10/10/2009

30/04/09: Fête d "independance" Mais dequelle indépendance parle Moubarak quand il félicite L'entité sioniste ?

Fête d "independance" Mais dequelle indépendance parle Moubarak quand il félicite L'entité sioniste ?

De Ginette : grianala@yahoo.fr

C'LEILA
Leila Fechtali

Moubarak a félicite l'ennemi sioniste pour ses 61 ans d "indépendance"
mais de quelle "independance" s'agit-il?

l'Etat sioniste existait-il avant d'exproprier la terre de Palestine et de l'occuper par la grâce de la lâchete et de la collaboration des allies de l'Europe imperialiste et de leurs instruments telles que la Societe des Nations créée pour decreter, sans que les peuples de la region aient voix au chapitre, le partage d une terre qui ne leur appartenait pas et en donner 54% a une population étrangère organisée pour la guerre, l' expansion, l'expropriation, le nettoyage ethnique et déterminée sur la base de sa supériorite ethnique à remplacer les Palestiniens sur leur terre contre quelle colonisation l'entite sioniste a-t-elle combattu pour conquerir son "independance"?

Cette mystification de fête d "independance" se poursuit pour nettoyer les cerveaux et l'histoire des attaques, des massacres, des bombardements, des sièges, des attentats et des assassinats qui ont présidé a l implantation d'une societe de colons qui continue aujourd hui à accaparer la terre volée et à exproprier tous les jours plus d'espace, d'habitations, de ressources et à faire régner la terreur sur sa population
Mais la falsification de l "indépendance" ne perd rien pour attendre, malgre les refrains des "deux Etats vivant en paix côte a côte", de "paix juste et durable" et autres distinctions qui légitimisent l'expropriation de 1948, la fin inexorable qu'elle merite et que lui prépare la resistance palestinienne dans sa lutte de libération nationale, dusse-t-elle durer 150 ans de plus

de la mer méditerranée au Jourdain : la Palestine aux Palestiniens

10:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, guerre, sionisme, palestine, romain, colonialisme, europe, fascisme, imperialisme, euro-dictature, israel, silence, medias, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

27/09/2009

26/09/09: Agression de Gaza : « un nom sur chaque balle »...

Agression de Gaza : « un nom sur chaque balle »

Gideon Levy, éditorialiste et membre de la direction du quotidien Haaretz, que Le Monde a surnommé "une épine dans le flanc d´Israël", est l´honneur du journalisme israélien. Il a signé dans l´édition électronique d´Haaretz du 17 septembre dernier un texte poignant, traduit en français par Info-Palestine sous le titre d´Eviter la honte à La Haye. Nous le publions à notre tour, en le dédiant à ceux des nombreux juifs de notre pays si aveugles dans leur défense inconditionnelle de l´Etat hébreu. Aux dirigeants du Crif, aux Bernard-Henri Lévy, Alexandre Adler ou autre André Glucksmann, ainsi qu´à nos gouvernants complices, nous proposons de méditer la proposition suivante : les Justes d´aujourd´hui sont aux côtés du peuple palestinien opprimé.

Il y a un nom sur chaque balle, et un responsable pour chaque crime. Le voile de teflon dont Israël s´était recouvert depuis l´opération "Plomb durci" a été arraché une fois pour toute, et maintenant il va lui falloir affronter les questions difficiles. Il est maintenant superflu de demander si des crimes de guerre ont été commis à Gaza, car la réponse nette et qui fait autorité a déjà été donnée. Aussi la question qui doit être posée maintenant est : qui est responsable ? Des crimes de guerre ont été commis à Gaza, il s´ensuit qu´il y a des criminels de guerre en liberté parmi nous. Ils doivent en être tenus responsables et punis. Telle est la conclusion rigoureuse qu´il faut tirer du rapport concis des Nations unies.

Depuis presque un an, Israël essaie de soutenir que le sang versé à Gaza n´était que de l´eau. Un rapport suit un autre rapport, avec les mêmes résultats effroyables : un siège, du phosphore blanc, le mal fait à des civils innocents, une infrastructure anéantie ; des crimes de guerre, dans tous les rapports sans exception. Après la publication du rapport le plus important et le plus accusateur de tous, celui établi par la Commission conduite par le juge Richard Goldstone, les tentatives d´Israël aujourd´hui pour le discréditer sont ridicules, et les fanfaronnades creuses des porte-paroles d´Israël sont pathétiques. (...)

Nul ne peut douter des compétences juridiques de Goldstone, comme juriste de niveau international avec une réputation irréprochable. L´homme qui a découvert la vérité sur le Rwanda et la Yougoslavie a agi de même pour Gaza. L´ancien procureur en chef du Tribunal pénal international de La Haye n´est pas seulement une autorité juridique, il est aussi une autorité morale ; par conséquent, les reproches portés contre lui ne tiennent pas la route. A la place, on ferait mieux de regarder de plus près l´accusé, et il est temps. Ces responsables, ce sont d´abord et avant tout Ehud Olmert*, Ehud Barak et Gabi Ashkenazi. Jusqu´alors et de façon incroyable, aucun d´entre eux n´a payé le moindre prix pour ses méfaits.

"Plomb durci" a été une agression sans retenue, où une population civile totalement démunie de protection n´a montré quasiment aucun signe de résistance pendant l´opération. Cette agression aurait dû soulever un tollé immédiat en Israël. Elle fut un Sabra et Chatila, perpétré cette fois par nous-mêmes. Mais s´il y eut une tempête de protestations dans le pays après Sabra et Chatila, après "Plomb durci", on a décerné des citations.

Il aurait dû suffire de regarder la disparité effroyable dans les victimes - 100 Palestiniens tués pour chaque Israélien - pour secouer la société israélienne tout entière. Il n´y avait nul besoin d´attendre Goldstone pour comprendre que quelque chose d´épouvantable s´était produit entre le David palestinien et le Goliath israélien. Mais les Israéliens ont préféré regarder ailleurs, ou se tenir avec leurs enfants sur les collines autour de Gaza et applaudir à chaque bombe qui faisait son carnage.

Sous couvert de médias engagés, d´analystes et spécialistes criminellement partiaux - qui tous ont empêché les informations de paraître - avec un lavage de cerveau d´une opinion publique sans vigilance, Israël s´est comporté comme si rien n´était arrivé. Goldstone a mis un terme à cela et pour cela, nous devons le remercier. Après, son travail est fini, des mesures concrètes évidentes vont être abordées.

Il aurait mieux valu pour Israël d´avoir eu le courage de changer de cap pendant qu´il était encore temps, et sans attendre Goldstone, d´enquêter véritablement sur la question et non pas ordonner ces investigations grotesques des Forces de défense d´Israël. Il faut faire payer le prix à Olmert et Tzipi Livni de leur décision scandaleuse de ne pas coopérer avec Goldstone, même si à ce point, ça ne sert à rien. Maintenant que le rapport est mis sur la voie du Tribunal pénal international et que des mandats d´arrêt peuvent être délivrés, tout ce qui reste à faire c´est de mettre en place immédiatement une commission d´enquête afin d´éviter la honte à La Haye.

Peut-être que la prochaine fois que nous nous lancerons dans une nouvelle guerre, vaine et misérable, nous prendrons en compte non seulement le nombre de victimes que nous sommes susceptibles d´assumer, mais aussi les dommages politiques lourds que provoquent de telles guerres.

A la veille du Nouvel An juif, Israël devient, et c´est justifié, un pays rejeté et détesté. Nous ne devons pas l´oublier une seule minute."

10:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, television, romain, racisme, colonialisme, europe, fascisme, imperialisme, euro-dictature, israel, occupation, silence, medias |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

26/09/2009

25/09/09: Une interview exclusive de Khaled Meshal, dirigeant du Hamas

"Un règlement pacifique réaliste du conflit devra commencer par un accord de cessez-le-feu entre les deux parties basé sur un retrait total d´Israël de tous les territoires occupés en 1967"

Une interview exclusive de Khaled Meshal, dirigeant du Hamas

AUTEUR: Ken LIVINGSTONE
Traduit par Anne-Marie Goossens et Claude Zurbach. Édité par Fausto Giudice

Ken Livingstone discute en exclusivité de religion, de violence et des chances pour la paix avec le leader du Hamas, Khaled Meshal.

Khaled Meshal est responsable du bureau politique du mouvement Hamas

La clé de la paix au Moyen-Orient est la restauration du droit international et la reconnaissance du droit, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens juifs, de vivre en paix et en sécurité côte à côte. Comme le dit le président Obama, il n´y a actuellement pas de processus de paix. Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, continue à étendre les colonies illégales en Cisjordanie et à Jérusalem et à maintenir le blocus quasi complet de Gaza. Les Palestiniens tirent des roquettes inefficaces sur Israël. Israël attaque régulièrement les territoires palestiniens au moyen d´armes modernes.

Aucun conflit majeur ne peut être résolu sans que chaque côté parle avec l´autre. Ce fut le cas en Afrique du Sud, en Irlande et dans d´innombrables autres situations où les intéressés avaient dit qu´ils ne parleraient jamais avec leurs adversaires. Dans les années 80, j´ai été contesté pour avoir dit que la solution du conflit en Irlande exigeait que l´on parle avec Gerry Adams et Martin McGuinness.

Au Moyen-Orient, la paix ne peut être réalisée que par des discussions entre les représentants élus, tant des Israéliens que des Palestiniens, à savoir le Hamas - qui a remporté les dernières élections parlementaires palestiniennes avec une importante majorité - ainsi que le Fatah. Cela ne veut pas dire que je sois d´accord avec les vues du Hamas, du Fatah ou du gouvernement israélien. Loin de là. Par exemple, je crois qu´un certain nombre de passages de la charte originale du Hamas sont inacceptables et devraient être rejetés. Beaucoup d´observateurs pensent que ce point de vue est partagé par certains membres du Hamas.

Pourtant, aux yeux de trop de gens, le Hamas reste opaque en tant qu´organisation . Ce qu´ils en savent provient de médias hostiles ; le Hamas n´a pas de visage. La plupart des gens pensent probablement que son dirigeant est un personnage dérangé du genre Oussama Bin Laden. De fait, les partisans d´Al Qaida à Gaza sont tellement hostiles au Hamas qu´ils lui ont déclaré la guerre.

Pour ces raisons, j´ai pensé qu´il était important d´interviewer Khaled Meshal, dirigeant de facto du Hamas qui vit en exil en Syrie. Toutes les questions ne sont pas claires. Mais au début de tout processus de paix, ce qui compte le plus est de s´y engager. Le dialogue est nécessaire pour arriver à la clarté et à la compréhension mutuelle. Au début, le Sinn Fein n´a pas répondu à toutes les questions, pas plus que Benjamin Netanyahou aujourd´hui. Meshal donne ses réponses à un moment de tension accrue et de nouvelles menaces de mort à son endroit qui s´ajoutent au danger permanent de tentatives d´ assassinat non seulement de la part ds Israéliens, mais également des partisans d´Al Qaida dans la région.

J´espère que cette interview contribuera à plaider en faveur du dialogue nécessaire, qui est, je le crois, inévitable. Il s´agit simplement de savoir combien de souffrance subiront les deux côtés avant d´arriver à ce stade.

Ken Livingstone : Pourriez-vous expliquer un peu votre enfance et les expériences qui ont fait de vous ce que vous êtes aujourd´hui ?

Khaled Meshal : Je suis né dans le village de Silwad en Cisjordanie, près de Ramallah, en 1956. Tout jeune, j´ai appris de mon père comment il avait participé à la révolution palestinienne contre le mandat britannique en Palestine dans les années trente et comment il s´était battu aux côtés d´autres Palestiniens, avec des armes primitives, contre les gangs de sionistes bien équipés et entraînés qui attaquaient des villages palestiniens en 1948.

J´ai vécu à Silwad pendant 11 ans jusqu´à la guerre de 1967, où, comme des centaines de milliers de Palestiniens, j´ai été forcé avec ma famille de quitter notre maison et de m´établir en Jordanie. C´est une expérience bouleversante que je n´oublierai jamais.

KL : Que vous est-il arrivé après la guerre ?

KM : Peu après, j´ai quitté la Jordanie pour le Koweït où mon père travaillait et vivait déjà avant 1967. Après avoir terminé l´école primaire en 1970, je suis entré dans la prestigieuse école secondaire Abdullah al-Salim. Au début des années 70, c´était un lieu d´intense activité politique et idéologique.

Pendant ma deuxième année à l´école al- Salim, je suis entré chez les Frères musulmans (al-Ikhwan al-Muslimun). Après ma quatrième année, j´ai réussi à entrer à l´université de Koweït, où j´ai fait un Bachelors of science en physique.

L´Université de Koweït avait une branche active de l´Union générale des étudiants palestiniens (GUPS), qui avait été sous le contrôle total du mouvement Fatah. Moi-même et mes compagnons islamistes avons décidé, en 1977, d´adhérer à la GUPS, que nous avions auparavant boudée parce que nous contestions l´élection de ses dirigeants. Toutefois, il nous a été impossible de travailler au sein de la GUPS ; nous nous sentions constamment bridés et nous nous sommes rendus comptes qu´en tant qu´islamistes, on ne nous laisserait jamais la moindre chance.

En 1980, deux ans après mon diplôme, mes compagnons plus jeunes ont décidé de quitter la GUPS et de former leur propre association palestinienne sur le campus. Beaucoup d´étudiants étaient déçus par la direction palestinienne qui semblait disposée à se contenter de beaucoup moins que ce dont ils rêvaient depuis leur enfance, à savoir la libération complète de la Palestine et le retour de tous les réfugiés chez eux.

KL : Quelle est la situation à Gaza aujourd´hui ?

KM : Gaza aujourd´hui se trouve sous le siège. Les passages sont fermés la plupart du temps et depuis des mois, les victimes de la guerre israélienne contre Gaza se sont vu refuser l´accès aux matériaux nécessaires pour reconstruire leurs maisons détruites. Dans de nombreuses parties de la Bande de Gaza, il faut reconstruire des écoles, des hôpitaux et des maisons. Des dizaines de milliers de personnes n´ont pas d´abri. À mesure que l´hiver approche, la situation de ces victimes ne fera qu´empirer dans le froid et sous la pluie.

Un million et demi de personnes sont détenues comme otages dans l´une des plus grandes prisons de l´histoire de l´humanité. Elles sont incapables de sortir librement de la Bande, que ce soit pour un traitement médical, pour leur éducation ou pour d´autres besoins. Ce que nous avons à Gaza est un désastre et un crime contre l´humanité perpétré par les Israéliens. Par son silence et son indifférence, la communauté mondiale, est complice de ce crime.

KL : Pourquoi pensez-vous qu´Israël continue à imposer le siège à Gaza ?

KM : Les Israéliens prétendent qu´ils maintiennent le siège pour des raisons de sécurité. Leur véritable motif est de faire pression sur le Hamas en punissant toute la population. Les sanctions ont été mises en place peu après la victoire du Hamas aux élections palestiniennes en janvier 2006. Bien que les Israéliens aient des soucis de sécurité, ce n´est pas leur principale motivation. Leur objectif est avant tout de préparer un coup monté contre les résultats des élections démocratiques qui ont amené le Hamas au pouvoir.

Les Israéliens et leurs alliés cherchent à faire échouer le Hamas en persécutant la population. C´est une entreprise hideuse et immorale. Aujourd´hui, le siège se poursuit bien que nous observions le cessez-le-feu depuis six mois. L´année dernière, une trêve a été observée de juin à décembre 2008.

Pourtant le siège n´a jamais été levé et les sanctions sont restées en place. Saper le Hamas est le principal objectif du siège. Les Israéliens espèrent retourner la population de Gaza contre le Hamas en augmentant les souffrances de toute la population de la Bande.

KL : Il y a combien de partisans du Hamas et de représentants élus du Hamas emprisonnés en Israël ? Ont-ils tous étés inculpés et déclarés coupables ?

KM : Sur les 12 000 Palestiniens au total détenus dans les prisons israéliennes, quelque 4 000 sont membres du Hamas. Ce nombre comprend notamment des dizaines de ministres et de parlementaires (membres du Conseil législatif palestinien). Environ 10 ont été libérés récemment, mais il reste quelque 40 membres du PLC en détention. Certains se sont vu infliger des peines, mais beaucoup sont maintenus dans ce que les Israéliens appellent en détention administrative.

Le seul crime dont ces personnes soient accusées est d´être associées au groupe parlementaire du Hamas. Israël considère qu´exercer son droit démocratique est un crime. Tous ces parlementaires sont traduits devant un système israélien de justice qui n´a rien à voir avec la justice. Le système judiciaire israélien est un instrument de l´occupation. En Israël, il y a deux systèmes de justice : l´un s´applique aux Israéliens et l´autre aux Palestiniens. C´est un régime d´apartheid.

KL : Quel rôle jouent les autres États et institutions comme les USA, l´UE, la Grande Bretagne, l´Égypte ou l´Autorité palestinienne jouent-ils, s´ils en jouent un, dans le blocus de Gaza ?

KM : Le blocus de Gaza n´aurait jamais été imposé sans la collusion des puissances régionales et internationales.

KL : Comment peut-on lever le blocus selon vous ?

KM : Pour la levée du blocus, il faut respecter le droit international. Les droits fondamentaux des Palestiniens et leur droit de vivre dans la dignité et à l´abri de la persécution devraient être reconnus. Il faut qu´il y ait une volonté internationale de servir la justice et de respecter les principes fondamentaux des lois internationales sur les droits humains. La communauté internationale devrait se libérer des entraves de la pression israélienne, parler vrai et agir en conséquence.

KL : Israël dit qu´il a bombardé et envahi Gaza l´année dernière en riposte aux violations répétées du cessez-le-feu par le Hamas et aux tirs de roquettes sur le sud d´Israël. Est-ce le cas ?

KM : Les Israéliens ne disent pas la vérité. Nous avons conclu une trêve avec Israël du 19 juin au 19 décembre 2008. Néanmoins, le blocus n´a pas été levé. Le marché prévoyait un cessez-le-feu bilatéral, la levée du blocus et l´ouverture des passages. Nous avons entièrement respecté le cessez-le-feu tandis qu´Israël ne l´a observé que partiellement, et vers la fin de la période il a repris les hostilités. Pendant toute cette période, Israël a maintenu le siège et n´a ouvert certains des passages que par intermittence, n´autorisant l´entrée que de 10 % au maximum des fournitures répondant aux besoins essentiels de la population de Gaza. Israël a tué la possibilité de renouveler la trêve parce qu´ il l´a délibérément brisée à plusieurs reprises.

J´ai toujours dit à mes visiteurs occidentaux, notamment à l´ancien président US Jimmy Carter, que dès qu´une trêve sera proposée au Hamas comprenant la levée du blocus et l´ouverture des passages, le Hamas répondra positivement. Jusqu´ici, personne ne nous a fait une telle offre. En ce qui me concerne, le blocus équivaut à une déclaration de guerre justifiant l´autodéfense.

KL : Quelle est l´idéologie et quels sont les objectifs du Hamas ?

KM : Notre peuple a été victime d´un projet colonial appelé Israël. Pendant des années, nous avons subi diverses formes de répression. La moitié de notre peuple a été dépossédée et se voit refuser le droit au retour chez lui, la moitié vit sous un régime d´occupation qui viole ses droits humains fondamentaux. Le Hamas lutte pour mettre fin à l´occupation et pour restaurer les droits de notre peuple, notamment le droit de rentrer chez lui.

KL : Quel est selon vous, la cause du conflit entre l´État d´Israël et les Palestiniens ?

KM : Le conflit découle de l´agression et de l´occupation. Nous menons notre lutte contre les Israéliens, non pas parce qu´ils sont juifs, mais parce qu´ils ont envahi notre patrie et nous ont dépossédés. Ce n´est pas parce que les juifs ont été auparavant persécutés en Europe qu´ils ont le droit de prendre notre terre et de nous jeter dehors. Les injustices subies par les juifs en Europe ont été horribles et criminelles, mais elles n´ont pas été commises par les Palestiniens, les Arabes ou les musulmans. Alors, pourquoi devrions-nous être punis pour les fautes des autres ou nous ferait-on payer pour leurs crimes ?

KL : Croyez-vous qu´Israël compte continuer à reculer ses frontières ?

KM : Israël n´a pas de frontières définies. Quand Israël a été créé dans notre patrie il y a 62 ans, ses fondateurs rêvaient d´un « Grand Israël » allant du Nil à l´Euphrate. L´expansionnisme s´est manifesté à plusieurs occasions : en 1956, en 1967 et plus tard lors de l´occupation d´une partie du Liban dans les années 80. La faiblesse des Arabes, la supériorité militaire d´Israël, le soutien accordé par les puissances occidentales à Israël, et les massacres que celui-ci était prêt à commettre contre des civils sans armes en Palestine, en Égypte et au Liban, lui ont permis de s´étendre par étapes.

Bien que beaucoup d´Israéliens aient toujours des idées expansionnistes, il semblerait que ce ne soit plus une option pratique. La résistance libanaise et palestinienne a forcé Israël à se retirer unilatéralement de terres qu´il avait antérieurement occupées suite à la guerre et à l´agression. Alors que par le passé Israël a pu battre plusieurs armées arabes, il est confronté aujourd´hui à une redoutable résistance qui fera non seulement pièce à son expansionnisme, mais qui l´obligera également avec le temps à lâcher de plus en plus de terres occupées illégalement.

KL : Quelles sont vos principaux objectifs ? Le Hamas est-il principalement une organisation politique ou religieuse ?

KM : Le Hamas et un mouvement de libération nationale. Nous ne voyons pas de contradiction entre notre identité islamique et notre mission politique. Tout en nous confrontant aux occupants par le biais de la résistance et de la lutte pour obtenir les droits de notre peuple, nous sommes fiers de notre identité religieuse tirée de l´islam.

Mais à la différence de l´expérience faite par les Européens avec le christianisme, l´islam ne prévoit pas, n´exige pas ni ne reconnaît une autorité ecclésiastique. Il fournit simplement une série de directives larges dont l´interprétation détaillée est soumise à la réflexion humaine (ijtihad) et en découle.

KL : Est-ce que vous visez la destruction d´Israël ?

KM : Ce qui se passe en fait c´est la destruction du peuple palestinien par Israël ; c´est lui qui occupe notre terre, nous exile et nous tue, nous incarcère et persécute notre peuple. Nous sommes les victimes, Israël est l´oppresseur et ce n´est pas l´inverse.

KL : Pourquoi le Hamas adopte-t-il la force militaire dans ce conflit ?

KM : La force militaire est une option à laquelle notre peuple a recours parce que rien d´autre ne marche. La conduite d´Israël et la complicité de la communauté internationale, que ce soit sous forme de silence, d´indifférence ou de participation, justifie la résistance armée. Nous aimerions tellement que ce conflit soit résolu pacifiquement.

Si l´occupation devait cesser et que notre peuple puisse exercer son autodétermination dans sa patrie, il ne serait pas nécessaire d´avoir recours à la force. La réalité est que près de 20 ans de négociations de paix entre les Palestiniens et les Israéliens n´ont restauré aucun de nos droits. Au contraire, les compromis unilatéraux passés par l´équipe de négociation palestinienne nous ont fait subir plus de souffrances et de pertes.

Depuis que l´OLP a conclu l´accord de paix d´Oslo avec Israël en 1993, les Israéliens ont exproprié de nouvelles terres palestiniennes en Cisjordanie afin de construire des colonies juives illégales, d´étendre les colonies existantes ou de construire des routes réservées exclusivement aux Israéliens vivant dans ces colonies. Le mur d´apartheid que les Israéliens ont érigé en Cisjordanie a absorbé de vastes terres qui étaient censées être rendues aux Palestiniens d´après le traité de paix.

Le mur d´apartheid et des centaines de postes de contrôle ont transformé la Cisjordanie en une série d´enclaves isolées comme les cellules d´une grande prison, ce qui rend la vie intolérable.

Jérusalem est constamment malmenée afin d´en modifier le paysage et l´identité et des centaines de maisons palestiniennes ont été détruites dans la ville et alentour, laissant des milliers de Palestiniens sans abri dans leur propre patrie. Au lieu de libérer les prisonniers palestiniens, les Israéliens ont arrêté 5000 Palestiniens de plus depuis la conférence de paix d´Annapolis en 2007 - action qui atteste que la paix ne les intéresse absolument pas.

KL : Le Hamas s´engage-t-il dans une activité militaire en dehors de la Palestine ?

KM : Non. Depuis sa création il y a 22 ans, le Hamas a confiné son champ d´opération militaire à la Palestine occupée.

KL : Souhaitez-vous établir en Palestine un État islamique dans lequel toutes les autres religions auront un statut subalterne ?

KM : Notre priorité comme mouvement de libération nationale est d´en terminer avec l´occupation israélienne de notre patrie. Une fois que notre peuple sera libre sur sa terre et bénéficiera du droit à l´autodétermination, c´est lui seul qui aura le dernier mot sur sous le système de gouvernement avec lequel il souhaite vivre. C´est notre ferme croyance que l´Islam ne peut pas être imposé aux gens. Nous ferons campagne, dans un processus entièrement démocratique, sur un programme islamique. Si c´est ce que les gens choisissent, alors ce sera leur choix. Nous croyons que l´Islam est la meilleure source d´inspiration et le meilleur garant pour les droits des musulmans comme des non-Musulmans.

KL : Le Hamas impose-t-il la tenue islamique dans Gaza ? Par exemple, est-il obligatoire pour les femmes à Gaza de porter le hijab, le niqab ou la burqa ?

KM : Non. Intellectuellement, la vision du Hamas vient de la culture et de la religion du peuple. L´Islam est notre religion et il est le constituant de base de notre culture. Nous ne refusons pas à d´autres Palestiniens le droit d´avoir des visions différentes. Nous n´imposons aux gens aucun aspect concernant la religion ou leur conduite sociale. Les aspects de la religion dans la société de Gaza sont sincères et spontanés ; ils n´ont été imposés par aucune autorité autre que la foi et la conviction du croyant.

KL : Il est dit que la division dans le peuple palestinien entre Cisjordanie et Gaza et entre le Fatah et le Hamas, qui affaiblit évidemment leur position, est survenue parce que Hamas a pris par la force le contrôle de Gaza. Est-ce vrai et comment expliquez-vous cette division ?

KM : Assurément, la division affaiblit les Palestiniens et nuit à leur cause. Cependant, la division n´est pas le fait du Hamas, mais de l´insistance de certaines parties internationales et régionales à vouloir effacer les résultats de la démocratie palestinienne. Cela les a consternés que Hamas ait été élu par le peuple palestinien.

La division vient de l´existence d´une partie palestinienne qui cherche le soutien de ces mêmes parties régionales et internationales, dont les USA et Israël, qui souhaitent voir Hamas mis hors jeu. Peu après sa victoire aux élections de janvier 2006, tout a été fait pour miner la capacité du Hamas à gouverner.

Après que ces efforts avaient échoué, le général Keith Dayton de l´armée US, qui sert actuellement de coordonnateur de sécurité entre Israël et l´Autorité palestinienne [de Ramallah], avait été expédié à Gaza pour préparer un coup de force contre le gouvernement d´unité nationale conduit par le Hamas et issu de l´accord de la Mecque de 2007. Ce complot a incité le Hamas à Gaza à agir en situation d´autodéfense lors des événements de juin 2007.

Prétendre que le Hamas a effectué un coup de force est sans fondement parce que le Hamas était à la tête d´un gouvernement élu démocratiquement. Tout ce qu´il a fait était d´agir contre ceux qui préparaient un coup contre lui sous la direction et les conseils du général Dayton.

KL : Est-ce que ceux qui ont d´autres vues politiques ou religieuses, comme le Fatah, bénéficient des libertés démocratiques à Gaza ? Quelle est la situation de ceux qui appartiennent au Hamas dans les territoires de la Cisjordanie sous contrôle du Fatah ?

KM : Des factions palestiniennes ont été inspirées par le nationalisme arabe, d´autres par le marxisme ou le léninisme, et d´autres par le libéralisme. Alors que nous sommes persuadés que ces idées sont étrangères à nos peuple et ont échoué à répondre à ses aspirations, nous insistons sur le fait que le peuple est le dernier arbitre sur qui il souhaite voir diriger et par quel système il désire être régi. Ainsi, la démocratie est notre meilleure option pour aplanir nos divergences internes. Il faudra respecter le choix du peuple, quel qu´il soit.

Nous essayons au mieux de notre capacité de protéger les droits humains et les libertés civiques de ceux qui sont affiliés au Fatah et à toutes les autres factions dans la bande de Gaza. En revanche, les Palestiniens en Cisjordanie sous occupation israélienne et sous l´Autorité palestinienne de Ramallah continuent de se voir nier leurs droits fondamentaux.

Le Général Dayton supervise en Cisjordanie une répression sévère et brutale contre le Hamas et d´autres groupes palestiniens. Plus de 1000 prisonniers politiques, dont des étudiants, des professeurs d´Université et des professionnels dans tous les domaines sont pourchassés, détenus et torturés, parfois jusqu´à la mort, par les forces de sécurité de l´Autorité palestinienne commandités et entrainées par les USA, les Britannique et l´Union Européenne.

KL : Croyez- vous possible de réunifier le peuple palestinien ? Si oui, comment pensez-vous que cela puisse être fait et dans quel délai ?

KM : Il est possible de réunifier les Palestiniens. Pour que cela se produise deux choses sont nécessaires. D´abord, les interventions et les exigences étrangères doivent cesser. Il faut laisser le peuple palestinien s´occuper de ses propres divergences internes sans pression externe. En second lieu, toutes les parties palestiniennes doivent respecter les règles du jeu démocratique et se soumettre aux résultats de son processus.

KL : Le refus du Hamas de reconnaître Israël est fréquemment cité comme obstacle insurmontable aux négociations et à un règlement pacifique.

KM : Cette question est uniquement employée comme prétexte. Israël ne reconnaît pas les droits du peuple palestinien, pourtant ceci n´est pas un obstacle pour qu´Israël soit reconnu au niveau international ou participe à des pourparlers. La réalité est que c´est Israël qui occupe la terre et dispose de la plus grande force. Plutôt que de solliciter les Palestiniens, qui sont les victimes, c´est Israël qui est l´oppresseur qui devrait être invité à reconnaître les droits des Palestiniens.

Dans le passé, Yasser Arafat a reconnu Israël mais a il a peu obtenu [en échange]. Aujourd´hui, Mahmoud Abbas reconnaît Israël, mais les dividendes promis dans le processus de paix restent encore à voir.

Israël ne fait de concessions que sous la pression. En l´absence de pression réelle sur Israël par les Arabes ou par la communauté internationale, aucun accord n´aboutira.

KL : Avez-vous une « feuille de route » pour des étapes intérimaires qui pourraient normalement mener à un règlement pacifique du conflit ? Pensez-vous que les juifs, les musulmans et les chrétiens peuvent un jour vivre ensemble et en paix en Terre Sainte ?

KM : Nous, au Hamas, croyons qu´un règlement pacifique réaliste du conflit devra commencer par un accord de cessez-le-feu entre les deux parties basé sur un retrait total d´Israël de tous les territoires occupés en 1967. L´intransigeance israélienne et le manque de volonté pour agir de la part de la communauté internationale sont ce qui empêche ce règlement. Nous croyons que nous pourrons déterminer le futur du conflit uniquement lorsque notre peuple sera libre et de retour sur sa terre.

Il faut rappeler ici que nous ne résistons pas aux Israéliens parce qu´ils sont juifs. Par principe, nous n´avons pas de problèmes avec les juifs ou les chrétiens, mais avons un problème avec ceux qui nous attaquent et nous oppriment. Durant de nombreux siècles, les chrétiens, les juifs et les musulmans ont coexisté paisiblement dans cette partie du monde. Notre société n´a jamais été témoin de ce type de racisme et de génocide contre « l´autre » dont l´Europe a été e théâtre jusqu´à récemment Ces problèmes ont débuté en Europe. Le colonialisme a été imposé à cette région par l´Europe, et Israël a été le produit de l´oppression des juifs en Europe et non pas d´un problème en terre musulmane.

KL : Quel rôle pensez-vous que d´autres pays et organismes, en particulier les USA, l´Union Européenne et la Grande-Bretagne, jouent actuellement dans le conflit israélo-palestinien et dans les divisions entre les Palestiniens ?

KM : Le rôle joué par tous ceux-là a jusqu´ici a été négatif. L´attitude à l´égard des crimes israéliens contre notre peuple a été soit le silence soit la collusion. La politique et les prises de positions adoptées par ces parties ont contribué à la division palestinienne ou l´ont augmentée. D´une part, on énumère des conditions qui ont pour effet de torpiller des discussions sur l´unité et les efforts de réconciliation. D´autre part, certaines de ces parties internationales sont directement impliquées en éliminant nos partisans en Cisjordanie.

Les USA et l´Union Européenne fournissent l´argent, la formation et les conseils pour construire un appareil de sécurité palestinien spécialisé dans la persécution de ceux qui sont critiques vis-à-vis de l´Autorité palestinienne de Ramallah.

Nous sommes préoccupés en particulier par des informations selon lesquelles le gouvernement britannique, directement aussi bien qu´indirectement et au moyen de firmes privées spécialisées en sécurité et de services de vétérans de l´armée, d´officiers de police et d´agents de renseignements, est totalement impliqué dans le programme conduit par le Général Dayton contre le mouvement Hamas en Cisjordanie.

KL : Que devraient faire les pays tels que les USA et la Grande-Bretagne pour aider à un règlement pacifique ?

KM : Ils devraient simplement confirmer le droit international - l´occupation est illégale, l´annexion de Jérusalem est illégale, les colonies sont illégales, le mur de ségrégation est illégal, et le siège de Gaza est illégal. Pourtant rien n´est fait.

KL : Quelles relations le Hamas souhaite-t-il avoir avec le reste du monde, et, par exemple, avec la Grande-Bretagne ?

KM : Le Hamas défend une cause juste. À cette fin, il désire s´ouvrir au monde. Notre mouvement cherche à établir de bonnes relations et à mener un dialogue constructif avec tous ceux concernés par la situation en Palestine.

Source : New Statesman - Exclusive: Hamas leader interview

Article original publié le 17/9/2009

Source de cette traduction :
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7330

Sur l´auteur

Anne-Marie Goossens et Claude Zurbach collaborent au site info-palestine, Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l´intégrité et d´en mentionner l´auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8779&lg=fr

__._,_.___

10:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, television, romain, racisme, colonialisme, europe, euro-dictature, israel, silence, medias, hamas, impeialisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

21/04/2009

21/04/2009: Durban II: L´homme qui a appelé un chat, un chat...

De: Hess Madeleine <grianala@yahoo.fr>
Date: Mardi 21. Avril 2009  16:38
Sujet: Say : Orange juice !!...instead  grianala
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Say : Orange juice !!...instead

image001.jpg (17 ko), Dis, Jus d´Orange à la place.docx (37 ko)
Dis : Jus d´Orange !!... à la place.


Par Raja Chemayel
Anti-raciste, anti-sioniste, anti-colonialisme
Le 21 avril 2009



L´homme qui a appelé un chat, un chat


Je voudrais en toute modestie et avec tout le respect que je dois au Président
Ahmadinejad, lui demander de faire plus attention quand il parle d´un régime
raciste et d´une idéologie raciste pendant une conférence sur le Racisme
lui-même... Il devrait appeler le Racisme : « Jus d´Orange » afin de ne pas
offenser ni les racistes eux-mêmes, ni leurs amis non plus...

En fait Israël n´a pas assisté à cette conférence mais les amis de cet
Israël raciste y étaient et ont quitté la réunion aussitôt que le
Président Ahmadinejad ait parlé du racisme et du sionisme - Israël.

Quelque douzaine de délégations européennes ont quitté la salle en signe de
protestation :
Probablement ces « culs blancs » ne voulaient pas entendre quelqu´un nommant
le raciste pendant une conférence sur le racisme....

L´ironie demeure qu´une personne comme Ahmadinejad descend d´un Shah perse
qui une fois a libéré tous les Juifs en captivité à Babylone.
De plus Ahmadinejad est d´une religion qui interdit le racisme et demande aux
croyants de protéger les Juifs (et les Chrétiens aussi).

Alors que,
Ces 12 délégués européens sont les descendants des cultures et des
civilisations qui ont discriminé et brûlé les Juifs de l´année 0060
jusqu´à 1945.

Alors que,
Tous ces 12 délégués européens viennent d´une multitude d´églises
chrétiennes qui n´ont jamais accepté le Judaïsme et qui avaient aussi
l´habitude de bruler les Juifs vifs.

Alors que,
Tous ces 12 délégués européens représentent tous les nations qui, à partir
du 15e siècle jusqu´à maintenant, ont colonisé et asservi les deux tiers de
l´humanité.

Et voilà où nous en sommes, au sommet de l´hypocrisie :
Dans une conférence sur le Racisme, on ne peut nommer le Raciste !!

Par conséquent,
Et pour faire plaisir à ceux qui ont inventé et pratiqué le racisme durant
les 500 dernières années, je supplie le Président Ahmadinejad de ne plus
citer « Israël » du tout... mais de dire seulement : Jus d´Orange. (ou les
Juifs Oranges !)
(Jeu de mots en anglais : Jus d´Orange = Orange Juice, Juifs oranges = Orange
Jews, ndt).


Raja Chemayel
Anti-raciste, anti-sioniste, anti-colonialisme
Le 21 avril 2009

PS :
Pour plus d´information, jeter un coup d´oeil à :
[link to news.bbc.co. uk]
[link to www.google.com]
[link to www.guardian. co.uk]
[link to english.aljazeera. net]

NB. :
Je serais ravie que l´un de ces 12 délégués européens puisse défendre
Israël et qu´il nous explique pourquoi il est convaincu que le sionisme n´est
pas du racisme ???


De: raja@yahoo.com <raja@yahoo.com>
Objet: [PNGOF] Say : Orange juice !!...instead
À: orange@juice.un
Date: Lundi 20 Avril 2009, 23h14

The man who called a spade , a spade !!

I would humbly, and with all the due respect request from President Ahmadinejad
to be more careful when he mentions about a  racist-regime and a racist-ideology
during a conference on Racism , itself.... he should call Racism : "Orange
Juice" in order not to offend the racists themselves nor the friends of the
racists, too .

Indeed , Israel did not attend but the friends of that racist-Israel were
attending that conference and they walked-out of the meeting a soon as ,
President Ahmadinejad spoke about racism and Zionism- Israel.

About a dozen of European delegates left the room as a sign of protest :
Probably those "white-asses" did not want to hear somebody naming the racist
during a conference of racism....

The irony remains that a person like Ahmadinejad is a descendant of a Persian
Shah who once freed all the Jews from captivity in Babylon.
And Ahmadinejad belongs to a religion that forbids racism and that demand from
the believers to protect the Jews (and the Christians too)

While ,
those 12 European delegates are descendants of the cultures and civilisations
that discriminated and burned the Jews from the year 0060 up to 1945.

While ,
all those 12 European delegates are from a multitude of christian-churches who
never accepted Judaism and also used to burn the Jews alive , too.

While ,
all those 12 European delegates represent all the nations that from the 15Th
century up to now have colonialised and enslaved two-third of the Globe.


Here we are, at the summit of hypocrisy:
During a conference on Racism , the Racist cannot be named !!

Therefore ,
and to please those who invented and practiced racism for the last 500 years, I
beg of President Ahmadinejad not to mention "Israel" anymore ....and just say :
Orange Juice.(or orange Jews !)


Raja Chemayel
anti-racist, anti-zionist, anti-colonialism
21 April 2009

PS :
for your information have a look at

[link to news.bbc.co. uk]
[link to www.google.com]
[link to www.guardian. co.uk]
[link to english.aljazeera. net]

NB :
I would be glad if any of the 12 european delegates could defend Israel and
explain to us why he is convinced that Zionism is not Racism ???

22:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, romain, belgique, racisme, colonialisme, europe, imperialisme, euro-dictature, onu, silence, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

12/02/2009

11/02/2009: de Michel Collon: Comment expliquer le succès du Hamas ?

Date : 11/02/2009 23:58:56
Sujet : Comment expliquer le succès du Hamas ?
 
Si le texte ne s'affiche pas bien, cliquez : Hamas

Comment expliquer le succès du Hamas ?
Mohamed Hassan
INTERVIEW : Grégoire Lalieu et Michel Collon


Pour les grands médias, l’affaire semble entendue : le Hamas est terroriste, intégriste et fanatique. Pourtant, ce mouvement a gagné les dernières élections et sa popularité ne cesse de croître auprès des Palestiniens. Pourquoi ? Nous l’avons demandé à Mohamed Hassan, auteur de "L’Irak face à l’occupation", et un des meilleurs spécialistes du Moyen-Orient...

Qu’est réellement le Hamas ?
Le Hamas est un mouvement politique issu d’un des plus vieux mouvements politiques d’Egypte, les Frères Musulmans. Le mot « Hamas » signifie l’éveil, il fait référence à quelque chose en éruption... C’est un mouvement nationaliste islamiste que l’on pourrait comparer au mouvement nationaliste irlandais. Face à l’occupation coloniale de l’Irlande par les Britanniques, se développa à partir de 1916 un mouvement de résistance, l’Irish Republican Army. Comme les Irlandais étaient catholiques et les colons britanniques protestants, l’occupant tenta d’en faire une guerre de religions. La religion peut être utilisée pour mobiliser un peuple pour une cause.


Quel contexte historique explique l’émergence du Hamas ?
Pour le comprendre, nous devons prendre en considération différents événements historiques. Le premier est la guerre des Six Jours qui discrédita le nassérisme en 1967. Nasser était un président égyptien qui encouragea une révolution arabe pour l’indépendance et le développement. Suite à la sévère défaite que lui infligea Israël, son idéologie perdit en influence. Après sa mort, l’Egypte et Israël entrèrent à nouveau en conflit lors de la guerre d’Octobre en 1973. L’Egypte et la Syrie voulait récupérer des territoires sous occupation israélienne. Finalement, l’Egypte et Israël signèrent un accord, mais cet événement marqua une profonde division dans le monde arabe entre les pays qui étaient prêts à accepter les conditions israéliennes et ceux qui voulaient résister comme la Syrie, l’Algérie, l’Irak... Bien sûr, la question palestinienne restait un élément crucial dans ces conflits. La résistance à Israël avait d’ailleurs mené à la formation de l’OLP, l’Organisation pour la Libération de la Palestine. Cette organisation a été créée dans le but de rassembler les différents mouvements de résistance pour allier leurs efforts dans la résistance à Israël. Avant de négocier avec cette organisation lors des accords d’Oslo, Israël la considérait comme un groupe terroriste et lui infligea plusieurs défaites qui peuvent expliquer l’émergence du Hamas.
La première défaite survint avec le septembre noir de 1970. L’OLP avait son quartier général en Jordanie où le roi Hussein négocia un accord avec Israël pour réprimer brutalement l’insurrection palestinienne. L’OLP fut alors obligée de fuir vers Beyrouth. La seconde importante défaite survint en 1982. Israël attaqua le Liban et la plupart des combattants de l’OLP durent partir très loin de la Palestine. Le QG de l’organisation fut établi à Tunis. C’est dans ce contexte particulier qu’arrive la première Intifada en 1987. L’Intifada était un soulèvement populaire en réaction à l’occupation israélienne qui a démarré à Gaza et a ensuite gagné la Palestine tout entière. Comme je l’ai dit, l’OLP se situait très loin à ce moment-là. Le Hamas au contraire se trouvait en Palestine et prit part à l’Intifada. Cet événement marque l’arrivée de ce mouvement qui débuta dans les prisons ! Les prisons étaient habituellement considérées comme un lieu de punition. Mais après que des résistants de l’Intifada furent emprisonnés, la donne changea ! C’est dans les prisons que le Hamas commença à recruter et à se développer en tant qu’organisation. Avec l’Intifada, le Hamas fut exposé à l’opinion palestinienne, l’opinion israélienne et l’opinion internationale.


Comment l’OLP réagit-elle à l’Intifada ?
Avec l’Intifada, l’OLP se divisa en deux ailes : la plus forte qui voulait continuer la résistance et qui était basée à Tunis et une autre moins importante qui voulait négocier un accord. Ces membres-là se cachaient et n’eurent pas le courage de défendre leurs opinions jusqu’aux accords d’Oslo où ils se manifestèrent au grand jour et devinrent plus forts. Arafat était un tacticien et après la fin de la première Intifada, il utilisa les différents courants palestiniens dans le but de ramener l’OLP en Palestine.


Quels étaient ces courants ?
D’abord, vous avez ceux qui voulaient continuer le combat contre Israël sans concession. Arafat devait les marginaliser pour obtenir quelque chose. D’un autre côté, vous avez ceux qui voulaient capituler, et ils dirigent le gouvernement palestinien aujourd’hui. Enfin, il y a la bourgeoisie qui souhaitait tirer profit d’une négociation. Arafat les utilisa pour obtenir ce qu’il voulait. Cela nous mène aux Accords d’Oslo en 1993. Ces accords ont permis à l’OLP de revenir en Palestine mais à part ça, ce fut une grande défaite. Les Palestiniens acceptèrent 22% de leurs terres. Il n’y a aucun accord dans l’Histoire qui confère à une partie seulement 22% de ce qu’elle demandait ! L’OLP n’était plus considérée comme une organisation terroriste et gagna la reconnaissance d’Israël, mais elle réussit pas à réellement améliorer la situation à Gaza et en Cisjordanie. Rien dans l’accord n’a été mentionné pour mettre fin à la colonisation israélienne. Cet élément a discrédité l’autorité palestinienne auprès de la population et a aussi contribué au succès du Hamas en tant que mouvement de résistance. Un autre élément important est le fait que l’autorité palestinienne, qui recevait des fonds de l’Occident, est devenue corrompue. Rien n’indique que le Hamas ait ce problème. D’une part, ses principales sources de revenus proviennent d’un système basé sur la charité dans le monde musulman. D’autre part, vu qu’ils critiquent l’autorité palestinienne sur le problème de la corruption, ils veillent sérieusement à ce que cela ne se produise pas dans leurs rangs.


Comment expliquer le succès du Hamas ?
Trois facteurs expliquent le succès du Hamas. Le premier est le maintien de la résistance et le refus de toute solution imposée, ce qui correspond à la volonté de la population. Le second facteur est que le Hamas exige le retour des réfugiés de 1948 et de 1967. En 1948, après la création de l’Etat d’Israël, beaucoup de Palestiniens furent expulsés du territoire. Avec la guerre des Six Jours en 1967, environ 300.000 réfugiés partirent en Jordanie. Aujourd’hui, c’est plus de six millions de réfugiés qui n’ont pas le droit de revenir dans leur pays ! En revanche, en tant qu’Etat juif, Israël accueille n’importe quel juif de n’importe où : Espagne, Russie, Ethiopie... Des personnes qui n’ont jamais été vues en Palestine auparavant! La question des réfugiés est un élément important des revendications palestiniennes dont le Hamas s’est fait le porte-parole.
Le dernier facteur qui a contribué au succès du Hamas est l’élimination au sein de la communauté palestinienne des personnes corrompues par Israël pour obtenir des informations. Quelques-uns ont été éliminés physiquement et la plupart - des délinquants, des alcooliques ou des dealers - ont été réintégrés via les programmes sociaux du Hamas. L’information ne circulait donc plus. C’est très important. Israël avait créé une société corrompue où tout le monde était contre tout le monde et a exploité cela pour construire un réseau d’informations et établir un certain contrôle sur la résistance palestinienne. C’est typique d’une mentalité coloniale. Les Britanniques ont appliqué cela en Irlande du Nord. Rien de nouveau. Mais le Hamas a réussi à détruire ce réseau, ce qui constitue une grande victoire sur Israël.


Certains disent qu’Israël a délibérément favorisé l’ascension du Hamas. Est-ce vrai ?
Pas du tout ! Il n’y en a aucune preuve. Israël a toléré le Hamas en espérant que surviennent des conflits interpalestiniens. Ils voulaient affaiblir l’OLP et le Fatah. Mais ils ne s’attendaient pas à la qualité, la capacité et l’organisation dont a fait preuve le Hamas en se développant de telle manière. Toute puissance coloniale considère immanquablement ses sujets comme des enfants naïfs.


Comment un mouvement islamiste est-il devenu si populaire en Palestine?
Sous l’occupation à Gaza et dans les autres territoires, il n’était pas possible pour les Palestiniens de discuter ouvertement ou même d’imaginer leur futur excepté dans deux endroits : la mosquée et l’université. Le Hamas était bien entendu déjà actif dans le premier. Mais il a ensuite commencé, comme n’importe quel autre parti politique, à se manifester dans les organisations étudiantes. Le marché est ouvert pour tous les partis ! Le Hamas a donc recruté de jeunes étudiants brillants, qui étaient bien perçus dans la société en raison de leur dévouement et de leur honnêteté. C’était facile pour le Hamas de les convaincre, car la volonté de résister les unissait. Il n’y a pas de mystère! Le Hamas exprime ouvertement ce que la population ressent dans son cœur. Avec les éléments les plus combatifs, les plus intelligents et les plus éduqués de la société, le Hamas est devenu une grande organisation.


Comment les autorités palestiniennes ont-elles réagi à l’évolution du Hamas ?
Elles ont été touchées par la corruption et les scandales. Même des journalistes palestiniens les ont condamnées pour ça. Arafat était une espèce d’arbitre entre les différentes factions. Mais après sa mort, les contradictions entre le Hamas et le Fatah sont devenues antagoniques. Israël a exploité ces dissensions et a entrepris d’utiliser le Fatah pour entamer la popularité du Hamas. Ils pensaient que celui-ci n’accepterait pas de participer à des élections. C’est pourquoi ils mirent vite sur pied un scrutin. Tout le monde fut surpris que le Hamas accepte de participer, mais personne ne fut réellement inquiet. Ils pensaient en effet que le mouvement, en présentant une manière de penser dogmatique et très limitée, serait vaincu par le parti majoritaire. Contre toute attente, le Hamas créa une coalition et offrit une image flexible, très loin de ce qu’on aurait pu attendre d’une organisation fondamentaliste. En fait, le Hamas souhaite un Etat islamiste mais la réalité est différente.


Le Hamas va-t-il ou non instaurer un régime islamiste en Palestine ?
Un régime islamiste est le but ultime du programme du Hamas, mais il faut comprendre qu’il ne pourra jamais l’appliquer. En effet, sur le terrain, l’organisation est basée sur un mouvement patriotique. Il faut savoir que la guerre brutale menée par Israël contre Gaza n’a pas seulement mobilisé les forces du Hamas, mais bien toutes les forces patriotiques, y compris celles du Fatah. Cette agression a unifié le peuple palestinien. Le Hamas peut-il devenir un mouvement plus progressiste en alliance avec d’autres mouvements ? Oui, en raison de l’agression israélienne. L’idée que le Hamas puisse créer une société basée sur des modes de productions islamistes est une illusion. C’est tout simplement impossible. Sur bien des points, cette organisation ressemble au Hezbollah qui dit : « Le Liban est un pays d’une grande diversité, nous n’en représentons qu’une fraction et notre but est d’édifier avec tous les progressistes libanais une économie nationale indépendante. » Je voudrais vous faire remarquer au passage que personne ne pose ce genre de question pour des pays comme l’Arabie Saoudite.


Quel est le programme socio-économique du Hamas ?
Leur projet est une économie capitaliste marquée par une intervention importante de l’Etat. Notons qu’actuellement, même les libéraux européens souhaitent une intervention de l’Etat ! Si vous regardez l’Iran, vous avez un régime islamiste : du capitalisme avec une intervention de l’Etat. Mais ils refusent les dominations extérieures et redistribuent les richesses provenant du pétrole. En ce qui concerne le Hamas, il faut savoir que ce n’est pas essentiellement leur programme social qui a séduit les Palestiniens mais bien le fait que ce mouvement incarne la résistance. Et aujourd’hui, la résistance est ce qui compte le plus pour le peuple de Palestine.


Quel est le rôle de la femme selon le Hamas ?
Leur vision de la femme en théorie et en pratique est différente. Pourquoi ? En Palestine, la situation est très difficile. Les femmes doivent travailler pour gagner leur propre croûte et élever leurs enfants. Le Hamas ne pourra jamais les empêcher de travailler et les forcer à rentrer à la maison. À part quelques riches pays pétroliers, personne ne pense comme ça dans le monde arabe. Comment le Hamas pourrait-il retirer de la société plus de 50% des éléments les plus actifs de la société palestinienne ? En fait, celui qui ne respecte pas la femme est celui qui croit qu’il est possible de la contrôler comme un sujet passif.
Il y a des différences culturelles entre le monde arabe et l’Occident qui ne sont pas bien comprises parce qu’elles reposent sur des clichés. Prenons un exemple. Quand vous allez dans une librairie par ici, vous voyez des tas de magazines avec des blondes nues aux gros seins sur les couvertures... Personne ne se dit que c’est dégoûtant et que ces femmes devraient être mieux traitées. Mais quand on voit une femme portant un foulard, on parle d’oppression ! Il y a une sorte d’hypocrisie en Occident. Par exemple, en Indonésie, le régime actuel a été mis en place en 1965 par un coup d’Etat au cours duquel un million de communistes ont été massacrés. Aujourd’hui, la plupart des femmes portent le foulard là-bas. Mais personne ne s’indigne de leur situation, car ce pays produit du pétrole et est aligné sur l’Occident.


Pourquoi le Hamas est-il rejeté en Europe ?
L’islam n’est pas bien vu en Europe parce que cette dernière s’identifie au christianisme. Il y a un réel rejet de la contribution musulmane au développement de la civilisation occidentale. En tant que groupe islamiste, le Hamas est donc mal perçu. Mais pourquoi une personne, qui condamne le sionisme, a-t-elle un problème avec le Hamas? Et pourquoi la même personne, qui soutient la cause irlandaise, n’a-t-elle aucun souci en ce qui concerne une organisation catholique ? Les différences culturelles expliquent cela et c’est un phénomène que l’on peut observer.
Je reviens juste d’Egypte. J’ai pu constater qu’en traversant la Méditerranée, on change de monde, on change de façon de penser. Je ne blâme pas les Européens, ils sont marqués par leur éducation et la propagande médiatique. De plus, nous sommes dans un système où nous devons toujours identifier des ennemis pour justifier notre propre existence. Mais je crois qu’il faut faire la part des choses. Moi-même, en tant que marxiste vivant dans un pays occidental, j’ai bien sûr des contradictions avec le Hamas ou le Hezbollah. Je regrette que la résistance soit menée par un mouvement qui prend son inspiration dans l’Islam. Mais ces contradictions sont secondaires actuellement. En revanche, je suis complètement opposé à des personnes telles qu’Abbas ou Moubarak, qui sont des laïcs mais qui servent les intérêts des Etats-Unis. Je lis les infos en arabe, je connais bien la situation là-bas et je perçois les contradictions d’un point de vue différent de celui de la gauche européenne.


Pourquoi la gauche européenne ne supporte-t-elle pas ouvertement la résistance palestinienne ?
Le problème de la gauche européenne, c’est qu’elle refuse de faire une grande alliance contre l’impérialisme, à cause du Hamas, des femmes voilées et de toutes sortes de prétextes. En fait, elle se laisse aller à la grande alliance des Chrétiens contre l’Islam, elle rentre dans la 'guerre des civilisations’ lancée par les idéologues américains. Elle subit très profondément cette influence, beaucoup plus qu’elle ne le croit. Pourquoi la gauche européenne ne s’énerve-t-elle pas lorsque des fascistes chrétiens, comme les phalangistes, massacrent au Liban ? Pour ma part, en tant que laïc, j’ai soutenu la résistance des Irlandais contre l’occupation britannique et je n’avais aucun problème avec le fait que ces Irlandais étaient catholiques. En fait, le problème de l’Européen, c’est qu’il a été élevé dans une civilisation qui a des préjugés sur les juifs et les musulmans.


Pourquoi la question palestinienne est-elle si importante pour les Etats-Unis ?
La Palestine est un petit pays qui est malgré tout devenu l’un des enjeux les plus importants dans le monde pour deux raisons. La première est que l’Etat colon qui a été créé, doit être défendu par les puissances impériales, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, pour devenir l’élément dominant du Moyen-Orient. C’est un moyen d’écraser le mouvement révolutionnaire démocratique dans la région. Si vous écrasez la question palestinienne, vous empêchez une alliance du monde arabe avec toutes les lignes de résistance en Irak, au Liban... Avant, c’était le Shah d’Iran qui jouait le rôle de policier dans la région. Les Etats-Unis avaient placé une dictature militaire pour servir leurs intérêts dans la région. Aujourd’hui, c’est Israël. L’un des exemples les plus marquants de cette pratique est la révolution dans le Yémen du Nord dans les années 60. Un putsch avait été lancé par quelques officiers soutenus par l’Egypte pour instaurer une république démocratique. Le Cheik qui dirigeait le Yémen s’enfuit en Arabie Saoudite. Alors, les Britanniques organisèrent des troupes contre la jeune république pour écraser le mouvement nationaliste arabe et des soldats, entraînés par Israël, furent impliqués pour combattre les forces de libération. Israël envoya également des milices au Salvador, au Sri Lanka, en Colombie... En fait, partout où les Etats-Unis sont impliqués, Israël était ou est impliqué.
La seconde raison est l’enjeu de Jérusalem en tant que ville sainte. C’est la seconde ville en ordre d’importance pour l’Islam. La question mobilise donc tous les musulmans à travers le monde. Jérusalem est aussi très importante pour les chrétiens palestiniens. Israël ne l’abandonnera pas. Ce serait considéré comme une victoire pour les Palestiniens et l’Islam. De plus, située sur la frontière entre Israël et la Cisjordanie, Jérusalem occupe une position stratégique dans la politique d’expansion israélienne. En fait, il faut savoir que cet Etat n’a pas de frontières bien définies. Il n’a même pas de constitution ! Israël a donc les coudées franches pour continuer à s’étendre.


En massacrant aussi sauvagement à Gaza, quel message Israël veut-il faire passer ?
Le message est : « Israël sera toujours là, même avec l’arme nucléaire. Il peut vous imposer ce qu’il veut ».

Et ça marchera ?
Non, parce que de l’autre côté il y a des combattants qui n’ont plus rien à perdre et qui sont prêts à se sacrifier, chose que l’on ne trouvera pas dans les rangs de Tsahal. Avec son attaque, Israël n’a rien obtenu sur le fond. Tout du contraire, le Hamas va ressortir renforcé de ce conflit. Même en Cisjordanie, les gens disent que s’il y avait des élections, ils voteraient pour ce parti. En fait, ceux qui résistent gagnent toujours.

10 février 2009

Vous pouvez envoyer vos questions, remarques ou documents. Nous les transmettrons à l’auteur.

20:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, television, romain, belgique, colonialisme, europe, fascisme, solidarite, resistance, imperialisme, euro-dictature, israel, silence, medias, information, hamas, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

11/01/2009

01/01/09: Tzipora, l´oiseau de malheur, tueuse née et diplômée: Portrait d'une criminelle de guerre...

 
 
-------Message original-------
 
Date : 01/11/09 18:56:49
 

Tzipora, l´oiseau de malheur, tueuse née et diplômée

"Basta ! ????" <
azls2006@yahoo.fr>
Ginette :

Portrait d'une criminelle de guerre
Par AEH, 11 janvier 2009

Aux côtés du Premier ministre Ehud Olmert, qu´elle aurait du remplacer après sa fausse démission pour affaires de corruption, d´Ehud Barak, ministre de la Défense, de Shimon Pérès, Président de la République (Note de RoRo: Prix Nobel de la ... guerre!) et du chef d´État-major au nom de beau-fils idéal, Gaby Ashkenazi, Tzipi Livni est une des 5 principales responsables des crimes de guerre commis depuis le 27 décembre à Gaza. Elle est actuellement 2ème vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Madame Livni serait l´une des principales inculpées par la Cour pénale internationale de La Haye au cas où celle-ci se déciderait (un jour, peut-être) à inculper les auteurs de l´Opération « Plomb jeté ». Autant faire sa connaissance. Car Tzipi a le crime dans le sang. Et elle pourrait se défendre toute seule puisqu´elle dispose d´une solide formation juridique.

Tzipora (« oiseau » en hébreu) n´est pas la fille de n´importe qui. Ses parents, Eitan Livni, et Sara Rosenberg, des immigrants polonais, furent le premier couple juif marié dans l'État d'Israël, le 16 mai 1948, au lendemain de sa proclamation. Eitan et Sara étaient des combattants de l´Irgun, une des trois organsations sionistes de combat (avec la Haganah et le Palmach) qui devaient ensuite constituer l´armée d´Israël. Directeur des opérations de l'Irgoun, Eitan fut celui qui organisa l'attentat contre le siège de l´administration britannique, situé dans l'hôtel King David à Jérusalem le 22 juillet 1946 (91 morts, 46 blessés). Plus tard il fut membre du Likoud et parlementaire. Une carte d'Israël Sur sa pierre tombale au cimetière Nahalat Itzhak, à Tel-Aviv, est gravée une carte du « Grand Israël biblique », dont les frontières s'étendent au-delà du Jourdain. Au centre, un fusil à baïonnette et les mots «Rak
Kach» («seulement ainsi» en hébreu), la devise de l´Irgoun. Sacrée hérédité !
Née à Tel Aviv le 5 juillet 1958, est devenue lieutenant lors de son service militaire, puis a été recrutée par le Mossad, pour lequel elle a opéré comme « agent de terrain » en Europe, de 1980 à 1984. Basée à Paris, elle a durant ces années travaillé avec les commandos du Mossad chargés d´éliminer des résistants palestiniens, qualifiés bien sûr de « terroristes ». Elle a donc appris à tuer dès sa prime jeunesse.
Elle a enchaîné sur des études de droit à la fac de Bar-Ilan, après quoi elle a ouvert un cabinet spécialisé en droit public et commercial. En 1996, elle est nommée directrice de l'Office des sociétés d'État. Dans ce rôle, elle est chargée de la privatisation des compagnies et des monopoles d'État. Une tueuse donc, mais une tueuse néo-libérale.
De 2001 à 2003 elle est ministre de la Coopération régionale au sein du 29ème gouvernement dirigé par Ariel Sharon, puis de l'Agriculture et du Développement rural. En 2003, au sein du 30ème gouvernement elle est successivement Ministre du Logement, de l'Intégration, de la Justice et des Affaires Étrangères (cette dernière fonction lui étant assignée suite aux nombreuses démissions de membres du Likoud suite à la fondation de Kadima fin 2005).
Le 12 novembre 2005, elle est la première personnalité politique de droite à prendre la parole pendant la commémoration officielle des dix ans de l'assassinat d'Yitzhak Rabin. En novembre 2005, elle quitte le Likoud pour rejoindre Ariel Sharon dans son nouveau parti, Kadima.
Le 1er décembre 2005, elle déclare que le Mur de l´apartheid construit par l´État juif en Cisjordanie constituera la future frontière avec les Palestiniens : « On n'a pas besoin d'être un génie pour voir que cette barrière aura des implications sur la future frontière » [...] Ce n'était pas la raison de son installation mais cette barrière pourrait avoir des implications politiques. »
Le 5 janvier 2006, suite à l'hospitalisation du Premier ministre Ariel Sharon, elle déclare aux journalistes : « Nous prions pour Ariel Sharon, et je ferai personnellement tout mon possible pour aider le Premier ministre par intérim à assumer ses fonctions et à prendre les bonnes décisions », mettant fin en même temps aux rumeurs qui prétendaient qu'elle pourrait succéder à Sharon à la tête de Kadima. Ce dernier remporte les élections et Tzipi Livni se positionne troisième sur cette liste, ce qui l'assure de participer au gouvernement. Le 4 mai 2006, elle entre dans le gouvernement d'Ehud Olmert en tant que Ministre des Affaires Étrangères et Vice-Premier Ministre.
Elle est troisième parmi les têtes de liste du parti Kadima aux élections législatives israéliennes de 2006. Elle devient donc membre de la 17e Knesset après la victoire du parti aux élections.
Suite à la défaite israélienne au Liban en août 2006, Ehud Olmert est de plus en plus critiqué par l'opinion publique israélienne pour sa mauvaise gestion de cette guerre. Fin avril 2007, une version intérimaire du rapport Winograd qui analyse les raisons de la défaite est publié. Livni appelle alors à la démission d'Olmert, mais ne présente pas sa propre démission, se proposant même comme son successeur à la tête du parti Kadima s'il venait à démissionner. Le 2 mai 2007, Livni se déclare opposée à des élections anticipées et affirme ne pas vouloir démissionner de son poste pour faire tomber le gouvernement, tout en se confirmant prête à prendre le poste de Premier ministre par intérim. Son appel est ignoré par Olmert. Elle subit le feu de la presse qui souligne son manque de courage politique et la surnomme « Tizipi the Knife » (Tzipi le couteau).
Après le témoignage accablant de l'homme d'affaires Morris Talansky, elle critique le manque de probité d'Olmert et se présente comme la « Madame Propre » de la classe politique israélienne mettant en avant son intégrité et sa droiture. Désormais pour les sondages, elle est la seule à pouvoir concurrencer Benjamin Netanyahou, le leader du Likoud. Pourtant, les sondages sont peu optimistes quant à la victoire de Tzipi Livni, qui serait alors la deuxième femme Premier Ministre en Israël après Golda Meir. Le Premier ministre est ulcéré par son manque de loyauté, mais elle ignore Olmert et multiplie les réunions avec la base du parti. En outre, elle brigue le poste de Premier Ministre.
Le 31 juillet 2008 Ehoud Olmert annonce sa démission mais déclare qu´il quittera ses fonctions après des élections internes au parti Kadima. Tzipi Livni est pressentie gagnante dans la course à la présidence du parti contre Shaul Mofaz l'actuel Ministre des Transports soutenu par Olmert.
Le 22 septembre 2008, elle est chargée par le président Shimon Pérès de former le prochain gouvernement. Son échec oblige Shimon Pérès à convoquer des élections anticipées en 2009, qui auront lieu le 10 février et verront sans aucun doute une victoire de Benjamin Netanyahou et du Likoud qu´il contrôle désormais.
Dernier détail sur cette dame : elle est ... végétarienne affichée et agit politiquement pour la défense des animaux ! Elle a obtenu l'interdiction de production de foie gras en Israël et est assez mal vue de certains lobbies de l'agro-alimentaire.

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Envoyé par Basta

le 1/11/2009 03:21:00 PM

 
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23/11/2008

15/11/2008: Agression sioniste à domicile...

Sent: Saturday, November 15, 2008 4:09 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Basta : un des agresseurs de G. Skandrani, jugé le 18 11
Agression sioniste à domicile

Le 25 octobre 2006, Ginette Hess Skandrani, présidente de l'AZLS, était victime d'une grave agression à son domicile dont elle porte encore aujourd'hui les séquelles. Une longue enquête avait permis l'identification des 4 agresseurs, dont deux se sont enfuis en Israël, d'où ils ne peuvent être extradés, puisqu'ils disposent, en plus de leur passeport français, d'un passeport israélien.
L'un des deux autres agresseurs, mineur au moment des faits, sera jugé par le Tribunal pour enfants de Paris le mardi 18 Novembre à 9 heures.. 25è chambre -escalier Y , rez- de- chaussée, Palais de justice, 4 Bd du Palais, métro Cité.
Venez nombreux !
Nous republions à cette occasion la lettre ouverte signée par 200 personens et associations, à laquelle aucune réponse n'a été donnée à ce jour.

Lettre ouverte
Au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur
Au CRIF, à la LICRA, au MRAP, à la LDH, à SOS-Racisme
À l’AFPS, au CAPJPO, à l’UJFP et au MSRPP

Questions de principe, questions pratiques, questions vitales

5 novembre 2006
Ginette Hess Skandrani est une femme de 67 ans. Elle est, par tempérament et par conviction, non-violente. Elle ne dispose, pour se protéger, ni d’armes ni de gardes du corps ni d’escorte policière.
Elle est une militante engagée dans le combat anticolonialiste depuis cinquante ans. Depuis quarante ans, elle défend le droit naturel du peuple palestinien à la souveraineté et à la vie. Elle est partisane de la seule solution qui semble logique à la situation coloniale de la Palestine : la création d’un seul État pour tous les habitants de la Terre sainte, sur la base du principe universel : « Une personne, une voix ».
Elle est victime depuis de longues années d’une campagne de dénigrement et de diffamation émanant de diverses composantes, de « droite » comme de « gauche », de la nébuleuse des partisans de l’État d’Israël comme « État juif ». Cette campagne a été ponctuée par des agressions physiques, des menaces de mort verbales, écrites, téléphoniques ou électroniques, des piratages informatiques, des mises sur écoute téléphonique « sauvage », des cambriolages et des « filatures ».
Mercredi 25 octobre, la campagne a atteint un nouveau palier : un commando de quatre hommes l’a agressée à son domicile parisien, dans une action préméditée et concertée. Pendant que deux membres du commando s’acharnaient sur elle, au risque de la tuer ou de la rendre irrémédiablement invalide, deux autres membres faisaient le guet au pied de l’immeuble.
Ces hommes n’ont pas agi de leur propre initiative : ils ont reçu des ordres, qu’ils ont exécutés en bons petits soldats. Ces hommes sont en effet des citoyens français et israéliens, soldats d’active ou de réserve de l’armée israélienne, agissant sur ordre. Les ordres viennent d’organisations qui, sous couvert de respectabilité et de représentativité, ne sont que des officines établies en France d’une puissance non seulement étrangère mais de surcroît hostile aux valeurs françaises et aux principes qui fondent notre république.
Cette grave atteinte au droit à la vie et à la sécurité d’une militante infatigable de la cause humaine nous amène à poser un certain nombre de questions à tous ceux qu’elle devrait interpeller. Nous précisons que nous nous exprimons à titre personnel, en tant qu’amis, frères, sœurs de Ginette Hess Skandrani. Certains d’entre nous ont été victimes des mêmes campagnes de dénigrement et de menaces qu’elle, du fait de leurs engagements.

Question au gouvernement :
Vous avez interdit il y a quelques mois la tribu Ka, une organisation de jeunes Noirs révolutionnaires, par un décret d’application de la loi de 1936 sur les ligues factieuses. Or, cette Tribu Ka, quelle que soit l’appréciation que l’on puisse porter sur ses idées et opinions, ne s’était rendue coupable d’aucun crime ou délit, d’aucun acte de violence ni contre des biens ni contre des personnes. Qu’attendez-vous pour dissoudre, en application du même décret, les deux organisations armées qui se sont rendues coupables d’une série de crimes et délits, dont la tentative de meurtre sur un commissaire de police, et dans les rangs desquelles il faut chercher les agresseurs de Ginette Hess Skandrani ? Attendez-vous donc qu’il y ait mort d’homme – ou de femme – pour interdire la Ligue de défense juive et le Bêtar-Tagar ?
Question au ministre de l’Intérieur :
Qu’envisagez-vous de faire pour assurer la protection et la liberté de déplacement des personnes visées par ces organisations subversives ? Estimez-vous que ces personnes doivent, faute de protection par la république, s’armer et prendre en charge leur propre défense ?
Question aux défenseurs des droits humains :
Vous avez pour l’instant observé un silence prudent sur l’agression dont a été victime Ginette Hess Skandrani. Cela veut-il dire que vous approuvez cette agression ? Dans ce cas, il faudra vous en expliquer publiquement.
Question aux défenseurs du « droit à l’existence d’Israël » :
Certains d’entre vous ont proféré, répété ou répandu des calomnies contre Ginette Hess Skandrani. Cela a contribué de manière déterminante au climat qui aboutit à l’agression du 25 octobre. Approuvez-vous cette agression ? Si oui, expliquez-nous pourquoi. Si non, faites-le savoir haut et fort.
Tout un chacun comprendra que la réponse à ces questions de la part de ceux que nous interpellons aujourd’hui sera déterminante pour empêcher la dérive violente et sectaire dans laquelle veulent nous entraîner les partisans du suprématisme d’un groupe sur l’ensemble de la société.
Les petites frappes qui ont exécuté l’ordre de tabasser Ginette Hess Skandrani ne sont que des robots programmés et manipulés pour faire mal. Nous n’avons pour eux que mépris et commisération et nous laissons à la justice et à la police le soin de les mettre hors d’état de nuire. Nous n’avons en effet aucune vocation à créer une milice de justiciers. Mais nous ne saurions tolérer le silence et l’inaction de tous ceux qui prétendent lutter pour la liberté, la démocratie et la justice. Car ce silence et cette inaction vaudraient complicité.

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Envoyé par Basta ! يكفي dans Basta ! يكفي le 11/15/2008 03:41:
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03/07/2008

02/07/2008: AGENDA PALESTINE à LYON...

-------- Message original --------

Sujet: Agenda Palestine Juillet 2008
Date: Wed, 02 Jul 2008 22:08:37 +0200
De: palestine69 <palestine69@wanadoo.fr>


COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
c/o Maison du Peuple, 147, av. du Gal Frère, 69008 LYON
Contact : 06 01 91 52 18 ; courriel : palestine69@wanadoo.fr  site internet : <http://collectif69palestine.free.fr>

                            1948-2008 : 60 ans de dépossession

                            AGENDA PALESTINE à LYON

JUILLET 2008

► Les vendredis 4, 11, 18, et 25 Juillet de 18h à 19h
Veille silencieuse de protestation contre l'occupation de la Palestine par Israël et pour exiger la Paix
Perron de l'Hôtel de Ville, Place des Terreaux, Lyon 1er (métro A - Hôtel de Ville)
Veilles organisées par les "Femmes en Noir"

► Lundi 7 Juillet à 19h
A Saint Etienne
Pièce de théâtre « C’est la Faute au Loup », par la troupe des enfants palestiniens d’« Al Rowwad ».
Réflexion au sujet de la présomption d'innocence, la pièce a été écrite par Abdelfattah Abu Srour à partir du Petit chaperon rouge et d'autres contes enfantins.
Lieu : Nouveau théâtre de Beaulieu, 28 boulevard de la Palle - Saint-Etienne
PAF : 10 euros (tarif réduit : 6 euros)
Renseignements : 04 77 46 31 66 ou 04 77 46 60 15
Organisée par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) de St Etienne et la Société des Amis d’Al Rowwad

► Jeudi 10 Juillet à 21h
A Mornant - centre culturel
Pièce de théâtre « C’est la Faute au Loup », par la troupe des enfants palestiniens d’« Al Rowwad »
Organisée par Echange et Partage et la Société des Amis d’Al Rowwad

► Vendredi 11 Juillet à 20h30
A GIVORS - Théâtre du Vieux Givors (près de la médiathèque)
Pièce de théâtre « C’est la Faute au Loup », par la troupe des enfants palestiniens d’« Al Rowwad »
Organisée par la municipalité et la Société des Amis d’Al Rowwad

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Réunions
Collectif 69 Palestine
Réunion générale mensuelle :
► Mercredi 2 Juillet de 18h30 à 20h30

Bourse du Travail, 1er étage, Salle A, Place Guichard, Lyon 3e (métro B - Guichard)
Réunion suivante :
► Mercredi 3 Septembre de 18h30 à 20h30
Bourse du Travail, 1er étage, Salle A, Place Guichard, Lyon 3e (métro B - Guichard)

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INFO-PALESTINE JUIN 2008
  Presse, Courriel, Déclarations…
1er Juin : Entre Février et mars 2008, les frappes aériennes israéliennes et l’incursion près de Jabalya ont fait 107 morts dont 55 civils parmi lesquels 27 enfants et 8 femmes.(UNICEF)
    -« Les chrétiens arabes rencontrés en Palestine nous ont dit leur souffrance. Prisonniers, comme les autres Palestiniens de territoires enclos par un mur infranchissable ou par des check-points vigilants, ils subissent la relégation, les contrôles permanents, et dans certains cas l’impossibilité de travailler et de nourrir leurs familles. Nous sommes convenus que chacun de nous peut être témoin et relais pour mobiliser l’opinion publique française, afin que ne passe pas sur ce conflit l’usure du temps. F. Soulage Pdt du Secours Catholique)
    -« Tous ceux qui désapprouvent la politique israélienne-même juifs- sont des antisémites » C’est la « pensée unique ! »(Marianne)
2 Juin : Putsch à Haaretz : il s’agit de faire taire les journalistes critiques à l’égard de l’Occupation.. (desertpeace.wordpress.com)
4 Juin : Washington critique les projets israéliens de colonisation.(884 logements à Har Homa) « Israël doit choisir entre la colonisation et la paix. (Saeb Erakat, négociateur palestinien)
5 Juin : Fils d’un survivant de l’Holocauste, Norman Finkelstein considère qu’Israël utilise la  Shoah pour justifier ses actions.. Israël poursuit sa politique du fait accompli ..Il a été expulsé d’Israël..(H. Lindell T.C)
6 Juin : Mahmoud Abbas appelle à un dialogue avec le Hamas pour mettre fin au schisme national.(Le Monde)
    -Le général Gadi Shamni déclare la guerre aux handicapés de Kalkiliya. Toutes les organisations d’aide aux handicapés sont déclarées illégales(Michaël Sfard, Haaretz)
    -Obama souhaite que Jérusalem soit la capitale « unifiée » d’Israël…Mahmoud Abbas réagit « Jérusalem-Est est occupée depuis 1967 et nous n’accepterons jamais un Etat sans Jérusalem. »
8 Juin : Les Palestiniens critiquent le projet de renforcement des liens entre UE et Israël. Salem Fayyad exhorte ses homologues européens «  à rejeter cette initiative jusqu’à ce qu’Israël se conforme aux lois internationales et aux droits de l’homme, y compris le gel de la colonisation    
-Depuis septembre 2000, Israël a totalement interdit aux résidents de Gaza d’aller étudier en Cisjordanie ou dans les institutions académiques israéliennes où ils avaient été acceptés. Le rabbin Melchior s’indigne  du fait que  « des juifs à qui on a souvent interdit d’étudier puissent faire la même chose à un autre peuple. »
9 Juin : Ecrivains et journalistes s’indignent  de la relaxe de Philippe Karsenty par la Cour d’Appel de Paris qui reconnaît pourtant que ses propos portaient « incontestablement atteinte à l’honneur et à la réputation de Charles Enderlin »  qui nous  montrait la mort de Mohammed al-Doura, 12 ans, tué par des tirs israéliens.(Pétition)
    -L’Algérie et d’autres pays arabes n’acceptent pas que l’UPM puisse servir de cadre de « normalisation » avec Israël.
10 Juin : Le rapport d’Amnesty 2008 rappelle que   la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés restait dramatique. L’armée a tué plus de 370 Palestiniens et détruit plus d’une centaine d’habitations….40 Palestiniens sont morts faute de n’avoir pu quitter Gaza pour être soignés,..l’expansion des colonies s’est poursuivie comme  la construction du mur de 700 kms en violation du droit international..9000 adultes et enfants Palestiniens sont incarcérés dans des prisons israéliennes(en violation du droit international) certains sans inculpation ni jugement,..Les tribunaux militaires » ne respectent pas les normes d’équité internationalement reconnues, tandis que l’impunité est le plus souvent la règle pour les attaques visant des Palestiniens.
11 Juin : Le Hamas est disposé à cesser ses tirs  en échange d’une levée du blocus et des incursions de Tsahal
    -Les Israéliens ont attendu trop longtemps la sécurité qu’ils désirent et les Palestiniens ont attendu trop longtemps, avec des humiliations quotidiennes, la dignité d’un Etat Palestinien.(Condolizza  Rice)
12 Juin :Israël demande sa participation à tous les niveaux, aux réunions de l’UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique, aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et la Mashrek comme sur les activités de l’UE au sein de l’ONU !!!(F. Wurtz Humanité Dimanche)
16 Juin : Au cours de la semaine du 5 au 11 juin, à Gaza, les FOI ont tué 11 Palestiniens dont 2 mineurs et une personne âgée. Elles en ont blessé 25 dont 9 mineurs et 5 femmes.(AFPS)
17 Juin : Condoleezza Rice dénonce la colonisation israélienne, Ses remontrances sont qualifiées « d’impertinentes » et d’  « effrontées »…(Le Monde)
18 Juin : « Droit international » ou « Fait accompli » deux approches antithétiques des négociateurs…(Le Monde).
21 Juin : Tony Blair juge encourageante la trêve entre Israël et le Hamas à Gaza .
24 Juin : Sarkozy qualifie Israël d’  « une des plus authentiques démocraties du monde ».
    -Il poursuit «  ..Il ne peut y avoir de paix sans un arrêt total et immédiat de la colonisation,sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale des deux Etats, sans une frontière négociée sur la base de la ligne de 1967… »(cette dernière affirmation existe dans le texte écrit, mais n’a pas été prononcée dans le discours)
26 Juin : « J’ai vu ce que pouvaient représenter les check-points, le mur et toutes les incompréhensions d’un côté et de l’autre. Il faut que cela cesse..On ne se protège pas par un mur, on se protège par un choix politique qui est celui de la Paix »Nicolas Sarkozy  (On se souvient que la délégation socialiste n’avait pas vu le mur !!!)

20:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, sionisme, palestine, france, belgique, europe, solidarite, resistance, imperialisme, occupation, agendanromain |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

01/07/2008: Palestine Solidarité ...

 -------- Message original --------
Sujet: [misesajour] 1er juillet en Palestine occupee, au Moyen-Orient et en Amerique latine
Date: Tue, 1 Jul 2008 16:31:26 +0200
De: Jean-Pierre <jean-pierre@palestine-solidarite.org>
Répondre à :: misesajour@palestine-solidarite.org


 

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du 1er juillet 2008

 

Il n'y aura pas de mise à jour du 12 au 27 juillet


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20:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, palestine, television, romain, belgique, colonialisme, europe, democratie, solidarite, resistance, israel, occupation, silence, liberte, information, repression |  Facebook | |  Imprimer | | | | |