les poches d’Exxon. Chavez, Evo, les Irakiens ou les Palestiniens : rien à voir avec la religion, tout à voir avec pillage des ressources de ces pays.

Mais en Palestine, il y a peu de ressources naturelles…

    Michel Collon.
Le Moyen-Orient forme un ensemble. Les Arabes se voient comme une seule nation. Ce sont les colonisateurs qui ont divisé la région pour mieux la contrôler. Les Britanniques, puis les États-Unis ont veillé à mettre le pétrole aux mains des rois, des riches saoudiens et autres marionnettes pendant que le reste du monde arabe se débat dans la pauvreté et le sous-développement. Israël est surarmé par Washington pour être le gendarme du Moyen-Orient. De plus, il veut construire un pipe-line qui en fera le distributeur du pétrole irakien sur la Méditerranée.

Israël prétend qu’il n’y a personne en face pour négocier et que la paix est impossible.

    Michel Collon.
La paix est possible au Moyen-Orient. Il faut créer un seul État garantissant tous les droits à tous : juifs, musulmans, chrétiens ou athées. Un État ne peut pas être fondé sur une religion privilégiée, excluant ou rabaissant les autres. Un seul État, un homme une voix, et le droit au retour pour ceux qui ont été chassés.

Beaucoup de Palestiniens et d’Israéliens pensent qu’il faudra une solution transitoire avec deux États. A eux de trancher. Sans doute qu’avec toute la haine qui a été semée, il faudra une ou deux générations pour arriver à une coexistence harmonieuse. Mais je maintiens qu’Israël est l’État le plus raciste au monde, pratiquant le nettoyage ethnique contre les Arabes. Pour arriver à une solution il faut mettre fin à ce racisme. Un État comportant plusieurs cultures, n’est pas un appauvrissement, mais un enrichissement.

Je pense qu’avec ces provocations et ces destructions terribles, Israël ne veut pas la paix. Il refuse de négocier en sachant que cela risque de provoquer des attentats. Il aura ainsi un prétexte pour justifier ses nouvelles déportations et annexions.

Le ministre belge des affaires étrangères Karel De Gucht et ses collègues européens semblent prendre une position neutre dans l’histoire…

    Michel Collon.
De Gucht n’est absolument pas neutre, et l’U.E. non plus. Elle vient de voter pour Israël un statut de quasi-membre de l’Union européenne alors qu’Israël viole toutes les résolutions de l’ONU et le droit international depuis des dizaines d’années ! Elle a qualifié de ‘terroriste’ le gouvernement Hamas élu démocratiquement, ce qui a donné le feu vert à l’agression. Quand la ministre des Affaires étrangères israélienne dit qu’Israël défend les valeurs de la communauté internationnale devant Sarkozy, celui-ci applaudit. Quand on voit comment Sarkozy, Merkel, De Gucht et compagnie ont soutenu Israël tout le temps, je dis que ce sont eux qui bombardent en notre nom. Va-t-on continuer à le tolérer ?

C’est surtout la population belge d’origine immigrée qui se mobilise actuellement. Pourquoi y a-t-il encore tellement d’indifférence et de passivité des travailleurs « belgo-belges » ?

    Michel Collon.
Ils sont maintenus dans l’ignorance. Mais la guerre en Palestine fait partie d’une guerre globale Nord Sud qu’on mène en notre nom. On ne peut comprendre le monde d’aujourd’hui si on ne comprend pas pourquoi la richesse est au Nord et la pauvreté au Sud.

Les grosses sociétés européennes ont volé l’or et l’argent de l’Amérique latine, les minerais, le caoutchouc et les esclaves de l’Afrique (avec notre Léopold II coupant les mains quand on refusait de travailler pour lui), et le pétrole du Moyen-Orient. Aujourd’hui, le tiers monde reste pauvre car les multinationales s’y installent en payant les travailleurs une misère, en interdisant les syndicats, en corrompant les dirigeants politiques et la police. Donc, toute la richesse du sud continue de partir vers le nord. Ceci place les travailleurs belges devant un choix moral : se ranger du côté des volés ou des voleurs ? Réclamer justice ou faire l’autruche en espérant profiter un peu du vol ?

Nous devrions témoigner de plus de curiosité et d’ouverture. En Belgique, nous avons la chance d’avoir des immigrés, y compris des travailleurs sans-papiers. Il faut parler avec eux, les écouter. On peut en apprendre beaucoup ! Les Arabes vous expliqueront ce qu’a fait l’Europe au Moyen-Orient depuis des siècles. Les Noirs vous expliqueront ce qu’elle a fait au Congo. Les Latinos pourquoi il y a encore 44 % de pauvres alors que l’Amérique latine est très riche.

Je compare la situation actuelle au Titanic. Avec les très riches en première classe, les classes moyennes et les travailleurs qui sont dans la troisième classe sans beaucoup de confort mais ils sont dans le bateau. Seulement le Titanic fonce vers le désastre car le capitaine et surtout les armateurs gagnent gros. Sur le dos de ceux qui rament, les esclaves du Sud.

Les travailleurs belges veulent-ils rester dans le Titanic, fondé sur l’appauvrissement du tiers-monde et qui, après la crise financière, s’en prépare d’autres, peut-être plus graves encore ? Car le nombre de pauvres n’a pas cessé d’augmenter dans le monde depuis 20 ans. Veut-on couler avec le Titanic ou choisir une autre façon de naviguer basée sur des rapports justes entre le Nord et le Sud ?

En Europe, ce choix est faussé par une info comme Coluche la dénonçait.

Que faire alors ?
    Michel Collon.
Depuis quelques années, je travaille avec l’équipe Investig’Action, et mon site www.michelcollon.info pour décoder l’info, donner la parole aux exclus de l’info officielle, montrer les images cachées, apprendre à repérer les médiamensonges.

Beaucoup de gens m’écrivent, dégoûtés par la presse et découragés, car on ne les écoute pas. Il faut une stratégie collective pour que les gens puissent tester l’info et devenir actifs. L’info est un droit qui se conquiert et ne tombe pas du ciel. Comme tous les autres droits.

Ca nécessite une démarche active. Par exemple, si un responsable syndical a encore un doute sur qui est l’agresseur et le colonisateur entre Israël et les Palestiniens, qu’il organise donc pour tous ses affiliés un débat avec les deux parties, qu’il s’informe sur Internet, auprès des syndicalistes palestiniens et auprès de ceux que la télé exclut de ses débats  !

Pour conquérir le droit à une information de qualité, complète et non manipulée par des intérêts, nous avons besoin d’un mouvement citoyen pour l’information, à la base. « Nous sommes tous des journalistes ! »

Michel Collon était l’invité de l’émission de France 3, "Ce soir ou jamais" consacrée à l’avenir des conflits au Moyen-Orient. Retrouvez son intervention sur le site de Dailymotion (www.dailymotion.com)

11/01/2009

01/01/09: Tzipora, l´oiseau de malheur, tueuse née et diplômée: Portrait d'une criminelle de guerre...

 
 
-------Message original-------
 
Date : 01/11/09 18:56:49
 

Tzipora, l´oiseau de malheur, tueuse née et diplômée

"Basta ! ????" <
azls2006@yahoo.fr>
Ginette :

Portrait d'une criminelle de guerre
Par AEH, 11 janvier 2009

Aux côtés du Premier ministre Ehud Olmert, qu´elle aurait du remplacer après sa fausse démission pour affaires de corruption, d´Ehud Barak, ministre de la Défense, de Shimon Pérès, Président de la République (Note de RoRo: Prix Nobel de la ... guerre!) et du chef d´État-major au nom de beau-fils idéal, Gaby Ashkenazi, Tzipi Livni est une des 5 principales responsables des crimes de guerre commis depuis le 27 décembre à Gaza. Elle est actuellement 2ème vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Madame Livni serait l´une des principales inculpées par la Cour pénale internationale de La Haye au cas où celle-ci se déciderait (un jour, peut-être) à inculper les auteurs de l´Opération « Plomb jeté ». Autant faire sa connaissance. Car Tzipi a le crime dans le sang. Et elle pourrait se défendre toute seule puisqu´elle dispose d´une solide formation juridique.

Tzipora (« oiseau » en hébreu) n´est pas la fille de n´importe qui. Ses parents, Eitan Livni, et Sara Rosenberg, des immigrants polonais, furent le premier couple juif marié dans l'État d'Israël, le 16 mai 1948, au lendemain de sa proclamation. Eitan et Sara étaient des combattants de l´Irgun, une des trois organsations sionistes de combat (avec la Haganah et le Palmach) qui devaient ensuite constituer l´armée d´Israël. Directeur des opérations de l'Irgoun, Eitan fut celui qui organisa l'attentat contre le siège de l´administration britannique, situé dans l'hôtel King David à Jérusalem le 22 juillet 1946 (91 morts, 46 blessés). Plus tard il fut membre du Likoud et parlementaire. Une carte d'Israël Sur sa pierre tombale au cimetière Nahalat Itzhak, à Tel-Aviv, est gravée une carte du « Grand Israël biblique », dont les frontières s'étendent au-delà du Jourdain. Au centre, un fusil à baïonnette et les mots «Rak
Kach» («seulement ainsi» en hébreu), la devise de l´Irgoun. Sacrée hérédité !
Née à Tel Aviv le 5 juillet 1958, est devenue lieutenant lors de son service militaire, puis a été recrutée par le Mossad, pour lequel elle a opéré comme « agent de terrain » en Europe, de 1980 à 1984. Basée à Paris, elle a durant ces années travaillé avec les commandos du Mossad chargés d´éliminer des résistants palestiniens, qualifiés bien sûr de « terroristes ». Elle a donc appris à tuer dès sa prime jeunesse.
Elle a enchaîné sur des études de droit à la fac de Bar-Ilan, après quoi elle a ouvert un cabinet spécialisé en droit public et commercial. En 1996, elle est nommée directrice de l'Office des sociétés d'État. Dans ce rôle, elle est chargée de la privatisation des compagnies et des monopoles d'État. Une tueuse donc, mais une tueuse néo-libérale.
De 2001 à 2003 elle est ministre de la Coopération régionale au sein du 29ème gouvernement dirigé par Ariel Sharon, puis de l'Agriculture et du Développement rural. En 2003, au sein du 30ème gouvernement elle est successivement Ministre du Logement, de l'Intégration, de la Justice et des Affaires Étrangères (cette dernière fonction lui étant assignée suite aux nombreuses démissions de membres du Likoud suite à la fondation de Kadima fin 2005).
Le 12 novembre 2005, elle est la première personnalité politique de droite à prendre la parole pendant la commémoration officielle des dix ans de l'assassinat d'Yitzhak Rabin. En novembre 2005, elle quitte le Likoud pour rejoindre Ariel Sharon dans son nouveau parti, Kadima.
Le 1er décembre 2005, elle déclare que le Mur de l´apartheid construit par l´État juif en Cisjordanie constituera la future frontière avec les Palestiniens : « On n'a pas besoin d'être un génie pour voir que cette barrière aura des implications sur la future frontière » [...] Ce n'était pas la raison de son installation mais cette barrière pourrait avoir des implications politiques. »
Le 5 janvier 2006, suite à l'hospitalisation du Premier ministre Ariel Sharon, elle déclare aux journalistes : « Nous prions pour Ariel Sharon, et je ferai personnellement tout mon possible pour aider le Premier ministre par intérim à assumer ses fonctions et à prendre les bonnes décisions », mettant fin en même temps aux rumeurs qui prétendaient qu'elle pourrait succéder à Sharon à la tête de Kadima. Ce dernier remporte les élections et Tzipi Livni se positionne troisième sur cette liste, ce qui l'assure de participer au gouvernement. Le 4 mai 2006, elle entre dans le gouvernement d'Ehud Olmert en tant que Ministre des Affaires Étrangères et Vice-Premier Ministre.
Elle est troisième parmi les têtes de liste du parti Kadima aux élections législatives israéliennes de 2006. Elle devient donc membre de la 17e Knesset après la victoire du parti aux élections.
Suite à la défaite israélienne au Liban en août 2006, Ehud Olmert est de plus en plus critiqué par l'opinion publique israélienne pour sa mauvaise gestion de cette guerre. Fin avril 2007, une version intérimaire du rapport Winograd qui analyse les raisons de la défaite est publié. Livni appelle alors à la démission d'Olmert, mais ne présente pas sa propre démission, se proposant même comme son successeur à la tête du parti Kadima s'il venait à démissionner. Le 2 mai 2007, Livni se déclare opposée à des élections anticipées et affirme ne pas vouloir démissionner de son poste pour faire tomber le gouvernement, tout en se confirmant prête à prendre le poste de Premier ministre par intérim. Son appel est ignoré par Olmert. Elle subit le feu de la presse qui souligne son manque de courage politique et la surnomme « Tizipi the Knife » (Tzipi le couteau).
Après le témoignage accablant de l'homme d'affaires Morris Talansky, elle critique le manque de probité d'Olmert et se présente comme la « Madame Propre » de la classe politique israélienne mettant en avant son intégrité et sa droiture. Désormais pour les sondages, elle est la seule à pouvoir concurrencer Benjamin Netanyahou, le leader du Likoud. Pourtant, les sondages sont peu optimistes quant à la victoire de Tzipi Livni, qui serait alors la deuxième femme Premier Ministre en Israël après Golda Meir. Le Premier ministre est ulcéré par son manque de loyauté, mais elle ignore Olmert et multiplie les réunions avec la base du parti. En outre, elle brigue le poste de Premier Ministre.
Le 31 juillet 2008 Ehoud Olmert annonce sa démission mais déclare qu´il quittera ses fonctions après des élections internes au parti Kadima. Tzipi Livni est pressentie gagnante dans la course à la présidence du parti contre Shaul Mofaz l'actuel Ministre des Transports soutenu par Olmert.
Le 22 septembre 2008, elle est chargée par le président Shimon Pérès de former le prochain gouvernement. Son échec oblige Shimon Pérès à convoquer des élections anticipées en 2009, qui auront lieu le 10 février et verront sans aucun doute une victoire de Benjamin Netanyahou et du Likoud qu´il contrôle désormais.
Dernier détail sur cette dame : elle est ... végétarienne affichée et agit politiquement pour la défense des animaux ! Elle a obtenu l'interdiction de production de foie gras en Israël et est assez mal vue de certains lobbies de l'agro-alimentaire.

--
Envoyé par Basta

le 1/11/2009 03:21:00 PM

 
  •  
  •  
.

__,_._,___
 

05/01/2009

04/01/2009: HAMAS, FATAH, QUELQUES CONTRE-VÉRITÉS ...

 

 

----- Original Message -----
Sent: Sunday, January 04, 2009 7:24 PM
Subject: Fw: HAMAS, FATAH, QUELQUES CONTRE-VÉ RITÉS ; Sderot : colonie sioniste

 

HAMAS, FATAH, QUELQUES CONTRE-VÉRITÉS


Par Michel Warschawski, écrivain israélien.
vendredi 2 janvier 2009, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine (http://www.enfantsdepalestine.org)

Analyse du traitement de Gaza par les médias, avec Michel Warschawski. Warschawski écrit plusieurs ouvrages, dont Sur la frontière (Stock, 2002) et Programmer le désastre, la politique israélienne à l'oeuvre. Ce dernier livre, paru aux éditions La Fabrique en février 2008, commence par un démontage en règle des mystifications sur le Proche-Orient, fabriquées et / ou entretenues par les médias internationaux.
 
Un des titres ou phrases fréquemment rencontrés : « Après que le Hamas s'est emparé du pouvoir à Gaza... »
 
Vrai ? Faux ? C'est faux, dit l'auteur. Et il explique. « C'est dans des élections, dont le monde entier a salué le caractère transparent et démocratique, que le Hamas a gagné les voix de la grande majorité de la population palestinienne. Non seulement il ne s'est pas "emparé" du pouvoir, mais il a immédiatement accepté de former un gouvernement d'union nationale, dans lequel les vaincus - le Fatah et ses supporters - étaient surreprésentés ».
 
Une autre assertion médiatique à méditer : « Le Hamas a déclaré la sécession de Gaza et a rompu tout lien avec la Cisjordanie ».
 
C'est faux là aussi ? Faux, dit l'auteur : « C'est Mahmoud Abbas qui, sous la protection de l'armée israélienne, et après un coup d'Etat avorté dans la bande de Gaza et la fuite de ses troupes en Egypte, a retiré son administration. En rompant tout lien avec la bande de Gaza, il acceptait que celle-ci soit considérée par Israël et la communauté internationale comme une "entité hostile" (sic), à savoir une zone où vivent plus d'un million de femmes, hommes, enfants et vieillards, dont les droits les plus élémentaires, à commencer par le droit à l'alimentation et aux soins médicaux, sont niés ».
 
Mais il y a des tas de terroristes au Hamas ? D'après quelques grands journaux, oui : « On ne peut reconnaître le gouvernement Hamas, car il est responsable dʼattentats terroristes... »
 
Faux, archifaux ? Warschawski enfonce le clou : « Depuis quatre ans, le Hamas respecte scrupuleusement une trêve unilatérale, et les (rares) attentats ainsi que les roquettes tirées du nord de la bande de Gaza sont surtout le fait... des brigades Al-Aqsa, liées au Fatah » (pp. 11-12).
 
Pour Michel Warschawski, la plupart des grands médias, en déformant des faits, et en en inventant d'autres, prennent parti dans le conflit, contre les Palestiniens. Tache facilitée, nous dit-il, par les fréquents petits coups de pouce du Président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, au gouvernement israélien. Alors que Warschawski écrivait son livre, « le chef des miliciens du Fatah » s'est réjouit, devant des journalistes israéliens, que tous les livres - y compris les exemplaires du Coran - d'une institution culturelle liée au Hamas aient été détruits par l'armée israélienne. Et, affirme l'auteur, très récemment, Abbas a « franchi une limite ». En appelant Israël à « renforcer l'isolement » de la bande de Gaza, il a préféré la compromission au compromis.
 
Finalement, pour Warschawski, ce sont les deux populations, palestinienne et israélienne, qui coincent Israël dans la mise en oeuvre complète de sa politique. Les Israéliens aussi, car ils ont « perdu l'esprit de sacrifice et refusent de payer le prix d'une politique qu'ils ne soutiennent que dans la mesure où elle est gratuite. Dès lors qu'on lui soumet une facture et que la normalité de son existence est remise en question, ne serait-ce que pour quelques semaines, la population de l'Etat juif rejette les aventures militaires » (pp. 33 - 34).

 

 

__._,_
 
.

__,_._,___
 

23/11/2008

15/11/2008: Agression sioniste à domicile...

Sent: Saturday, November 15, 2008 4:09 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Basta : un des agresseurs de G. Skandrani, jugé le 18 11
Agression sioniste à domicile

Le 25 octobre 2006, Ginette Hess Skandrani, présidente de l'AZLS, était victime d'une grave agression à son domicile dont elle porte encore aujourd'hui les séquelles. Une longue enquête avait permis l'identification des 4 agresseurs, dont deux se sont enfuis en Israël, d'où ils ne peuvent être extradés, puisqu'ils disposent, en plus de leur passeport français, d'un passeport israélien.
L'un des deux autres agresseurs, mineur au moment des faits, sera jugé par le Tribunal pour enfants de Paris le mardi 18 Novembre à 9 heures.. 25è chambre -escalier Y , rez- de- chaussée, Palais de justice, 4 Bd du Palais, métro Cité.
Venez nombreux !
Nous republions à cette occasion la lettre ouverte signée par 200 personens et associations, à laquelle aucune réponse n'a été donnée à ce jour.

Lettre ouverte
Au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur
Au CRIF, à la LICRA, au MRAP, à la LDH, à SOS-Racisme
À l’AFPS, au CAPJPO, à l’UJFP et au MSRPP

Questions de principe, questions pratiques, questions vitales

5 novembre 2006
Ginette Hess Skandrani est une femme de 67 ans. Elle est, par tempérament et par conviction, non-violente. Elle ne dispose, pour se protéger, ni d’armes ni de gardes du corps ni d’escorte policière.
Elle est une militante engagée dans le combat anticolonialiste depuis cinquante ans. Depuis quarante ans, elle défend le droit naturel du peuple palestinien à la souveraineté et à la vie. Elle est partisane de la seule solution qui semble logique à la situation coloniale de la Palestine : la création d’un seul État pour tous les habitants de la Terre sainte, sur la base du principe universel : « Une personne, une voix ».
Elle est victime depuis de longues années d’une campagne de dénigrement et de diffamation émanant de diverses composantes, de « droite » comme de « gauche », de la nébuleuse des partisans de l’État d’Israël comme « État juif ». Cette campagne a été ponctuée par des agressions physiques, des menaces de mort verbales, écrites, téléphoniques ou électroniques, des piratages informatiques, des mises sur écoute téléphonique « sauvage », des cambriolages et des « filatures ».
Mercredi 25 octobre, la campagne a atteint un nouveau palier : un commando de quatre hommes l’a agressée à son domicile parisien, dans une action préméditée et concertée. Pendant que deux membres du commando s’acharnaient sur elle, au risque de la tuer ou de la rendre irrémédiablement invalide, deux autres membres faisaient le guet au pied de l’immeuble.
Ces hommes n’ont pas agi de leur propre initiative : ils ont reçu des ordres, qu’ils ont exécutés en bons petits soldats. Ces hommes sont en effet des citoyens français et israéliens, soldats d’active ou de réserve de l’armée israélienne, agissant sur ordre. Les ordres viennent d’organisations qui, sous couvert de respectabilité et de représentativité, ne sont que des officines établies en France d’une puissance non seulement étrangère mais de surcroît hostile aux valeurs françaises et aux principes qui fondent notre république.
Cette grave atteinte au droit à la vie et à la sécurité d’une militante infatigable de la cause humaine nous amène à poser un certain nombre de questions à tous ceux qu’elle devrait interpeller. Nous précisons que nous nous exprimons à titre personnel, en tant qu’amis, frères, sœurs de Ginette Hess Skandrani. Certains d’entre nous ont été victimes des mêmes campagnes de dénigrement et de menaces qu’elle, du fait de leurs engagements.

Question au gouvernement :
Vous avez interdit il y a quelques mois la tribu Ka, une organisation de jeunes Noirs révolutionnaires, par un décret d’application de la loi de 1936 sur les ligues factieuses. Or, cette Tribu Ka, quelle que soit l’appréciation que l’on puisse porter sur ses idées et opinions, ne s’était rendue coupable d’aucun crime ou délit, d’aucun acte de violence ni contre des biens ni contre des personnes. Qu’attendez-vous pour dissoudre, en application du même décret, les deux organisations armées qui se sont rendues coupables d’une série de crimes et délits, dont la tentative de meurtre sur un commissaire de police, et dans les rangs desquelles il faut chercher les agresseurs de Ginette Hess Skandrani ? Attendez-vous donc qu’il y ait mort d’homme – ou de femme – pour interdire la Ligue de défense juive et le Bêtar-Tagar ?
Question au ministre de l’Intérieur :
Qu’envisagez-vous de faire pour assurer la protection et la liberté de déplacement des personnes visées par ces organisations subversives ? Estimez-vous que ces personnes doivent, faute de protection par la république, s’armer et prendre en charge leur propre défense ?
Question aux défenseurs des droits humains :
Vous avez pour l’instant observé un silence prudent sur l’agression dont a été victime Ginette Hess Skandrani. Cela veut-il dire que vous approuvez cette agression ? Dans ce cas, il faudra vous en expliquer publiquement.
Question aux défenseurs du « droit à l’existence d’Israël » :
Certains d’entre vous ont proféré, répété ou répandu des calomnies contre Ginette Hess Skandrani. Cela a contribué de manière déterminante au climat qui aboutit à l’agression du 25 octobre. Approuvez-vous cette agression ? Si oui, expliquez-nous pourquoi. Si non, faites-le savoir haut et fort.
Tout un chacun comprendra que la réponse à ces questions de la part de ceux que nous interpellons aujourd’hui sera déterminante pour empêcher la dérive violente et sectaire dans laquelle veulent nous entraîner les partisans du suprématisme d’un groupe sur l’ensemble de la société.
Les petites frappes qui ont exécuté l’ordre de tabasser Ginette Hess Skandrani ne sont que des robots programmés et manipulés pour faire mal. Nous n’avons pour eux que mépris et commisération et nous laissons à la justice et à la police le soin de les mettre hors d’état de nuire. Nous n’avons en effet aucune vocation à créer une milice de justiciers. Mais nous ne saurions tolérer le silence et l’inaction de tous ceux qui prétendent lutter pour la liberté, la démocratie et la justice. Car ce silence et cette inaction vaudraient complicité.

--
Envoyé par Basta ! يكفي dans Basta ! يكفي le 11/15/2008 03:41:
.

03/07/2008

02/07/2008: AGENDA PALESTINE à LYON...

-------- Message original --------

Sujet: Agenda Palestine Juillet 2008
Date: Wed, 02 Jul 2008 22:08:37 +0200
De: palestine69 <palestine69@wanadoo.fr>


COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
c/o Maison du Peuple, 147, av. du Gal Frère, 69008 LYON
Contact : 06 01 91 52 18 ; courriel : palestine69@wanadoo.fr  site internet : <http://collectif69palestine.free.fr>

                            1948-2008 : 60 ans de dépossession

                            AGENDA PALESTINE à LYON

JUILLET 2008

► Les vendredis 4, 11, 18, et 25 Juillet de 18h à 19h
Veille silencieuse de protestation contre l'occupation de la Palestine par Israël et pour exiger la Paix
Perron de l'Hôtel de Ville, Place des Terreaux, Lyon 1er (métro A - Hôtel de Ville)
Veilles organisées par les "Femmes en Noir"

► Lundi 7 Juillet à 19h
A Saint Etienne
Pièce de théâtre « C’est la Faute au Loup », par la troupe des enfants palestiniens d’« Al Rowwad ».
Réflexion au sujet de la présomption d'innocence, la pièce a été écrite par Abdelfattah Abu Srour à partir du Petit chaperon rouge et d'autres contes enfantins.
Lieu : Nouveau théâtre de Beaulieu, 28 boulevard de la Palle - Saint-Etienne
PAF : 10 euros (tarif réduit : 6 euros)
Renseignements : 04 77 46 31 66 ou 04 77 46 60 15
Organisée par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) de St Etienne et la Société des Amis d’Al Rowwad

► Jeudi 10 Juillet à 21h
A Mornant - centre culturel
Pièce de théâtre « C’est la Faute au Loup », par la troupe des enfants palestiniens d’« Al Rowwad »
Organisée par Echange et Partage et la Société des Amis d’Al Rowwad

► Vendredi 11 Juillet à 20h30
A GIVORS - Théâtre du Vieux Givors (près de la médiathèque)
Pièce de théâtre « C’est la Faute au Loup », par la troupe des enfants palestiniens d’« Al Rowwad »
Organisée par la municipalité et la Société des Amis d’Al Rowwad

&&&&&&&&&&
Réunions
Collectif 69 Palestine
Réunion générale mensuelle :
► Mercredi 2 Juillet de 18h30 à 20h30

Bourse du Travail, 1er étage, Salle A, Place Guichard, Lyon 3e (métro B - Guichard)
Réunion suivante :
► Mercredi 3 Septembre de 18h30 à 20h30
Bourse du Travail, 1er étage, Salle A, Place Guichard, Lyon 3e (métro B - Guichard)

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

INFO-PALESTINE JUIN 2008
  Presse, Courriel, Déclarations…
1er Juin : Entre Février et mars 2008, les frappes aériennes israéliennes et l’incursion près de Jabalya ont fait 107 morts dont 55 civils parmi lesquels 27 enfants et 8 femmes.(UNICEF)
    -« Les chrétiens arabes rencontrés en Palestine nous ont dit leur souffrance. Prisonniers, comme les autres Palestiniens de territoires enclos par un mur infranchissable ou par des check-points vigilants, ils subissent la relégation, les contrôles permanents, et dans certains cas l’impossibilité de travailler et de nourrir leurs familles. Nous sommes convenus que chacun de nous peut être témoin et relais pour mobiliser l’opinion publique française, afin que ne passe pas sur ce conflit l’usure du temps. F. Soulage Pdt du Secours Catholique)
    -« Tous ceux qui désapprouvent la politique israélienne-même juifs- sont des antisémites » C’est la « pensée unique ! »(Marianne)
2 Juin : Putsch à Haaretz : il s’agit de faire taire les journalistes critiques à l’égard de l’Occupation.. (desertpeace.wordpress.com)
4 Juin : Washington critique les projets israéliens de colonisation.(884 logements à Har Homa) « Israël doit choisir entre la colonisation et la paix. (Saeb Erakat, négociateur palestinien)
5 Juin : Fils d’un survivant de l’Holocauste, Norman Finkelstein considère qu’Israël utilise la  Shoah pour justifier ses actions.. Israël poursuit sa politique du fait accompli ..Il a été expulsé d’Israël..(H. Lindell T.C)
6 Juin : Mahmoud Abbas appelle à un dialogue avec le Hamas pour mettre fin au schisme national.(Le Monde)
    -Le général Gadi Shamni déclare la guerre aux handicapés de Kalkiliya. Toutes les organisations d’aide aux handicapés sont déclarées illégales(Michaël Sfard, Haaretz)
    -Obama souhaite que Jérusalem soit la capitale « unifiée » d’Israël…Mahmoud Abbas réagit « Jérusalem-Est est occupée depuis 1967 et nous n’accepterons jamais un Etat sans Jérusalem. »
8 Juin : Les Palestiniens critiquent le projet de renforcement des liens entre UE et Israël. Salem Fayyad exhorte ses homologues européens «  à rejeter cette initiative jusqu’à ce qu’Israël se conforme aux lois internationales et aux droits de l’homme, y compris le gel de la colonisation    
-Depuis septembre 2000, Israël a totalement interdit aux résidents de Gaza d’aller étudier en Cisjordanie ou dans les institutions académiques israéliennes où ils avaient été acceptés. Le rabbin Melchior s’indigne  du fait que  « des juifs à qui on a souvent interdit d’étudier puissent faire la même chose à un autre peuple. »
9 Juin : Ecrivains et journalistes s’indignent  de la relaxe de Philippe Karsenty par la Cour d’Appel de Paris qui reconnaît pourtant que ses propos portaient « incontestablement atteinte à l’honneur et à la réputation de Charles Enderlin »  qui nous  montrait la mort de Mohammed al-Doura, 12 ans, tué par des tirs israéliens.(Pétition)
    -L’Algérie et d’autres pays arabes n’acceptent pas que l’UPM puisse servir de cadre de « normalisation » avec Israël.
10 Juin : Le rapport d’Amnesty 2008 rappelle que   la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés restait dramatique. L’armée a tué plus de 370 Palestiniens et détruit plus d’une centaine d’habitations….40 Palestiniens sont morts faute de n’avoir pu quitter Gaza pour être soignés,..l’expansion des colonies s’est poursuivie comme  la construction du mur de 700 kms en violation du droit international..9000 adultes et enfants Palestiniens sont incarcérés dans des prisons israéliennes(en violation du droit international) certains sans inculpation ni jugement,..Les tribunaux militaires » ne respectent pas les normes d’équité internationalement reconnues, tandis que l’impunité est le plus souvent la règle pour les attaques visant des Palestiniens.
11 Juin : Le Hamas est disposé à cesser ses tirs  en échange d’une levée du blocus et des incursions de Tsahal
    -Les Israéliens ont attendu trop longtemps la sécurité qu’ils désirent et les Palestiniens ont attendu trop longtemps, avec des humiliations quotidiennes, la dignité d’un Etat Palestinien.(Condolizza  Rice)
12 Juin :Israël demande sa participation à tous les niveaux, aux réunions de l’UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique, aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et la Mashrek comme sur les activités de l’UE au sein de l’ONU !!!(F. Wurtz Humanité Dimanche)
16 Juin : Au cours de la semaine du 5 au 11 juin, à Gaza, les FOI ont tué 11 Palestiniens dont 2 mineurs et une personne âgée. Elles en ont blessé 25 dont 9 mineurs et 5 femmes.(AFPS)
17 Juin : Condoleezza Rice dénonce la colonisation israélienne, Ses remontrances sont qualifiées « d’impertinentes » et d’  « effrontées »…(Le Monde)
18 Juin : « Droit international » ou « Fait accompli » deux approches antithétiques des négociateurs…(Le Monde).
21 Juin : Tony Blair juge encourageante la trêve entre Israël et le Hamas à Gaza .
24 Juin : Sarkozy qualifie Israël d’  « une des plus authentiques démocraties du monde ».
    -Il poursuit «  ..Il ne peut y avoir de paix sans un arrêt total et immédiat de la colonisation,sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale des deux Etats, sans une frontière négociée sur la base de la ligne de 1967… »(cette dernière affirmation existe dans le texte écrit, mais n’a pas été prononcée dans le discours)
26 Juin : « J’ai vu ce que pouvaient représenter les check-points, le mur et toutes les incompréhensions d’un côté et de l’autre. Il faut que cela cesse..On ne se protège pas par un mur, on se protège par un choix politique qui est celui de la Paix »Nicolas Sarkozy  (On se souvient que la délégation socialiste n’avait pas vu le mur !!!)

20:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, sionisme, palestine, france, belgique, europe, solidarite, resistance, imperialisme, occupation, agendanromain |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

01/07/2008: Palestine Solidarité ...

 -------- Message original --------
Sujet: [misesajour] 1er juillet en Palestine occupee, au Moyen-Orient et en Amerique latine
Date: Tue, 1 Jul 2008 16:31:26 +0200
De: Jean-Pierre <jean-pierre@palestine-solidarite.org>
Répondre à :: misesajour@palestine-solidarite.org


 

Les mises à jour du site

du 1er juillet 2008

 

Il n'y aura pas de mise à jour du 12 au 27 juillet


Rubrique :

Originaux :




Amérique latine :

Iran :

Liban :

Sujet :

Le centre de la paix poursuit le camp de la paix pour enfants
« Désormais, les Etats-Unis ne sont plus une république »...

Silvia Cattori. Non, Monsieur Sarkozy, c'est la sécurité ...

Meir Zamir. La French Connection

Lettre ouverte d'Evo Morales, président de la Bolivie, à ...


Seymour Hersh. L'Administration Bush intensifie ses ...


Marie Nassif-Debs. Cinq raisons obligatoires pour la ...

Un peu de stats :
- 184 923 visiteurs en 2008.
-     8 387 entrées (pages ou images). Listes de diffusion :
Assawra : Inscription
Moyen Orient infos
: Inscription
Moyen Orient opinions
: Inscription
Roger Romain
: Inscription

Amicalement,

Jean-Pierre
( Inscription, désinscription de cette newsletter : webmaster )

20:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, palestine, television, romain, belgique, colonialisme, europe, democratie, solidarite, resistance, israel, occupation, silence, liberte, information, repression |  Facebook | |  Imprimer | | | | |