26/03/2010

15/03/10: Saïd et Khaled : des révolutionnaires palestiniennes...

Saïd et Khaled : des révolutionnaires palestiniennes


Sukant Chandan s’entretient avec les révolutionnaires palestiniennes Leila Khaled et Shireen Said, cette dernière étant de Gaza, pour la Journée internationale 2010 de la Femme.



Gaza, Shireen Said, du FPLP

L’oppression du peuple palestinien se poursuit, principalement à cause du soutien financier, diplomatique et militaire que l’Etat sioniste reçoit des USA, et aussi de sa connivence avec les Etats pro-occidentaux de la région. Après la chute du frère de l’Etat sioniste, perdu il y a longtemps - l’Etat de l’Afrique du Sud de l’apartheid -, le combat des Palestiniens reste peut-être le principal et le plus fort combat anti-impérialiste dans le monde. Il n’est pas surprenant, par conséquent, que les femmes palestiniennes soient un exemple essentiel du rôle que peuvent jouer les femmes dans le combat pour se libérer elles-mêmes, leurs familles, leurs communautés et leur nation, de l’impérialisme et du sionisme.


Leila Khaled a porté le combat palestinien à l’attention du monde avec deux détournements d’avions spectaculaires, en 1969 et en 1970, au cours desquels aucun de ses propres camarades ne fut tué, seul l’américain-nicaraguayen, Patrick Arghello, y a perdu la vie.
Kahled raconte le l’histoire du détournement dans son autobiographie, Mon peuple vivra (1973) où elle écrit :
« Patrick Arghello, 27 ans, père de trois enfants, citoyen nicaraguayen du monde, né à San Francisco, USA, fut déclaré mort. Qu’est-ce qui a poussé quelqu’un, à des milliers et des milliers de kilomètres de la Palestine, à entreprendre cette dangereuse mission ? Patrick était un communiste révolutionnaire. Son action héroïque fut un geste de solidarité internationale. Une flamme de vie qui s’est éteinte ; elle a éclairé le monde un moment ; elle a tracé la voie du retour pour la Palestine. Arguello vit, comme vit mon peuple, comme vit la révolution ! ».

Khaled reste l’une des femmes de la gauche anti-impérialiste la plus inspiratrice et la plus influente de l’après Deuxième Guerre mondiale.
Leila Khaled est toujours active aujourd’hui, à la direction de la révolution palestinienne, membre du comité central du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) et représentante du Conseil national palestinien
.

 

La venue du Hamas islamique dans la révolution palestinienne, dans le milieu des années 1990, a fait que beaucoup de gens ont associé le combat palestinien à l’islamisme du Hamas plutôt qu’au combat de Leila Khaled et d’autres révolutionnaires palestiniens et arabes, telle la combattante de la résistance communiste libanaise, Souha Bechara. Mais lors du récent rassemblement pour le 42è anniversaire du FPLP à Gaza, qui a attiré quelque 70 000 personnes, la gauche révolutionnaire palestinienne et aussi le rôle des femmes furent mis au devant de la scène quand une jeune femme, Shireen Said, du FPLP, s’est avancée sur l’estrade en saluant, en treillis militaire, laquelle en outre co-présidait le rassemblement du FPLP avec un autre camarade.

Lors d’un entretien avec l’auteur, Said a parlé un peu de ses origines, disant qu’elle était née en 1985 dans le camp de réfugiés de Jabalya, d’où les « enfants des pierres » ont déclanché la Première Intifada, « Mes souvenirs d’enfance, dit-elle, sont le plus souvent de la Première Intifada ». Au début de son adolescence, elle s’est impliquée dans l’un des mouvements étudiants liés au FPLP.


Said raconte encore sur elle-même, « J’ai préparé mon diplôme universitaire de Sport à l’université Al-Aqsa. J’ai travaillé au Front progressiste du travail étudiant avec beaucoup de camarades jusqu’à ce que j’obtienne le poste de secrétaire à l’Union des étudiants. J’étais la première jeune femme à Gaza à obtenir cette situation par des élections démocratiques à l’université. Après mon diplôme, j’ai travaillé dans les commissions de l’Union des Femmes palestiniennes qui participe au combat féministe progressiste pour la libération des femmes et les mettre sur un même pied d’égalité avec les hommes, dans tous les domaines de la réforme nationale et démocratique. Parallèlement à mon travail professionnel dans de nombreuses organisations non gouvernementales comme militante sur les problèmes de la jeunesse, je suis aujourd’hui membre du conseil de l’Union progressiste de la jeunesse palestinienne et je prépare ma maîtrise en Education à l’université d’Al-Azhar. »


Comme beaucoup de jeunes femmes dans le monde, Shireen Said est stimulée par l’exemple de Leila Khaled :
« Bien sûr, la camarade Leila Khaled, en tant que combattante nationale et internationale, inspire toutes les femmes qui veulent la liberté, la justice sociale et une patrie indépendante, prospère, pour elles-mêmes et pour les générations futures. »


Quand on demande à Khaled de réagir aux propos tenus par Said sur elle, elle répond à l’auteur :
« Je suis fière si on me voit comme un symbole de la résistance ; cela me donne plus de force pour la lutte. Voir une femme, où que ce soit, se battre pour une juste cause me donne de l’espoir et du courage pour mon peuple. Des femmes donnent leur vie pour la lutte, en Palestine et ailleurs. »


Leila Khaled est, pour de nombreuses jeunes Palestiniennes dont Said, un symbole d’engagement et de sacrifice pour la lutte de leur peuple :
« Mon histoire avec la camarade Leila a commencé à la maternelle, quand nous apprenions les chants nationaux sur l’Intifada, les martyrs et nos héros, comme Leila, Ghassan Kanfani et Wadi Haddad. En grandissant, mon intérêt et mon amour envers Leila a grandi en moi, je voulais tout savoir sur elle. Même si je n’avais pas eu la chance de la rencontrer, elle m’inspirait, et je me sentais fière d’elle. En tant que femme, elle a soutenu que nul ne saurait l’empêcher de participer avec les hommes, aux moments les plus difficiles du combat, la camarade Leila est un exemple pour moi, et pour beaucoup de femmes ».

 

Souha Bechara, combattante de la résistance communiste libanaise


Dans cette période historique que vivent les Palestiniens aujourd’hui, beaucoup de principes et pratiques de la gauche révolutionnaire palestinienne sont considérés par beaucoup dans cette société traditionnelle à majorité musulmane et arabe, comme venant de l’étranger ou importés inutilement d’idéaux et de standards occidentaux, ainsi la participation de Said au rassemblement du FPLP n’a pas été un choix facile :
« Alors que notre société reste conservatrice et traditionnelle, j’avais peur de me trouver face à une telle assistance, mais aussi parce c’était la première fois qu’une jeune femme palestinienne revêtait un treillis militaire à un tel rassemblement, et pourtant, j’ai tenu à en faire l’expérience. »


Said explique combien sa décision a été grandement motivée par le défi et la ténacité des foules dans Gaza, durant l’agression sioniste barbare au début de l’année dernière :
« Les massacres par les sionistes dans Gaza en janvier 2009 sont des souvenirs toujours vifs dans le cœur et l’esprit des gens, aussi, j’ai voulu proposer un message par lequel, malgré tous les morts, les destructions et le terrorisme de la guerre sioniste, nous affirmons que nos hommes et nos femmes se tiendront côte à côte dans la résistance, une résistance qui est notre seule voie vers la libération et la liberté. Lors du rassemblement lui-même, ça m’a fait plaisir que par moi, on ait pu transmettre ce message à des millions de personnes, grâce à la télévision et à Internet, à travers le monde. Ma famille aussi, a été très fière de moi. »

Khaled souligne l’importance de la défense des centaines de femmes palestiniennes qui sont emprisonnées :
« Je pense spécialement à ces femmes qui sont dans les prisons israéliennes, ces femmes sont la preuve des tortures et de l’oppression de l’occupation, elles sont en même temps des exemples de courage et de force. »


Quand on lui demande quel serait son message aux femmes du monde entier pour cette Journée internationale de la Femme, Said répond :
« D’abord, je voudrais adresser un bonjour à toutes les femmes qui se battent sous la bannière du combat contre le capitalisme et l’impérialisme, et leur dire que notre chemin est très long et difficile, et qu’il nécessite des stratégies bien élaborées. Nous ne devons pas oublier que le système capitaliste opprime et exploite les femmes et leur ôte leur dignité humaine. Aussi devons-nous adhérer à nos valeurs d’humanité et de politique progressiste, et rester unis et forts, dans la gauche révolutionnaire, unique moyen de parvenir à nos fins. C’est le seul chemin pour faire vivre la liberté, l’égalité et la justice sociale, pour nous, pour nos familles et nos enfants. »


A la fin, le message de Khaled se concentre sur les femmes de Palestine, surtout celles de Cisjordanie et de la bande de Gaza, dans leur rôle pour l’union des factions, spécialement Hamas et Fatah, un processus de réconciliation et d’union où le FPLP a joué un rôle central : « Dans ce moment politique, la question qui prévaut est d’unir notre peuple face au terrorisme de l’occupation, et la première base d’union doit être le combat contre l’occupation. Combattre l’occupation exige que les factions palestiniennes soient unies. Il est important de comprendre le rôle des masses palestiniennes dans la réalisation de cette union par leurs pressions, par des moyens démocratiques et civils, sur les factions palestiniennes, en se concentrant sur le Hamas et le Fatah. Les femmes palestiniennes sont lésées par ces divisons alors que beaucoup des familles sont divisées, et c’est pourquoi je suis catégorique, les femmes palestiniennes doivent reconnaître l’importance de l’unité dans le combat palestinien et leur rôle dans la réalisation de cette union. ».



Sukant Chandan est analyste politique, basé à Londres, et cinéaste.
Il tient le blog
, Sons of Malcom.
Il a rédigé cet article pour PalestineChronicle.com.
On peut le contacter à l’adresse :
sukant.chandan@gmail.com.

8 mars 2010 - The Palestine Chronicle - traduction : JPP
 
canemepchepasnicolas

15:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, palestine, television, romain, colonialisme, fascisme, resistance, imperialisme, euro-dictature, liban, israel, silence, medias, information, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

20/11/2009

13/11/09: D'un mur à l'autre (investig'action); berlin 89-Jérusalem 09...

From: nicolas
Sent: Friday, November 13, 2009 10:50 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: D'un mur à l'autre (investig'action); berlin 89-Jérusalem 09

 
Mardi, 10 Novembre 2009 14:09    
  Berlin 89 – Jérusalem 09 : d’un Mur à l’autre
Benjamin Moriamé   


Bien des murs ont été érigés depuis vingt ans. Tandis que la commémoration de la chute du Mur de Berlin bat son plein, les barrières du «monde moderne» restent invisibles au plus grand nombre. La plupart de ces nouveaux murs, au Mexique, au Botswana ou dans le sud de l’Europe, font obstacle à l’immigration. Le Mur du Proche-Orient, lui, n’est pas bâti sur une frontière. Il serpente à l’intérieur du territoire palestinien sur plus de 450 kilomètres – bientôt 700. Ce Mur traîne derrière lui des conséquences, à la fois humanitaires et politiques, inégalées.



C’est un triste anniversaire. Il y a cinq ans que la Cour internationale de Justice dénonce, en vain, la construction d’un mur par Israël dans les territoires occupés palestiniens. Par son « avis » du 9 juillet 2004 – les Etats-Unis ont refusé qu’il s’agisse d’un jugement contraignant – l’une des plus hautes instances judiciaires au monde établissait que la construction, dont le but officiel est de contrer les attentats palestiniens, est contraire au droit international et, en particulier, au droit de la guerre. Elle réclame par conséquent son démantèlement, l’indemnisation de tous les Palestiniens préjudiciés et une pression des autres Etats en faveur du droit. Cinq ans plus tard, les Etats occidentaux semblent supporter le Mur comme un cheval des œillères.

C’est un joyeux anniversaire. Comment ne pas se joindre, avec un soupçon de réserve toutefois, à l’enthousiasme de millions de personnes "qui ont souffert durant de longues années" (sic) derrière le Rideau de fer ? Vingt ans, c’est une génération libre de murs. Les Berlinois n’oublieront pas, malgré tout, ces 3 mètres 60 de béton, cette longue muraille de 155 kilomètres, avec ses miradors, son « check-point Charlie », etc.

La « barrière de séparation » – euphémisme d’usage en Israël – est sans commune mesure avec son  tragique prédécesseur. "L’hydre décapitée en 1989" (resic), ressuscitée à Jérusalem, a plus que quadruplé de volume. Ses nombreuses sections de béton – essentiellement dans les villes – sont parfois hautes de neuf mètres, avec un minimum de six. Les tronçons de grillages électroniques – en zones rurales – sont larges de cinquante à cent-cinquante mètres, puisqu’ils s’accompagnent d’une route de patrouille réservée aux soldats israéliens, d’un fossé, de pyramides de barbelés « lames de rasoirs » (fabriqués en Belgique), etc. Pour construire cet ensemble – 703 kilomètres sont prévus – des centaines de maisons palestiniennes ont déjà été détruites.

Ce ne sont pourtant pas les imposantes mensurations de l’édifice qui sont les plus lourdes de conséquences, mais plutôt son tracé sinueux. Le Mur déploie ses méandres à travers les territoires occupés, comme un serpent étouffe sa proie. Tout les points vitaux palestiniens sont gravement touchés : économie, soins de santé, enseignement, accès à l’eau…

« J’ai perdu le tiers de ma terre », se désole Nabile Shrime, loin d’être une exception parmi les nombreux agriculteurs de Qalqilya, une ville de plus de 45.000 habitants dont les quatre horizons sont barrés par le Mur. « De plus, le Mur, percé de trous, a été construit de telle façon que l’eau s’écoule depuis Israël vers nos champs et engendre de graves inondations. » Durant l’hiver, une véritable mer noie parfois les plantations. Mais l’eau potable, elle, devient encore plus rare et chère. Dans les districts de Qalqilya, Jénine et Tulkarem, une cinquantaine de puits ont été rendus inaccessibles par la construction.

« S’il vous plaît, arrêtez ce mur de l’apartheid », a tagué un anonyme de Bethléem, côté pile. Côté face, un gigantesque panneau du ministère israélien du tourisme, frappé des mots « La paix soit avec vous », semble lui répondre. Les écrits sur le Mur sont souvent éloquents. Mais, à Bethléem comme en d’autres villes, le Mur reste souvent vierge, exhibant le gris froid du béton. Avec une différence notable côté ouest : le Mur est bien moins proche des maisons et paraît plus petit aux Israéliens, qui surplombent le fossé issu de la construction.

Les enfants de la banlieue de Jérusalem côtoient étroitement le Mur. À Abou Dis, par exemple, le terrain de football s’étend au pied des remparts. Au sprint sur les gravillons, ou gigotant autour de la balle, les gamins semblent ne plus voir le béton. Jusqu’à ce que le ballon vole malencontreusement par-dessus. Dans ce cas, pas d’angoisse, il sera probablement renvoyé par un autre Palestinien... Jérusalem-Est, la partie arabe de la « ville sainte », se trouve effectivement de facto annexée à Israël par le Mur. C’est pourquoi un riverain a peint une échelle symbolique sur toute la hauteur de la fortification. Histoire sans doute de se sentir plus proche de sa famille.

Les enfants de Qalqilya arpentent eux aussi fréquemment, à pied ou à vélo, les nouvelles limites de leur ville, comme un fauve repère indéfiniment les limites de sa cage. Les abords dévastés du Mur constituent un terrain de jeu à nul autre pareil. Lorsque les bambins croisent un étranger dans le centre-ville – chose rare – ils lui proposent d’emblée de lui montrer « al jedar ». Et le prennent par la main. À l’ombre des fortifications, des cultivateurs dépités soignent ce qu’il reste de leurs champs, amputés par les bulldozers israéliens.

Encerclée, étranglée, Qalqilya étouffe. Son économie s’écroule. Son cas est éclairant car représentatif de ce qu’endurent la centaine de villes et villages palestiniens coupés du reste du pays. « Pas moins de 90% de nos ventes ont été perdues », soupire Mohammed Moustafa, devant les sacs de graines de son magasin agricole. « Désormais, chacun se contente de trouver de quoi manger. Impossible de miser sur l’avenir. Cet homme-là a perdu 12.000 m². » « Tout est resté côté ouest », confirme Abdallah Hashim. « J’ai introduit une demande de permis pour traverser le Mur, mais cela m’a été refusé sans raison. » Plus de la moitié des terres agricoles de Qalqilya ont connu pareil sort, de même que 23 puits, alors que l’agriculture est de loin la première source de revenus des habitants.

Pour les rares Qalqilyens qui ont malgré tout un produit agricole à commercialiser, reste à exporter. Les gardes de l’armée de Tsahal (forces israéliennes), à la sortie de la ville, rendent le transport si lent et incertain qu’ils sont de moins en moins nombreux à pouvoir se permettre ce risque économique. Le chômage a atteint 65% de la population – la moyenne est de 45% en Cisjordanie. La municipalité dénombre déjà 6.000 résidents absents, qui ont fui pour des régions moins affectées par l’occupation israélienne. Un tiers d’entre eux sont des pères de familles, partis seuls pour dénicher un boulot et faire vivre leur foyer à distance. Ce phénomène de transfert, observable dans bien d’autres zones proches du Mur, effraie l’Autorité palestinienne, qui y voit le résultat d’un plan d’annexion, plongeant le pays dans la crise et empêchant la création d’un État palestinien.

Sur le chemin de Jérusalem, les détours et les contretemps sont légions. Alors que la « ville trois fois sainte » est au Sud, il faut d’abord rouler plein Nord, afin d’éviter les « doigts » : il s’agit des deux incursions les plus prononcées du Mur en travers du territoire palestinien, qui ont effectivement la forme de doigts sur les cartes. Les « doigts » ont pour but essentiel de protéger les importantes colonies juives de Kedumim et Ariel, mais ont surtout pour conséquence de séparer de nombreux Palestiniens de leur lieu de travail et/ou d’une partie de leur famille. Une fois ces obstacles contournés, le véhicule peut être arrêté à tout moment, soit par un « checkpoint » volant soit par un autre permanent, souvent tenus par de jeunes Israéliens en cours de service militaire. Environ 500 de ces barrages quadrillent la Cisjordanie. Lorsqu’on en croise un sur son chemin, la durée de mise à l’arrêt s’avère imprévisible : il faut quelques minutes à quelques heures avant d’être autorisé à passer ou invité à faire demi-tour.

À hauteur de Beit Amin, le conducteur de taxi s’arrête sans raison apparente. « Ici, j’ai été contraint d’abandonner six hectares de terres sur lesquelles j’espérais cultiver et construire une maison », pointe du doigt Mohammed Abou Hijlih, en face de la colonie de Share Tikva. Les maisons palestiniennes et israéliennes, si l’on excepte la « barrière », y sont à peine séparées de quelques enjambées. À quelques kilomètres de là, la voiture s’arrête à nouveau, devant une porte. « Ici, j’ai vu un médecin obligé de soigner un patient à travers la porte agricole », se souvient Darwish Amer. Il est courant qu’un ou plusieurs villages soient isolés sans hôpital et même sans médecin.

Le paysage défile, aride, parsemé de petits villages arabes. En haut des collines, de temps en temps, des colonies israéliennes surplombent les vallées. Elles sont aisément reconnaissables à leur architecture occidentale et à leur flore verdoyante – Israël a pris le contrôle des ressources en eau. Au bout du chemin, pour passer le portail entre Bethléem et Jérusalem, les Palestiniens avancent leur carte d’identité israélienne, souvent profil bas. La plupart rejoignent leur boulot. Ils savent qu’au moindre faux pas les soldats peuvent leur barrer la route, pour un jour ou à vie. Mêmes scènes entre Jérusalem et Ramallah, dont les liens étroits sont menacés.

« Je ne peux plus voir Jérusalem, ni ma famille qui y habite », explique Mohammad Shahin, 19 ans, de Bethléem. « Je m’estime heureux, quand je pense à mon ami dont la maison a été démolie pour le Mur. À l’école, certains ne peuvent plus venir ». La jeune Hanine Albaz, 21 ans, rêvait d’être journaliste : « Comme mon père est membre d’un groupe politique, je ne passe pas aux check-points et ne peux aller à l’université », regrette-t-elle. Le Mur a brisé, sur sa route, une multitude d’espoirs. Dont, si souvent, des espoirs de paix.

Les commémorations qui accompagnent légitimement les vingt ans de la chute du Mur de Berlin ne peuvent être aveugles. Garder un œil sur le passé doit aider à construire l’avenir et non permettre de tourner le dos au présent.
   

 

FICHE TECHNIQUE

Au pied du Mur

Dimensions. Un peu plus de 700 kilomètres, dont plus de 450 sont déjà terminés. Hauteur : de 6 à 9 mètres pour les portions en béton et environ 5 mètres pour les portions en grillages. Les deux formules sont pourvues de caméras, tours de gardes, routes de patrouille, zone « neutre », fossés, pyramides de barbelés… L’ensemble occupe une bande de terre large d’au moins 50 m.

Terrorisme. L’objectif officiel de l’édifice est d’empêcher les attaques-suicides palestiniennes, qui ont surgi, en même temps que de vastes opérations israéliennes de bombardement, au début de la seconde Intifada (entamée en 2000 suite à la « visite » provocante d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des mosquées). La construction a débuté en août 2003 et touchera bientôt à sa fin. Ariel Sharon détenait des plans du Mur dès les années 70. Les attentats se sont fait plus rares depuis le début de l’édification, sans que l’on puisse dire dans quelle mesure cela est dû au Mur ou aux trêves conclues entre les deux camps.

Parcours. L’édifice sinueux s’enfonce souvent, loin de la frontière (la « ligne verte »), à l’intérieur de la Palestine. Par conséquent, 480 km² de terres, soit 8,5% de la Cisjordanie, ont été isolés côté Ouest, entre le mur et la frontière. Il s’y trouve 38 villages et 250.000 Palestiniens environ. Côté Est, 190 km² de territoires cisjordaniens (3,4%) abritent encore près de 250.000 Palestiniens totalement ou partiellement (au moins trois côtés) entourés par les méandres de la construction.

Portes. Une quarantaine de portes sont gardées par des soldats israéliens. Vingt-cinq sont des « portes agricoles », rarement ouvertes et réservées aux propriétaires terriens qui cultivent eux-mêmes leurs terres. Onze portes servent d’entrées vers Israël. Enfin, sept seulement permettent aux Palestiniens de voyager d’une partie à l’autre de leur pays. L’ouverture de toute porte, quand les soldats israéliens sont présents, demeure réservée aux détenteurs des permis adéquats, toujours très difficiles et souvent impossibles à obtenir.

Colonies. Une soixantaine de colonies, soit 400.000 colons, se situent à l’ouest de la « séparation ». Tandis que 60.000 autres colons sont restés côté est.

Droit. Le 9 juillet 2004, la cour internationale de justice a souligné l’obligation pour Israël de démanteler le Mur, en vertu des droits économiques et sociaux comme des droits de la guerre. De même, elle a rappelé les résolutions de l’ONU réclamant la fin de l’occupation et le démantèlement des colonies. Cinq ans plus tard, cet avis reste sans effet et la construction avance imperturbablement, freinée seulement par des contraintes budgétaires.

 

Source: envoyé par l'auteur

Images:
- Mur de séparation vu depuis la Vieille Ville de Jérusalem. Haut de 8 mètres, il isole Jérusalem de la Cisjordanie.
W. Robrecht
- Graffiti in Bethelehem, Pawel Ryszawa

 

Note de RoRo: évidemment, le mur en Palestine ne se construit pas au nom de la "sinistre" "dictature" "communiste" "stalinienne", mais au nom de la "démocratie", du "Monde libre", du "droit à l' existence d'Israël", cet État artificiel créé sur des territoires volés et occupés par la force. C' est pourquoi nos médias "neutres" et "indépendants" la ferment ... La Rda, elle" n' avait pas le droit à l' existence, ni celui de protéger ses frontières de toutes les tentatives d'Anschluss et de disparition du Socialisme venant de l' Ouest...
 

13:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, courcelles, usa, presse, palestine, television, romain, colonialisme, fascisme, imperialisme, euro-dictature, israe, silence, medias, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

29/10/2009

29/10/09: Nous n’oublions pas : il y a 53 ans, le massacre de Kfar Qâssem...

Sent: Thursday, October 29, 2009 3:56 PM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: Nous ne pardonnons pas, nous n'oublions pas

 

Nous n’oublions pas : il y a 53 ans, le massacre de Kfar Qâssem

 

CIREPAL (Centre d’Information sur la Résistance en Palestine)

29 octobre 2009

 

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », c’est le mot d’ordre scandé et écrit sur les banderoles des participants à la marche commémorative, le 29 octobre 2009. Ils sont venus par milliers, de toute la Palestine occupée en 48 (ce qui est nommé Israël) à Kfar Qassem, des Palestiniens qui ont décidé d’affronter le pouvoir sioniste à chaque moment de leur histoire.

Il y a 53 ans, le 29 octobre en 1956, les sionistes commettent un massacre dans la petite ville tranquille de Kfar Qâssem, située dans le Triangle, région proche de la Cisjordanie. Plus de 50 personnes sont froidement assassinées, la plupart des ouvriers qui rentraient chez eux après leur dure journée de travail. Cet horrible massacre sera justifié par les sionistes de l’époque (les dirigeants travaillistes) par la crainte de l’Egypte, au moment où Israël se lançait avec la France et la Grande-Bretagne dans l’agression tripartite contre ce pays arabe dont le dirigeant nationaliste Abdel Nasser avait décidé de nationaliser le pétrole.

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », car l’Etat sioniste est un Etat colonial construit sur la terreur et les massacres. Bien avant 1956 et le massacre de Kfar Qâssem, il (en tant qu’Etat ou bandes armées) avait commis des dizaines d’autres massacres, aussi horribles, pour expulser le peuple palestinien des zones dont il voulait s’emparer, en procédant à un nettoyage ethnique. Le massacre de Kfar Qâssem, justifié par les colons, moins de dix ans après la création de l’Etat colonial, visait en fait à poursuivre le nettoyage ethnique, non achevé en 1948-49. Profitant de la guerre contre l’Egypte et sous prétexte de sécuriser le front interne (rappelons-nous les guerres de 2006 au Liban et 2008-2009 à Gaza), l’armée sioniste exécute son massacre dans la petite ville tranquille. Le but : semer la panique dans tout le Triangle pour expulser la population palestinienne qui y était restée majoritaire, Kfar Qassem devant jouer le rôle de Deir Yassine en mai 1948, le village martyr où le massacre a semé la panique dans la population palestinienne de la zone d’al-Quds. En commettant le massacre de Kfar Qassem, les sionistes espéraient que la population du Triangle s’enfuierait. Mais elle ne broncha pas d’un pouce, au contraire. Elle avait compris et appris la lecon :

« Plus jamais, plus jamais, nous n’abandonnerons notre terre, même si nous devons être tous ensevelis. Nous le serons dans notre propre pays. »

C’est ce qu’on déclaré récemment plusieurs personnalités palestiniennes de Haïfa, lors d’une interview télévisée qui abordait la question des dernières mesures israéliennes envers les Palestiniens de 48, voulant les étouffer sinon les expulser (télévision al-Quds). Face aux cris de guerre lancés par l’establishment sioniste, civil et militaire, sécuritaire et médiatique, universitaire et populaire, contre les Palestiniens de 48 jugés « infidèles » au credo raciste et colonial, les Palestiniens ont levé la tête et résisté : sûrs de leurs droits sur leur patrie et leurs terres, ils refusent les menaces sionistes et ont décidé de poursuivre leurs luttes.

Parmi les récentes manœuvres militaires sionistes très fréquentes, l’une d’elle consistait précisément à affronter le « front interne », c’est-à-dire les Palestiniens de 48, en temps de guerre. Comment agir envers eux, que faire ? C’est la région du Triangle qui avait été ciblée pour ces manœuvres, et l’un des plans envisagés consistait à bloquer les routes des villes et villages palestiniens et à encercler toute la zone, en vue de faciliter des actions plus importantes de la part de l’armée sioniste. Lors de ces manœuvres, les analystes avaient vu le danger menaçant les Palestiniens de 48 dans cette région, lors d’une prochaine guerre entreprise par les dirigeants israéliens : expulsion massive ? massacres ??? Ce qui signifie, en clair, reproduire en beaucoup plus grand ce qui s’est passé à Kfar Qassem, en 1956. Le mot d’ordre « nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas » reste un mot d’ordre d’actualité. L’ennemi sioniste continue à envisager des crimes de plus en plus monstrueux.

La marche commémorative à Kfar Qassem, ce 29 octobre 2009, porte également une autre signification : face aux tentatives sionistes de délégitimer toute commémoration de l’histoire palestinienne, à commencer par la Nakba, en votant lois sur lois dans leur parlement, et face aux cris de guerre racistes lancés par l’establishment sioniste, les Palestiniens de 48 affirment que non seulement al-Quds, Gaza, la Cisjordanie, le Golan, le Liban, les intéressent et qu’ils sont prêts à soutenir leurs populations contre les massacres israéliens, mais qu’ils continuent à défendre leur existence dans leur propre pays, même colonisé, et qu’ils ne baisseront pas les bras, quelle que soit la puissance de l’ennemi ou la puissance de ses alliés. Ils savent qu’ils sont dans leur droit, le droit des peuples à disposer de leurs terres, de leur air, de leur mer et de leur vie, le droit de résister à toute occupation, par tous les moyens et en tout temps.

 

Extraits de l’hymne aux martyrs de Kfar Qassem (Samih al-Qassem)

« Le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés,

Je n’ai pas pleuré, mais je me suis dit « un autre contingent suivra, de maison en maison »,

Le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés,

Je me suis réveillé, les yeux brillants de joie, de mille joies.

Moi, ô Kafr Qassem, je ne célèbre pas la mort,

mais les bras qui n’ont cessé de résister,

… Je remplis le monde d’acclamations, non négociables :

Kafr Qassem, Kafr Qassem, Kafr Qassem

Ton sang continue à couler et nous continuons à résister » 

18:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, sionisme, palestine, television, france, romain, colonialisme, fascisme, imperialisme, israel, grande-bretagne, silence, medias, information, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

10/10/2009

30/04/09: Fête d "independance" Mais dequelle indépendance parle Moubarak quand il félicite L'entité sioniste ?

Fête d "independance" Mais dequelle indépendance parle Moubarak quand il félicite L'entité sioniste ?

De Ginette : grianala@yahoo.fr

C'LEILA
Leila Fechtali

Moubarak a félicite l'ennemi sioniste pour ses 61 ans d "indépendance"
mais de quelle "independance" s'agit-il?

l'Etat sioniste existait-il avant d'exproprier la terre de Palestine et de l'occuper par la grâce de la lâchete et de la collaboration des allies de l'Europe imperialiste et de leurs instruments telles que la Societe des Nations créée pour decreter, sans que les peuples de la region aient voix au chapitre, le partage d une terre qui ne leur appartenait pas et en donner 54% a une population étrangère organisée pour la guerre, l' expansion, l'expropriation, le nettoyage ethnique et déterminée sur la base de sa supériorite ethnique à remplacer les Palestiniens sur leur terre contre quelle colonisation l'entite sioniste a-t-elle combattu pour conquerir son "independance"?

Cette mystification de fête d "independance" se poursuit pour nettoyer les cerveaux et l'histoire des attaques, des massacres, des bombardements, des sièges, des attentats et des assassinats qui ont présidé a l implantation d'une societe de colons qui continue aujourd hui à accaparer la terre volée et à exproprier tous les jours plus d'espace, d'habitations, de ressources et à faire régner la terreur sur sa population
Mais la falsification de l "indépendance" ne perd rien pour attendre, malgre les refrains des "deux Etats vivant en paix côte a côte", de "paix juste et durable" et autres distinctions qui légitimisent l'expropriation de 1948, la fin inexorable qu'elle merite et que lui prépare la resistance palestinienne dans sa lutte de libération nationale, dusse-t-elle durer 150 ans de plus

de la mer méditerranée au Jourdain : la Palestine aux Palestiniens

10:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, guerre, sionisme, palestine, romain, colonialisme, europe, fascisme, imperialisme, euro-dictature, israel, silence, medias, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

28/09/2009

27/09/2009: Grève générale en Palestine occupée : la confrontation et le défi...

Sent: Sunday, September 27, 2009 12:01 PM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: Grève générale en Palestine occupée : la confrontation et le défi

 

Grève générale en Palestine occupée : la confrontation et le défi

 

CIREPAL (Centre d’Information sur la résistance en Palestine)

27 septembre 2009

 

 

Le premier octobre prochain, les Palestiniens de 48 (qui vivent dans l’entité sioniste) organisent une grève générale, à laquelle ont unanimement appelé les forces politiques palestiniennes présentes dans le Haut comité de suivi des masses arabes. Cette grève signifie essentiellement que les régions demeurées majoritairement arabes (Galilée, Triangle et des parties du Naqab) seront entièrement paralysées, y compris dans la partie arabe des villes « mixtes ». Il s’agit d’abord de commémorer le martyre de 13 Palestiniens tombés début octobre 2000, lorsque notre peuple de l’intérieur s’est soulevé, pour contribuer à l’intifada al-Aqsa, déclenchée quelques jours plus tôt.

Il a fallu huit ans pour que les Palestiniens de 48 arrivent à proclamer cette grève, historique dans l’histoire du mouvement palestinien de l’intérieur. En effet, après la terrible répression en octobre 2000 contre les Palestiniens de 48, descendus dans les rues pour protester contre les massacres commis par l’armée sioniste en Cisjordanie (al-Quds y compris) et la bande de Gaza et pour participer à la révolte de notre peuple contre la colonisation et l’occupation, dans l’Intifada al-Aqsa, les Palestiniens de 48 ont célébré, entre 2001 et 2008, la commémoration annuelle en organisant diverses manifestations, dans certaines villes, soit en Galilée soit dans le Triangle.

 

Commission Ur : manœuvre israélienne

Depuis 2001, plusieurs voix et forces politiques réclamaient la grève générale, mais en vain. Certains partis essayaient de « calmer » les masses, préférant discuter avec les institutions sionistes, attendant un geste de leur part, une sorte de « regret » pour les massacres commis ou « des excuses » pour la répression, les actes et les paroles racistes. En vain !! L’institution sioniste, civile, militaire ou sécuritaire, n’a pas bronché, au contraire. La commission israélienne Ur qui avait été formée juste après la révolte pour soi-disant examiner et évaluer les événements (manifestations pacifiques et répression sanguinaire) n’a abouti qu’à faire porter la responsabilité des faits aux dirigeants palestiniens eux-mêmes, accusant sheikh Raed Salah et dr. Azmi Bishara d’être les fauteurs de troubles, parce qu’ils avaient prononcé des discours jugés « extrémistes » par les responsables israéliens. De plus, les militaires et policiers ayant tiré sur les manifestants, tuant 13 civils et blessant près de 500 civils palestiniens, ne seront pas inquiétés, malgré les preuves évidentes de leur implication dans les meurtres intentionnels. Il a fallu le rapport de cette commission, paru en 2005, pour que certains dirigeants comprennent enfin que l’établissement colonial sioniste ne peut aller au-delà de cette manœuvre qui vise à faire croire qu’Israël est un Etat de droit et que tous ses citoyens sont égaux, puisque les Palestiniens de 48 « jouissent » de la citoyenneté israélienne.

 

Depuis octobre 2000 : accentuation du racisme colonial

Le massacre d’octobre 2000 n’a été que le début d’une vague répressive, coloniale et raciste, populaire et officielle, civile, militaire et sécuritaire, contre les Palestiniens de 48 et leur direction politique.

Depuis octobre 2000, les institutions israéliennes ont accentué leur politique d’apartheid envers ce qu’elles considèrent comme la « minorité arabe israélienne » : outre les confiscations des terres (en Galilée et dans le Triangle), les démolitions des maisons (en Galilée et surtout dans le Naqab, partie sud de la Palestine), les pratiques de nettoyage ethnique dans les villes devenues « mixtes » du fait de la colonisation (Yafa, Ramleh, Lidd, Akka et Haïfa) et dans des régions comme le Naqab, outre les actes et les déclarations racistes d’officiels, d’universitaires ou de journalistes israéliens, les masses palestiniennes et leurs directions politiques et civiles sont soumises à l’arbitraire et la répression : arrestations, fouilles et confiscations de matériels et documents, exil forcé, interdictions diverses (de voyager, de se déplacer, etc..). Mais trois faits marqueront la mémoire collective palestinienne, après le massacre d’octobre 2000 : le massacre de Shefa ‘Amr commis par un soldat-colon en août 2005, le pogrom de Akka commis en septembre 2008 et la tentative d’invasion par les colons de Umm al-Fahem, début 2009. Ce qui distingue ces faits de tous les autres, c’est l’impunité officielle envers les colons, responsables de toutes ces attaques. Il est désormais clair, pour ceux qui hésitaient encore, que l’institution officielle israélienne ne peut que soutenir et protéger ses propres colons, à cause de l’idéologie coloniale et raciste officielle.

 

D’un apartheid de fait à un apartheid légalisé

Il est devenu courant de désigner la politique israélienne par apartheid, concernant la Cisjordanie (y compris al-Quds) et de la désigner par racisme concernant les Palestiniens de 48, comme si la politique israélienne envers les Palestiniens de 48 relevait d’un racisme semblable à la France ou à d’autres pays européens. Mais quiconque étudie minutieusement la pratique institutionnelle sioniste envers les Palestiniens de 48, depuis l’occupation de la Palestine en 1948 et la fondation de l’Etat sioniste, réalisera qu’elle est caractérisée par un véritable apartheid auquel s’ajoute une politique de nettoyage ethnique et religieux. Cette distinction entre les deux régimes (Cisjordanie et Palestine occupée en 48) est le fait de ceux qui croient à la légalité et la légitimité de l’Etat d’Israël, croyance qui les empêche de voir le visage hideux du colonialisme dans cette partie occupée en 48 : ils ne voient que la partie superficielle, le racisme envers une catégorie de la population « israélienne ». Mais dans les faits, l’apartheid sioniste s’exerce avant tout envers les Palestiniens de 48, dans tous les détails de vie courante. Il est vrai que les Palestiniens de 48 votent pour des élus à la Knesset, mais ce n’est qu’une façade, qui risque d’ailleurs de tomber ces prochaines années. Mais même concernant ces élections, il faut rappeler que suite à l’expulsion des Palestiniens de leur patrie, en 1948-49, ceux qui sont restés sont devenus une minorité affaiblie, sans direction politique, économique et intellectuelle, face à l’établissement sioniste (ce qui n’était pas le cas des Africains dans l’Afrique du sud). Donc, pour les sionistes, il valait mieux leur accorder ce droit de vote et la citoyenneté, puisqu’ils ne pouvaient représenter aucun danger, à l’époque.

Concernant la citoyenneté israélienne, de plus en plus nombreux sont les Palestiniens de 48 qui la remettent en cause, comme le dit Ameer Makhoul, directeur de l’Union des associations civiles arabes (Ittijah), dont le siège est à Haïfa, dans un article récent :  « la citoyenneté ne protège pas le Palestinien, elle n’est pas une médaille israélienne pour le Palestinien, mais un outil de domination et de domptage entre les mains de l’Etat, alors que pour le mouvement national palestinien de l’intérieur, elle est un outil pour demeurer et défendre la patrie, et y défendre les droits de notre peuple. Quoi qu’il en soit, elle n’est pas un choix palestinien mais une contrainte israélienne ».

L’apartheid israélien de fait pratiqué depuis 1948 est en passe d’être légalisé, avec les lois de plus en plus nombreuses que l’établissement officiel sioniste instaure. Il n’a pas fallu attendre, contrairement à ce que croient beaucoup, l’arrivée au pouvoir de la droite dure pour ce faire, c’est-à-dire février 2009. Dès l’Intifada al-Aqsa, plusieurs lois adoptées par la knesset ou proposées par des groupes parlementaires divers, rejettent les droits des Palestiniens, limitent leur accès à une égalité même de surface, encerclent leur direction et leur présence dans leur pays. Les récentes lois proposées, discutées ou adoptées ne font qu’entériner ce que la gauche sioniste avait envisagée, à demi-mots. C’est cette accentuation de la sionisation musclée, à visage découvert, qui a finalement convaincu ceux qui hésitaient à proclamer la grève générale, à le faire sans hésiter.

 

L’accumulation des confrontations antérieures

Si les Palestiniens de 48 sont parvenus à proclamer la grève générale, le 1er octobre prochain, de manière unanime, c’est aussi et surtout à cause de l’accumulation des luttes qu’ils entreprennent depuis octobre 2000 contre l’institution sioniste, sous toutes ses formes. C’est dans la confrontation que les outils ont été mis au point et ajustés pour arriver à ce stade, reprenant la tradition de la journée de la terre du 30 mars 1976, mais avec une conscience politique plus aguerrie de ce qu’ils sont, de ce qu’ils veulent et de ce à quoi ils aspirent. Il ne s’agit plus seulement de protester contre les confiscations des terres, qui sont d’ailleurs presque entièrement confisquées, plus de trente ans après, mais de s’affirmer palestiniens, et en tant que tels, de contribuer au combat palestinien pour la liberté, contre le colonialisme, l’apartheid et le nettoyage ethnique israéliens.

Et parmi ces outils de lutte forgés dans la confrontation, il y a le haut comité de suivi des masses arabes qui a « osé » proclamer la grève générale. Organe de liaison fondé au début pour contrôler les masses arabes, il est devenu, au fur et à mesure que les luttes s’intensifiaient, un organe partagé entre les nationalistes et les « modérés », pour devenir finalement un cadre portant les aspirations nationales du peuple palestinien de l’intérieur. Bien évidemment, la lutte à l’intérieur du haut comité n’a pas encore entièrement tranché la question, mais des voix de plus en plus nombreuses réclament actuellement l’élection des instances dirigeantes de cet organe par les masses palestiniennnes de 48, alors qu’elles sont jusqu’à présent formées par un consensus très éloigné de la réalité sur le terrain.

La principale contestation de ces élections réclamées émane de certains partis qui craignent que le haut comité ne remplace dorénavant leur représentativité à la knesset, tout comme ils craignent qu’un tel organe, uniquement palestinien, ne franchisse le cap d’une séparation de fait avec la société coloniale israélienne, balayant tout appui ou toute illusion envers la gauche sioniste ou alternative israélienne. Pour ceux qui réclament ces élections, il s’agit de bâtir un véritable outil palestinien représentatif, de liaison et de coordination des luttes face aux menaces de plus en plus évidentes de la part de l’institution sioniste. Il s’agit, non pas de remplacer les partis participant aux élections de la Knesset, mais d’aller au-delà, en tenant compte qu’une part grandissante de la population palestinienne de l’intérieur ne participe plus ou n’a jamais participé, à ces élections. La proclamation de la grève générale par le haut comité de suivi est un pas dans ce sens. Elle vient couronner le débat interne qui dure depuis des années et qui se poursuivra après la grève.

 

La grève générale du premier octobre prochain est la poursuite de la mobilisation exemplaire et la participation massive des Palestiniens de 48 lors de la guerre génocidaire contre la bande de Gaza. Elle est la poursuite de la mobilisation remarquable lors de la guerre de juillet-août 2006 contre la résistance au Liban, comme elle est la poursuite de la mobilisation populaire contre l’invasion de Umm al-Fahem, contre le pogrom à Akka et surtout, contre la judaïsation de la ville d’al-Quds, devenue de fait sous leur protection, puisque ni les Palestiniens de Cisjordanie ni ceux de la bande de Gaza ne peuvent y accéder et la défendre. Une lourde responsabilité pèse aujourd’hui, comme elle a toujours pesé, sur leurs épaules.

C’est pourquoi il est important que les amis du mouvement palestinien de libération se mobilisent pour soutenir le combat des Palestiniens de 48, non pas seulement lorsqu’ils participent au combat palestinien à Gaza ou en Cisjordanie, mais aussi et surtout lorsqu’ils se mobilisent et affrontent, les mains nues, l’institution sioniste, civile, militaire, politique ou sécuritaire, pour protester contre le racisme colonial qui cherche soit à les israéliser soit à les expulser.

Dans la pratique, il est possible de contribuer au soutien de leurs luttes en les faisant participer à tout débat organisé sur la cause palestinienne, et non seulement sur leurs propres luttes, en les invitant aux côtés des autres Palestiniens, réfugiés ou de Cisjordanie et de Gaza. Ensuite, faire connaître leur situation, leurs luttes et leurs analyses, en évitant de les intégrer dans « les affaires internes israéliennes » et en les dissociant des Israéliens, quelle que soit la nature de ces Israéliens, gauche, extrême-gauche ou autres. Puis, finalement, en tentant de porter la présence des Palestiniens de 48 dans leur propre pays colonisé devant les instances internationales, même si ces dernières sont encore timides ou franchement pro-sionistes. Défendre la présence et le droit des Palestiniens de 48 devant les instances internationales a une double portée : d’abord médiatique, mais surtout politique, puisqu’il s’agit de frapper l’Etat sioniste au cœur, lui qui considère les Palestiniens de 48 comme étant une affaire interne et que toute revendication de ce type, une intervention dans ses « affaires internes ». C’est à ce niveau que l’Etat sioniste peut être affaibli et démantelé, progressivement, tout en permettant à notre peuple de l’intérieur de s’affermir, d’être une épine mortelle dans le cœur de l’entité israélienne.

03:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, sionisme, palestine, television, romain, racisme, colonialisme, fascisme, israel, silence, medias |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

27/09/2009

26/09/09: Agression de Gaza : « un nom sur chaque balle »...

Agression de Gaza : « un nom sur chaque balle »

Gideon Levy, éditorialiste et membre de la direction du quotidien Haaretz, que Le Monde a surnommé "une épine dans le flanc d´Israël", est l´honneur du journalisme israélien. Il a signé dans l´édition électronique d´Haaretz du 17 septembre dernier un texte poignant, traduit en français par Info-Palestine sous le titre d´Eviter la honte à La Haye. Nous le publions à notre tour, en le dédiant à ceux des nombreux juifs de notre pays si aveugles dans leur défense inconditionnelle de l´Etat hébreu. Aux dirigeants du Crif, aux Bernard-Henri Lévy, Alexandre Adler ou autre André Glucksmann, ainsi qu´à nos gouvernants complices, nous proposons de méditer la proposition suivante : les Justes d´aujourd´hui sont aux côtés du peuple palestinien opprimé.

Il y a un nom sur chaque balle, et un responsable pour chaque crime. Le voile de teflon dont Israël s´était recouvert depuis l´opération "Plomb durci" a été arraché une fois pour toute, et maintenant il va lui falloir affronter les questions difficiles. Il est maintenant superflu de demander si des crimes de guerre ont été commis à Gaza, car la réponse nette et qui fait autorité a déjà été donnée. Aussi la question qui doit être posée maintenant est : qui est responsable ? Des crimes de guerre ont été commis à Gaza, il s´ensuit qu´il y a des criminels de guerre en liberté parmi nous. Ils doivent en être tenus responsables et punis. Telle est la conclusion rigoureuse qu´il faut tirer du rapport concis des Nations unies.

Depuis presque un an, Israël essaie de soutenir que le sang versé à Gaza n´était que de l´eau. Un rapport suit un autre rapport, avec les mêmes résultats effroyables : un siège, du phosphore blanc, le mal fait à des civils innocents, une infrastructure anéantie ; des crimes de guerre, dans tous les rapports sans exception. Après la publication du rapport le plus important et le plus accusateur de tous, celui établi par la Commission conduite par le juge Richard Goldstone, les tentatives d´Israël aujourd´hui pour le discréditer sont ridicules, et les fanfaronnades creuses des porte-paroles d´Israël sont pathétiques. (...)

Nul ne peut douter des compétences juridiques de Goldstone, comme juriste de niveau international avec une réputation irréprochable. L´homme qui a découvert la vérité sur le Rwanda et la Yougoslavie a agi de même pour Gaza. L´ancien procureur en chef du Tribunal pénal international de La Haye n´est pas seulement une autorité juridique, il est aussi une autorité morale ; par conséquent, les reproches portés contre lui ne tiennent pas la route. A la place, on ferait mieux de regarder de plus près l´accusé, et il est temps. Ces responsables, ce sont d´abord et avant tout Ehud Olmert*, Ehud Barak et Gabi Ashkenazi. Jusqu´alors et de façon incroyable, aucun d´entre eux n´a payé le moindre prix pour ses méfaits.

"Plomb durci" a été une agression sans retenue, où une population civile totalement démunie de protection n´a montré quasiment aucun signe de résistance pendant l´opération. Cette agression aurait dû soulever un tollé immédiat en Israël. Elle fut un Sabra et Chatila, perpétré cette fois par nous-mêmes. Mais s´il y eut une tempête de protestations dans le pays après Sabra et Chatila, après "Plomb durci", on a décerné des citations.

Il aurait dû suffire de regarder la disparité effroyable dans les victimes - 100 Palestiniens tués pour chaque Israélien - pour secouer la société israélienne tout entière. Il n´y avait nul besoin d´attendre Goldstone pour comprendre que quelque chose d´épouvantable s´était produit entre le David palestinien et le Goliath israélien. Mais les Israéliens ont préféré regarder ailleurs, ou se tenir avec leurs enfants sur les collines autour de Gaza et applaudir à chaque bombe qui faisait son carnage.

Sous couvert de médias engagés, d´analystes et spécialistes criminellement partiaux - qui tous ont empêché les informations de paraître - avec un lavage de cerveau d´une opinion publique sans vigilance, Israël s´est comporté comme si rien n´était arrivé. Goldstone a mis un terme à cela et pour cela, nous devons le remercier. Après, son travail est fini, des mesures concrètes évidentes vont être abordées.

Il aurait mieux valu pour Israël d´avoir eu le courage de changer de cap pendant qu´il était encore temps, et sans attendre Goldstone, d´enquêter véritablement sur la question et non pas ordonner ces investigations grotesques des Forces de défense d´Israël. Il faut faire payer le prix à Olmert et Tzipi Livni de leur décision scandaleuse de ne pas coopérer avec Goldstone, même si à ce point, ça ne sert à rien. Maintenant que le rapport est mis sur la voie du Tribunal pénal international et que des mandats d´arrêt peuvent être délivrés, tout ce qui reste à faire c´est de mettre en place immédiatement une commission d´enquête afin d´éviter la honte à La Haye.

Peut-être que la prochaine fois que nous nous lancerons dans une nouvelle guerre, vaine et misérable, nous prendrons en compte non seulement le nombre de victimes que nous sommes susceptibles d´assumer, mais aussi les dommages politiques lourds que provoquent de telles guerres.

A la veille du Nouvel An juif, Israël devient, et c´est justifié, un pays rejeté et détesté. Nous ne devons pas l´oublier une seule minute."

10:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, television, romain, racisme, colonialisme, europe, fascisme, imperialisme, euro-dictature, israel, occupation, silence, medias |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

17/04/2009

17/04/2009: A nouveau à propos des "beaux" T-shirts de "Tsahal"...

A nouveau à propos des "beaux" T-shirts de "Tsahal"...

Racist and sexist Israeli military shirts.doc (137 ko)

Des polos militaires israéliens imprimés de dessins et de slogans racistes et sexistes mettent en évidence la mentalité qui a généré les crimes de guerre sionistes à Gaza
par Adam Horowitz
on Mondoweiss, 20 mars 2009
http://www.philipweiss.org/mondoweiss/2009/03/racist-and-sexist-military-shirts-show-the-fruits-of-israeli-militarism.html
traduit de l´anglais par Marcel Charbonnier


Ha´aretz (quotidien israélien) continue à divulguer des témoignages de militaires israéliens sur Gaza. Le rapport le plus complet encore jamais publié est disponible ici. La ferveur messianique qui a alimenté la politique israélienne de châtiment collectif est mise à nu. Je ne vais pas le commenter ; pour le moment, je vais simplement le lire.

Il y a un autre reportage, dans le Ha´aretz d´aujourd´hui, que je tiens, en revanche, à commenter. L´article d´Uri Blau, intitulé 'No virgins, no terror attacks´ [Pas de vierges, pas d´attentats terroristes] décrit la pratique des soldats israéliens consistant à faire imprimer les emblèmes de leur unité sur leur uniforme militaire, accompagnés de dessins et de texte. Ci-dessous, vous trouverez quelques exemples de chemises ayant été ainsi imprimées, avec quelques-unes des innombrables images ainsi dupliquées. Ces images n´ont paru que sur le site ouèbe du Ha´aretz en hébreu :



Un T-shirt de tireurs d´élite d´infanterie porte, ainsi, l´inscription « Plutôt utiliser Durex », à côté de l´image d´un enfant palestinien tué, avec sa mère en larmes et un nounours à ses côtés. Un T-shirt d´un tirailleur du bataillon Shaked de la brigade Givati montre une femme palestinienne enceinte, avec une cible sur son ventre, le slogan disant, en anglais : « Un (seul) tir, deux tués ».


Après l´Opération Plomb Coulé, des soldats de ce bataillon ont fait imprimer sur leurs T-shirts un dessin représentant un aigle en train de posséder sexuellement le Premier ministre palestinien (Hamas) Ismail Haniyéh.

Une chemise de « remise de diplôme », pour ceux qui ont terminé un nouveau cours de « tir au pigeons » porte le dessin d´un bébé palestinien, qui grandit, devenant un enfant combattant puis un adulte armé, accompagné de l´inscription : « Peu importe comment ça commence : c´est nous qui nous occupons de la fin ! »

Les chemises arborant des messages à teneur sexuels foisonnent. Ainsi, à titre d´exemple, le bataillon Lavi en a produit une qui représente un soldat près d´une jeune femme couverte d´ecchymoses, avec ce slogan : « Je parierais que tu t´es fait violer !? »

Certaines images, plus rares, mettent en exergue des exactions dont l´armée dénie l´existence - comme la notion de « confirmation de mort » (consistant à tirer une balle dans la tête d´un(e) ennemi(e) à bout portant, afin de s´assurer qu´il (elle) est bien mort(e)), la profanation de sites religions, ou des brutalités à l´encontre de femmes ou d´enfants non combattants.

Le slogan « Que toute mère arabe sache que le sort de son enfant est entre mes mains ! » avait déjà été banni des chemises d´une autre unité d´infanterie. Un soldat de la brigade Givati a toutefois déclaré, voilà quelques jours, qu´à la fin de l´année dernière son peloton avait fait imprimer des dizaines de chemises, de doudounes et de pantalons portant précisément ce slogan.




« Il y a un dessin représentant un soldat (de « Tsahal ») sous les traits de l´Ange de la Mort , à côté d´un canon et d´une ville arabe », explique-t-il. « Le texte était très expressif. Le plus drôle, c´est que quand notre soldat est allé chercher les chemises, l´homme qui les avait imprimées s´est avéré être un Arabe. Le soldat en question s´était senti tellement mal à l´aise qu´il avait dit à la fille, à la caisse, de les lui livrer à la caserne. »


En 2006, des soldats élèves du cours de l´ « Equipe Carmon », qui forme des tireurs d´élites, ont fait imprimer une chemise portant un dessin d´un Palestinien arborant un coutelas, vu à travers le viseur d´un fusil à lunette, avec le slogan : « Il va falloir que tu coures, que tu coures, que tu coures très vite, mon gars, avant que tout soit fini ! ». Au-dessous, le dessin d´une femme arabe éplorée, penchée sur une tombe, avec ces mots : « Et après, elles pleurent ; et après, elles pleurent » [Ces inscriptions sont des parodies d´une chanson populaire].

Une autre chemise de sniper représente, elle aussi, un Arabe dans un collimateur, avec cette annonce : « Tout est fait dans les meilleures intentions. »

Une chemise, imprimée après l´Opération Plomb Coulé, à Gaza, à l´intention du Bataillon 890 de Parachutistes, montre un soldat King-Kong, dans une ville soumise à un assaut en règle. Le slogan est dépourvu d´ambiguïté : « Si tu as cru que ça pourrait être réparé, éh bien, tu va voir que ça peut être détruit ! »

Ces chemises doivent obtenir l´aval des commandants de « Tsahal », et elles font partie de la tradition militaire, bien que leur nature explicite semble un phénomène nouveau. Le Dr Orna Sasson-Levy, sociologue de l´Université Bar-Ilan, a expliqué que ces chemises « font partie intégrante d´un processus de radicalisation que traverse l´ensemble du pays (Israël), et dont les militaires sont aux avant-postes. » Sergiey Sandler, un militant antimilitariste israélien, actif dans l´importante association New Profile, a diffusé cet article par mél, expliquant que ces chemises « sont une tradition de longue date, dans les unités de l´armée israélienne ; vous voyez de telles chemises, bien qu´habituellement, avec des dessins moins outrageants, dans les rues, partout. C´est là un spectacle qui en dit bien davantage qu´un tombereau de commentaires, n´est-ce pas ? »

Je ne pense pas que ce type de chemises « ornées » soit un phénomène uniquement israélien. Je parie qu´il en existe de similaires, créées par les soldats US en Irak. Mais elles sont indicatives d´un environnement où des crimes de guerre massifs sont susceptibles d´être perpétrés. Elles sont le reflet d´une mentalité dans laquelle la vie des Palestiniens est méprisée, voire où elle n´est même pas reconnue. Un des soldats l´a très bien dit, dans son témoignage décrivant de quelle manière une mère et ses deux enfants ont été tués délibérément. : « L´ambiance, de manière générale, d´après ce que j´ai compris à partir de ce que la plupart des hommes placés sous mes ordres m´ont dit... je ne sais pas comment la qualifier... La vie des Palestiniens, disons, est quelque chose de vraiment, vraiment moins important que celle de nos soldats. En ce qui les concerne, en tout cas, c´est ainsi qu´ils justifient
ça... »

21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, guerre, palestine, romain, racisme, fascisme, imperialisme, israel, silence, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

23/02/2009

20/02/2009: Hampshire College devient la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements en Israël...


Hampshire College devient la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements en Israël.

De : philippepe
Date : Fri, 20 Feb 2009

Un de mes amis discute avec son marchand de primeurs : celui-ci lui
avoue que les clémentines affichées "Corse" viennent d'Israël... Quand
il affichait la "vérité".L Personne ne les achetait !!!

Hampshire College devient la première université a ux Etats-Unis à retirer ses investissements

De l'occupation israélienne en Palestine !
Hampshire College devient la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements
[14/02/2009 - 18:25]


Par Students for Justice in Palestine > Hampshires

Hampshire College, à Amherst, dans le Massachusetts, est la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements de certaines entreprises du fait de leur implication dans l'occupation de la Palestine par Israël.
Cette étape essentielle est la conséquence immédiate du travail de l'association étudiante Etudiants pour la Justice en Palestine (Students for Justice in Palestine, SJP) qui a mené une campagne intensive ces deux dernières années. L'association a fait pression sur le conseil d'administration de Hampshire College afin qu'il retire ses investissements dans six entreprises en particulier, en raison de préoccupations liées aux Droits de l'Homme dans les territoires occupés de Palestine. Plus de 800 étudiants, professeurs, et anciens élèves ont signé la pétition de SJP appelant au désinvestissement.
La proposition de SJP a été approuvée par le conseil d'administration le samedi 7 Février 2009. SJP considère qu'en désinvestissant de ces entreprises, Hampshire College se démarque de toute complicité dans l'occupation illégale de la Palestine et les crimes de guerre commis par Israël.
Les notes prises pendant la réunion du conseil d'administration confirment que « Le Président Hexter a reconnu que c'est le travail de SJP qui a porté l'attention du comité sur ce problème ». Cette décision d'avant-garde s'inscrit dans l'histoire de Hampshire College, qui avait été la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements des entreprises liées à l'apartheid en Afrique du Sud, il y a de cela trente-deux ans, à cause de préoccupations similaires concernant les Droits de l'Homme. Cette décision avait également été le résultat des pressions étudiantes.
Le désinvestissement a jusqu'à présent été appuyé par, entre autres, Noam Chomsky, Howard Zinn, Rashid Khalidi, la Vice-présidente du Parlement Européen Luisa Morganitini, Cynthia McKinney, l'ancien membre du Congrès National Africain Ronnie Kasrils, Mustafa Barghouti, l'historien israélien Ilan Pappe, John Berger, le Prix Nobel de la Paix Mairead Maguire, et Roger Waters des Pink Floyd.
Les six sociétés, qui fournissent toutes des équipements et des services à l'armée israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sont : Caterpillar, United Technologies, General Electric, ITT Corporation, Motorola et Terex.
SJP répond à un appel de la société civile palestinienne qui a mené une campagne pour le boycott, le désinvestissement, et les sanctions pour la Palestine (Boycott, Divestment, and Sanctions - BDS) en faisant pression sur l'Etat d'Israël de façon non-violente afin qu'il mette fin à toute violation du Droit International.
SJP suit l'exemple de nombreux groupes et institutions de renom tels que la National Association of Teachers in Further and Higher Education in the UK, l'association israélienne Gush Shalom, le Congress of South African Trade Unions, la Canadian Union of Public Employees, et le American Friends Service Committee.
En plus d'exprimer notre opposition à l'occupation illégale de la Palestine et les violations répétées des Droits de l'Homme à l'encontre du peuple palestinien, nous, en tant que membres d'une institution d'enseignement supérieur, considérons de notre responsabilité morale le fait d'exprimer notre solidarité avec les étudiants palestiniens dont l'accès à l'éducation est fortement inhibé par l'occupation israélienne.
SJP a prouvé que des associations étudiantes peuvent organiser, rallier et faire pression sur leur établissement pour qu'ils retirent tout investissement de l'occupation illégale de la Palestine. Le groupe espère que cette décision ouvrira la voie à d'autres institutions d'éducation supérieure aux Etats-Unis afin qu'elles prennent des initiatives similaires.
Veuillez écrire à
hampshiresjp@mail.com pour tout entretien téléphonique.


Source : Students for Justice in Palestine

21:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, romain, fascisme, solidarite, resistance, israel, silence, medias, gaza |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

15/02/2009

10/02/2009: Les Irlandais lancent un appel au boycott d’Israël ...

----- Original Message -----
From: Morad
Sent: Tuesday, February 10, 2009 10:22 AM
Subject: [Transfer_info] IRLANDE : Appel au boycott d'Israel

Les Irlandais lancent un appel au boycott d’Israël
 
mardi 3 février 2009

Les lecteurs de l’Irish Times du 31 janvier ont pu voir, en page 5, un "appel irlandais pour une justice en Palestine" lancé par environ 300 signataires, dont des députés, des sénateurs, des leaders politiques (dont Gerry Adams), des dirigeants de syndicats, des professeurs, des musiciens connus, des célébrités culturelles...

Cet appel ne figure pas sur la version internet de l’I.T. mais l’édition du samedi est celle qui est la plus lue en Irlande. Il est d’ailleurs demandé, au bas de la page, de relayer le plus possible cet appel dans le monde, et de faire en sorte qu’il soit reproduit avec la mention "paru dans le Irish Times le 31 janvier 2009".

En voici le texte :

"Les bombardements sur Gaza ont tué plus de 1300 Palestiniens, dont un tiers d’enfants. Des milliers d’autres ont été blessés, certains s’étant réfugiés dans des bâtiments de l’ONU. Source Irish Times du 31 janvier

Cet assaut est survenu après un an de blocus économique organisé par Israël. Le blocus, interdit par les lois humanitaires internationales, a détruit l’économie de la bande de Gaza et condamné sa population à la pauvreté. Selon un rapport de la Banque Mondiale, "98% de l’activité industrielle est à l’arrêt". Les dernières attaques d’Israël sur Gaza ont été le plus récent volet de l’oppression du peuple palestinien par Israël, et sa volonté de s’approprier leur terre.

Israël n’a jamais déclaré ses frontières. Au contraire, il s’est continuellement étendu aux dépenss des Palestiniens. En 48, Israël s’était déjà emparé de 78% de la Palestine, beaucoup plus que ce que l’Assemblée Générale de l’ONU avait octroyé à l’état juif en 47. Au mépris de toutes les lois internationales, Israël a expulsé plus de sept cent mille Palestiniens de leurs maisons.. Ces réfugiés et leurs descendants, qui maintenant approchent du million, sont dispersés un peu partout dans la région. Ils ont le droit au retour, d’après la juridiction internationale. Ce droit a été confirmé plusieurs fois à l’ONU, à commencer par la résolution 194 en 1948.

En 1967, Israël a occupé les 22% qu’il restait de la Palestine : la Cisjordanie et Gaza. Ne respectant aucunement l’article 49 de la Convention de Genève, Israël a construit et continue de le faire, des colonies d’occupation sur ces territoires occupés. Aujourd’hui, on peut trouver environ 500 000 colons israéliens vivant dans les colonies de Cisjordanie (Jerusalem-Est inclus), et leur nombre croît quotidiennement au fur et à mesure qu’Israël étend ses programmes d’implantations.

Israël a résisté à la pression de la Communauté Internationale en continuant à ne pas respecter les lois internationales :

Non à la demande internationale d’arrêter les implantations et de détruire celles déjà construites (Résolutions 446, 452 et 465 du Conseil de Sécurité),

refus de rendre ses annexions illégales à Jérusalem Est (Résol. 252, 267, 271, 298, 476, 478).

Depuis septembre 2000, plus de 5 mille Palestiniens, dont mille mineurs, ont été tués par l’armée israélienne.

Onze mille Palestiniens, parmi eux des mineurs, sont internés dans des prisons israéliennes. Des centaines sans même avoir été jugés. De plus, Israël ne respecte pas, ici non plus, la loi internationale en les emprisonnant en dehors des territoires occupés, compliquant ainsi la vie de leurs familles, en rendant les visites quasi-impossibles..

Chaque année, des centaines de maisons palestiniennes sont détruites.

La population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza vit emprisonnée derrière des murs, des barrières de défense et des checkpoints, qui les empêchent d’avoir accès aux commerces, aux écoles, à leur travail, aux hopitaux et aux lieux de culte. Ils sont soumis aux restrictions de toutes sortes et à des rituels d’humiliation quotidiens par les soldats de l’armée d’occupation et les gardes des check-points.

Invasion, occupation, privation de leur terre est la réalité à laquelle doivent faire face les Palestiniens depuis de nombreuses années, de façon quotidienne, pendant que leur pays est déchiqueté sans remords.

Sans un arrêt de ces agressions d’Israël, et si des droits démocratiques ne sont pas reconnus au peuple palestinien, il n’y aura ni justice ni paix au Moyen Orient. Il doit être mis fin à l’occupation vieille de 40 ans de la Cisjordanie et de Gaza par Israël.

L’occupation peut se terminer si une pression politique et économique est exercée sur Israël par la communauté internationale. C’est d’ailleurs ce que réclament les Palestiniens : que la communauté internationale intervienne.

Nous, signataires, lançons l’appel suivant :

que le gouvernement irlandais cesse ses achats de produits et de services militaires à Israël et appelle publiquement à un embargo militaire contre Israël

que le gouvernement irlandais demande publiquement que l’accord Euro-Med qui permet à Israël d’avoir un accès privilétié au marché de l’Union Européenne soit suspendu tant qu’Israël ne respectera pas la Loi Internationale.

que le gouvernement irlandais s’oppose à toute nouvelle proposition de relations entre l’U.E. et Israël,

que le peuple irlandais boycotte les marchandises et services israéliens tant qu’Israël ne respectera pas la loi internationale.

 

(Traduit par Claudine LUSCHER pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

http://oumma.com/Les-Irlandais-lancent-un-appel-au

20:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, guerre, palestine, romain, colonialisme, democratie, fascisme, imperialisme, israel, agressions, hamas, droits de l homme, gaza |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

12/02/2009

11/02/2009: de Michel Collon: Comment expliquer le succès du Hamas ?

Date : 11/02/2009 23:58:56
Sujet : Comment expliquer le succès du Hamas ?
 
Si le texte ne s'affiche pas bien, cliquez : Hamas

Comment expliquer le succès du Hamas ?
Mohamed Hassan
INTERVIEW : Grégoire Lalieu et Michel Collon


Pour les grands médias, l’affaire semble entendue : le Hamas est terroriste, intégriste et fanatique. Pourtant, ce mouvement a gagné les dernières élections et sa popularité ne cesse de croître auprès des Palestiniens. Pourquoi ? Nous l’avons demandé à Mohamed Hassan, auteur de "L’Irak face à l’occupation", et un des meilleurs spécialistes du Moyen-Orient...

Qu’est réellement le Hamas ?
Le Hamas est un mouvement politique issu d’un des plus vieux mouvements politiques d’Egypte, les Frères Musulmans. Le mot « Hamas » signifie l’éveil, il fait référence à quelque chose en éruption... C’est un mouvement nationaliste islamiste que l’on pourrait comparer au mouvement nationaliste irlandais. Face à l’occupation coloniale de l’Irlande par les Britanniques, se développa à partir de 1916 un mouvement de résistance, l’Irish Republican Army. Comme les Irlandais étaient catholiques et les colons britanniques protestants, l’occupant tenta d’en faire une guerre de religions. La religion peut être utilisée pour mobiliser un peuple pour une cause.


Quel contexte historique explique l’émergence du Hamas ?
Pour le comprendre, nous devons prendre en considération différents événements historiques. Le premier est la guerre des Six Jours qui discrédita le nassérisme en 1967. Nasser était un président égyptien qui encouragea une révolution arabe pour l’indépendance et le développement. Suite à la sévère défaite que lui infligea Israël, son idéologie perdit en influence. Après sa mort, l’Egypte et Israël entrèrent à nouveau en conflit lors de la guerre d’Octobre en 1973. L’Egypte et la Syrie voulait récupérer des territoires sous occupation israélienne. Finalement, l’Egypte et Israël signèrent un accord, mais cet événement marqua une profonde division dans le monde arabe entre les pays qui étaient prêts à accepter les conditions israéliennes et ceux qui voulaient résister comme la Syrie, l’Algérie, l’Irak... Bien sûr, la question palestinienne restait un élément crucial dans ces conflits. La résistance à Israël avait d’ailleurs mené à la formation de l’OLP, l’Organisation pour la Libération de la Palestine. Cette organisation a été créée dans le but de rassembler les différents mouvements de résistance pour allier leurs efforts dans la résistance à Israël. Avant de négocier avec cette organisation lors des accords d’Oslo, Israël la considérait comme un groupe terroriste et lui infligea plusieurs défaites qui peuvent expliquer l’émergence du Hamas.
La première défaite survint avec le septembre noir de 1970. L’OLP avait son quartier général en Jordanie où le roi Hussein négocia un accord avec Israël pour réprimer brutalement l’insurrection palestinienne. L’OLP fut alors obligée de fuir vers Beyrouth. La seconde importante défaite survint en 1982. Israël attaqua le Liban et la plupart des combattants de l’OLP durent partir très loin de la Palestine. Le QG de l’organisation fut établi à Tunis. C’est dans ce contexte particulier qu’arrive la première Intifada en 1987. L’Intifada était un soulèvement populaire en réaction à l’occupation israélienne qui a démarré à Gaza et a ensuite gagné la Palestine tout entière. Comme je l’ai dit, l’OLP se situait très loin à ce moment-là. Le Hamas au contraire se trouvait en Palestine et prit part à l’Intifada. Cet événement marque l’arrivée de ce mouvement qui débuta dans les prisons ! Les prisons étaient habituellement considérées comme un lieu de punition. Mais après que des résistants de l’Intifada furent emprisonnés, la donne changea ! C’est dans les prisons que le Hamas commença à recruter et à se développer en tant qu’organisation. Avec l’Intifada, le Hamas fut exposé à l’opinion palestinienne, l’opinion israélienne et l’opinion internationale.


Comment l’OLP réagit-elle à l’Intifada ?
Avec l’Intifada, l’OLP se divisa en deux ailes : la plus forte qui voulait continuer la résistance et qui était basée à Tunis et une autre moins importante qui voulait négocier un accord. Ces membres-là se cachaient et n’eurent pas le courage de défendre leurs opinions jusqu’aux accords d’Oslo où ils se manifestèrent au grand jour et devinrent plus forts. Arafat était un tacticien et après la fin de la première Intifada, il utilisa les différents courants palestiniens dans le but de ramener l’OLP en Palestine.


Quels étaient ces courants ?
D’abord, vous avez ceux qui voulaient continuer le combat contre Israël sans concession. Arafat devait les marginaliser pour obtenir quelque chose. D’un autre côté, vous avez ceux qui voulaient capituler, et ils dirigent le gouvernement palestinien aujourd’hui. Enfin, il y a la bourgeoisie qui souhaitait tirer profit d’une négociation. Arafat les utilisa pour obtenir ce qu’il voulait. Cela nous mène aux Accords d’Oslo en 1993. Ces accords ont permis à l’OLP de revenir en Palestine mais à part ça, ce fut une grande défaite. Les Palestiniens acceptèrent 22% de leurs terres. Il n’y a aucun accord dans l’Histoire qui confère à une partie seulement 22% de ce qu’elle demandait ! L’OLP n’était plus considérée comme une organisation terroriste et gagna la reconnaissance d’Israël, mais elle réussit pas à réellement améliorer la situation à Gaza et en Cisjordanie. Rien dans l’accord n’a été mentionné pour mettre fin à la colonisation israélienne. Cet élément a discrédité l’autorité palestinienne auprès de la population et a aussi contribué au succès du Hamas en tant que mouvement de résistance. Un autre élément important est le fait que l’autorité palestinienne, qui recevait des fonds de l’Occident, est devenue corrompue. Rien n’indique que le Hamas ait ce problème. D’une part, ses principales sources de revenus proviennent d’un système basé sur la charité dans le monde musulman. D’autre part, vu qu’ils critiquent l’autorité palestinienne sur le problème de la corruption, ils veillent sérieusement à ce que cela ne se produise pas dans leurs rangs.


Comment expliquer le succès du Hamas ?
Trois facteurs expliquent le succès du Hamas. Le premier est le maintien de la résistance et le refus de toute solution imposée, ce qui correspond à la volonté de la population. Le second facteur est que le Hamas exige le retour des réfugiés de 1948 et de 1967. En 1948, après la création de l’Etat d’Israël, beaucoup de Palestiniens furent expulsés du territoire. Avec la guerre des Six Jours en 1967, environ 300.000 réfugiés partirent en Jordanie. Aujourd’hui, c’est plus de six millions de réfugiés qui n’ont pas le droit de revenir dans leur pays ! En revanche, en tant qu’Etat juif, Israël accueille n’importe quel juif de n’importe où : Espagne, Russie, Ethiopie... Des personnes qui n’ont jamais été vues en Palestine auparavant! La question des réfugiés est un élément important des revendications palestiniennes dont le Hamas s’est fait le porte-parole.
Le dernier facteur qui a contribué au succès du Hamas est l’élimination au sein de la communauté palestinienne des personnes corrompues par Israël pour obtenir des informations. Quelques-uns ont été éliminés physiquement et la plupart - des délinquants, des alcooliques ou des dealers - ont été réintégrés via les programmes sociaux du Hamas. L’information ne circulait donc plus. C’est très important. Israël avait créé une société corrompue où tout le monde était contre tout le monde et a exploité cela pour construire un réseau d’informations et établir un certain contrôle sur la résistance palestinienne. C’est typique d’une mentalité coloniale. Les Britanniques ont appliqué cela en Irlande du Nord. Rien de nouveau. Mais le Hamas a réussi à détruire ce réseau, ce qui constitue une grande victoire sur Israël.


Certains disent qu’Israël a délibérément favorisé l’ascension du Hamas. Est-ce vrai ?
Pas du tout ! Il n’y en a aucune preuve. Israël a toléré le Hamas en espérant que surviennent des conflits interpalestiniens. Ils voulaient affaiblir l’OLP et le Fatah. Mais ils ne s’attendaient pas à la qualité, la capacité et l’organisation dont a fait preuve le Hamas en se développant de telle manière. Toute puissance coloniale considère immanquablement ses sujets comme des enfants naïfs.


Comment un mouvement islamiste est-il devenu si populaire en Palestine?
Sous l’occupation à Gaza et dans les autres territoires, il n’était pas possible pour les Palestiniens de discuter ouvertement ou même d’imaginer leur futur excepté dans deux endroits : la mosquée et l’université. Le Hamas était bien entendu déjà actif dans le premier. Mais il a ensuite commencé, comme n’importe quel autre parti politique, à se manifester dans les organisations étudiantes. Le marché est ouvert pour tous les partis ! Le Hamas a donc recruté de jeunes étudiants brillants, qui étaient bien perçus dans la société en raison de leur dévouement et de leur honnêteté. C’était facile pour le Hamas de les convaincre, car la volonté de résister les unissait. Il n’y a pas de mystère! Le Hamas exprime ouvertement ce que la population ressent dans son cœur. Avec les éléments les plus combatifs, les plus intelligents et les plus éduqués de la société, le Hamas est devenu une grande organisation.


Comment les autorités palestiniennes ont-elles réagi à l’évolution du Hamas ?
Elles ont été touchées par la corruption et les scandales. Même des journalistes palestiniens les ont condamnées pour ça. Arafat était une espèce d’arbitre entre les différentes factions. Mais après sa mort, les contradictions entre le Hamas et le Fatah sont devenues antagoniques. Israël a exploité ces dissensions et a entrepris d’utiliser le Fatah pour entamer la popularité du Hamas. Ils pensaient que celui-ci n’accepterait pas de participer à des élections. C’est pourquoi ils mirent vite sur pied un scrutin. Tout le monde fut surpris que le Hamas accepte de participer, mais personne ne fut réellement inquiet. Ils pensaient en effet que le mouvement, en présentant une manière de penser dogmatique et très limitée, serait vaincu par le parti majoritaire. Contre toute attente, le Hamas créa une coalition et offrit une image flexible, très loin de ce qu’on aurait pu attendre d’une organisation fondamentaliste. En fait, le Hamas souhaite un Etat islamiste mais la réalité est différente.


Le Hamas va-t-il ou non instaurer un régime islamiste en Palestine ?
Un régime islamiste est le but ultime du programme du Hamas, mais il faut comprendre qu’il ne pourra jamais l’appliquer. En effet, sur le terrain, l’organisation est basée sur un mouvement patriotique. Il faut savoir que la guerre brutale menée par Israël contre Gaza n’a pas seulement mobilisé les forces du Hamas, mais bien toutes les forces patriotiques, y compris celles du Fatah. Cette agression a unifié le peuple palestinien. Le Hamas peut-il devenir un mouvement plus progressiste en alliance avec d’autres mouvements ? Oui, en raison de l’agression israélienne. L’idée que le Hamas puisse créer une société basée sur des modes de productions islamistes est une illusion. C’est tout simplement impossible. Sur bien des points, cette organisation ressemble au Hezbollah qui dit : « Le Liban est un pays d’une grande diversité, nous n’en représentons qu’une fraction et notre but est d’édifier avec tous les progressistes libanais une économie nationale indépendante. » Je voudrais vous faire remarquer au passage que personne ne pose ce genre de question pour des pays comme l’Arabie Saoudite.


Quel est le programme socio-économique du Hamas ?
Leur projet est une économie capitaliste marquée par une intervention importante de l’Etat. Notons qu’actuellement, même les libéraux européens souhaitent une intervention de l’Etat ! Si vous regardez l’Iran, vous avez un régime islamiste : du capitalisme avec une intervention de l’Etat. Mais ils refusent les dominations extérieures et redistribuent les richesses provenant du pétrole. En ce qui concerne le Hamas, il faut savoir que ce n’est pas essentiellement leur programme social qui a séduit les Palestiniens mais bien le fait que ce mouvement incarne la résistance. Et aujourd’hui, la résistance est ce qui compte le plus pour le peuple de Palestine.


Quel est le rôle de la femme selon le Hamas ?
Leur vision de la femme en théorie et en pratique est différente. Pourquoi ? En Palestine, la situation est très difficile. Les femmes doivent travailler pour gagner leur propre croûte et élever leurs enfants. Le Hamas ne pourra jamais les empêcher de travailler et les forcer à rentrer à la maison. À part quelques riches pays pétroliers, personne ne pense comme ça dans le monde arabe. Comment le Hamas pourrait-il retirer de la société plus de 50% des éléments les plus actifs de la société palestinienne ? En fait, celui qui ne respecte pas la femme est celui qui croit qu’il est possible de la contrôler comme un sujet passif.
Il y a des différences culturelles entre le monde arabe et l’Occident qui ne sont pas bien comprises parce qu’elles reposent sur des clichés. Prenons un exemple. Quand vous allez dans une librairie par ici, vous voyez des tas de magazines avec des blondes nues aux gros seins sur les couvertures... Personne ne se dit que c’est dégoûtant et que ces femmes devraient être mieux traitées. Mais quand on voit une femme portant un foulard, on parle d’oppression ! Il y a une sorte d’hypocrisie en Occident. Par exemple, en Indonésie, le régime actuel a été mis en place en 1965 par un coup d’Etat au cours duquel un million de communistes ont été massacrés. Aujourd’hui, la plupart des femmes portent le foulard là-bas. Mais personne ne s’indigne de leur situation, car ce pays produit du pétrole et est aligné sur l’Occident.


Pourquoi le Hamas est-il rejeté en Europe ?
L’islam n’est pas bien vu en Europe parce que cette dernière s’identifie au christianisme. Il y a un réel rejet de la contribution musulmane au développement de la civilisation occidentale. En tant que groupe islamiste, le Hamas est donc mal perçu. Mais pourquoi une personne, qui condamne le sionisme, a-t-elle un problème avec le Hamas? Et pourquoi la même personne, qui soutient la cause irlandaise, n’a-t-elle aucun souci en ce qui concerne une organisation catholique ? Les différences culturelles expliquent cela et c’est un phénomène que l’on peut observer.
Je reviens juste d’Egypte. J’ai pu constater qu’en traversant la Méditerranée, on change de monde, on change de façon de penser. Je ne blâme pas les Européens, ils sont marqués par leur éducation et la propagande médiatique. De plus, nous sommes dans un système où nous devons toujours identifier des ennemis pour justifier notre propre existence. Mais je crois qu’il faut faire la part des choses. Moi-même, en tant que marxiste vivant dans un pays occidental, j’ai bien sûr des contradictions avec le Hamas ou le Hezbollah. Je regrette que la résistance soit menée par un mouvement qui prend son inspiration dans l’Islam. Mais ces contradictions sont secondaires actuellement. En revanche, je suis complètement opposé à des personnes telles qu’Abbas ou Moubarak, qui sont des laïcs mais qui servent les intérêts des Etats-Unis. Je lis les infos en arabe, je connais bien la situation là-bas et je perçois les contradictions d’un point de vue différent de celui de la gauche européenne.


Pourquoi la gauche européenne ne supporte-t-elle pas ouvertement la résistance palestinienne ?
Le problème de la gauche européenne, c’est qu’elle refuse de faire une grande alliance contre l’impérialisme, à cause du Hamas, des femmes voilées et de toutes sortes de prétextes. En fait, elle se laisse aller à la grande alliance des Chrétiens contre l’Islam, elle rentre dans la 'guerre des civilisations’ lancée par les idéologues américains. Elle subit très profondément cette influence, beaucoup plus qu’elle ne le croit. Pourquoi la gauche européenne ne s’énerve-t-elle pas lorsque des fascistes chrétiens, comme les phalangistes, massacrent au Liban ? Pour ma part, en tant que laïc, j’ai soutenu la résistance des Irlandais contre l’occupation britannique et je n’avais aucun problème avec le fait que ces Irlandais étaient catholiques. En fait, le problème de l’Européen, c’est qu’il a été élevé dans une civilisation qui a des préjugés sur les juifs et les musulmans.


Pourquoi la question palestinienne est-elle si importante pour les Etats-Unis ?
La Palestine est un petit pays qui est malgré tout devenu l’un des enjeux les plus importants dans le monde pour deux raisons. La première est que l’Etat colon qui a été créé, doit être défendu par les puissances impériales, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, pour devenir l’élément dominant du Moyen-Orient. C’est un moyen d’écraser le mouvement révolutionnaire démocratique dans la région. Si vous écrasez la question palestinienne, vous empêchez une alliance du monde arabe avec toutes les lignes de résistance en Irak, au Liban... Avant, c’était le Shah d’Iran qui jouait le rôle de policier dans la région. Les Etats-Unis avaient placé une dictature militaire pour servir leurs intérêts dans la région. Aujourd’hui, c’est Israël. L’un des exemples les plus marquants de cette pratique est la révolution dans le Yémen du Nord dans les années 60. Un putsch avait été lancé par quelques officiers soutenus par l’Egypte pour instaurer une république démocratique. Le Cheik qui dirigeait le Yémen s’enfuit en Arabie Saoudite. Alors, les Britanniques organisèrent des troupes contre la jeune république pour écraser le mouvement nationaliste arabe et des soldats, entraînés par Israël, furent impliqués pour combattre les forces de libération. Israël envoya également des milices au Salvador, au Sri Lanka, en Colombie... En fait, partout où les Etats-Unis sont impliqués, Israël était ou est impliqué.
La seconde raison est l’enjeu de Jérusalem en tant que ville sainte. C’est la seconde ville en ordre d’importance pour l’Islam. La question mobilise donc tous les musulmans à travers le monde. Jérusalem est aussi très importante pour les chrétiens palestiniens. Israël ne l’abandonnera pas. Ce serait considéré comme une victoire pour les Palestiniens et l’Islam. De plus, située sur la frontière entre Israël et la Cisjordanie, Jérusalem occupe une position stratégique dans la politique d’expansion israélienne. En fait, il faut savoir que cet Etat n’a pas de frontières bien définies. Il n’a même pas de constitution ! Israël a donc les coudées franches pour continuer à s’étendre.


En massacrant aussi sauvagement à Gaza, quel message Israël veut-il faire passer ?
Le message est : « Israël sera toujours là, même avec l’arme nucléaire. Il peut vous imposer ce qu’il veut ».

Et ça marchera ?
Non, parce que de l’autre côté il y a des combattants qui n’ont plus rien à perdre et qui sont prêts à se sacrifier, chose que l’on ne trouvera pas dans les rangs de Tsahal. Avec son attaque, Israël n’a rien obtenu sur le fond. Tout du contraire, le Hamas va ressortir renforcé de ce conflit. Même en Cisjordanie, les gens disent que s’il y avait des élections, ils voteraient pour ce parti. En fait, ceux qui résistent gagnent toujours.

10 février 2009

Vous pouvez envoyer vos questions, remarques ou documents. Nous les transmettrons à l’auteur.

20:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, television, romain, belgique, colonialisme, europe, fascisme, solidarite, resistance, imperialisme, euro-dictature, israel, silence, medias, information, hamas, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

11/02/2009

09/02/2009: Gaza : Est-ce vraiment une victoire ?

 
-------Message original-------
 
Date : 9/02/2009 11:13:12
Sujet : Gaza : Est-ce vraiment une victoire ?
 


Un journal russe très connu pour son soutien indéfectible à la cause sioniste a fait paraître un article à la page 7 intitulé : « Est-ce vraiment une victoire ». En voici la traduction


« Si nous sommes entrés à Gaza pour récupérer CHALIT,
Nous sommes revenus sans lui.

Si nous sommes entrés à Gaza pour arrêter les tirs de roquettes,
La portée de ces roquettes s´allonge de jour en jour, menaçant une grande partie de l´Etat hébreu.

Si nous sommes entrés à Gaza pour exterminer le HAMAS,
Nous avons fini par lui assurer une légitimité au sein de la population de Gaza.

Si nous sommes entrés à Gaza pour l´occuper,
Nous avons annoncé que nos forces d´élite ne pouvaient pas même entrer d´un mètre au coeur de Gaza.

Si nous sommes entrés à Gaza pour montrer que nous avions le mot final,
Alors qu´en réalité, la guerre s´est arrêtée quand la résistance de Hamas à décidé de l´arrêt des combat et non pas sur notre décision.

Si nous sommes entrés à Gaza pour faire une parade de notre force,
Pour cela il fallait se contenter d´un défilé militaire à Tel Aviv.

Si nous sommes entrés à Gaza pour exterminer les chefs de Hamas,
Nous avons éliminé seulement deux parmi 500 chefs dans le mouvement.

Si nous sommes entrés à Gaza pour gagner le soutien international,
L´opinion mondiale s´est retournée contre nous ; ceux qui étaient pour notre cause sont désormais contre nous.

Si nous sommes entrés à Gaza pour regagner de la confiance pour nos soldats,
Nous les avons rendus encore plus peureux et lâches, et nous avons permis aux combattants de Hamas de gagner plus de confiance en eux.

Si nous sommes entrés à Gaza pour démontrer notre force de riposte,
Il s´est avéré les armes (les plus perfectionnées) sont en notre possession, mais nous ne savons pas les utiliser ; l´expérience des deux guerres de 2006 et 2008 le démontrent et nous n´avons pas réussi à faire plier ni le HezboAllah, ni le Hamas. De plus, les responsable du Hamas ont gagné plus de notoriété et Dieu seul sait ce qui nous attend dans l´avenir après avoir semé cette culture de la résistance parmi les peuples de la région ; n´oublions pas que durant toutes nos rencontres avec les responsables du Hamas durant la guerre dans le but d´arrêter les combats, pas une fois nous n´avons soulevé une demande de la part du Hamas pour l´arrêt des combats jusqu´à ce que nous l´avions demandé nous-même. Alors, permettez-moi de me poser cette question : qui a eu le dessus sur l´autre ? Dieu seul le sait. Actuellement, plus de 8000 habitants du sud d´Israël tremblent de peur quand on évoque le nom du Hamas, et
regagnent les abris.

La guerre a coûté 10,5 trillons de $, équivalant au budget de 40 ans de propagande médiatique pour embellir l´image des juifs dans le monde. En 22 jours, l´armée Israélienne détruit toutes sa propagande."

Pour ce qui est des pertes humaines parmi les militaires qui étaient au front ainsi que les civils, l´auteur de l'article écrit : "Le nombre de pertes humaines lors de cette guerre contre Gaza, je le connais ; Olmert et Barak le connaissent également, et nous ne pouvons les communiquer." »

L'article finit ainsi :

"Arrêtons de mentir, nous n'avons pas gagné !"

.

20:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, guerre, sionisme, palestine, television, romain, racisme, colonialisme, fascisme, imperialisme, euro-dictature, israel, colinialisme, silence, paix, medias, information, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

08/02/2009

08/02/2009: Gerry Adams et 300 personnalités irlandaises appellent au boycott d'Israël...

 

Gerry Adams et 300 personnalités irlandaises appellent au boycott d'Israël
Irish Times  
 
Les Irlandais lancent un appel au boycott d¹Israël : une pleine page dans le "Irish Times" et demandent de relayer dans le monde... Les lecteurs de l¹Irish Times du 31 janvier ont pu voir, en page 5, un "appel irlandais pour une justice en Palestine" lancé par environ 300 signataires, dont des députés, des sénateurs, des leaders politiques (dont Gerry Adams), des dirigeants de syndicats, des professeurs, des musiciens connus, des célébrités culturelles...
 
31 janvier

Source: CAPJPO-EuroPalestine


Cet appel ne figure pas sur la version internet de l¹I.T. mais l¹édition du samedi est celle qui est la plus lue en Irlande. Il est d¹ailleurs demandé, au bas de la page, de relayer le plus possible cet appel dans le monde, et de faire en sorte qu¹il soit reproduit avec la mention "paru dans le Irish Times le 31 janvier 2009".

En voici le texte :

"Les bombardements sur Gaza ont tué plus de 1300 Palestiniens, dont un tiers d¹enfants. Des milliers d¹autres ont été blessés, certains s¹étant réfugiés dans des bâtiments de l¹ONU.

Cet assaut est survenu après un an de blocus économique organisé par Israël. Le blocus, interdit par les lois humanitaires internationales, a détruit l¹ économie de la bande de Gaza et condamné sa population à la pauvreté. Selon un rapport de la Banque Mondiale, "98% de l¹activité industrielle est à l¹ arrêt". Les dernières attaques d¹Israël sur Gaza ont été le plus récent volet de l¹oppression du peuple palestinien par Israël, et sa volonté de s¹ approprier leur terre.

Israël n¹a jamais déclaré ses frontières. Au contraire, il s¹est continuellement étendu aux dépenss des Palestiniens. En 48, Israël s¹était déjà emparé de 78% de la Palestine, beaucoup plus que ce que l¹Assemblée Générale de l¹ONU avait octroyé à l¹état juif en 47. Au mépris de toutes les lois internationales, Israël a expulsé plus de sept cent mille Palestiniens de leurs maisons. Ces réfugiés et leurs descendants, qui maintenant approchent du million, sont dispersés un peu partout dans la région. Ils ont le droit au retour, d¹après la juridiction internationale. Ce droit a été confirmé plusieurs fois à l¹ONU, à commencer par la résolution 194 en 1948.

En 1967, Israël a occupé les 22% qu¹il restait de la Palestine : la Cisjordanie et Gaza. Ne respectant aucunement l¹article 49 de la Convention de Genève, Israël a construit et continue de le faire, des colonies d¹ occupation sur ces territoires occupés. Aujourd¹hui, on peut trouver environ 500 000 colons israéliens vivant dans les colonies de Cisjordanie (Jerusalem-Est inclus), et leur nombre croît quotidiennement au fur et à mesure qu¹Israël étend ses programmes d¹implantations.

Israël a résisté à la pression de la Communauté Internationale en continuant à ne pas respecter les lois internationales :

Non à la demande internationale d¹arrêter les implantations et de détruire celles déjà construites (Résolutions 446, 452 et 465 du Conseil de Sécurité),

refus de rendre ses annexions illégales à Jérusalem Est (Résol. 252, 267, 271, 298, 476, 478).

Depuis septembre 2000, plus de 5 mille Palestiniens, dont mille mineurs, ont été tués par l¹armée israélienne.

Onze mille Palestiniens, parmi eux des mineurs, sont internés dans des prisons israéliennes. Des centaines sans même avoir été jugés. De plus, Israël ne respecte pas, ici non plus, la loi internationale en les emprisonnant en dehors des territoires occupés, compliquant ainsi la vie de leurs familles, en rendant les visites quasi-impossibles.

Chaque année, des centaines de maisons palestiniennes sont détruites. La population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza vit emprisonnée derrière des murs, des barrières de défense et des checkpoints, qui les empêchent d¹avoir accès aux commerces, aux écoles, à leur travail, aux hopitaux et aux lieux de culte. Ils sont soumis aux restrictions de toutes sortes et à des rituels d¹humiliation quotidiens par les soldats de l¹armée d¹occupation et les gardes des check-points.

Invasion, occupation, privation de leur terre est la réalité à laquelle doivent faire face les Palestiniens depuis de nombreuses années, de façon quotidienne, pendant que leur pays est déchiqueté sans remords.

Sans un arrêt de ces agressions d¹Israël, et si des droits démocratiques ne sont pas reconnus au peuple palestinien, il n¹y aura ni justice ni paix au Moyen Orient. Il doit être mis fin à l¹occupation vieille de 40 ans de la Cisjordanie et de Gaza par Israël.

L¹occupation peut se terminer si une pression politique et économique est exercée sur Israël par la communauté internationale. C¹est d¹ailleurs ce que réclament les Palestiniens : que la communauté internationale intervienne.

Nous, signataires, lançons l¹appel suivant :

- que le gouvernement irlandais cesse ses achats de produits et de services militaires à Israël et appelle publiquement à un embargo militaire contre Israël

- que le gouvernement irlandais demande publiquement que l¹accord Euro-Med qui permet à Israël d¹avoir un accès privilétié au marché de l¹Union Européenne soit suspendu tant qu¹Israël ne respectera pas la Loi Internationale.

- que le gouvernement irlandais s¹oppose à toute nouvelle proposition de relations entre l¹U.E. et Israël,

- que le peuple irlandais boycotte les marchandises et services israéliens tant qu¹Israël ne respectera pas la loi internationale. (tiré d'Investig'action)

20:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, guerre, sionisme, palestine, romain, belgique, racisme, colonialisme, fascisme, imperialisme, israel, occupation, silence, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

18/01/2009

18/01/2009: Israël, agent de la contre-révolution mondiale...

 

From: alterinfonet.org Agence de presse associative
Sent: Sunday, January 18, 2009 7:24 PM
Subject: Israël, agent de la contre-révolution mondiale


En confirmant à Gaza, de la plus sinistre manière, que l’Etat sioniste n’a jamais eu qu’une politique : éliminer toute présence palestinienne de la terre de Palestine, il révèle au monde entier sa réalité d’Etat guerrier, raciste et réactionnaire. Les souffrances qu’il inflige au peuple palestinien expriment l’horrible réalité de cet Etat (fondé par l’ONU et qui insulte l’ONU en permanence) Par Comaguer > comaguer@orange.fr
Israël, agent de la contre-révolution mondiale
Etat guerrier

En guerre permanente, Israël - 6 millions d’habitants soit 1 millième de la population mondiale - est un important acteur de l’économie mondiale des armes : 6° importateur et 12° exportateur. Encore ces chiffres sont-ils sujets à caution dans la mesure où l’extrême imbrication du complexe militaro-industriel étasunien et de son petit frère israélien (imbrication voulue et organisée par le pouvoir étasunien) peut brouiller les chiffres.

Par exemple : General Dynamics, un des grands producteurs d’armes US, est propriété à 25 % d’ELBIT, second producteur d’armes israélien. Faut-il imputer 25 % des ventes d’armes du premier à l’Etat du second ? Armes de destruction massive : Israël possède autant d’armes nucléaires que l’Inde et le Pakistan réunis. Israël dispose d’armes chimiques et bactériologiques (ADM bi/multi-usage, photo ci-dessus), Israël consacre 9% de son PIB à la guerre : un des chiffres les plus élevés du monde.

Etat réactionnaire à activité mondiale

En guerre depuis 60 ans contre les Palestiniens et contre les Etats voisins qui, à un moment ou à un autre, ont essayé de les soutenir, Israël a développé des techniques et des industries de guerre qu’il vend dans le monde entier. Cette activité permanente et constitutive de l’Etat sioniste prend diverses formes :

- vente de matériel de guerre ou de surveillance policière ou d’espionnage
- formation de personnel pour la lutte antiguérilla
- encadrement de milices paramilitaires dans des pays où le régime en place est menacé par des révoltes populaires.

Quelques exemples parmi de nombreux autres :

- Colombie : le savoir faire sioniste a été mis au service du narco-président Uribe pour l’aider à détruire la guérilla des FARC.

- Géorgie : les conseillers militaires israéliens ont préparé l’armée géorgienne à l’attaque de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie et ont installé sur le sol géorgien des bases de missiles pouvant atteindre l’Iran.

- Azerbaïdjan : entraînement des officiers en Israël.

- Inde : Israël est le second fournisseur d’armes de l’Inde et des groupes hindous fondamentalistes sont formés par des agents israéliens pour organiser des actions terroristes meurtrières contre la population musulmane.

- Pakistan : l’opération actuelle de déstabilisation du pays a pour objectif final la destruction de l’armement nucléaire pakistanais que les sionistes ont baptisé : « la bombe atomique islamique » et les services secrets israéliens y jouent un rôle très actif.

- Sri-lanka : des conseillers israéliens aident le gouvernement de Colombo dans sa lutte d’extermination des rebelles tamouls.

- Soudan : les conseillers israéliens ont formé les rébellions du Sud du pays pour les aider à faire tomber le régime de Khartoum qui a toujours soutenu les Palestiniens.

- Etats-Unis : la surveillance du mur de 3500 kms séparant les USA du Mexique est assurée par du matériel israélien.

Il arrive souvent qu’Israël fasse en coulisse la sale besogne d’armer des contre-révolutionnaires quand les USA veulent « garder les mains propres ». On se souvient que dans l'opération secrète de l'IranGate, des intermédiaires israéliens fournirent des armes US à l’Iran pour éviter que l’Irak ne gagne la guerre et qu'avec l'argent de la vente ces mêmes intermédiaires, à la demande des Etats-Unis, livrèrent des armes aux contre-révolutionnaires nicaraguayens.

Ce commerce de la mort est d’autant plus florissant, ces outils et ces techniques s’exportent d’autant mieux qu’elles ont été expérimentées sur des cibles palestiniennes vivantes.

Seule la défaite de l’Etat sioniste peut mettre un terme à ce commerce sanglant.

L’État sioniste n’est pas seulement le bourreau du peuple palestinien, il est aussi un rouage important de la contre-révolution mondiale orchestrée par les USA.

La lutte acharnée du peuple palestinien contre l’Etat sioniste, qu’elle commence à faire vaciller, est un point clé de la lutte mondiale contre la catastrophe capitaliste en cours.

Comité comprendre et agir contre la guerre, Marseille

Source :
Comaguer
http://ism-france.org/news/article.php?id

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Alter Info l'Information Alternative

20:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, usa, presse, guerre, sionisme, palestine, television, romain, belgique, colonialisme, fascisme, solidarite, imperialisme, euro-dictature, israel, occupation, silence, paix, information, nazisme, cxourcelles, gaa |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

15/01/2009

14/01/2008: Monsieur Obama, à propos de vos deux filles, vous oubliez quelque chose...

Date : 14/01/2009 17:41:38
Sujet : Monsieur Obama, à propos de vos deux filles, vous oubliez quelque chose...
 


Monsieur Obama, à propos de vos deux filles,
vous oubliez quelque chose...


Michel Collon

Cher Monsieur Obama,

Vous avez déclaré à propos du conflit entre Israël et les Palestiniens : "Si quelqu'un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela."

Protéger vos enfants ? Comme je vous comprends! Mais, pour être tout à fait correct envers vos filles, ne devriez-vous pas leur raconter l'histoire de cette maison ? Dire que vous l'avez volée à ses propriétaires ? Et aussi le jardin, et tous les champs autour ! Et que vous avez obligé l'ancien propriétaire à aller vivre dans la niche du chien ? Car c'est exactement ce qu'Israël a fait en volant leurs maisons et leurs terres aux Palestiniens, et en les forçant à vivre dans des camps de réfugiés (voir les livres d'historiens israéliens comme Benny Morris).

Dès lors, cher Monsieur Obama, pourriez-vous prétendre vivre dans cette maison tranquillement, comme si de rien n'était ? Alors, juste une question : votre "changement" consistera-t-il à répéter ces vieux mensonges sur la maison, déjà ressassés par tous vos prédécesseurs ?

Recevez, cher Monsieur Obama, mes meilleurs sentiments. Et dites à vos amis que, sur cette terre de Palestine, il y a de la place pour tout le monde. A moins qu'une différence de religion ou de couleur de peau pose un problème à quelqu'un ?

Michel Collon
13 janvier 2009

Retrouvez chaque jour des témoignages, analyses, critiques d'infos sur Gaza à
www.michelcollon.info

16:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, guerre, sionisme, palestine, television, romain, colonialisme, fascisme, imperialisme, israel, silence, information, nazisme, obama |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

13/01/2009

13/01/2009: Des médecins évoquent l'usage "d'un nouveau type d'arme" à Gaza ...

Monstrueux !! Après les bombes à l'uranium appauvrit... ils se servent des gazouis pour expérimenter leurs bombes au phosphore blanc... Il y'a eu plusieurs dénonciations comme par Human Rights Watch. Information évidemment démentie par le gouvernement israélien alors que les faits sont là. 
 
Des médecins évoquent l'usage "d'un nouveau type d'arme" à Gaza
 
Des blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.

Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.

"A 2 MÈTRES, LE CORPS EST COUPÉ EN DEUX; À 8 MÈTRES, LES JAMBES SONT COUPÉES, BRÛLÉES"

"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.

Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.

Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.

Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" – médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"

Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.

"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber dix par minutes. Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler… Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j ai demandé comment s'était passé la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes."

A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi…"


Sophie Shihab
 
 

Human Rights Watch dénonce l'usage de bombes au phosphore

 

L'organisation humanitaire Human Rights Watch (HRW) a accusé Israël, samedi 10 janvier, d'utiliser des bombes au phosphore blanc lors de son offensive dans la bande de Gaza. Ce type de munitions est utilisé pour créer un nuage dissimulant les opérations militaires ou alors illuminer des zones de combat. Il n'est pas formellement interdit par la législation internationale mais ce produit chimique a "un important effet incendiaire secondaire qui peut infliger de graves brûlures", indique HRW. Il s'enflamme au contact de l'oxygène et provoque immédiatement des incendies. Le protocole III de la convention de 1980 sur les armes conventionnelles interdit son utilisation contre les populations civiles ou contre les soldats installés en milieu urbain.

 
 
Source : lemonde.fr
 
Il peut en effet provoquer des brûlures de la peau, et des lésions au foie, aux reins et aux poumons. Plusieurs sources médicales dans la bande de Gaza ainsi que des témoins ont indiqué que des blessés étaient couverts de brûlures. Le docteur Youssef Abou Rich de l'hôpital Nasser, à Khan Younès, a notamment assuré que ces brûlures ne pouvaient provenir que de bombes au phosphore.
 
Plusieurs victimes citées par l'agence Associated Press racontent comment "la fumée blanche venue du ciel a fait se décoller la peau sur le visage et les membres". Un témoin joint par téléphone dans la ville de Gaza affirme que ces munitions ont été utilisées dès le début de l'opération terrestre et qu'il a vu des incendies se déclarer après "l'explosion de gerbes de fumée blanche".
 
HRW a observé, depuis la frontière avec la bande de Gaza, qu'au-dessus du camp de Jabaliya, au nord de l'enclave, les déflagrations d'obus ressemblaient très vraisemblablement à des obus au phosphore. Le porte-parole de l'armée, le major Avital Leibovitch, a assuré que "l'armée n'utilisait que des armes en conformité avec les normes internationales".
 
Après le bombardement d'une école des Nations unies par l'armée israélienne, le 6 janvier, qui a causé la mort de plus de quarante Palestiniens, principalement des civils, HRW avait déjà demandé une commission d'enquête "sérieuse et indépendante".

"MARQUER LES CIBLES"
 

Le quotidien britannique Times a publié, jeudi, des photos de stocks de munitions à la frontière de la bande de Gaza. Des obus de fabrication américaine portaient la mention M825A1. Or, selon un expert militaire de la revue militaire spécialisée Jane's, cette identification correspond à des bombes au phosphore.
 
Le journal londonien a indiqué que selon un porte-parole de l'armée israélienne, les M825A1 "sont utilisés pour marquer les cibles. Il n'y a pas de charge explosive ni de phosphore à l'intérieur". Des images diffusées par plusieurs chaînes de télévision présentes dans la bande de Gaza ne laissent pourtant guère de doute sur le fait que des blessés ont été grièvement brûlés à Khan Younès par une substance chimique. Quelques-uns ont pu être interrogés.
 
Tsahal avait reconnu avoir utilisé des bombes au phosphore lors de la seconde guerre du Liban au cours de l'été 2006. Les mêmes bombes que les Américains ont lancé en Irak, lors de la bataille de Fallouja, en novembre 2004, contre les forces rebelles qui avaient pris le contrôle de cette ville sunnite à l'ouest de Bagdad.
 
Michel Bôle-Richard

12/01/2009

12/01/2009: Hugo Chavez, nouveau héros des Palestiniens


Sent: Monday, January 12, 2009 1:02 PM
To: Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] GUEVARA, CHAVEZ ET NASRALLAH 

Hugo Chavez, nouveau héros des Palestiniens (AFP)

Des drapeaux vénézuéliens et des effigies de Hugo Chavez flottaient cette semaine en Cisjordanie sur des manifestations contre la guerre de Gaza.

La décision, le 6 janvier, du président vénézuélien d'expulser l'ambassadeur d'Israël de Caracas - seul pays avec la Mauritanie à avoir pris une telle initiative - a soudain fait de lui un héros chez les Palestiniens.

Israël a qualifié la mesure de "brutale" et accusé "les dirigeants vénézuéliens d'avoir conclu des alliances avec les islamistes et les terroristes".

Mais le Hamas, le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza, a "salué la décision courageuse" du chef de file de la gauche radicale en Amérique latine et bête noire des Etats-Unis, tout comme le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, qui a appelé les pays arabes à "suivre l'exemple du président vénézuélien".

Hugo Chavez "est un militant, un symbole de la lutte pour la liberté. Tout comme Che Guevara. Cela le distingue des autres présidents du monde", estime Mohammed al-Lahham, député du mouvement Fatah, le parti du président palestinien, Mahmoud Abbas.

Son opposition aux Etats-Unis, fidèle allié d'Israël, à la guerre d'Irak et à l'offensive israélienne contre le Liban en 2006 a fait de Hugo Chavez, aux yeux des Palestiniens, un symbole pour tous les peuples qui "résistent et luttent contre l'occupation", explique-t-il.

Les manifestants de Bethléem, Ramallah et Hébron ont arboré des drapeaux du Venezuela et des portraits du président Chavez lors de protestations contre l'offensive israélienne à Gaza, des marches que la chaîne satellitaire Al-Jazira, du Qatar, a amplement couvertes.

Cette chaîne a également diffusé un entretien avec le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Nicolas Maduro, où il s'en prend "aux criminels qui gouvernent Israël" et ont "commis un holocauste de Palestiniens durant 60 ans".

"J'aimerais pouvoir offrir à Chavez un passeport palestinien pour qu'il devienne citoyen palestinien. Ensuite, nous l'élirions et il deviendrait notre président", affirme Mahmoud Zwahré, maire d'Al-Masar, une localité proche de Bethléem où vivent dans la pauvreté quelque 8.000 Palestiniens.

Face à l'hégémonie américaine, "c'est cette réaction qu'il faut", dit ce maire qui, avec des petits moyens dans une localité sans téléphone, fait ce qu'il peut pour télécharger des portraits du président vénézuélien et les distribuer aux manifestants.

"Ici tout le monde le connaît. De plus en plus de gens viennent me demander des photos pour les porter pendant les manifestations", souligne-t-il.

Mohammad Brijeh, responsable d'un comité militant dans la région de Bethléem contre la barrière de séparation qu'érige Israël en Cisjordanie, affirme que "le comportement de Chavez vaut mieux que celui de l'ONU".
L'ONU "ne fait que ce que veut Israël", dénonce-t-il.

"Si seulement nous avions des dirigeants aussi forts" que Hugo Chavez!, se lamente M. Brijeh. "Nous n'avons aucun dirigeant avec une stratégie ou une mission claires", regrette de son côté le maire d'Al-Masar.

Le président Abbas s'est vu affaibli par le Hamas et par le souvenir omniprésent de son prédécesseur et dirigeant historique des Palestiniens, Yasser Arafat, dont les portraits ornent les bâtiments publics et de nombreuses habitations.

Pour Iyad, qui tient un commerce près de l'église de la Nativité à Bethléem, c'est clair: "Chavez est le meilleur président, il soutient toujours les Palestiniens".

"Il est mieux que les dirigeants arabes. La Jordanie et l'Egypte auraient dû expulser eux aussi les ambassadeurs (d'Israël). C'est bien triste que nous n'ayons pas de dirigeants comme lui", dit Assem, un autre commerçant.

__._,_.___

20:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, palestine, television, romain, belgique, colonialisme, fascisme, imperialisme, israel, silence, medias, information, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

10/01/2009: Interview :: Le journaliste Michel Collon sur les événements de Gaza...

----- Original Message -----
From: Jean Pestiau
To: WPB
Sent: Saturday, January 10, 2009 2:40 PM
Subject: Interview :: Le journaliste Michel Collon sur les événements de Gaza

 

Solidaire, le 9 janvier 2009

http://www.ptb.be/fr/hebdomadaire/article/article/interview-le-journaliste-michel-collon-sur-les-evenements-de-gaza.html

Interview :: Le journaliste Michel Collon sur les événements de Gaza

Sommes-nous réellement informés sur Gaza ? L’offensive israélienne sur Gaza vise-t-elle à démettre le Hamas ? Michel Collon, spécialiste des conflits, répond aux questions « provocantes » de Solidaire.

Julien Versteegh

 

La crise économique et les soucis quotidiens occupent les esprits et Gaza passe peut-être en second plan dans le quotidien des travailleurs. Pourquoi ?
    Michel Collon.
Coluche disait « On ne peut pas dire la vérité à la télé, il y a trop de gens qui regardent ». La question à poser à la population belge est : pensez-vous être bien informés ? Croyez-vous que dans une région comme le Moyen-Orient avec toute la richesse du pétrole, on va vous dire la vérité ?

Avant de travailler sur l’international et les guerres, j’ai fait du reportage social en Belgique pendant 15 ans. Dans chaque secteur en lutte les travailleurs me disaient : les médias n’informent pas bien l’opinion.

Les médias et l’école cachent soigneusement comment Israël s’est imposé. Imaginez ceci… Vous Belges, vivant et travaillant ici depuis des générations, tout d’un coup, des gens débarquent : « Nos ancêtres vivaient ici il y a deux mille ans, notre Dieu a dit que cette Terre nous appartient, allez ouste, dehors ! » Vous devez quitter votre maison, vos champs, vos richesses et aller vivre dans des tentes. D’abord, les envahisseurs prennent Bruxelles, Anvers, le Hainaut. Un peu plus tard Liège et la Flandre occidentale. Ils bloquent toutes les routes avec un grand mur. Et finalement, vous vous retrouvez tous parqués autour d’Ostende et au fond des Ardennes. Dans des conditions de vie misérables. En plus, on vous traite de menteurs, de violents, de terroristes. Eh bien, remplacez Ostende par Gaza, et les Ardennes, par la Cisjordanie, vous avez exactement ce qu’a fait Israël !

A propos de désinformation, les Belges ont quand même eu un fameux avertissement, non ? La RTBF a réussi à faire croire que la Belgique avait disparu en une soirée. Alors, prudence, non ? Dans les années 80, au Nicaragua, un gouvernement de gauche voulait éliminer la pauvreté et résister aux États-Unis. Ils ont été attaqués par des terroristes financés par la CIA, on a bloqué lers ports et les médias les ont diabolisés. Ils ont été renversés et le pays est retourné à la misère. Un prêtre nicaraguayen, alors ministre de la culture, disait : « Quand je vois ce que les médias racontent sur mon pays que je connais bien, je me dis que je ne dois rien croire de ce qu’ils racontent sur les pays que je ne connais pas ».     

Le grand problème, des Belges, des Français, des Européens sur le conflit israélo-palestinien c’est qu’ils sont désinformés. Avec quelques rares exceptions, la télé se met du côté d’Israël.

Quand même le Hamas a commencé et il prend la population palestinienne en otage, non ?

    Michel Collon.
Non. A propos des roquettes tirées sur des villes israéliennes, on ne nous dit pas que des Palestiniens (Hamas, Fatah et individus) tirent des roquettes sur des villes dont on a chassé leurs parents. Ils y habitaient avant ! Pourquoi le cache-t-on ?

Mais surtout : le Hamas a respecté la trêve pendant des mois. Or, cette trêve avait plusieurs conditions. Israël devait lever le blocus qui étranglait Gaza, il ne l’a pas fait. Il ne devait plus commettre d’agressions militaires, il en a commis. L’Égypte devait ouvrir ses frontières, cela n’a pas été fait. En réalité, c’est Israël qui n’a pas respecté la trêve.

Le Hamas, c’est quand même des fondamentalistes. Des progressistes peuvent-ils les soutenir ?

    Michel Collon.
D’abord, pendant des décennies, quand le Hamas n’existait pas encore, Israël a tout fait pour détruire le Fatah d’Arafat et les mouvements palestiniens de gauche. Ensuite, comme le Hebzollah au Liban, le Hamas semble d’accord de respecter le mode de vie de l’ensemble des populations à Gaza.

Les gens ont voté Hamas, s’estimant trahis par les précédents dirigeants palestiniens. Si vous interrogez des Palestiniens de gauche et laïcs, ils ont voté pour le Hamas parce c’est le parti qui résiste. Il est faux de dire que le Hamas prend les Palestiniens en otage, ce sont tous les Palestiniens qui refusent et refuseront toujours la colonisation, même si demain le Hamas était totalement détruit.

Enfin, on nous dit ensuite de façon un peu raciste que ces gens sont des musulmans et qu’ils sont des fanatiques… Qu’on m’explique alors pourquoi les USA organisent des coups d’Etat pour renverser Chavez, un fervent chrétien ! Ou Evo Morales, un Indien. Au Venezuela, avant Chavez, 80 années de richesse pétrolière ont produit 80 % de pauvres. L’argent partait dans les poches d’Exxon. Chavez, Evo, les Irakiens ou les Palestiniens : rien à voir avec la religion, tout à voir avec pillage des ressources de ces pays.

Mais en Palestine, il y a peu de ressources naturelles…

    Michel Collon.
Le Moyen-Orient forme un ensemble. Les Arabes se voient comme une seule nation. Ce sont les colonisateurs qui ont divisé la région pour mieux la contrôler. Les Britanniques, puis les États-Unis ont veillé à mettre le pétrole aux mains des rois, des riches saoudiens et autres marionnettes pendant que le reste du monde arabe se débat dans la pauvreté et le sous-développement. Israël est surarmé par Washington pour être le gendarme du Moyen-Orient. De plus, il veut construire un pipe-line qui en fera le distributeur du pétrole irakien sur la Méditerranée.

Israël prétend qu’il n’y a personne en face pour négocier et que la paix est impossible.

    Michel Collon.
La paix est possible au Moyen-Orient. Il faut créer un seul État garantissant tous les droits à tous : juifs, musulmans, chrétiens ou athées. Un État ne peut pas être fondé sur une religion privilégiée, excluant ou rabaissant les autres. Un seul État, un homme une voix, et le droit au retour pour ceux qui ont été chassés.

Beaucoup de Palestiniens et d’Israéliens pensent qu’il faudra une solution transitoire avec deux États. A eux de trancher. Sans doute qu’avec toute la haine qui a été semée, il faudra une ou deux générations pour arriver à une coexistence harmonieuse. Mais je maintiens qu’Israël est l’État le plus raciste au monde, pratiquant le nettoyage ethnique contre les Arabes. Pour arriver à une solution il faut mettre fin à ce racisme. Un État comportant plusieurs cultures, n’est pas un appauvrissement, mais un enrichissement.

Je pense qu’avec ces provocations et ces destructions terribles, Israël ne veut pas la paix. Il refuse de négocier en sachant que cela risque de provoquer des attentats. Il aura ainsi un prétexte pour justifier ses nouvelles déportations et annexions.

Le ministre belge des affaires étrangères Karel De Gucht et ses collègues européens semblent prendre une position neutre dans l’histoire…

    Michel Collon.
De Gucht n’est absolument pas neutre, et l’U.E. non plus. Elle vient de voter pour Israël un statut de quasi-membre de l’Union européenne alors qu’Israël viole toutes les résolutions de l’ONU et le droit international depuis des dizaines d’années ! Elle a qualifié de ‘terroriste’ le gouvernement Hamas élu démocratiquement, ce qui a donné le feu vert à l’agression. Quand la ministre des Affaires étrangères israélienne dit qu’Israël défend les valeurs de la communauté internationnale devant Sarkozy, celui-ci applaudit. Quand on voit comment Sarkozy, Merkel, De Gucht et compagnie ont soutenu Israël tout le temps, je dis que ce sont eux qui bombardent en notre nom. Va-t-on continuer à le tolérer ?

C’est surtout la population belge d’origine immigrée qui se mobilise actuellement. Pourquoi y a-t-il encore tellement d’indifférence et de passivité des travailleurs « belgo-belges » ?

    Michel Collon.
Ils sont maintenus dans l’ignorance. Mais la guerre en Palestine fait partie d’une guerre globale Nord Sud qu’on mène en notre nom. On ne peut comprendre le monde d’aujourd’hui si on ne comprend pas pourquoi la richesse est au Nord et la pauvreté au Sud.

Les grosses sociétés européennes ont volé l’or et l’argent de l’Amérique latine, les minerais, le caoutchouc et les esclaves de l’Afrique (avec notre Léopold II coupant les mains quand on refusait de travailler pour lui), et le pétrole du Moyen-Orient. Aujourd’hui, le tiers monde reste pauvre car les multinationales s’y installent en payant les travailleurs une misère, en interdisant les syndicats, en corrompant les dirigeants politiques et la police. Donc, toute la richesse du sud continue de partir vers le nord. Ceci place les travailleurs belges devant un choix moral : se ranger du côté des volés ou des voleurs ? Réclamer justice ou faire l’autruche en espérant profiter un peu du vol ?

Nous devrions témoigner de plus de curiosité et d’ouverture. En Belgique, nous avons la chance d’avoir des immigrés, y compris des travailleurs sans-papiers. Il faut parler avec eux, les écouter. On peut en apprendre beaucoup ! Les Arabes vous expliqueront ce qu’a fait l’Europe au Moyen-Orient depuis des siècles. Les Noirs vous expliqueront ce qu’elle a fait au Congo. Les Latinos pourquoi il y a encore 44 % de pauvres alors que l’Amérique latine est très riche.

Je compare la situation actuelle au Titanic. Avec les très riches en première classe, les classes moyennes et les travailleurs qui sont dans la troisième classe sans beaucoup de confort mais ils sont dans le bateau. Seulement le Titanic fonce vers le désastre car le capitaine et surtout les armateurs gagnent gros. Sur le dos de ceux qui rament, les esclaves du Sud.

Les travailleurs belges veulent-ils rester dans le Titanic, fondé sur l’appauvrissement du tiers-monde et qui, après la crise financière, s’en prépare d’autres, peut-être plus graves encore ? Car le nombre de pauvres n’a pas cessé d’augmenter dans le monde depuis 20 ans. Veut-on couler avec le Titanic ou choisir une autre façon de naviguer basée sur des rapports justes entre le Nord et le Sud ?

En Europe, ce choix est faussé par une info comme Coluche la dénonçait.

Que faire alors ?
    Michel Collon.
Depuis quelques années, je travaille avec l’équipe Investig’Action, et mon site www.michelcollon.info pour décoder l’info, donner la parole aux exclus de l’info officielle, montrer les images cachées, apprendre à repérer les médiamensonges.

Beaucoup de gens m’écrivent, dégoûtés par la presse et découragés, car on ne les écoute pas. Il faut une stratégie collective pour que les gens puissent tester l’info et devenir actifs. L’info est un droit qui se conquiert et ne tombe pas du ciel. Comme tous les autres droits.

Ca nécessite une démarche active. Par exemple, si un responsable syndical a encore un doute sur qui est l’agresseur et le colonisateur entre Israël et les Palestiniens, qu’il organise donc pour tous ses affiliés un débat avec les deux parties, qu’il s’informe sur Internet, auprès des syndicalistes palestiniens et auprès de ceux que la télé exclut de ses débats  !

Pour conquérir le droit à une information de qualité, complète et non manipulée par des intérêts, nous avons besoin d’un mouvement citoyen pour l’information, à la base. « Nous sommes tous des journalistes ! »

Michel Collon était l’invité de l’émission de France 3, "Ce soir ou jamais" consacrée à l’avenir des conflits au Moyen-Orient. Retrouvez son intervention sur le site de Dailymotion (www.dailymotion.com)

11/01/2009

01/01/09: Tzipora, l´oiseau de malheur, tueuse née et diplômée: Portrait d'une criminelle de guerre...

 
 
-------Message original-------
 
Date : 01/11/09 18:56:49
 

Tzipora, l´oiseau de malheur, tueuse née et diplômée

"Basta ! ????" <
azls2006@yahoo.fr>
Ginette :

Portrait d'une criminelle de guerre
Par AEH, 11 janvier 2009

Aux côtés du Premier ministre Ehud Olmert, qu´elle aurait du remplacer après sa fausse démission pour affaires de corruption, d´Ehud Barak, ministre de la Défense, de Shimon Pérès, Président de la République (Note de RoRo: Prix Nobel de la ... guerre!) et du chef d´État-major au nom de beau-fils idéal, Gaby Ashkenazi, Tzipi Livni est une des 5 principales responsables des crimes de guerre commis depuis le 27 décembre à Gaza. Elle est actuellement 2ème vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Madame Livni serait l´une des principales inculpées par la Cour pénale internationale de La Haye au cas où celle-ci se déciderait (un jour, peut-être) à inculper les auteurs de l´Opération « Plomb jeté ». Autant faire sa connaissance. Car Tzipi a le crime dans le sang. Et elle pourrait se défendre toute seule puisqu´elle dispose d´une solide formation juridique.

Tzipora (« oiseau » en hébreu) n´est pas la fille de n´importe qui. Ses parents, Eitan Livni, et Sara Rosenberg, des immigrants polonais, furent le premier couple juif marié dans l'État d'Israël, le 16 mai 1948, au lendemain de sa proclamation. Eitan et Sara étaient des combattants de l´Irgun, une des trois organsations sionistes de combat (avec la Haganah et le Palmach) qui devaient ensuite constituer l´armée d´Israël. Directeur des opérations de l'Irgoun, Eitan fut celui qui organisa l'attentat contre le siège de l´administration britannique, situé dans l'hôtel King David à Jérusalem le 22 juillet 1946 (91 morts, 46 blessés). Plus tard il fut membre du Likoud et parlementaire. Une carte d'Israël Sur sa pierre tombale au cimetière Nahalat Itzhak, à Tel-Aviv, est gravée une carte du « Grand Israël biblique », dont les frontières s'étendent au-delà du Jourdain. Au centre, un fusil à baïonnette et les mots «Rak
Kach» («seulement ainsi» en hébreu), la devise de l´Irgoun. Sacrée hérédité !
Née à Tel Aviv le 5 juillet 1958, est devenue lieutenant lors de son service militaire, puis a été recrutée par le Mossad, pour lequel elle a opéré comme « agent de terrain » en Europe, de 1980 à 1984. Basée à Paris, elle a durant ces années travaillé avec les commandos du Mossad chargés d´éliminer des résistants palestiniens, qualifiés bien sûr de « terroristes ». Elle a donc appris à tuer dès sa prime jeunesse.
Elle a enchaîné sur des études de droit à la fac de Bar-Ilan, après quoi elle a ouvert un cabinet spécialisé en droit public et commercial. En 1996, elle est nommée directrice de l'Office des sociétés d'État. Dans ce rôle, elle est chargée de la privatisation des compagnies et des monopoles d'État. Une tueuse donc, mais une tueuse néo-libérale.
De 2001 à 2003 elle est ministre de la Coopération régionale au sein du 29ème gouvernement dirigé par Ariel Sharon, puis de l'Agriculture et du Développement rural. En 2003, au sein du 30ème gouvernement elle est successivement Ministre du Logement, de l'Intégration, de la Justice et des Affaires Étrangères (cette dernière fonction lui étant assignée suite aux nombreuses démissions de membres du Likoud suite à la fondation de Kadima fin 2005).
Le 12 novembre 2005, elle est la première personnalité politique de droite à prendre la parole pendant la commémoration officielle des dix ans de l'assassinat d'Yitzhak Rabin. En novembre 2005, elle quitte le Likoud pour rejoindre Ariel Sharon dans son nouveau parti, Kadima.
Le 1er décembre 2005, elle déclare que le Mur de l´apartheid construit par l´État juif en Cisjordanie constituera la future frontière avec les Palestiniens : « On n'a pas besoin d'être un génie pour voir que cette barrière aura des implications sur la future frontière » [...] Ce n'était pas la raison de son installation mais cette barrière pourrait avoir des implications politiques. »
Le 5 janvier 2006, suite à l'hospitalisation du Premier ministre Ariel Sharon, elle déclare aux journalistes : « Nous prions pour Ariel Sharon, et je ferai personnellement tout mon possible pour aider le Premier ministre par intérim à assumer ses fonctions et à prendre les bonnes décisions », mettant fin en même temps aux rumeurs qui prétendaient qu'elle pourrait succéder à Sharon à la tête de Kadima. Ce dernier remporte les élections et Tzipi Livni se positionne troisième sur cette liste, ce qui l'assure de participer au gouvernement. Le 4 mai 2006, elle entre dans le gouvernement d'Ehud Olmert en tant que Ministre des Affaires Étrangères et Vice-Premier Ministre.
Elle est troisième parmi les têtes de liste du parti Kadima aux élections législatives israéliennes de 2006. Elle devient donc membre de la 17e Knesset après la victoire du parti aux élections.
Suite à la défaite israélienne au Liban en août 2006, Ehud Olmert est de plus en plus critiqué par l'opinion publique israélienne pour sa mauvaise gestion de cette guerre. Fin avril 2007, une version intérimaire du rapport Winograd qui analyse les raisons de la défaite est publié. Livni appelle alors à la démission d'Olmert, mais ne présente pas sa propre démission, se proposant même comme son successeur à la tête du parti Kadima s'il venait à démissionner. Le 2 mai 2007, Livni se déclare opposée à des élections anticipées et affirme ne pas vouloir démissionner de son poste pour faire tomber le gouvernement, tout en se confirmant prête à prendre le poste de Premier ministre par intérim. Son appel est ignoré par Olmert. Elle subit le feu de la presse qui souligne son manque de courage politique et la surnomme « Tizipi the Knife » (Tzipi le couteau).
Après le témoignage accablant de l'homme d'affaires Morris Talansky, elle critique le manque de probité d'Olmert et se présente comme la « Madame Propre » de la classe politique israélienne mettant en avant son intégrité et sa droiture. Désormais pour les sondages, elle est la seule à pouvoir concurrencer Benjamin Netanyahou, le leader du Likoud. Pourtant, les sondages sont peu optimistes quant à la victoire de Tzipi Livni, qui serait alors la deuxième femme Premier Ministre en Israël après Golda Meir. Le Premier ministre est ulcéré par son manque de loyauté, mais elle ignore Olmert et multiplie les réunions avec la base du parti. En outre, elle brigue le poste de Premier Ministre.
Le 31 juillet 2008 Ehoud Olmert annonce sa démission mais déclare qu´il quittera ses fonctions après des élections internes au parti Kadima. Tzipi Livni est pressentie gagnante dans la course à la présidence du parti contre Shaul Mofaz l'actuel Ministre des Transports soutenu par Olmert.
Le 22 septembre 2008, elle est chargée par le président Shimon Pérès de former le prochain gouvernement. Son échec oblige Shimon Pérès à convoquer des élections anticipées en 2009, qui auront lieu le 10 février et verront sans aucun doute une victoire de Benjamin Netanyahou et du Likoud qu´il contrôle désormais.
Dernier détail sur cette dame : elle est ... végétarienne affichée et agit politiquement pour la défense des animaux ! Elle a obtenu l'interdiction de production de foie gras en Israël et est assez mal vue de certains lobbies de l'agro-alimentaire.

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Envoyé par Basta

le 1/11/2009 03:21:00 PM

 
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05/01/2009

05/01/2009: SOUS SDEROT, IL Y AVAIT NAJD ...

SOUS SDEROT, IL Y AVAIT NAJD

Par Rim al-Khatib
mardi 27 septembre 2005, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine (http://www.enfantsdepalestine.org)
 
Najd est le village palestinien sur lequel fut implantée la colonie de Sderot après son occupation par les bandes sionistes entre le 13 mai et le 9 juillet 1948.
 
Le village de Najd a été complètement rasé, et ses habitants subirent ce que l'on appelle communément aujourd'hui un nettoyage ethnique.
 
Les réfugiés de Najd sont probablement allés vers le sud et l'ouest, vers ce que l'on nomme aujourd'hui la bande de Gaza, rejoindre les centaines de milliers de réfugiés qui furent parqués par la bonne conscience occidentale dans des camps de fortune.
 
Aujourd'hui, les réfugiés de Najd et des autres villages et villes palestiniens ayant subi le nettoyage ethnique bombardent la colonie Sderot, construite sur leurs terres et leur village.
 
La colonie Sderot, appelée aujourd'hui ville de Sderot par ceux qui ont assimilé et légalisé l'occupation sioniste de la terre palestinienne, accueille des émigrés juifs ou prétendus juifs venant de toutes les parties de la terre, pour la construction d'un Etat Juif et pour les Juifs, l'Etat d'Israël.
 
Elle accueille entre autres, comme la ville de Beer Saba' appelée Beersheva par les sionistes, des émigrés pauvres, des émigrés importés de pays pauvres, pour peupler une terre à la place de ses habitants autochtones, qui sont, eux, refoulés vers les extrêmes. Elle accueille les Juifs d'Ethiopie, juifs noirs, pauvres, mais dont les privilèges en tant que Juifs dépassent de loin tout ce que les Palestiniens de 48, pourtant considérés comme citoyens de cet Etat colonial, peuvent prétendre revendiquer……..

21:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, guerre, sionisme, palestine, romain, belgique, fascisme, imperialisme, agressions, silence, medias, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

04/01/2009: HAMAS, FATAH, QUELQUES CONTRE-VÉRITÉS ...

 

 

----- Original Message -----
Sent: Sunday, January 04, 2009 7:24 PM
Subject: Fw: HAMAS, FATAH, QUELQUES CONTRE-VÉ RITÉS ; Sderot : colonie sioniste

 

HAMAS, FATAH, QUELQUES CONTRE-VÉRITÉS


Par Michel Warschawski, écrivain israélien.
vendredi 2 janvier 2009, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine (http://www.enfantsdepalestine.org)

Analyse du traitement de Gaza par les médias, avec Michel Warschawski. Warschawski écrit plusieurs ouvrages, dont Sur la frontière (Stock, 2002) et Programmer le désastre, la politique israélienne à l'oeuvre. Ce dernier livre, paru aux éditions La Fabrique en février 2008, commence par un démontage en règle des mystifications sur le Proche-Orient, fabriquées et / ou entretenues par les médias internationaux.
 
Un des titres ou phrases fréquemment rencontrés : « Après que le Hamas s'est emparé du pouvoir à Gaza... »
 
Vrai ? Faux ? C'est faux, dit l'auteur. Et il explique. « C'est dans des élections, dont le monde entier a salué le caractère transparent et démocratique, que le Hamas a gagné les voix de la grande majorité de la population palestinienne. Non seulement il ne s'est pas "emparé" du pouvoir, mais il a immédiatement accepté de former un gouvernement d'union nationale, dans lequel les vaincus - le Fatah et ses supporters - étaient surreprésentés ».
 
Une autre assertion médiatique à méditer : « Le Hamas a déclaré la sécession de Gaza et a rompu tout lien avec la Cisjordanie ».
 
C'est faux là aussi ? Faux, dit l'auteur : « C'est Mahmoud Abbas qui, sous la protection de l'armée israélienne, et après un coup d'Etat avorté dans la bande de Gaza et la fuite de ses troupes en Egypte, a retiré son administration. En rompant tout lien avec la bande de Gaza, il acceptait que celle-ci soit considérée par Israël et la communauté internationale comme une "entité hostile" (sic), à savoir une zone où vivent plus d'un million de femmes, hommes, enfants et vieillards, dont les droits les plus élémentaires, à commencer par le droit à l'alimentation et aux soins médicaux, sont niés ».
 
Mais il y a des tas de terroristes au Hamas ? D'après quelques grands journaux, oui : « On ne peut reconnaître le gouvernement Hamas, car il est responsable dʼattentats terroristes... »
 
Faux, archifaux ? Warschawski enfonce le clou : « Depuis quatre ans, le Hamas respecte scrupuleusement une trêve unilatérale, et les (rares) attentats ainsi que les roquettes tirées du nord de la bande de Gaza sont surtout le fait... des brigades Al-Aqsa, liées au Fatah » (pp. 11-12).
 
Pour Michel Warschawski, la plupart des grands médias, en déformant des faits, et en en inventant d'autres, prennent parti dans le conflit, contre les Palestiniens. Tache facilitée, nous dit-il, par les fréquents petits coups de pouce du Président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, au gouvernement israélien. Alors que Warschawski écrivait son livre, « le chef des miliciens du Fatah » s'est réjouit, devant des journalistes israéliens, que tous les livres - y compris les exemplaires du Coran - d'une institution culturelle liée au Hamas aient été détruits par l'armée israélienne. Et, affirme l'auteur, très récemment, Abbas a « franchi une limite ». En appelant Israël à « renforcer l'isolement » de la bande de Gaza, il a préféré la compromission au compromis.
 
Finalement, pour Warschawski, ce sont les deux populations, palestinienne et israélienne, qui coincent Israël dans la mise en oeuvre complète de sa politique. Les Israéliens aussi, car ils ont « perdu l'esprit de sacrifice et refusent de payer le prix d'une politique qu'ils ne soutiennent que dans la mesure où elle est gratuite. Dès lors qu'on lui soumet une facture et que la normalité de son existence est remise en question, ne serait-ce que pour quelques semaines, la population de l'Etat juif rejette les aventures militaires » (pp. 33 - 34).

 

 

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23/11/2008

15/11/2008: Agression sioniste à domicile...

Sent: Saturday, November 15, 2008 4:09 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Basta : un des agresseurs de G. Skandrani, jugé le 18 11
Agression sioniste à domicile

Le 25 octobre 2006, Ginette Hess Skandrani, présidente de l'AZLS, était victime d'une grave agression à son domicile dont elle porte encore aujourd'hui les séquelles. Une longue enquête avait permis l'identification des 4 agresseurs, dont deux se sont enfuis en Israël, d'où ils ne peuvent être extradés, puisqu'ils disposent, en plus de leur passeport français, d'un passeport israélien.
L'un des deux autres agresseurs, mineur au moment des faits, sera jugé par le Tribunal pour enfants de Paris le mardi 18 Novembre à 9 heures.. 25è chambre -escalier Y , rez- de- chaussée, Palais de justice, 4 Bd du Palais, métro Cité.
Venez nombreux !
Nous republions à cette occasion la lettre ouverte signée par 200 personens et associations, à laquelle aucune réponse n'a été donnée à ce jour.

Lettre ouverte
Au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur
Au CRIF, à la LICRA, au MRAP, à la LDH, à SOS-Racisme
À l’AFPS, au CAPJPO, à l’UJFP et au MSRPP

Questions de principe, questions pratiques, questions vitales

5 novembre 2006
Ginette Hess Skandrani est une femme de 67 ans. Elle est, par tempérament et par conviction, non-violente. Elle ne dispose, pour se protéger, ni d’armes ni de gardes du corps ni d’escorte policière.
Elle est une militante engagée dans le combat anticolonialiste depuis cinquante ans. Depuis quarante ans, elle défend le droit naturel du peuple palestinien à la souveraineté et à la vie. Elle est partisane de la seule solution qui semble logique à la situation coloniale de la Palestine : la création d’un seul État pour tous les habitants de la Terre sainte, sur la base du principe universel : « Une personne, une voix ».
Elle est victime depuis de longues années d’une campagne de dénigrement et de diffamation émanant de diverses composantes, de « droite » comme de « gauche », de la nébuleuse des partisans de l’État d’Israël comme « État juif ». Cette campagne a été ponctuée par des agressions physiques, des menaces de mort verbales, écrites, téléphoniques ou électroniques, des piratages informatiques, des mises sur écoute téléphonique « sauvage », des cambriolages et des « filatures ».
Mercredi 25 octobre, la campagne a atteint un nouveau palier : un commando de quatre hommes l’a agressée à son domicile parisien, dans une action préméditée et concertée. Pendant que deux membres du commando s’acharnaient sur elle, au risque de la tuer ou de la rendre irrémédiablement invalide, deux autres membres faisaient le guet au pied de l’immeuble.
Ces hommes n’ont pas agi de leur propre initiative : ils ont reçu des ordres, qu’ils ont exécutés en bons petits soldats. Ces hommes sont en effet des citoyens français et israéliens, soldats d’active ou de réserve de l’armée israélienne, agissant sur ordre. Les ordres viennent d’organisations qui, sous couvert de respectabilité et de représentativité, ne sont que des officines établies en France d’une puissance non seulement étrangère mais de surcroît hostile aux valeurs françaises et aux principes qui fondent notre république.
Cette grave atteinte au droit à la vie et à la sécurité d’une militante infatigable de la cause humaine nous amène à poser un certain nombre de questions à tous ceux qu’elle devrait interpeller. Nous précisons que nous nous exprimons à titre personnel, en tant qu’amis, frères, sœurs de Ginette Hess Skandrani. Certains d’entre nous ont été victimes des mêmes campagnes de dénigrement et de menaces qu’elle, du fait de leurs engagements.

Question au gouvernement :
Vous avez interdit il y a quelques mois la tribu Ka, une organisation de jeunes Noirs révolutionnaires, par un décret d’application de la loi de 1936 sur les ligues factieuses. Or, cette Tribu Ka, quelle que soit l’appréciation que l’on puisse porter sur ses idées et opinions, ne s’était rendue coupable d’aucun crime ou délit, d’aucun acte de violence ni contre des biens ni contre des personnes. Qu’attendez-vous pour dissoudre, en application du même décret, les deux organisations armées qui se sont rendues coupables d’une série de crimes et délits, dont la tentative de meurtre sur un commissaire de police, et dans les rangs desquelles il faut chercher les agresseurs de Ginette Hess Skandrani ? Attendez-vous donc qu’il y ait mort d’homme – ou de femme – pour interdire la Ligue de défense juive et le Bêtar-Tagar ?
Question au ministre de l’Intérieur :
Qu’envisagez-vous de faire pour assurer la protection et la liberté de déplacement des personnes visées par ces organisations subversives ? Estimez-vous que ces personnes doivent, faute de protection par la république, s’armer et prendre en charge leur propre défense ?
Question aux défenseurs des droits humains :
Vous avez pour l’instant observé un silence prudent sur l’agression dont a été victime Ginette Hess Skandrani. Cela veut-il dire que vous approuvez cette agression ? Dans ce cas, il faudra vous en expliquer publiquement.
Question aux défenseurs du « droit à l’existence d’Israël » :
Certains d’entre vous ont proféré, répété ou répandu des calomnies contre Ginette Hess Skandrani. Cela a contribué de manière déterminante au climat qui aboutit à l’agression du 25 octobre. Approuvez-vous cette agression ? Si oui, expliquez-nous pourquoi. Si non, faites-le savoir haut et fort.
Tout un chacun comprendra que la réponse à ces questions de la part de ceux que nous interpellons aujourd’hui sera déterminante pour empêcher la dérive violente et sectaire dans laquelle veulent nous entraîner les partisans du suprématisme d’un groupe sur l’ensemble de la société.
Les petites frappes qui ont exécuté l’ordre de tabasser Ginette Hess Skandrani ne sont que des robots programmés et manipulés pour faire mal. Nous n’avons pour eux que mépris et commisération et nous laissons à la justice et à la police le soin de les mettre hors d’état de nuire. Nous n’avons en effet aucune vocation à créer une milice de justiciers. Mais nous ne saurions tolérer le silence et l’inaction de tous ceux qui prétendent lutter pour la liberté, la démocratie et la justice. Car ce silence et cette inaction vaudraient complicité.

--
Envoyé par Basta ! يكفي dans Basta ! يكفي le 11/15/2008 03:41:
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19/04/2008

18/04/2008: Palestine Soli!darité...

-------- Message original --------
Sujet: [misesajour] 18 avril en Palestine occupee, au Moyen-Orient et en Amerique latine
Date: Fri, 18 Apr 2008 18:16:58 +0200
Répondre à :: misesajour@palestine-solidarite.org


 

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19:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, silence, terrorisme, gaza, actualite, courcelles, guerre, general, histoire, imperialisme, israel, medias, palestine, presse, sionisme, usa, fascisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |