29/04/2008

24/04/2008: Palestine Solidarité ...

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Sujet: [misesajour] 24 avril en Palestine occupee, au Moyen-Orient et en Amerique latine
Date: Thu, 24 Apr 2008 16:20:42 +0200
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11:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine, solidarite, sionisme, occupation, hamas, colonialisme, imperialisne, israel, usa, romain, actualite, histoire, courcelles, belgique, general, presse, medias, information, television, silence |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

26/04/2008

10/03/2008: Une invention appelée « le peuple juif »...

-------- Message original --------

Sujet: [Transfer_info] ISRAEL : Une invention appelée « le peuple juif », par Tom Segev
Date: Mon, 10 Mar 2008 15:35:55 +0100
De: sc mailto:silviacattori@bluewin.ch
Pour :: transfer_info@yahoogroupes.fr

Une invention appelée « le peuple juif »

par Tom Segev

in Ha’Aretz, 1er mars 2008

http://www.haaretz.com/hasen/spages/959229.html

traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

La Déclaration d’Indépendance d’Israël énonce que le peuple juif est apparu en Terre d’Israël, puis qu’il aurait a été exilé de sa patrie natale. Tout élève israélien apprend, à l’école primaire, que cela se serait produit durant la domination romaine, en l’an 70 après J.C. Après quoi, la nation juive serait restée fidèle à sa terre, dans laquelle elle aurait commencé à retourner, après deux millénaires d’exil. « Faux », dit l’historien Shlomo Zand, dans un des ouvrages les plus fascinants – et les plus dérangeants – à avoir été publiés, ici (en Israël), depuis bien longtemps. « Il n’y a jamais eu de « peuple juif », mais seulement une religion juive, et l’exil, lui non plus, ne s’est jamais produit – par conséquent, comment parler de « retour » » ?? Zand rejette la plupart de ces histoires autour de la formation d’une identité nationale, dans la Bible, et notamment l’exode d’Egypte, ainsi (on ne s’en plaindra pas) que les horreurs de la conquête (de Canaan, la Palestine, ndt) sous les ordres de Josué. « Tout ça, c’est de la fiction, c’est une mythologie qui a servi de prétexte à la création de l’Etat d’Israël », affirme-t-il.

D’après M. Zand, les Romains n’exilaient généralement pas un peuple entier, et la plupart des juifs furent autorisés à rester dans le pays. Le nombre des exilés se chiffra au grand maximum en dizaines de milliers. Quand le pays fut conquis par les Arabes, beaucoup parmi les juifs se convertirent à l’Islam, et furent assimilés à la société des conquérants. Il en découle que les ancêtres des Arabes palestiniens étaient des juifs. Zand n’est pas l’inventeur de cette thèse ; trente années avant la Déclaration d’Indépendance d’Israël, David Ben-Gourion l’avait faite sienne, ainsi que Yitzhak Ben-Zvi et bien d’autres.

Si la majorité des juifs n’ont pas été exilés, comment se fait-il qu’ils furent si nombreux à attendre quasiment tous les pays de la Terre ? Zand dit qu’ils ont émigré de leur plein gré ou, pour ceux qui furent exilés à Babylone, ils restèrent dans leur pays d’exil parce qu’ils avaient choisi de le faire. Contrairement à la croyance conventionnelle, la religion juive a tenté d’induire des membres d’autres fois de devenir juifs, ce qui explique de quelle manière il y a eu des millions de juifs, dans le monde entier. Comme l’indique, par exemple, le Livre d’Esther, « Et beaucoup des peuples de la Terre se firent juifs ; en effet, ils avaient été saisis par la crainte des juifs. »

Zand cite beaucoup d’études existantes, dont certaines ont été écrites en Israël, mais évincées du discours consensuel. Il décrit aussi, longuement, le royaume juif d’Himyar, dans le Sud de la Péninsule arabique, et les Berbères juifs, en Afrique du Nord. La communauté juive, en Espagne, découlait d’Arabes qui s’étaient convertis au judaïsme et étaient venus avec les armées qui avaient conquis l’Espagne sur les chrétiens, ainsi que d’individus d’origine européenne, qui s’étaient, eux aussi convertis au judaïsme.

Les premiers juifs d’Ashkénaz (l’Allemagne) ne venaient pas de la Terre d’Israël et ils n’avaient pas atteint l’Europe orientale à partir de l’Allemagne, mais ils s’étaient convertis au judaïsme dans le royaume Khazar, dans le Caucase. Zand explique les origines de la culture yiddish : ce n’était pas une importation juive à partir de l’Allemagne, mais le résultat d’une connexion entre les descendants des Kuzari et les Allemands, qui se rendaient dans les régions orientales de l’Europe, en tant que commerçants, pour certains d’entre eux.

Nous ne sommes pas étonnés, dès lors, de trouver toute une variété de gens et de races, des blonds, des bruns, des basanés et des jaunes, devenus juifs, en grand nombre. D’après Zand, les sionistes ont besoin de leur bricoler une ethnicité commune, et la continuité historique a produit une longue série d’inventions et de fictions, ainsi qu’une invocation permanente de thèses racistes. Certaines ont été concoctées par les esprits des théoriciens du mouvement sioniste, tandis que d’autres ont été présentées comme les constatations d’études génétiques effectuées en Israël.

Le Professeur Zand enseigne à l’Université de Tel Aviv. Son ouvrage « Quand et comment le peuple juif a-t-il été inventé ? » (When and How was the Jewish People Invented ? ») (publié par les éditions Resling, en hébreu), vise à promouvoir l’idée qu’Israël devrait être un « Etat de tous ses citoyens » - juifs, Arabes et autres – par opposition à son identité proclamée de « pays juif et démocratique ». Des histoires personnelles, une discussion théorique profuse et des saillies sarcastiques nombreuses ne servent pas l’ouvrage, mais ses chapitres historiques sont bien écrits, et ils citent de nombreux faits et analyses que beaucoup d’Israéliens seront étonnés de lire pour la toute première fois.

Le moustique de Kiryat Yam

Le 27 mars 1948, une réunion fut organisée, à Haïfa, portant sur le sort des Bédouins de la tribu Arab al-Ghawarina, dans la région de cette ville. « Il faut les faire partir d’ici, afin qu’ils ne viennent pas, eux aussi, compliquer encore nos problèmes », écrivit Yosef Weitz, du Keren Keyameth [le Fonds National Juif], dans ses Mémoires. Deux mois plus tard, Weitz faisait son rapport au directeur de cette institution : « Notre Baie de Haïfa a été totalement évacuée, et il n’y a pratiquement plus personne, de ceux qui s’accrochaient à notre frontière. »

Ils avaient probablement été expulsés en Jordanie ; certains d’entre eux furent autorisés à rester dans le village de Jisr-Az-Zarqa. Le sort des bédouins de la tribu des Arab al-Ghawarina a fait récemment les grands titres de la presse, grâce à Shmuel Sisso, maire du faubourg Kiryat Yam de l’agglomération de Haïfa. Il a, en effet, déposé plainte, à la police, contre Google. La raison ? Un ajout, fait par un des « surfers » de ce site, un habitant de Naplouse, à une photo par satellite du centre de Kiryat Yam, affirmant que la ville de Haïfa a été construite sur les ruines d’un village détruit en 1948, Arab al-Ghawarina. La plainte déposée par Sisso affirme que cette allégation a un caractère diffamatoire.

Voici les faits : Les terres de la Vallée de Zébulon avaient été achetées, dans les années 1920, par le Fonds National Juif et par diverses entreprises de travaux publics, dont une s’appelait Gav Yam. Les Archives sionistes ont le plan, daté 1938, de la création de Kiryat Yam, et une lettre de 1945 qui indique que cette localité comportait déjà une centaine d’habitations. Les cartes gouvernementales de la période du Mandat britannique identifient le territoire sur lequel Kiryat Yam avait été construit sous deux noms : Zevulun Valley [Vallée de Zébulon] et Ghawarina. Ainsi, il appert que ce village n’était pas une implantation (en dur), mais un endroit où résidaient des Bédouins.

Le site web de l’association israélienne Zochrot [Souvenir, en hébreu], indique que 720 personnes y vivaient, en 1948, et que ce territoire a été partagé entre trois kibbutzim : Ein Hamifratz, Kfar Masaryk et Ein Hayam, connu de nos jours sous le nom d’Ein Carmel.

Cette histoire ne cesse de circuler sur Internet, attirant des réponses, qui peuvent être résumées comme suit : « Si Sisso attaque Google en justice parce que celui-ci a affirmé qu’il vit sur les ruines d’un village arabe détruit, on peut en déduire que c’est lui qui n’a pas la conscience très nette. » Sisso, un avocat de cinquante-sept ans, connu pour son affiliation au Likoud, et ancien consul général d’Israël à New York, dit : « Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose à redire, mais d’autres personnes pourraient le penser, en particulier des gens vivant à l’étranger, et cela risque de porter atteinte à la réputation de Kiryat Yam, parce que les gens ne voudront plus investir ici. Dès lors que nous ne sommes pas installés à la place d’un village palestinien, pourquoi devrions-nous souffrir, sans aucune raison ? »

Né au Maroc, Sisso est arrivé en Israël en 1955. « J’ai exploré toute la région, et je n’ai vu nulle trace de gens qui auraient vécu ici, avant nous, et qui auraient soi-disant été chassés ?... » Il a demandé à un professeur de droit américain de quelle manière – s’il en existe une – il pourrait attaquer Google en justice pour diffamation, ou pour exiger des dommages et intérêts. C’est-là, dit-il lui-même, la contribution de Kiryat Yam à la lutte contre le droit au retour (des réfugiés palestiniens) !

Cela risque fort d’être le procès le plus retentissant depuis la plainte déposée par Ariel Sharon contre le magazine Time, mais M. le Maire Sisso ne se fait aucune illusion : « Moi, contre Google, c’est comme si un moustique attaquait un éléphant », a-t-il dit, voici de cela quelques jours…

À qui l’Amérique appartient-elle ?

Deux universitaires, Gabi Shefer et Avi Ben-Zvi, ont été les hôtes de l’émission d’information de la Radio israélienne « International Hour », animée par Yitzhak Noy. L’animateur, d’une voix légèrement anxieuse, leur a demandé si les succès de Barack Obama n’étaient pas un signe que les Etats-Unis n’appartiendraient désormais plus à l’homme blanc ? Le Professeur Shefer en a donné confirmation : Obama est un immigré, a-t-il dit. Alors que l’animateur sollicitait à son tour son avis, le Professeur Ben Zvi a, quant à lui, ajouté : « Gabi Shefer a raison ».

Mais ils avaient tort, l’un comme l’autre. Si Obama était un immigré, il ne serait pas éligible à la présidence des Etats-Unis.

Non ; Obama est né à Honolulu. Deux ans après que cette île soit devenue le cinquantième Etat de l’Union…

_
"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain."

Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur Français


21:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, actualite, courcelles, hamas, histoire, sionisme, imperialisme, medias, presse, romain, silence, television |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

21/04/2008: Palestine Solidarité ...



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Sujet: [misesajour] 21 avril en Palestine occupee, au Moyen-Orient et en Amerique latine
Date: Mon, 21 Apr 2008 16:23:28 +0200
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19/04/2008

18/04/2008: Palestine Soli!darité...

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Sujet: [misesajour] 18 avril en Palestine occupee, au Moyen-Orient et en Amerique latine
Date: Fri, 18 Apr 2008 18:16:58 +0200
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19/03/2008

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15/03/2008

15/03/2008: Attentat à Jérusalem : ce n'était pas n'importe quelle "école"...

Attentat à Jérusalem : ce n'était pas n'importe quelle "école"
Mick Napier  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Un Palestinien (Hisham Abu Dheim, ndt) a abattu huit étudiants israéliens dans un centre de formation d’un mouvement de colonisation. Des centaines d’étudiants de ce séminaire (yéshiva, ndt), quelques instants après, scandaient : « Mort aux Arabes ! » devant le portail de leur centre de formation [1]. Ce détail semble avoir échappé aux cameramen de la BBC.
 
Le Mercaz HaRav : un centre d’entraînement à l’occupation illégale, aux assassinats et au principe : « Les Arabes, direction les chambres à gaz ! »
Lundi 10 mars 2008
par Mick Napier *
http://www.scottishpsc.org.uk/index2.php?option=com_content&task=view&id=2249&pop=1&page=0&Itemid=404

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, dans le sillage de Bush, s’empressa de condamner « les assassinats » de ces Israéliens, « perpétrés » dans ce centre de formation de colons [2]. Cela contraste avec le silence de tombeau observé par le gouvernement britannique durant les récents massacres perpétrés par Israël dans la bande de Gaza.

La BBC aurait voulu nous faire gober que la yéshiva Mercaz HaRav serait une école ordinaire, où des « étudiants en religion » [3] poursuivraient des études théologiques quelque peu ésotériques. En réalité, le Mercaz HaRav est le principal centre de formation et d’éducation du mouvement israélien fanatique de colonisation Gush Emunim [héb. Armée des Croyants, ndt], que le quotidien britannique The Independent qualifie (observez l’euphémisme) de « mouvement de colons controversé ». Beaucoup de diplômés du Mercaz HaRav viennent grossir les rangs du Gush Emunim [4] qui organise des agressions contre les Palestiniens à partir des colonies réservées aux seuls juifs, dans l’ensemble de la Cisjordanie, dans le cadre de son objectif déclaré de déposséder les Palestiniens des 100 % de la Palestine [5].

L’organisation-mère, le Gush Emunim, est armé jusqu’aux dents, et perpètre les crimes les plus révoltants contre des Palestiniens innocents dans toute la Cisjordanie [6]. J’ai personnellement pu visiter le village palestinien de Yanun après que des colons y aient lavé leurs chiens dans la source d’eau potable alimentant sa population [7]. C’est une idéologie moyenâgeuse, qui marche main dans la main avec des tactiques moyenâgeuses : les colons d’Hébron empoisonnent les puits des villages palestiniens en y balançant des poulets en décomposition avancée. Ils battent les Palestiniens, quand ils ne leur tirent pas dessus, ils empoisonnent leurs moutons [8] et de manière générale, ils se comportent comme les brutes épaisses qu’ils sont. Un diplômé notoire du Mercaz HaRav, le rabbin Moshe Levinger, qui fonda les colonies de fanatiques à Hébron, était un psychopathe tellement vicieux à l’égard des Palestiniens qu’il fut même accusé d’avoir tué un Palestinien par un tribunal israélien, ce qui lui valut une peine de trois mois exécutoires d’emprisonnement [9]. Le rabbin Levinger fut également convaincu d’agressions non-provoquées contre des femmes et des enfants, et c’est là une chose notable, car les colons jouissent ordinairement d’une impunité totale [10] ; il faut savoir que plus d’un Palestinien s’est vu condamner par les autorités israéliennes au motif de « s’être auto-tabassé » à proximité de colonies israéliennes !


La philosophie du Mercaz HaRav, c’est le mépris pour tous les Gentils [les Gentils sont les non-juifs, ndt], et pas seulement pour les Arabes. Cette yéshiva fut fondée par le rabbin A.Y. Kook, puis reprise par son fils, le rabbin T.Y. Kook. La manière dont de jeunes esprits sont formatés par cette yéshiva peut être déduite d’une des illuminations spirituelles d’A.Y. K., selon qui « La différence entre une âme juive et les âmes de non-juifs – de tous les non-juifs, à leurs différents niveaux (inférieurs) – est plus grande et plus profonde que la différence existant entre une âme humaine et les âmes des animaux du cheptel » [11]. La classification opérée par Kook des Palestiniens dans la catégorie des non-humains permet aux diplômés du Mercaz HaRav d’ignorer de manière expédiente ces commandements emmerdants qui prohibent le vol, l’assassinat et la convoitise.

Dès lors que les non-juifs sont similaires aux espèces animales, dans la vision du monde de Kook, la notion même de droits de l’homme présidant aux relations entre juifs et non-juifs est tout naturellement répugnante, pour ses émules ; les droits humains ne figurent décidément pas dans le syllabus du Mercaz HaRav. Le dieu primitif des Kook ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de leurs homologues américains chrétiens fondamentalistes. Les deux groupes de fondamentalistes croient dur comme fer que la venue du Messie est imminente (ils s’opposent sur la question de savoir s’il s’agit d’une première ou d’une seconde visite, ainsi que sur celle de savoir qui tuera qui ou qui dominera qui, ce moment fatidique étant arrivé…), mais ils tombent d’accord pour dire que les formes habituelles de la décence humaine n’ont plus cours. Pour des raisons qui n’ont pas à nous préoccuper ici, le commencement de l’ère messianique rend possible l’activation de la Loi, telle que l’a exprimée un autre rabbin labellisé Gush Emunim de triste réputation, Shlomo Aviner, à savoir : « Alors que D.eu requiert des autres nations ordinaires d’obéir à des codes abstraits de justice et de droiture, de telles lois ne s’appliquent pas aux juifs ». [12]

La suspension des dites « telles lois » s’étend jusqu’au droit, pour les non-juifs, de vivre et de respirer. Le rabbin Yitzhak Ginsburgh, autre chef colon, s’est livré pragmatiquement à cette interrogation rhétorique : « Si un juif a besoin d’un foie, peut-on prélever le foie d’un innocent non-juif afin de sauver le juif ? » [13]. Il a répondu, bien sûr, par l’affirmative, corroborant ainsi une théologie israélienne fondamentaliste qui devrait faire réfléchir à deux fois quiconque aurait l’envie d’amener ses gamins en vacances à la mer en Israël. Les Palestiniens se doivent de prendre les théories de Ginsburgh parfaitement au sérieux, toutefois, car ce savant rabbin est à la tête d’un gang de colons lourdement armés [14], anciens élèves de la yéshiva Mercaz HaRav.

Ginsburgh a également justifié un massacre particulièrement réussi de musulmans, à savoir l’assassinat de vingt-neuf fidèles hébronites en prière à la mosquée Al-Ibrahimi, sur le fondement religieux selon lequel il est permis à un juif de tuer n’importe quel non-juif, car cela n’est pas considéré comme un crime. Il a ajouté, au cas où tout le monde n’aurait pas bien compris le message, que le fait de tuer y compris des Palestiniens innocents afin de se venger est une « vertu juive ». Un autre diplômé du Mercaz HaRav, le rabbin Dov Lior, en 2004, enseigna à ses adeptes colons – les parents des jeunes tués à la yéshiva la semaine dernière – que les forces armées israéliennes d’occupation sont autorisées à tuer des Palestiniens innocents [15]. On le constate : c’est à partir d’une unique partition, tous en chœur, que les pensionnaires du Mercaz HaRav entonnent leur hymne à la sauvagerie.

Les diplômés du Mercaz HaRav ne croient pas seulement qu’ils peuvent se servir de votre foie, ou de celui de n’importe quel Palestinien passant par là. Les Gentils peuvent, eux aussi, être amenés à servir la science. Le Procureur général israélien a dû intervenir afin d’empêcher l’élection du rabbin Lior à la plus haute instance religieuse [ top religious body ], à la suite des inquiétudes suscitées par sa proposition publique d’utiliser des « terroristes » arabes capturés à des fins d’expérimentations médicales [16]. (Précisons que le Gush Emunim considère que TOUS les Palestiniens sont des « terroristes »). Lior est connu pour être le premier disciple de Kook fils. Notez que ce Lior a dû être stoppé par des méthodes administratives après qu’il se fut assuré suffisamment de voix de ses partisans en vue de son accession au Conseil Rabbinique Suprême d’Israël.

Lior a reconnu un frère spirituel dans l’Américano-Israélien Baruch Goldstein, qui assassina vingt-neuf fidèles palestiniens (et en blessa cent-cinquante autres) dans la mosquée d’Hébron. Lior prononça l’homélie suivante à la mémoire de ce criminel de masse : « Goldstein était plein d’amour pour ses frères humains. Il s’était consacré à aider autrui. » [17].

L’idée d’utiliser des Arabes comme cobayes pour des expérimentations médicales aurait dû faire tilt. Israel Shahak et Norton Mezvinsky, dans leur ouvrage Jewish Fundamentalism in Israel, suggérèrent une piste : « Les similarités entre la tendance du messianisme politique juif et le nazisme allemand sont aveuglantes. Les Gentils sont, aux yeux des messianistes, ce qu’étaient les juifs, à ceux des nazis » [18]. Si vous pensez que l’idée de piquer les organes des gens est un péché mignon exclusif de l’étudiant de yeshiva moyen, sachez que l’idée que les colons du Gush Emunim se font des loisirs, après leurs études éreintantes à leur yéshiva, consiste à orner les maisons palestiniennes, à Hébron, d’inscriptions : « Les Arabes dans les chambres à gaz ! » [19].

Les colonies israéliennes dans lesquelles le Mercaz HaRav envoie ses diplômés sont des centres de pouvoir militaire et de domination des Palestiniens de Cisjordanie. Etant donné que les juifs laïcs ne sont plus tellement intéressés à construire des colonies dans des zones densément peuplées de Palestiniens, et où existe un risque d’une opposition armée palestinienne, seuls les fanatiques religieux sont préparés à entreprendre cette mission. C’est la raison pour laquelle ils sont aussi incroyablement soutenus par l’armée [20], qui n’en reste pas moins toujours principalement sous le contrôle de sionistes laïcs.

Les colons du Gush Emunim sont des zélotes hautement militarisés, sur lesquels on peut compter pour combattre dans l’armée et pour brutaliser et tabasser le « cheptel » palestinien aux centaines de checkpoints qu’ils contribuent à contrôler. Ces zélotes sont en train d’accroître leur influence dans l’ensemble de l’armée israélienne [21], tandis que le noyau dur sioniste-travailliste de l’Etat israélien est en train de se faire grignoter par la corruption et l’échec à vaincre les Palestiniens et/ou le Hezbollah. Leurs colonies votent à une écrasante majorité pour les partis d’extrême droite, ces formations que le regretté philosophe israélien Yeshayahu Leibowitz qualifia de « judéo-nazis » [22].

Pourquoi certains Gaziotes se sont-ils réjouis bruyamment de l’attentat contre le Markaz HaRav ? Nous pourrons trouver une réponse, si nous nous demandons pourquoi les Etats-Unis ont refusé au Conseil de Sécurité de l’Onu la possibilité de condamner à la fois l’attentat contre la yéshiva de Jérusalem et les massacres de Gaza [23]. Les Etats-Unis mettent la barre très haut, en matière du nombre d’Arabes palestiniens qu’il autorise Israël à massacrer, et ils ne voient nul inconvénient à ce qu’une partie du volume énorme d’armes américaines qu’il perfuse à Israël finissent par aboutir entre les mains des colons. Ces brutes combinent leurs flingues à des méthodes imaginatives permettant de faire du mal aux paysans palestiniens dont ils convoitent les terres. Quand un homme frappe en retour contre le groupe de colons le plus génocidaire, cela ne peut qu’amener une sombre satisfaction de « schadenfreude » chez ceux qui vivent à genoux sous le siège impitoyable qu’Israël impose au stand de tir à vue de Gaza. Bush, Brown, l’Union européenne et l’Onu ont livré ces Gaziotes à la merci d’Israël. Ils se souviennent très bien des colons hideux, dans la bande de Gaza, qui les ont traité, des années durant, comme « du bétail ».

Jérusalem, comme l’ensemble de la Palestine, est saturé de juifs armés, de soldats et de policiers en uniforme, ainsi que de colons portant leur flingue en bandoulière. Les uns et les autres coopèrent pour contrôler la population palestinienne, maintenue strictement désarmée afin de mieux pouvoir la déposséder. La dépossession est menée à mal (oups : à bien…) par une combinaison des moyens « légaux » de l’occupation illégale avec les agissements extrajudiciaires violents des colons. Tout Palestinien en possession d’une arme est abattu sur-le-champ. Jérusalem, comme toute la Palestine, impose le suprématisme et la puissance juive à une population colonisée dont la colère contre leur statut minoré et l’hostilité envers leurs occupants-tortionnaires est à la fois naturelle et saine. Devraient-ils embrasser le fouet brandi au-dessus de leurs têtes ? Les Palestiniens continuent à résister et nous devrions être inspirés par leur courage, leur fortitude et leur endurance face à un ennemi qui les menace ouvertement d’un nouvel « holocauste » [24].

Alaa Abu Dheim a tué huit étudiants que l’on formait à l’opprimer et à le déposséder, lui, sa famille, et tout son peuple. Il a lui-même été tué par un étudiant armé. La sœur d’Abu Dheim, Iman, a dit avoir été profondément affectée par les massacres israéliens à Gaza. Elle a déclaré que son frère lui avait dit qu’il « avait perdu totalement le sommeil, à cause de sa douleur ». [25] Rafael Eitan, un ancien chef d’état major de l’armée israélienne, et ancien vice-Premier ministre a expliqué la raison de la brutalité incessante d’Israël : sa volonté d’écraser les Palestiniens. « Quand nous aurons colonisé la terre, tout ce que les Arabes pourront faire à ce sujet, c’est s’agiter en tous sens, comme des cafards ivres pris au piège dans une bouteille ». [26]

La brutalité israélienne envers les Palestiniens est un moyen d’atteindre l’objectif proclamé des sionistes, un objectif partagé par les groupes dominants, tant dans le camp religieux que dans le camp laïc : déshumaniser le « bétail », déshumaniser les « blattes ». En 1948, la Palestine a été vidée de ses habitants au profit de l’immigration sioniste par la terreur, et l’Etat d’Israël est encore, à ce jour, fondé sur la terreur à l’encontre de l’ensemble du peuple palestinien. Gideon Levy [un chroniqueur du quotidien israélien Ha-Aretz, ndt] affirme que « la plupart des criminels manipulateurs de droite et des fomenteurs de haine contre les Arabes venaient de cette mouvance [« religieuse=] » [28], mais les athées qui fondèrent l’Etat d’Israël n’étaient pas particulièrement manchots quand il s’agissait de chasser les indigènes palestiniens [28], pas plus que ne le sont leurs descendants eux aussi laïcs [29].

Mais force est bien de reconnaître que les diplômés du Mercaz HaRav sont bien les champions toutes catégories, de toute l’histoire de la diabolisation et de la dépossession des Palestiniens.

[* Mick Napier est président de la Scottish Palestine Solidarity Campaign (Association Ecosse Palestine Solidarité), affiliée au PSC-UK (Campagne de Solidarité avec la Palestine du Royaume-Uni). Cet article reflète son opinion personnelle, qui n’est pas nécessairement celle de l’Association]

traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
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Notes :

1. http://www.nationalpost.com/story.html?id=357523
2. http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/brown-massacre-strikes-at-heart-of-peace-792871.html
3. http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/7282579.stm
4. http://www.haaretz.com/hasen/spages/961727.html
5. Shahak, I. And Mezvinsky, N. (1999) Jewish Fundamentalism in Israel, London, Pluto Press, p.20
6. http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2002/07/29/wmid29.xml
7. http://www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?id=1009
8. http://www.kibush.co.il/show_file.asp?num=6967
9. http://www.israelblog.org/Articles/The_City_of_the_Dead_-_Part_1.html
10. http://www.ifamericansknew.org/cur_sit/tel-rumeida.html
11. Shahak & Mezvinsky, p.ix
12. Shahak & Mezvinsky, p.71
13. Shahak & Mezvinsky, p.43
14. http://www.radioislam.org/historia/zionism/amayreh_kristalnacht.html
15. http://electronicintifada.net/v2/article5338.shtml
16. http://en.wikipedia.org/wiki/Dov_Lior
17. Shahak & Mezvinsky, p.103
18. Shahak & Mezvinsky, p.65
19. http://electronicintifada.net/artman2/uploads/1/gaschambers235.jpg &
http://electronicintifada.net/v2/article9381.shtml
This writer has seen a lot of this Nazi graffitti by Mercaz HaRav graduates in Hebron.
20. http://commentisfree.guardian.co.uk/seth_freedman/2007/07/peace_now_report.html Western media flag up the risk of Pakistan’s nuclear weapons falling into the hands of fundamentalist Muslim groups in that country, The lunatic graduates of Mercaz HaRav are inching up the ladder of the military of the Israeli nuclear super-power.
21. Shahak & Mezvinsky, p.65
22. http://www.zmag.org/content/showarticle.cfm?ItemID=1798
23. http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/N06272490.htm
24. http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/7270650.stm
"We offer our solidarity and support to the victims of this brutality and to those who mount a resistance against it. For our part, we will use all the means at our disposal to expose the complicity of our governments in these crimes. There will be no peace in the Middle East while the occupations of Palestine and Iraq and the temporarily "paused" bombings of Lebanon continue.
Tariq Ali / Noam Chomsky / Eduardo Galeano / Howard Zinn / Ken Loach / John Berger &
Arundhati Roy
25. http://www.guardian.co.uk/world/feedarticle/7366776
26. http://www.washington-report.org/archives/Jan_Feb_2005/0501021.html
27. http://www.haaretz.com/hasen/spages/962041.html
28. http://www.lrb.co.uk/v26/n01/papp01_.html
29.
http://www.caiaweb.org/files/UriDavis-CanadaPark.pdf

14:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

13/03/2008: Checkpoint Porte de Versailles ...

 -------- Message original --------

Sujet: [ForumCommuniste] Checkpoint Porte de Versailles
Date: Thu, 13 Mar 2008 11:22:12 +0100
De: Al Faraby <rolland.richa@wanadoo.fr>
Pour :: Forum Communiste <ForumCommuniste@yahoogroupes.fr>


Checkpoint Porte de Versailles
( Al Faraby )
"Porte de Versailles, s'il vous plait"
"où précisément ?"
"au Salon"
"c'est comme si on y était"
"qu'y-a-t il au Salon en ce moment ?"
"tout dépend"
"tout dépend de quoi ?"
"plutôt de qui ?"
"ah bon !"
"oui... y en a qui y vont pour les livres... d'autres pour ceux qui les éditent... d'autres encore pour ceux qui les écrivent"
"oui mais, c'est le Salon du livre !"
"vous voyez, vous reprenez le label officiel"
"tout le monde l'appelle comme ça... en tout cas, à la télé"
"c'est vrai qu'à présent vous avez la télé dans la voiture"
"ça permet de tuer le temps en attendant les clients"
"et qu'est-ce qu'ils en disent à la télé ?"
"oh... je regarde ça comme ça, sans faire trop attention à ce qu'ils racontent"
"vous regardez surtout les images..."
"un peu ça..."
"et quelle genre d'images passent-ils sur le Salon ?"
"pour l'instant, pas grand chose... les stands et les allées... comment ça se met en place... il y a quelques entretiens..."
"et alors ?"
"y a ceux qui sont pour, d'autres qui sont contre... comme à chaque fois"
"contre un Salon du livre !"
"oui, j'ai pas bien compris... il est question d'inviter des israéliens"
"où est le mal ?"
"avec tout ce qui se passe là-bas, ça craint un peu"
"je ne vois toujours pas de rapport !"
"si, en plus ils saisissent l'occasion pour fêter le 60ème anniversaire de la création Israël... ça la fout mal"
"mais j'ai lu que les organisateurs du Salon s'en défendaient, ils disent que c'est plutôt la littérature israélienne qui est à l'honneur, c'est pour faire connaître "une littérature dynamique, d'une immense richesse, à l'image d'une société multiculturelle".
"ils ont dit - multiculturelle - !?"
"oui, c'est même écrit sur le site du Salon... ça vous étonne ?"
"un peu"
"...?"
"écoutez mon brave monsieur, moi je ne fais pas de politique mais j'aime beaucoup voyager... à force de transporter dans mon taxi des gens de toutes nationalités, ça donne envie d'aller à l'étranger..."
"et alors"
"et alors, figurez-vous que je suis allé là-bas"
"où ça ?"
"en Israël, ou en Palestine si vous préférez !"
"c'est pas pareil..."
"oh non, comme vous dites, c'est pas du tout pareil... c'est pour ça je rigole doucement quand ils disent... comment dites-vous ?"
"... multiculturelle"
"oui c'est ça... moi j'ai vu qu'un mur... et pas un petit... non monsieur... un mur de plusieurs centaines de kilomètres... il traverse des terres agricoles, des villages, des villes et des quartiers, vous ne me croirez pas... je l'ai vu couper une école en deux, la cour de récréation d'un côté et les salles de classe de l'autre !"
"et comment font les gens ?"
"ils sont comme en prison... encerclés par le mur, les barbelés..."
"c'est peut être ça qu'ils appellent - multiculturelle - !?"
"mon bon monsieur, une culture c'est la vie... ça ne peut pas être un mur... il faut voir ce que c'est... c'est invivable !"
"pourtant, j'ai entendu ce matin à la radio le Président d'Israël en visite actuellement en France déclarer - je suis contre les autodafés, je suis contre le boycott des livres (...) Les livres sont faits pour éveiller la réflexion, pour essayer de faire se rejoindre les idées - "
"charabia... il n'a qu'à commencer par démolir le mur qu'il a construit pour séparer les gens de leurs sources de vie... quel culot ce gars-là !"
"il est allé à Lyon rendre hommage à la Résistance... il a déclaré que sous l'occupation en France - il n'y a eu qu'une seule différence: celle entre résistants et collaborateurs - "
"... et que lui bien sûr, il n'est pas le chef d'un Etat et d'une armée d'occupation !"
"...!?"
"en Palestine, partout où je suis allé... partout les routes sont coupées par des barrages militaires... il faut voir comme les hommes, les femmes, les jeunes, les vieux... tous, comment ils sont humiliés..."
"ce gars... il est à l'inauguration du Salon du livre..."
"tenez... on n'y est presque à la Porte de Versailles... c'est toujours embouteillé par ce coin-là... regardez, c'est plein de CRS"
"oui, je vous dis... c'est ce matin l'inauguration du Salon"
"oh la la la... vous avez vu tous ces cars de CRS... ils ont bouclé le quartier ma parole... regardez... là... ils ont installé un barrage..."
"ça doit vous rappelez quelque chose"
"en Palestine... ils disent - checkpoint - "
(...)
Al Faraby
Jeudi, 13 mars 2008
Ps.  Shimon Peres, en visite d'Etat en France, doit inaugurer jeudi 13 mars le Salon du livre de Paris qui s'ouvre vendredi 14 avec Israël pour invité d'honneur. Il se tient à l'occasion du 60ème anniversaire de la création de cet Etat, correspondant avec la Naqba, mot arabe signifiant catastrophe.
Des mesures de sécurité renforcées ont été prises, avec notamment l'installation par les organisateurs de portiques électroniques aux entrées du Salon.
Al-Oufok
Inscription par envoi d'un message à
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr
Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples palestinien et libanais
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

11:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

08/03/2008

05/03/2008: La soif de pétrole irakien d'Israël ...

 -------- Message original --------

Sujet: Gilles Munier. La soif de pétrole irakien d'Israël
Date: Wed, 5 Mar 2008 21:41:24 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>



Blog Gilles Munier
Israël et le pétrole irakien
La soif de pétrole irakien d'Israël

2 mars 2008
Israël est, avec le Japon, un des pays dépendant le plus de l’extérieur pour ses approvisionnements pétroliers. Les milliards de barils qui dormiraient au pied du Mont Carmel, ou sous Jéricho, ne sont pour l’instant que rêveries d’évangélistes américains.
La Bible, carte aux trésors pour évangélistes…
Golda Meir plaisantait que Moïse s’était trompé en quittant l’Egypte pour le seul endroit du Proche-Orient sans pétrole… Ce n’est pas l’avis des évangélistes américains qui, depuis la parution en 1981 de « La grande chasse au trésor » du Révérend Spillman, croient que la Bible évoque une mer de naphte sous Israël. Question d’interprétation. Ils déduisent de la bénédiction donnée par Moïse mourant à Asher, fils de Jacob : « Béni soit Asherqu’il (…) plonge ses pieds dans l’huile »- qu’il y a du pétrole au pied du mont Carmel. Résultat : la région détient le record mondial de forages ! Autre zone visée : la Mer Morte. L’évangéliste Harold Stephens affirmera que Dieu lui est apparu, deux heures après avoir prié avec Menahem Begin en 1982, pour lui révéler qu’une veine de pétrole coure sous la Mer Morte. Récemment est apparu John Brown « à qui Dieu a ordonné de rendre le peuple israélien indépendant économiquement ». Il se dit convaincu de découvrir un immense champ pétrolifère avant le retour du Messie. Zion Oil and Gaz, sa société israélo-texane, est cotée à la bourse de Chicago.
Le renchérissement du prix du brut stimule l’exaltation des évangélistes américains et les recherches pétrolières en Israël. En septembre 2007, Benyamin Ben Eliezer, ministre des Infrastructures, a octroyé une licence d’exploration à une dizaine de compagnies.

Le ravitaillement du pays est un véritable casse-tête, d’autant que la consommation par habitant, en perpétuelle augmentation, dépasse 7 litres par jour (8ème rang mondial). Grâce à l’entregent d’hommes comme Zvi Alexander, « Monsieur pétrole » israélien, Israël a pu diversifier ses sources d’approvisionnement.
La famille Alexander : pétrole et… 11 septembre
Dans « Israel’s covert efforts to secure oil supplies », Zvi Alexander raconte 40 ans de combat pour approvisionner l’Etat hébreu en hydrocarbures. Ancien de la Haganah, la milice sioniste de Ben Gourion dans les années 40, il a foré partout dans le monde pour l’Israël National Oil Company et des sociétés écrans créées pour échapper au boycott arabe. Il a fait fortune avec le pétrole égyptien du Sinaï, grâce à Jack Bitton, agent double égypto-israélien responsable, dit-on, de l’arrestation d’Eli Cohen, agent du Mossad pendu à Damas en 1965…
Son fils « Kobi » Akexander, ancien du renseignement militaire, dirigeait Comverse Technologie - société israélo-américaine spécialisée dans les logiciels d’écoute téléphonique et convertisseurs de voix - et… Odigo, leader israélien des messageries électroniques connu depuis le 11 septembre 2001 pour avoir reçu deux heures avant l’attaque du World Trade Center, un message annonçant l’imminence d’une catastrophe. 

Aujourd’hui, l’Etat hébreu est ravitaillé par la Russie, les anciennes républiques soviétiques, la Norvège, le Mexique, des pays d’Afrique de l’Ouest et, fait moins connu… l’Egypte. Mais, les livraisons prévues par le Traité israélo-égyptien de 1979 – qui ont couvert jusqu’au tiers des besoins d’Israël – s’avèrent insuffisantes.
Un rêve israélien
Israël rêve de pétrole irakien depuis 1948, date de la fermeture du pipeline Kirkouk - Haïfa, pour protester contre la création d’un Etat juif en Palestine. Seul le Koweït, alors principauté sous tutelle britannique, continua jusqu’en 1950 à lui livrer du brut. L’Iran pahlévi prit le relais, clandestinement, jusqu’à la révolution khomeyniste. Les Israéliens - travaillistes ou likoudniks - ont tout essayé pour amadouer Bagdad, y compris traiter avec Saddam Hussein. Sans succès.
Saddam refuse les propositions israéliennes
La fermeture de l’oléoduc Kirkouk-Banyas par la Syrie en 1982 donna l’occasion à Yitzhak Shamir de proposer à l’Irak d’exporter son pétrole via Haïfa. Saddam Hussein refusa. Hanan Bar-On, sous-directeur au ministère des Affaires étrangères israélien, revint à la charge avec le projet de Bechtel de construire un pipeline Kirkouk-Aqaba qu’un certain Donald Rumsfeld alla « vendre » à Bagdad en décembre 1983 et mars 1984. En 1985, Shimon Pérès, Yitzhak Shamir et Yitzhak Rabin confirmèrent par écrit à Robert MacFarlane, conseiller pour la sécurité du Président Reagan, qu’Israël ne bombarderait pas le pipeline, « sauf provocation ». Pères demandait en plus du pétrole, 10% moins cher, le versement royalties… au Parti travailliste. Nouveau refus du Président irakien. En 1987, Moshe Shahal - ministre israélien de l’Energie – fit étudier à nouveau le transport de pétrole irakien via le Golan, projet mis à mal par la guerre du Golfe de 1991.

Avec les guerres du Golfe, les Israéliens sont passés à l’action. Les Kurdes, qu’ils soutenaient depuis les années 50, arguant d’intérêts géostratégiques et d’ancêtres communs, étaient quasi indépendants grâce à la zone d’exclusion aérienne imposée par la coalition. Le Mossad en profita pour renforcer ses positions dans l’appareil sécuritaire kurde et participer, avec Massoud Barzani, à la contrebande de pétrole générée par l’embargo des Nations unies. Parallèlement, Ahmed Chalabi – chef du Conseil national irakien – fut invité à Tel-Aviv où il promit d’ouvrir des relations diplomatiques avec Israël et le pipeline Kirkouk-Haïfa.
Début avril 2003, un commando des forces spéciales de la coalition s’empara des stations de pompage de l’oléoduc vers Haïfa – Opération Sekhina (Présence de Dieu, en hébreu) – entre Haditha et la frontière jordanienne et Benyamin Nétanyahou affirma que le pétrole irakien coulerait vers Israël, « que c’était une question de temps ». En août 2003, Yosef Paritzky - ministre des Infrastructures - fut convoqué à Washington pour étudier la remise en état du pipeline. Espoir déçu, car Chalabi a été écarté du pouvoir. Avec la montée en puissance de la résistance dans la région d’Al-Anbar, le tracé actuel semble définitivement abandonné.
Un « Grand Kurdistan »
Pour que le pipeline Kirkouk- Banyas, en Syrie, soit une solution de rechange, encore fallait-il éliminer les foyers de résistances entre Kirkouk et la frontière syrienne, créer un « Grand Kurdistan » et renverser Bachar Al-Assad. En juin 2005, les Américains lancèrent l’opération «Matador » pour dompter les Turcomans hostiles à la main mise kurde sur leurs terres et le pétrole irakien. Sous prétexte de chasser Zarqaoui d’un de ses bastions, Tel Afar fut assiégé. Comme à Falloujah, les bombardements firent des milliers de victimes civiles. Les habitants qui se sont enfui ont été remplacés par des Kurdes.
La constitution de 2005, illégitime pour de nombreux Irakiens, permettrait à la Région autonome kurde d’annexer après référendum la région de Kirkouk (*), une partie de celles de Ninive et de Diyala, et le Sindjar. La résistance a fait échouer le projet, pour l’instant. Mais, en août 2007, l’attentat terroriste du Sindjar avec ses 500 morts – attribué au Parastin, le service secret kurde - a jeté les Yézidis qui y sont majoritaires dans les bras de Barzani - c’était son objectif - ; et la bataille engagée actuellement à Mossoul, sous prétexte de guerre contre Al-Qaïda, « nettoie » un peu plus les « territoires disputés » de leurs habitants ancestraux arabes, turcomans et assyro-chaldéens.
La Syrie résistant aux essais de déstabilisation étasuniennes et françaises, le projet de bretelle Homs – Haïfa sur le pipeline existant a été abandonné, ne laissant à ses partisans que la signature d’un hypothétique traité de paix entre Israël et la Syrie avec échange du Golan contre passage d’un oléoduc vers Haïfa. Un remake, en quelque sorte, de l’accord négocié avec Anouar Al-Sadate.
Un Israélien nommé Fouad
A Tel-Aviv, Binyanin Ben-Eliezer, ministre des Infrastructures plus pragmatique que ses prédécesseurs, étudie la faisabilité d’un oléoduc qui traverserait le Sindjar, longerait la Syrie et l’Euphrate et pénétrerait en Jordanie; et parallèlement celle d’un quadruple pipeline sous-marin qui acheminerait vers Ashkelon, via le port turc de Ceyhan, du pétrole et du gaz géorgiens ou azerbaïdjanais - voir kazakhs - de l’eau, de l’électricité et des câbles en fibres optiques.
Israël, l’Iran et le Tipline
Un pipeline Eilat- Ashkelon (Trans-Israël Pipeline ou Tipeline), financé par Edmond de Rothschild, fut construit avec du matériel volé durant la campagne du Sinaï de 1956 sur les chantiers de sociétés belges et italiennes, et modernisé après un voyage secret de Golda Meir en Iran en 1965, pour rencontrer le Chah et la NIOC (National Iranian Oil Company). Le 23 mai 1967, la fermeture du Tipeline provoquée par le blocus du détroit de Tiran coupa l’approvisionnement d’Israël en pétrole iranien. Elle fut l’un des prétextes de l’agression israélienne de 1967 contre l’Egypte. Depuis la révolution khomeyniste, l’Iran réclame le remboursement de ses investissements et des trois derniers mois de livraison. Aujourd’hui, les Israéliens se disent prêts à acheminer du pétrole venu d’Asie centrale et d’Irak, via la Turquie, vers l’Inde par le Tipline.

Né à Bassora, le Général Ben-Eliezer, dit Fouad, se présente comme un « ami des Arabes », mais sa réputation de boucher n’a rien à envier à celle d’Ariel Sharon. Il n’est pas seulement mêlé au massacre de Tal Al-Zaatar par les Phalangistes libanais en 1976 et de Jénine en 2002, ou à l’invasion du Liban en juin 1982, il est accusé d’avoir fait liquider 250 prisonniers pendant la guerre de juin 1967. On attend toujours l’ouverture d’une enquête du Tribunal pénal international à son encontre, comme l’a demandé au Caire en 2007 le président de la commission des Affaires étrangères.
Détail important du projet Ben Eliezer : selon Haaretz (16/1/07), l’oléoduc sous-marin pourrait être connecté à celui venant d’Irak. Le Kurde Hoshyar Zebari - ministre irakien des Affaires étrangères – avec qui il s’est congratulé devant les caméras au World Economic Forum de 2005 en Jordanie, ne demandent qu’à coopérer. Le succès de cette opération dépend des exigences de la Turquie. En cas d’entente, le boycott pétrolier arabe perdrait tout son sens.
Publié le 4 mars 2008 avec l'aimable autorisation de Gilles Munie

Source : Blog de Gilles Munier  
http://gmunier.blogspot.com/...

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02/03/2008

01/03/2008: Israël, le sens d' un boycottage ...

 -------- Message original --------

Sujet: [ForumCommuniste] Israël, le sens d'un boycottage
Date: Sat, 1 Mar 2008 23:15:21 +0100
De: Al Faraby <rolland.richa@wanadoo.fr>
Répondre à :: ForumCommuniste@yahoogroupes.fr
Israël, le sens d'un boycottage
( Tariq Ramadan )

Depuis des semaines, les médias italiens se sont mobilisés autour de la question du boycottage de la Foire du livre de Turin, qui célèbre Israël à l'occasion de son soixantième anniversaire. Nous avons tout entendu, des contre-vérités et des déclarations qui ont semé la confusion sur les termes du débat et les positions respectives.

Je ne suis pas l'initiateur de cet appel au boycottage et, lorsque j'ai été appelé par un journaliste de l'agence ATIC, j'ai effectivement soutenu cette action en affirmant que cette célébration était une provocation et que l'on ne pouvait pas tout accepter de l'Etat d'Israël (je n'ai jamais dit : qu'"on ne pouvait rien accepter d'Israël" : cette mauvaise traduction de la langue arabe est due à l'ATIC, qui a reconnu son erreur).

Le boycottage ne signifie pas nier l'existence d'Israël : je ne nie pas cette dernière, mais je m'oppose à la politique d'occupation et de répression des gouvernements israéliens successifs. J'ai combattu et je continuerai à combattre l'antisémitisme et le racisme : je participe à des cercles de réflexion judéo-musulmans, mais je n'accepte pas le chantage auquel des politiciens, des intellectuels et certains médias nous soumettent.

Confondre la critique de la politique d'Israël avec l'antisémitisme est une imposture. Une injure à la conscience humaine et à la dignité des Palestiniens qui consiste à se mettre aveuglément du côté des plus forts en considérant que la vie des plus faibles n'a pas de valeur. La célébration des 60 ans d'un Etat, sauf à nous prendre pour des imbéciles, est éminemment politique.

S'y opposer ne veut pas dire nier la culture et la liberté d'expression des écrivains israéliens. Leur invitation est légitime même si l'absence d'invitation aux auteurs israéliens arabes, chrétiens ou musulmans, est bien étrange : quelle idée les organisateurs de la Foire se font-ils de la composition de la société israélienne ? On a affirmé que mon soutien s'apparentait à une fatwa ! Non content d'avoir déformé ma position, voilà que l'on veut y ajouter le scandale et la frayeur en utilisant le mot "fatwa", qui rappelle la triste "affaire Salman Rushdie".

Outre le fait que j'ai condamné dès le début la fatwa contre ce dernier, il faut préciser que ce soutien au boycottage n'a rien d'un avis religieux. En panne d'arguments, mes adversaires veulent me diaboliser : "Tariq Ramadan est un antisémite qui a lancé une fatwa !" Un tel propos est indigne de gens qui disent respecter la culture et le dialogue. Je n'ai rien à ajouter sur ce point.

Le boycottage est le moyen que les défenseurs des droits des Palestiniens ont choisi, en Italie, pour faire entendre une voix de protestation dans l'hymne d'une célébration d'Israël qui cache la sombre réalité des territoires occupés.

J'ai appris récemment que les organisations de défense des Palestiniens avaient, en France, fait un choix inverse : elles ont décidé de s'installer fermement au prochain Salon du livre (du 14 au 19 mars), d'y commémorer les soixante années de l'autre réalité, celle de la Nakba (catastrophe) des Palestiniens, et d'inviter des intellectuels et des auteurs arabes, palestiniens et israéliens à en débattre. Je soutiens cette initiative sans aucune réserve : il s'agit, ici aussi, de défendre la dignité des Palestiniens et de ne pas permettre que la célébration des 60 ans d'Israël puisse faire l'impasse sur le sort d'un peuple réprimé et sacrifié.

Boycottage à Turin, présence critique à Paris, il n'y a rien là de contradictoire. Ce qui compte aujourd'hui, au-delà des stratégies employées, c'est de rompre le silence, de faire entendre des voix qui refusent les manipulations politiques et exigent que la politique des gouvernements israéliens successifs soit jugée comme toutes les autres quand elle est indigne et qu'elle ne respecte pas les résolutions de l'ONU et le droit international.

Il s'agit de rappeler les soixante années de colonisation, de déplacement de populations, d'exil et de morts palestiniens qui sont le miroir négatif de la célébration d'Israël. Contrairement à ce qu'affirme Marek Halter (Le Monde du 15 février), je n'ai jamais appelé à la destruction d'Israël et je ne suis l'idéologue d'aucun Etat ni d'aucune organisation dont ce serait le programme. Ces propos sont consternants et malhonnêtes.

Je continue de penser que le choix d'Israël comme invité d'honneur, au moment où le peuple palestinien se meurt à Gaza, est une maladresse et une faute. Ce geste est exactement à l'image du positionnement politique de l'Europe : on célèbre Israël, on maintient constamment la confusion entre critique politique et antisémitisme et, surtout, on entretient une "conspiration du silence" vis-à-vis de la politique d'apartheid d'Israël. Ce choix "culturel" fait écho au silence "politique" en contribuant à déplacer le problème comme les partisans aveugles de la politique de l'Etat d'Israël savent si bien le faire.

Au moyen du boycottage, ou en organisant une autre célébration, un "autre Salon" au coeur du Salon du livre, l'objectif est le même : dénoncer l'injustice ! Qui donc pourrait aujourd'hui nous reprocher d'utiliser tous les moyens pacifiques que nous avons à notre disposition ? Les excès des réactions verbales auxquelles nous avons eu affaire prouvent que la violence n'est pas du côté que l'on croit.

Notre silence, dans les pays majoritairement musulmans comme en Occident, est l'une des causes de la violence au Moyen-Orient ! Nous sommes nombreux, et parmi nous des Israéliens et des juifs, à avoir décidé de ne pas nous taire à l'heure où l'on célèbre l'anniversaire d'un Etat qui pratique les assassinats politiques ciblés et affame tout un peuple. Je participerais sans aucune hésitation à des panels de discussions et de débats avec des auteurs israéliens sur des questions littéraires et philosophiques ou encore, par exemple, sur le sens et le droit de critiquer Israël.

Je serais le premier à répondre à une telle invitation et à encourager les auteurs arabes, palestiniens, chrétiens et musulmans à y répondre positivement. Néanmoins, de toute la force de ma conscience et de mon intelligence je m'opposerai aux manipulations politiciennes quand certains célèbrent de façon festive et que d'autres se meurent en silence et sans dignité.

Tariq Ramadan, islamologue, professeur à l'université d'Oxford, Saint Antony's College
Le Monde du 29 février 2008
Al-Oufok
Inscription par envoi d'un message à
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Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples palestinien et libanais
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32


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02/03/2008: Auschwitz-Gaza....

 -------- Message original --------

Sujet: Auschwitz - Gaza
Date: Sun, 2 Mar 2008 06:29:55 +0100
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>


Auschwitz-Gaza
Des assassinats programmés sont en train d’être perpétrés sous nos yeux, des enfants, des nourrissons sont tués, le sang coule et le monde se tait, pourquoi ?
Pourquoi en France, les partis de gauche, les communistes, les syndicats, les associations n’'appellent-ils pas à une grande manifestation devant l'’ambassade d'’Israël celle des Etats-Unis, pourquoi n’'appellent-ils pas à camper jour et nuit devant le CRIF complice ? Pourquoi toutes les belles âmes qui pour cause de pétrole sont prêtes à nous envoyer au Darfour se taisent-elles devant ce massacre d’innocents ?
Parce que notre pays est allié des Etats-Unis, qu'’il se met dans le sillage des bourreaux pour voler aux peuples leur pétrole, leurs ressources, c'’est tout le Moyen-orient que ces monstres avides veulent recomposer et pour alimenter les moteurs des voitures il faut que le sang des enfants coulent à Gaza, demain dans le Liban et que l'’armée israélienne garantisse l’'exploitation dans tout le Moyen Orient avec la complicité des dirigeants arabes dits modérés, les Saoud et autres Moubarak qui gonflent comme des grosses tiques sur le meurtre de leurs frères palestiniens et demain libanais.
Parce que notre pays qui donne volontiers des leçons au reste de l’humanité est l’'allié des Etats-Unis, parce que droite et gauche s'’entendent pour ce nouveau néo-colonialisme meurtrier, Kouchner en est le nom et le CRIF l’'inspirateur. Pourquoi les communistes se taisent-ils, parce que nous sommes en pleine municipales, et que le PCF a décidé de vendre ce qui lui reste d’'âme pour une place d'’élu à Paris, parce qu'’ils n’'ont plus de communistes que le nom ces gens capables de se taire pour les émolument d'’un conseiller d’'arrondissement.
Pourquoi se tait-on en France aujourd’hui, pour quoi la presse, les éditions en ligne se contentent-elles d'’égrener les morts et de les justifier non sans timidité ; Israël se protège des tirs de roquette, « insupportables » a même osé dire le Monde, sans paraître voir cet enfant au maillot dont les yeux sont fermés à jamais.
Au nom de quoi veut-on nous faire accepter que le droit soit du côté des meurtriers, parce qu'’il y a eu hier Auschwitz hier on justifierait aujourd’hui Gaza ? Assez d'’hypocrisie, vous avez toléré hier Auschwitz vous français peuple pétainiste, vous avez fermé les yeux sur le martyr des juifs, enfermés les républicains espagnols que vous aviez trahis dans des camps, vous avez offert à Montoire avec des applaudissements toutes ces victimes, vous avesz envoyé des lettres pour vendre les juifs, pour vous approprier leurs biens, et c'’est vous les collabos qui régnez en France aujourd’hui. En ce temps là il y avait des communistes, des combattants  capables d’'aller rejoindre dans  les camps les victimes, ils ont été eux-aussi trahis par leurs dirigeants collabos.
Et moi qui n'’en peut plus de voir se rejouer éternellement Auschwitz, je n'’ai plus de parti, plus de collectif pour agir, mon cri ne s'’entend pas, je suis seule à errer comme une folle sur les ruines d’Auschwitz-Gaza, que les bourreaux soient maudits.
Danielle Bleitrach

21:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

02/03/2008: 50 Palestiniens, dont de nombreux enfants, tués en une journée par l'armée israélienne à Gaza !

 -------- Message original --------

Sujet: Urgence Gaza
Date: Sun, 2 Mar 2008 06:43:03 +0100 (CET)
De: azls <azls2006@yahoo.fr>


50 Palestiniens, dont de nombreux enfants, tués en une journée par l'armée israélienne à Gaza !

par Khalid AMAYREH, peacepalestine, 1er Mars 2008. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
En juin 1942, en représailles à l'assassinat du commandant nazi Reinhard Heydrich, les Allemands déclenchèrent une vague de violence meurtrière et de terreur dans toute la Tchécoslovaquie. Le petit village tchèque de Lidice souffrit le plus de la vengeance allemande, les SS tuant tous les hommes, déportant toutes les femmes et tous les enfants et rasant le village au sol.

De même, en mars 1944, trente-trois soldats allemands furent tués quand des membres d'un groupe de résistance italienne firent exploser une bombe au passage d'une colonne des troupes allemandes qui marchaient sur la via Rasella, à Rome. Cela rendit Adolph Hitler furieux, lequel ordonna que dans les 24 heures, dix Italiens soient tués pour chaque soldat allemand tué. Herbert Kappler, le commandant local allemand, dressa rapidement une liste de 320 civils à assassiner comme vengeance. Le 24 mars, les victimes furent transportées aux Fosses ardéatines où elles furent sommairement exécutés par les SS.

De nombreuses autres «opérations de pacification» ont été menées par les armées nazies contre les civils dans toute l'Europe occupée, durant lesquelles des hommes, des femmes et des enfants ont été brutalement assassinés pour venger la mort de soldats de l'occupation allemande par les combattants de la résistance.

Alors, quelle est la différence entre ces atrocités nazies et ce qu’ Israël, la «seule démocratie du Moyen-Orient» fait dans la bande de Gaza, où «l'armée la plus morale au monde" est en train de massacrer des bébés de six mois? Je sais que beaucoup de juifs, surtout des juifs sionistes, ont développé un réflexe automatique et presque instinctif face à toute comparaison entre Israël et l'Allemagne nazie. Cependant, la vérité doit être proclamé à haute voix, quel que soit le nombre de sionistes qui vont se fâcher.

Israël prétend qu’il ne s’agit pas de meurtres délibérés de civils innocents. Mais cela constitue un gros mensonge obscène, dont même la plupart des Israéliens sont conscients. Des erreurs peuvent parfois se produire, mais lorsque le meurtre délibéré d’enfants se produit jour après jour tout au long de l'année, cela veut dire qu'il s’agit d’une politique.

En dernière analyse, tuer sciemment égale assassiner délibérément, indépendamment des tergiversations et des jongleries verbale.

Ainsi, les Juifs du monde entier, notamment ceux qui soutiennent Israël, devraient être amenés à reconnaître que ce que fait leur merveilleux État à ces Palestiniens sans défense est pratiquement un holocauste, ou du moins un holocauste en voie de réalisation.

Comment toute personne honnête pourrait-elle sinon réagir à ces images fantasmagoriques qui continuent à arriver de Gaza, hantant la conscience de chaque être humain?

Certes, Israël n'a pas mis en place des chambres à gaz à Beit Hanoun et Khan Younis ou Rafah. Mais nous avons des F-16 qui font pleuvoir des bombes et la mort sur des enfants et des femmes endormis et des civils innocents.

Si les Juifs qui soutiennent cette entité satanique ne sont pas disposés à appeler les choses par leur nom et à reconnaître un holocauste comme un holocauste, alors ils devraient être considérés comme des complices actifs dans ce déchaînement aveugle de violence meurtrière et terroriste.

Ce n'est pas une guerre. Appeler l'actuel assaut israélien contre Gaza une guerre, c’'est comme forniquer avec des mots. Les guerres se produisent entre armées et États.
Ce qui se passe à Gaza est en fait une impitoyable et brutal déchaînement de meurtres et de terreur mené par une armée de type Wehrmacht armée contre des gens soumis à un blocus, assiégés et affamés qui veulent survivre et être libres, tout comme les Juifs sous l'occupation nazie de l'Europe.

En effet, quand Israël tue une centaine de Palestiniens, pour la plupart des civils innocents, pour chaque Israélien tué, cela s’'appelle un massacre.

C’'est une affaire de conscience : les honnêtes gens dans le monde entier, y compris de nombreux juifs de conscience qui ne supportent plus de voir les crimes odieux qu'Israël est en train de commettre en leur nom collectif, doivent appeler les choses par leur nom. Un holocauste, après tout, ne devient pas moindre lorsqu'il est perpétré par des Juifs. Les holocaustes casher ou les massacres casher, ça n'’existe pas.
 

Vilnaï

Et voilà qu’'encore une fois, la décence humaine a été insultée par ce reptile terroristes de Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien, qui est allé jusqu'à menacer les Gazaouis profondément tourmentés d’'un holocauste.

S'exprimant à la radio de l'armée israélienne vendredi matin, 29 février, Vilnai a déclaré que «Plus les tirs de Qassam s'’intensifieront et la portée des roquettes s'’allongera, et plus forte sera la Shoah qui s'’abattra sur eux, car nous utiliserons toute notre force pour nous défendre. »

Eh bien, si Israël pense que la réalisation d'un holocauste contre ses victimes à Gaza et à Rafah et Khan Younis peut être justifiée, alors pourquoi blâmer Hitler pour avoir effectué un holocauste contre ses propres ennemis? Vilnaï est-il en train de justifier l'holocauste?

Je pense que les Juifs devraient se rendre compte que cet État criminel, avec son intransigeance et son bellicisme manifestes, les oblige à porter un jugement moral. Face au mal, et Israël est une claire incarnation du mal, on ne peut pas être neutre. Ou bien on l’'accepte ou bien on le combat.

Aujourd'hui, les gens dans le monde, dont des millions de Juifs, regardent le massacre pornographique dans la bande de Gaza en direct sur leurs écrans de télévision. Et aucune pirouette, aucun mensonge, aucune opération de hasbara (propagande, en hébreu moderne, NdT) ne rendra les images de bébés mutilés anodines.

En fin de compte, les gens de par le monde ne seront pas trompés par la propagande des mensonges au sujet de prétendues attaques à la roquette sur des villes israéliennes, qui visent d'abord et avant tout à créer une équation artificielle entre l'’extermination aveugle des habitants de Gaza et l'inconfort surtout psychologique subi par certains citoyens israéliens à la suite de la chute de ces pétards pratiquement inoffensifs, tirés par quelques Gazaouis désespérés afin de dissuader Israël d’'assassiner leurs enfants.

C'est qu’'Israël sait très bien comment le calme et la paix peuvent être rétablis à la fois pour la population de Gaza et les Israéliens à la frontière: levez le siège criminel de Gaza, laissez les habitants de Gaza accéder à la nourriture et se déplacer, permettez-leur d'exporter et d'importer, et arrêtez ces massacres quotidiens. Alors, pas un seul Qassam ne sera
tiré sur Israël.


 


Liberté, justice, démocratie pour tous et partout !
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01/03/2008

28/02/2008: Palestine Solidarité ...


 

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Nicolas Sayegh. La retraite, la seule issue pour « Israël »

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08/02/2008: "Pas de chambres pour les Palestiniens !" ...

"Pas de chambres pour les Palestiniens !"
Daikha Dridi  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Tard dans la nuit, dans un petit hôtel pas cher du centre-ville d'El Arish, plus grande ville du Sinaï, à 35 km de Rafah, à la frontière avec Ghaza, le jeune réceptionniste grimace à chaque fois qu'un groupe de clients franchit la porte. « Pas de chambres pour les Palestiniens, c'est interdit ! », répète-t-il sans états d'âme.
 
El Watan 31/01/2008
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=86054

Il donne même l'impression d'être ennuyé de devoir répéter indéfiniment la même phrase et les expressions de désarroi des Palestiniens — souvent de petits groupes de jeunes hommes, parfois des femmes seules — ont l'air de le laisser de marbre. Et ce n'est pas parce qu'il n'a pas de cœur. Son frère aîné, propriétaire de l'hôtel, a été arrêté la veille et gardé en cellule pendant 12 heures, seulement parce que les policiers ont fait une descente dans son hôtel et ont trouvé trois Palestiniens. « Mon frère a été embarqué parce qu'il a reçu trois invités palestiniens dans son bureau, il ne leur a même pas loué de chambres, explique-t-il. Notre vie ici est devenue un enfer,l'électricité et l'eau ont été coupées dans tout El Arish pendant deux jours. Ordre a été donné aux commerçants de fermer boutique, des policiers ont été placés devant les magasins pour les empêcher d'ouvrir, tout ça pour chasser les Palestiniens. »

Passée la stupeur et l'émotion populaires qui ont suivi « le déferlement de Palestiniens » une fois percée la frontière séparant la Palestine du Sinaï égyptien, mercredi 23 janvier dernier, c'est toute la région du Nord Sinaï qui a été mise sous étroite surveillance. Alors que presse et gouvernement égyptiens annoncent que « la situation est maîtrisée », que « la région d'El Arish a été vidée de tous les Palestiniens », selon les propres mots de certains journaux, la situation sur place, au sixième jour après la percée des frontières, est plus que tendue.

La région est passée au peigne fin par toutes sortes de corps de sécurité à la recherche de Palestiniens, les barrages de police sont nombreux et proches les uns des autres, les officiers en charge aux barrages sont nerveux, tendus et ont l'air exténués et dépassés, ils ne laissent passer ni journalistes ni curieux, encore moins les convois de camions envoyés du Caire par les associations égyptiennes en solidarité avec les Palestiniens, transportant nourriture, médicaments, couvertures, gasoil et générateurs électriques.

Étau sécuritaire

Arriver au Sinaï est devenu presque impossible. Aux abords de tous les grands points de passage, le spectacle est le même : de longues files de voitures et camions en attente d'un hypothétique passage, la plupart sont refoulés. Une fois sur la péninsule, plus on approche de Rafah la maudite, plus l'étau sécuritaire se resserre, plus les villages donnent l'apparence de villages fantômes, l'impression qu'une calamité est passée par là : les rideaux des commerces sont tous baissés, les policiers antiémeute partout présents avec leurs casques, leurs boucliers et leurs gourdins, ils sont bleus de froid et trempés jusqu'à l'os dans cette région où le froid est impitoyable et la pluie dense et persistante telle une incongruité insistante dans un paysage étonnant et émouvant, où un désert ocre et doux, parsemé de plantations d'oliviers, s'en va finir sur les côtes de la Méditerranée.

Lorsqu'on sait que le Nord Sinaï est l'une des régions les plus pauvres d'Egypte et que les relations entre les bédouins natifs de la péninsule et les représentants du gouvernement, administration et corps de sécurité, tous natifs de la vallée du Nil, sont tendues, on peut imaginer la nervosité des autorités face à un débarquement aussi massif et incontrôlé de Palestiniens dans le Sinaï. Mais aussi le défilé incessant, jour et nuit, de convois de camions chargés de nourriture et de médicaments, envoyés de toutes les régions d'Egypte par des Egyptiens bouleversés par la détresse des Palestiniens, ne sont pas pour atténuer la nervosité d'un gouvernement effrayé à l'idée que ce soit là le signe de naissance d'un mouvement civil organisé. Du coup, les camions chargés de vivres mais qui ne portent pas la bannière officielle du Croissant-Rouge sont systématiquement empêchés de passer. « Vous savez, ils sont très mélangés entre eux, ils ont beaucoup d'inter-mariages et beaucoup de choses en commun, ce qui fait que pour nous la tâche n'est pas si simple », m'explique un officier militaire dans un barrage à 10 km de Rafah. Pour lui, le « ils » se réfère naturellement à la fois aux Palestiniens et aux natifs du Sinaï, tous mis dans le même paquet des « autres ».

Habillé en civil, la tête enfoncée dans un bonnet bleu roi et noir, les chaussures en daim propres en dépit du déluge ambiant, les yeux d'un bleu à la fois foncé et perçant, cet officier, fier d'être originaire du delta du Nil, a été appelé d'urgence de la ville de Port Saïd où il est en poste habituellement pour jouer le rôle, dans le Sinaï, de dernier verrou avant Rafah. Volubile, sa politesse et son humour tranchent sur la nervosité de tous les autres officiers placés avant lui. « Cette situation n'est pas simple pour les Egyptiens, nous sommes de tout cœur avec les Palestiniens. Si les Israéliens ne leur imposaient pas cet état de siège inhumain, on ne se retrouverait pas devant cette crise, mais l'Egypte se doit aussi de protéger ses frontières, il s'agit d'une question cruciale de souveraineté », dit-il entre deux blagues sur les chansons égyptiennes anti-israéliennes. Selon lui, au sixième jour, 7000 Palestiniens ont été « rapatriés » vers Ghaza mais il ne se risque pas à avancer — comme le font officiellement ses supérieurs — qu'il n'y a plus« du tout de Palestiniens dans le Sinaï ». Dernier verrou de sécurité avant la ville de Rafah, il sera infranchissable.

Les Egyptiens solidaires avec les Palestiniens

Sur le chemin du retour, la battue bat son plein. De part et d'autre de la route, on peut voir des policiers courant « à travers champs », de longs bâtons à la main visiblement à la recherche de ceux parmi les Palestiniens qui préfèrent éviter les check-points égyptiens. En traversant le petit village de Cheikh Zouayyed, à seulement quinze kilomètres de Rafah, le spectacle est saisissant : des camionnettes bleues de police transportent des policiers en civil au gabarit impressionnant et aux têtes toutes cachées sous des bonnets. Ceux-ci hurlent contre les commerçants qui ont osé ouvrir leurs boutiques. Au-devant de la première camionnette, un jeune officier en civil, rasé de près, mène la danse et envoie la meute à droite, à gauche, partout où les magasins sont ouverts. Arrivés au marché, la descente se fait plus rude encore et les bousculades, les gifles et les coups pleuvent sur les marchands et les passants. Mais le plus étonnant dans ce village qui semble en avoir vu d'autres est que dès que la caravane de camionnettes bleues vociférantes est partie, les marchands rouvrent leurs magasins et les passants se remettent à circuler. Et parmi eux, évidemment, des Palestiniens. Pas l'air d'être inquiets outre mesure. Eux aussi, ils en ont vu d'autres. Ils sont en groupe ou à deux, jamais seuls. Certains me demandent des nouvelles d'El Arish et veulent savoir si les magasins y sont ouverts pour qu'ils aillent acheter générateurs électriques et gasoil. Ceux-là sont ceux qui sont pressés de rentrer à Ghaza dans la même journée. D'autres me demandent si je connais des gens qui accepteraient de leur louer un appartement pour la nuit à El Arish.

Rezq et Mahmoud ont 23 et 26 ans, ils ont passé la frontière tôt le matin et ont atteint Cheikh Zouayyed en passant « par les chemins que les flics ne connaissent pas », m'expliquent-ils en rigolant. Et il faut dire que voir des Palestiniens aussi jeunes et au sourire si beau déambulant l'air de rien dans les rues de ce village qui vient d'être « ratissé » sous mes yeux m'a mis du baume au cœur… Ils me demandent des nouvelles de la route, du nombre de barrages, etc. et eux semblent vouloir aller jusqu'au Caire. Pour eux, plus question de retourner à Ghaza, en tout cas pas dans les jours immédiats : « On veut respirer un peu, vous comprenez ? On ne retournera pas à Ghaza maintenant, on y retournera de toutes les manières un jour ou l'autre. On n'est pas venus acheter de la nourriture et du gasoil, tout ce qu'on veut c'est respirer un peu. »
 
 
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15:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine, sionisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

22/02/2008

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18/02/2008

16/02/2008: Palestine solidarité ...


-------- Message original --------
Sujet: [misesajour] 16 fevrier en Palestine occupee, au Moyen-Orient et en Amerique latine
Date: Sat, 16 Feb 2008 17:16:26 +0100
De: webmaster <webmaster@palestine-solidarite.org>


 

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16/02/2008

01/02/2008: Le pétrole arabe responsable du malheur palestinien !

sur http://www.michelcollonj.info 

Le pétrole arabe responsable du malheur palestinien !
Chérif Boudelal  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Le pétrole arabe coule à flot sur Israël alors qu’aucun des États producteurs des régimes arabes ne peut le vendre ou le donner aux Palestiniens agonisant. Ces derniers dépendent de l’occupant qui leur livre au compte-goutte le carburant venant des pays « de leurs frères arabes ! » Pour leur faire du chantage Israël cesse momentanément de leur livrer cet « or noir » dont dépendent les hôpitaux et diverses infrastructures vitales pour maintenir en vie un million et demi d’habitants de Gaza pris en otage par Israël, au vu et au su du monde entier.
 
Le pétrole arabe alimente les bulldozers d’Israël, ses chars et ses avions pour détruire les maisons et infrastructures palestiniennes, pour bombarder et assassiner les habitants de Gaza et ceux de la Cisjordanie, en les terrorisant et humiliant quotidiennement, mais les Palestiniens sont privés de ce pétrole arabe ! En réalité c’est le pétrole arabe qui tue les Palestiniens, et c’est la lâcheté des régimes arabes qui est responsable de leur malheur.

Tous les pays qui se constituent en communauté, comme l’Europe par exemple, le font pour que leur organisation ait un rapport de force sur le plan international, mais la ligue arabe n’a que le nom. Elle pèse moins lourd qu’une feuille morte. Ni la ligue ni les pays qui la composent n’ont aucun poids car ils ne parlent pas le même langage. L’exemple d’Annapolis est révélateur de leur division : au lieu d’envoyer les secrétaire général de la ligue pour parler d’une seule voix, ils s’y sont précipités comme des mouches sur un caca de chien.

Connaissant leur division, Israël profite de leur point faible et les humilie avec zèle et arrogance au point de leur interdire d’ouvrir leurs frontières aux Palestiniens sans son accord. Pour leur livrer ce dont ils ont besoin pour vivre ou accueillir leurs malades et blessés pour les soigner, il faut qu’ils aient son aval. Israël et ses alliés leur infligent des humiliations répétées qu’aucun autre pays souverain n’a jamais subi de telles. Certains de ces régimes arabes ont établi des relations diplomatiques avec Israël pour « gagner l’amitié » des USA et du lobby sioniste, les achetant comme du bétail avec une poignée de dollars ou pour d’autres services rendus.

Israël gagne du temps et refuse la paix

Depuis le début du processus de paix d’Oslo, Israël n’a jamais cessé d’implanter les colonies, d’arrêter « les suspects » et d’assassiner les dirigeants de la résistance, toutes factions palestiniennes confondues, et notamment ceux du Hamas et du Djihad islamique. Après l’assassinat de Rabbin et l’arrivée au pouvoir de Netannyahou, du Likoud, puis celle d’Ehud Barak, travailliste, dont l’agissement a dévoilé l’opposition au processus de paix accepté par Rabbin.

Ce processus dit de paix n’a pas empêché Israël de continuer l’implantation des colonies, et cela dure depuis quatorze ans jusqu’à ce jour. Les gouvernements de Netannyahou et de Barak avaient commencé la mise à mort du processus de paix lors, et ceux de Sharon et d’Olmert l’ont achevé.

Yasser Arafat, que les Occidentaux considéraient comme l’homme de paix, était devenu infréquentable dès lors qu’il a refusé de faire des concessions inacceptables. Trois ans durant, il a été siégé dans sa résidence après que l’armée israélienne ait détruit en partie celle-ci.
Dès moment que les Israéliens et les Américains le considéraient comme « le chef des terroristes », tous les autres suivaient comme des brebis. Certains le regrettaient publiquement, mais pas plus. Devant ce silence lâche, le feu vert était donné à Israël pour continuer son terrorisme d’Etat, impunément, estimant qu’il n’y avait pas un interlocuteur palestinien valable avec lequel il pouvait négocier !

Le Président Arafat n’avait que les volontaires internationaux qui les soutenaient et protégeaient dans sa résidence devenue sa prison, où il a fini par être empoisonné. Une correspondance de Dahlan avec un officier des renseignements israélien, saisie par le Hamas à Gaza, révèle la complicité de l’équipe qui l’entourait dans son assassinat. Cette équipe est devenue par enchantement « fréquentable » par Israël juste après la mort de Arafat, dont le chef est Abbas lui-même.

Tout ceci s’est passé sous l’égide d’Israël et des USA, avec le silence complice de leurs fidèles alliés occidentaux et arabes, lesquels sont restés sourds et aveugles pendant trois ans de siège du Président palestinien. Malgré les milliers de crimes qu’il a commis, Israël n’a jamais été inquiet par les tenants de l’ONU !

Le XXIe siècle que nous croyions allait mettre fin aux dictatures dans le monde, donner une impulsion aux peuples et à leurs dirigeants, notamment en Occident, pour dénoncer haut et fort l’injustice, mais cela n’a pas été le cas jusqu’à présent. Au contraire, nous assistons à une lâcheté sans précédent de ce monde dit libre devant un Etat aussi barbare que l’Etat d’Israël qui s’est bâti sur les corps des Palestiniens et sur les ruines de leurs maisons.

Bas les masques

Le monde avait déjà observé la lâcheté de ceux qui se faisaient passer pour des défenseurs des valeurs universelles parmi les dirigeants de « la démocratie occidentale », mais leurs masques sont définitivement tombés lorsque Hamas est arrivé au pouvoir. Cela a permis aussi de mieux connaître le degré de lâcheté des dirigeants arabes, mais aussi de distinguer entre les traîtres et les fidèles à leur cause parmi les dirigeants palestiniens.

L’arrivée de Hamas au pouvoir a fait tomber tous les masques. Après les élections législatives de janvier 2006, lors desquelles le Hamas avait acquis la confiance de la majorité écrasante du peuple palestinien, les démocrates occidentaux sont devenus sourds et aveugles. La démocratie qu’ils réclamaient eux-mêmes des Palestiniens, n’était plus bonne dès lors que c’est Hamas qui a emporté les élections, car Israël et les USA préféraient que ce soit le camp d’Abbas qui l’emportait.

Malgré toutes ces honteuses complicités, les régimes occidentaux ont encore le culot de parler de la démocratie et des droits de l’Homme ! De quelles valeurs parle-t-on ? Aucun de ces États occidentaux n’est autorisé, moralement parlant, de parler de ces valeurs universelles après les avoir bafouées au grand jour en boycottant la démocratie en Palestine.

Par leur soutien à Israël ou par le silence qu’ils ont observé devant la barbarie de ses armées, ils ne sont plus habilités de parler de la démocratie ni des droits de l’Homme, et encore moins de donner des leçons en la matière aux autres peuples.

Israël et ses alliés donnaient le prétexte de l’arrivée au pouvoir "des islamistes de Hamas" pour boycotter le gouvernement légitime d’Ismaël Haniya. Et lorsqu’ils se sont aperçus que leur boycott n’a fait que renforcer la détermination du peuple palestinien pour chasser les occupants de sa terre, ils veulent en finir à la fois avec ce gouvernement et avec la Résistance pour mettre fin aux aspirations du peuple palestinien une fois pour toutes.

Un peuple qui veut vivre ne meure jamais.

Nous avons vu les Palestiniens de Gaza mettre devant le fait accompli le régime égyptien, en envahissant son territoire (700.000 personnes ont traversé les frontières, d’après Aljazeera, parce qu’ils ont faim !) Après que la marrée humaine ait défoncé les murs et les barrières pour entrer sur le territoire égyptien en vue de s’y approvisionner, Hosni Moubarak déclare ceci : « L’Égypte ne peut pas laisser les Palestiniens mourir de faim » ! Mais cela ne l’a pas empêché de donner l’ordre à sa police de réprimer les manifestants qui réclamaient l’ouverture des frontières pour sauver de la mort les Palestiniens de Gaza.

Si les dirigeants arabes avaient une petite parcelle de dignité, la première des choses qu’ils faite c’est d’exiger que l’approvisionnement des Palestiniens en carburant passe avant celui d’Israël, faute de quoi ce dernier n’en recevra aucune goutte de leur pétrole. De même, dans les conventions de livraison qu’ils avaient conclues avec Israël ou avec ses intermédiaires, ils auraient exigé qu’Israël n’utilise jamais leur carburant pour commettre ses crimes contre le peuple palestinien. Les mêmes exigences auraient pu être adressées à ceux qui soutiennent Israël dans sa politique d’occupation. Si les régimes arabes avaient opté pour une telle politique, en utilisant l’arme du pétrole comme rapport de force, les Palestiniens n’auraient pas subi les souffrances qu’ils ont endurées jusque-là.

On se souvient de la menace de fermer les vanes, puis la mise en exécution de celle-ci par le roi Fayçal d’Arabie Saoudite lors de la guerre israélo-arabe de 1973. La fermeture des vanes, qui n'avait duré que trois jours, provoqua une crise chez les alliés d’Israël et les obligea d’opter pour une politique de « sagesse ».

L'arme du pétrole est un rapport de force considérable que les régimes arabes auraient dû utiliser à chaque fois que les droits de leurs peuples ne sont pas respectés. Mais ces derniers ont opté pour « une politique modérée » au profit d’Israël et de l’impérialisme américano sioniste qui les domine et spolie les richesses de leurs peuples. Avec leurs richesses et leur lâcheté, ces régimes arabes sont devenus la raillerie du monde entiers et plongé leurs peuples dans une honte profonde.

Leur haine pour la Résistance

Certains de ces régimes arabes ne cachent plus leur lâcheté et accusent ouvertement les dirigeants du Hamas d’être responsables de l’embargo qu’Israël impose aux Palestiniens depuis que ce mouvement est arrivé au pouvoir par les urnes en janvier 2006 ! Ces nouveaux sionistes - comme les appellent certains intellectuels arabes qui restent debout - se sont alignés sur la politique israélo américaine pour soutenir le saltimbanque de Ramallah qui ne représente en réalité que lui-même et sa suite. Ils sont hostiles à la démocratie en Palestine parce qu’ils ont peur d’une « contamination » qui pourrait les atteindre, les privant de leurs fastes et leurs pouvoirs despotiques qu’ils exercent avec une main de fer sur leurs peuples.

Ils soutiennent la politique commune « israélo-abbassienne » qui consiste à liquider la Résistance palestinienne, et à sa tête les militants de Hamas et leurs dirigeants qui ne veulent pas trahir leur peuple et refusent de se mettre à genou devant l’injustice des nouveaux barbares « vénérés ».

Ces rois et présidents « falsifiés » des régimes arabes qui ont choisi de vivre humiliés n’ont plus aucune dignité ni honneur. Ils sont juste des morts vivants, servant de marionnettes animées pour légitimer les expériences macabres des bourreaux de leurs peuples, que ce soit en Palestine, au Liban, en Irak, au Soudan ou en Somalie.

Ceux qui ont choisi la puissance des armes à la justice, ignoré la souffrance des peuples et la justesse de leurs causes seront défiés par l’Histoire que les vaillants Résistants auront écrite par leur sang. Ils doivent savoir que l’Histoire n’oubliera ni les braves ni les lâches de ce monde, et que chacun sera récompensé justement pour ses actes.

Ils doivent savoir qu’un peuple qui veut vivre libre et digne ne meure jamais, et c’est le cas du peuple palestinien.

Les dirigeants israéliens et les impérialistes qui les soutiennent n’ont rien appris de l’histoire. Un occupant, quelle que soit la durée de son pouvoir despotique exercé sur le peuple occupé, finira par être vaincu par la résistance du peuple opprimé.

Partant de ce raisonnement, nous en concluons que la Résistance du peuple palestinien ne peut que triompher au final. Car la différence qu’il y a entre elle et l’armée de l’occupant, c’est que la Résistance palestinienne est composée d’enfants du terroir dont les ancêtres n’ont jamais quitté leur pays, alors que l’armée israélienne est composée de mercenaires venant d’ailleurs.

C’est pourquoi nous sommes persuadés, et confiants, que la Résistance du peuple palestinien triomphera sur la barbarie de l’Etat d’Israël et défiera tous les lâches de ce monde qui ont observé le silence sur sa souffrance.

12:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

15/02/2008

15/02/2008: Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo ...



-------- Message original --------

Sujet: Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo)
Date: Fri, 15 Feb 2008 20:21:05 +0100
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>



Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo)
VANESSA STOJILKOVIC

150 personnes font la grève de la faim à Bruxelles. Depuis 45 jours.
A travers ce mini-reportage, ils vous expliquent pourquoi.

Vous pouvez leur être d'une très grande aide en écrivant un mail au ministre Dewael.
patrick@dewael.com

Pour lui demander de régulariser ces sans-papiers qui vivent depuis de nombreuses années en Belgique.
Ils participent à l'économie du pays, mais n'y ont aucun droit. Ils veulent vivre.

http://fr.youtube.com/watch?v=hOSSWKtG_5k


Intégrez cette vidéo sur votre site Web.
Copiez-collez ce code pour intégrer cette vidéo.

21:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

05/02/2008

05/01/2008: Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949)..

 -------- Message original --------
Sujet: [assawra] Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949)
Date: Sat, 5 Jan 2008 14:13:55 +0100
De: Al Faraby <rolland.richa@wanadoo.fr>
Répondre à :: assawra@yahoogroupes.fr


Comprendre
Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949)
[ Extrait ]
Il y a soixante ans, presque jour pour jour, l'Assemblée générale des Nations unies décidait, à la majorité requise des deux tiers, de partager la Palestine en un État juif et un État arabe, plus une zone sous « régime international particulier » pour Jérusalem et les Lieux saints.
Un an et demi plus tard, c'est à un tout autre partage qu'a abouti la guerre de 1948 : Israël a vu le jour et augmenté d'un tiers son territoire, annexant une partie de l'État palestinien, mort né, dont le reste est passé aux mains de la Jordanie et de l'Égypte. Et surtout plusieurs centaines de milliers de Palestiniens, qui vivaient sur les territoires finalement occupés par Israël, ont dû quitter leurs foyers.
C'est sur ce dernier point que, depuis soixante ans, une intense bataille de propagande oppose deux versions des événements :
Pour les historiens palestiniens et arabes, il s'agit d'une expulsion. La majorité de ces 700 000 à 900 000 réfugiés ont été contraints au départ, au cours des affrontements judéo-palestiniens, puis de la guerre israélo-arabe, dans le cadre d'un plan politico-militaire jalonné de nombreux massacres. C'est notamment la thèse défendue, dès 1961, par Walid Khalidi, dans son essai « Plan Dalet : Master Plan for the Conquest of Palestine », et, plus récemment, par Elias Sanbar dans Palestine 1948. L'Expulsion.
Selon l'historiographie israélienne traditionnelle, au contraire, les réfugiés - 500 000 au maximum - seraient partis volontairement, répondant aux appels des dirigeants arabes qui leur auraient promis un retour rapide après la victoire. Non seulement les responsables juifs n'auraient pas planifié d'éviction, mais les rares massacres à déplorer - en premier lieu celui de Deir Yassine, le 9 avril 1948 - auraient été le fait des troupes extrémistes affiliées à l'Irgoun de Menahem Begin et au Lehi d'Itzhak Shamir.
Dès les années 1950, quelques personnalités israéliennes, liées notamment au Parti communiste, contestaient cette thèse. Depuis la seconde moitié des années 80, elles ont été rejointes dans leur critique par un certain nombre de journalistes et de chercheurs : Simha Flapan, Tom Segev, Avi Schlaïm, Ilan Pappé et Benny Morris - c'est ce dernier, avec The Birth of the Palestinian Refugee Problem, qui a donné le signal du scandale et inventé l'expression « nouveaux historiens ». Au point de s'attirer les remontrances plus ou moins acerbes d'historiens plus ou moins orthodoxes qui s'efforcent de faire barrage à cette « révision » de l'histoire d'Israël.
Dominique Vidal - Ashkelon, 4 décembre 2007
La marche du monde (RFI), en reportage en Israël et dans les territoires palestiniens, à la recherche des témoignages de celles et ceux qui ont vécu la partition de la Palestine le 29 Novembre 1947. Des anciens qui ont des souvenirs d'avant la guerre, et qui nous apprennent comment et pourquoi leur vie a changé. Pourquoi tant de palestiniens ont-ils fui ? Que s'est-il passé dans les mois qui précèdent la création de l'état juif en Mai 48 ? Autant de questions auxquelles ceux que l'on appelle les nouveaux historiens israéliens tentent de répondre, relayés en France par le journaliste et néanmoins historien Dominique Vidal, auteur de Comment Israël expulsa les palestiniens ?, aux éditions de l'Atelier. 
Le reportage est signé Julie Lerat.
Article et reportage sur :
Avec la complicité de Kinani Samira
samirakinani@gmail.com
Al-Oufok
Inscription par envoi d'un message à
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr
Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples palestinien et libanais
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32
 

19:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

24/01/2008

24/01/2008: Honte à vous qui laissez mourir Gaza !

------- Message original --------
Sujet: ISM-France : Honte à vous qui laissez mourir Gaza !
Date: Thu, 24 Jan 2008 17:18:34 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>



ISM-France : Honte à vous qui laissez mourir Gaza ! La colère est au paroxysme et elle se transforme en haine. Gaza n'est qu'un vaste mouroir. Un camp de concentration. Voila de quoi sont capables ceux qui ont construit Yad Vashem. Voilà le Sionisme à l'oeuvre. Voilà le "plus jamais ça" ! Quelle imposture et quelle honte pour nos grands-parents qui ne sont pas revenus d'Auschwitz ou de Buchenwald  ! Et mercredi Sarkozy reçoit le criminel Barak ! Ils vont pouvoir trinquer au génocide programmé ! La France est en train de devenir la paillasse du Sionisme. De Gaulle doit en frémir dans sa tombe quand il voit ce qui la gouverne. Honte à vous d'être ce que vous êtes ! Honte à tous les chefs d'état de cette chienne de communauté internationale dont nous ne faisons pas partie. On s'en voudrait. Quand on voit que pour être président d'une République, il faut si peu d'envergure, alors on se dit que l'on ferait largement l'affaire ! Sans doute que nous serions un peu plus dignes et un peu plus honorables. Oui. Et quitte à déchaîner la colère du  Sionisme, nous délivrerions les Palestiniens. Seul celui qui sera capable de cela méritera le respect de l'Humanité entière. Or, dans l'immédiat, qu'avons-nous ? Des marionnettes incapables de sauver ce peuple dont ils ont signé l'arrêt de mort voilà 60 ans. Au nom de tous les juifs. Mais PAS EN NOTRE NOM que les choses soient claires. Nous refusons d'être les complices de ce crime qui est un couteau planté dans le coeur de tous les Peuples du monde. Honte à vous ! S’il vous plait maintenant, maintenant, faites quelque chose pour nous aider, nous à Gaza !
ISM-France

22 janvier 2008

http://journaldeguerre.dhblogs.be/archive/2008/01/23/n-308-dossier-de-palestine-22-01-fin.html

Extrait du journal de Marc Lemaire

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Pétition : Contre la fermeture des Bureaux de Poste de Courcelles-Souvret et Courcelles-Trazegnies                                                                                                                                                                                                                          

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20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

20/01/2008

20/01/2008: S'il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelq ue chose pour nous aider, nous à Gaza !...



-------- Message original --------

Sujet: Fw: S'il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelq ue chose pour nous aider, nous à Gaza !
Date: Sun, 20 Jan 2008 20:12:26 +0100
De: Iyad Abbara <iyad@tele2.fr>


----- Original Message -----
Sent: Sunday, January 20, 2008 8:01 PM
Subject: S’il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelq ue chose pour nous aider, nous à Gaza !

Montrez votre solidarité avec Gaza, organisez quotidiennement des marches
aux chandelles jusqu'à la Levée du siège de Gaza !


S'il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelque chose pour nous
aider, nous à Gaza !

Maintenant, Israël a tout fermé et tout coupé
Les gens dans Gaza vont mourir
Déjà 3 personnes sont décédées aujourd'hui dans des hôpitaux de Gaza suite
aux coupures d'électricité.
98% de la Bande de Gaza est actuellement dans le noir.
Comme il n'y a plus d'électricité, tous les médias à Gaza vont fermer.
Israël fait tout ce qu'il peut pour que personne ne sache et ne voit ce
qu'il fait à Gaza.
S'il vous plait, aidez-nous maintenant !
Descendez dans les rues pour demander la levée du siège, Maintenant !
Nous organisons tous les jours des marches aux chandelles et nous vous
demandons de faire de même.
S'il vous plait, organisez ces marches et envoyez nous les photos, cela
nous aidera beaucoup ici

Abu Ayoub,
Un Palestinien de Gaza


Comment peut-on rester sans bouger face à un tel drame : la première crise
humanitaire au monde créée par l'homme ?

Comment les dirigeants du monde entier et en particulier les Israéliens
peuvent-ils dormir la nuit en sachant ce qu'ils imposent à 1 million et
demi de personnes dans la Bande de Gaza.

Aujourd'hui, on vient d'apprendre que l'unique centrale électrique de Gaza
a cessé de fonctionner en raison de la suspension par Israël des
approvisionnements en carburant, plongeant dans le noir et le froid, tous
les habitants de la Bande côtière. Depuis 3 jours, Israël a également
cessé de livrer les cargaisons de nourriture et de médicaments.

On a appris ce matin que Mahmoud Hussein, âgé de 18 ans, est décédé hier
d'un cancer par manque de traitement approprié et après avoir essuyé 3
refus d'Israël suite à ses demandes pour aller se faire soigner à
l'étranger.
Mahmoud est la 72ème personne à mourir d'une maladie grave et à qui Israël
a refusé un traitement

Cette semaine, Israël a tué 38 Palestiniens et blessé des centaines d'autres.

Vendredi, le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme dans
les territoires occupés, John Dugard, a dénoncé les crimes de guerre
"lâches" commis par Israël dans la bande de Gaza lors des raids de la
semaine écoulée


Quoi faire ?

- Répondez à l'appel des habitants de Gaza plongés dans le noir et
organisez des veillées aux chandelles jusqu'à la levée du siège de Gaza

Des manifestations seront organisées dans le monde entier le 26 janvier et
le 23 février prochain.


Action mondiale pour Libérer Gaza le 23 février 2008 (texte de l'appel du
CPAS)

Dans le cadre de ses activités contre l'occupation israélienne et le siège
imposé à la Bande de Gaza, le Comité Populaire Contre le Siège (PCAS)
organise une action mondiale pour Libérer Gaza, le samedi 23 février 2008.
Des actions et des manifestations pacifiques auront lieu dans tous les
pays arabes, européens et américains.


Dans cet objectif, le PCAS recherche des partenaires, individus, militants
pacifistes et organisations, dans les pays cités ci-dessus (et tous ceux
qui désirent s'impliquer) .

Le PCAS accepte et apprécie tout aide concernant ces actions et
souhaiterait assurer une coordination le plus vite possible.

Le PCAS se réjouit de votre coopération et de votre inscription à cette
action

Freegaza.ps@gmail.com
http://www.freegaza.ps/english/



- Faites pression sur vos Euro-députés en leur écrivant pour demander à
l'Union Européenne de s'écarter des positions israélo-américaines !


- Ecrivez aux délégations des différents pays aux Nations Unies


Vous trouverez, sur notre site, toutes les coordonnés dont vous avez besoin
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=8153


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http://www.ism-france.org
ou
http://www.ism-suisse.org

Changer ou ajouter une adresse ? Vous désinscrire de notre liste, adressez
mail à : info@ism-france.org avec mention "inscrire" ou "désinscrire".
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22:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

18/01/2008

21/11/2007: Il faut sauver les Gazaouis!!!

-------- Message original --------

Sujet: Il faut sauver les Gazaouis
Date: Wed, 21 Nov 2007 13:23:46 +0100
De: linala@club-internet.fr


SOS PALESTINE!
Il faut sauver les Gazaouis!!!

par Ginette Hess Skandrani, Strasbourg, 18.11.2007

Si nous ne dénonçons pas ce qui se passe à Gaza où les Israéliens, avec
l'aide de Mahmoud Abbas et des dirigeants du Fatah et surtout la
bénédiction des USA et de Nicolas Sarkozy, affament et étouffent
littéralement une population, faire référence à la déclaration des droits de
l'homme, ne sert plus à rien.

Confinés dans un camp de concentration, fermé de tout côté, privés de
nourriture, d'électricité, d'eau potable, de moyens de communications, de
sorties, souvent attaqués, souvent massacrés, plus d'un million de
Gazaouis sont exterminés tout doucement sous les yeux de la communauté
internationale sourde à leur appel de secours.

Sous prétexte de punir le Hamas qui a gagné démocratiquement les
élections, pour l'empêcher de gouverner
, les Israéliens en traitant les
résistants de terroristes, entraînent la Communauté internationale dans la
plus abjecte de leurs interventions avec la complicité de certains
Palestiniens rancuniers, n'ayant pas accepté la perte des élections et
surtout le prestige et le compte en banque qui va avec.
Nous devons de toute urgence, lancer un appel demandant aux Palestiniens
de se réconcilier et d'ouvrir le dialogue entre eux, car la querre civile qui
se profile à l'horizon, ne profitera qu'à l'occupant. Ils sont tous -
Palestiniens de toutes tendances - victimes du sionisme.
Instaurer un dialogue avec l'occupant, en laissant une partie des colonisés
sur le bord de la route est la pire des erreurs à ne pas commettre.


--
Envoyé par Basta ! dans Basta ! le 11/18/2007 10:23:00 AM



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15/01/2008

15/01/2008: Massacre à Gaza par l'armée d'occupation sioniste ...

 -------- Message original --------
Sujet: [assawra] Massacre à Gaza par l'armée d'occupation
Date: Tue, 15 Jan 2008 19:37:55 +0100
Répondre à :: assawra@yahoogroupes.fr


Palestine
Massacre à Gaza par l'armée d'occupation
( Mardi, 15 janvier 2008 )
C'est la journée la plus sanglante dans la Bande de Gaza depuis juin 2007. Les bulldozers et hélicoptères de l'armée d'occupation sont intervenus mardi 15 janvier dans le territoire, traquant les résistants, et ont tué au moins 18 dont le fils de Mahmoud Zahar, un des dirigeants du Hamas.
Le Mouvement a appelé à la grève générale à Gaza et en Cisjordanie pour protester contre ce raid particulièrement meurtrier et décrété trois jours de deuil, mettant les drapeaux en berne.
Mahmoud Zahar a quant à lui annoncé la mort de son fils Hussam Zahar, 24 ans, tué en combattant par les forces d'occupation dans le nord de Gaza.
Après la mort d'Hussam Zahar, le Hamas a affirmé avoir tiré 17 obus de mortier contre deux points de passage avec Israël. De son côté, l'armée d'occupation a annoncé que depuis lundi, 14 obus de mortier ont été tirés, dont cinq dans la zone des combats.
La police de l'autorité d'occupation rapporte également qu'une roquette est tombée sur la ville d'Ashkelon, située à 15 kilomètres de la bande de Gaza, sans toutefois faire de victime ou de dégâts. Des roquettes ont aussi pris Sdérot pour cible, faisant quatre blessés légers.
A la morgue de l'hôpital Shifa de Gaza, Mahmoud Zahar, priant sur la dépouille de son fils, a accusé le président Mahmoud Abbas et le Fatah d'être complices de la mort du jeune homme. "C'est là l'espoir d'Abou Mazen et de ses collègues, les collaborateurs d'Israël, les espions de l'Amérique", a-t-il lancé. Le Hamas ripostera au raid de mardi "de manière appropriée. Nous nous défendrons par tous les moyens".
Matan Vilnai, ministre adjoint de la Défense de l'autorité d'occupation, a précisé sur les ondes de la radio de l'armée que le jeune homme n'était pas une cible spécifique. Khaled, fils aîné de Zahar, avait été tué il y a trois ans lors d'une tentative d'assassinat contre son père par les forces d'occupation.
Seize résistants et trois civils, dont un homme de 65 ans, ont été tués en tout au cours de cette opération, qui a duré jusqu'au début de l'après-midi.
Quelque 40 personnes ont été blessées, dont un petit garçon de huit ans grièvement touché, précisait-on de sources médicales palestiniennes. Et des responsables hospitaliers mettaient en cause l'armée d'occupation, qui selon eux aurait utilisé des armes anti-personnelles particulièrement meurtrières, qui tirent des dizaines de fléchettes de métal.
L'opération a commencé quand dans un premier temps, un commando de l'armée d'occupation est entrée dans le secteur de Zeitoun à l'est de la ville de Gaza, avec pour objectif une maison utilisée par les résistants pour tirer sur le territoire israélien, ont précisé des responsables de la sécurité du Hamas.
Les chars et les bulldozers des forces d'occupation appuyés par des hélicoptères sont ensuite entrés dans la Bande de Gaza pour tirer sur des résistants qui commençaient à riposter à l'attaque du commando de l'armée d'occupation.
L'armée d'occupation a confirmé une opération dans le secteur, expliquant que ses soldats ont ouvert le feu sur des résistants qui s'approchaient de la barrière de séparation entre l'étroite bande côtière palestinien et Israel. Après un échange de tirs, l'aviation est également intervenue, a précisé l'armée d'occupation.
Mardi, 15 janvier 2008 - Avec les agences de presse
Al-Oufok
Inscription par envoi d'un message à
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr
Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples palestinien et libanais
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

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__,_._,___

22:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

09/01/2008

24/12/2007: Vidéos - Cruauté de l'occupation israélienne ...

------- Message original --------
Sujet: Vidéos - Cruauté de l'occupation israélienne - Cruelty of the Israeli occupation
Date: Mon, 24 Dec 2007 12:05:13 -0500
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>


From: sc - Sent: Monday, December 24, 2007 10:21 AM - Subject: Bethlehem : Showing the cruelty of the Israeli occupation

 


http://www.silviacattori.net/article354.htmlMerry ChristmasSilvia Cattori

[FRANÇAIS]
Check points en Palestine occupée
Bethléem : La cruauté de l’occupation israélienne montrée sur le vif
Sortir, marcher, aller travailler, continuer de vivre malgré les innombrables entraves, est un geste de défi et de résistance en Palestine.
20 décembre 2007 | Thèmes : Apartheid israélien Droit international

Gilo barrage à Bethleem.
- 
http://fr.youtube.com/watch ?v=V3b0NVBsPDQ&feature=related

Ici, ce sont de simples travailleurs de Bethléem et des villages environnants qui doivent s’aligner dès 4 heures du matin et attendre des heures durant, dans l’espoir que les soldats israéliens daignent leur accorder le droit de traverser le check point de Gilo (Gilo est le nom d’une des colonies illégales qui asphyxient Bethléem), pour pouvoir se rendre à Jérusalem et arriver à temps sur leurs lieux de travail.

Gilo barrage et murs enfermant la population de Bethléem

- http://fr.youtube.com/watch ?v=317rcVmst5k&feature=related

- http://fr.youtube.com/watch ?v=BEKKpiegnwk&feature=related

- http://fr.youtube.com/watch ?v=Zg3RDgFv3Xo&feature=related

Ce sont des images volées, filmées à l’insu des soldats israéliens, qui montrent, mieux que des mots, que les Palestiniens sont traités quotidiennement comme des bestiaux dans les quelques 550 postes militaires permanents, comme celui de Gilo, qui quadrillent et paralysent leur pays ; alors même que ces gens extraordinairement patients -présentés comme une menace par Israël- cherchent simplement à se déplacer d’une ville à l’autre, à aller travailler pour survivre et faire survivre leurs familles.

Ces images illustrent, si besoin était encore, la cruauté d’un Etat occupant protégé par les grandes puissances et les principales organisations juives dans le monde ; la cruauté d’un Etat colonial qui n’a de cesse d’inventer des mesures de plus en plus contraignantes et répressives pour faire plier un peuple qui ne se rend pas.

Tout cela est indigne d’un Etat quel qu’il soit !

Dans quel pays, à part Israël, une armée a-t-elle jamais soumis, aussi longtemps, à autant de persécutions et d’humiliations, un peuple qui vit légitimement sur sa terre ?

Le silence complice de nos Etats dits « démocratiques » devant de pareilles injustices est une honte que nous ne devons pas cesser de dénoncer.

Silvia Cattori

12:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

04/01/2008

29/11/2007: L'un dans un linceul, l'autre sur des béquilles ...

 

Palestine - Solidarité

 

Site d'information sur la Palestine, le Moyen-Orient et l'Amérique latine

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Ha'aretz

L'un dans un linceul, l'autre sur des béquilles
(Raison du décès : tir de près)

Gideon Lévy et Miki Kratsman


Gideon Lévy

"La porte de la chambre d’hôpital de Mohamed était fermée et gardée par deux policiers. Chacun des proches a eu droit à cinq minutes de visite. C’est la mère qui est entrée la première. Elle raconte que Mohamed était sous assistance respiratoire, inconscient et que son corps était froid. Il avait la tête et la main bandées. Ses mains et ses pieds étaient pris dans des entraves métalliques. Hijar a raconté qu’elle s’était mise à trembler et à crier : « Pourquoi l’attache-t-on ? A quoi servent ces entraves ? Est-ce que vous croyez vraiment qu’il va se lever pour vous attaquer ? »"

Haaretz, 23 novembre 2007 www.haaretz.co.il/hasite/pages/ShArtPE.jhtml?itemNo=927134 Au milieu de la nuit, des centaines de geôliers ont envahi les campements de la prison de Ketziot, tirant et frappant. Selon des témoins, le détenu Mohamed Ashkar aurait été tué d’un tir à la tête. Son frère, Louis, avait récemment été libéré de cette même prison, paralysé d’une jambe à la suite des tortures subies lors des interrogatoires de la Sûreté générale (Shabak).

Après l’appel du soir, les prisonniers sont allés dormir. A deux heures du matin, ils ont été réveillés, paniqués à la vue de centaines de geôliers armés, des membres des unités Massada et Nachshon, qui envahissaient les tentes. Très vite l’endroit s’est transformé en champ de bataille. Les geôliers tiraient à l’aide d’armes diverses et variées, et les prisonniers leur lançaient des légumes et d’autres objets.


Louis Ashkar près de la tombe de son frère Mohamed dans le village de Sayda.

D’après les déclarations communiquées par plusieurs prisonniers aux membres du Comité public contre la torture en Israël, les geôliers ont recouru à une grande violence contre les détenus. Ils ont tiré sur eux et les ont frappés à coups de matraques, même quand ils étaient déjà étendus par terre et menottés ; ils auraient poussé plus de 400 détenus dans la petite salle des visites qui n’accueille que difficilement quelques dizaines de personnes. Bilan : outre de nombreux blessés, un prisonnier a été tué par une munition dont la nature n’est pas claire, et qui, selon les témoignages des détenus, lui a été tirée de près, à la tête.

Le prisonnier qui a été tué s’appelait Mohamed Ashkar, 29 ans. Il y a quelques mois, nous nous étions rendus chez lui, dans le village de Sayda. C’était peu de temps après la libération de son frère aîné, Louis, de cette même prison de Ketziot. Louis a la moitié du corps paralysée, conséquence des tortures qu’il a subies lors des interrogatoires de la Sûreté générale (Shabak). Dans le salon de la maison, nous avions vu alors un superbe dessin figurant un prisonnier cachant sa tête entre ses jambes, et qui avait été réalisé par son frère Mohamed. Maintenant, Mohamed a été atteint par un tir à la tête, en prison. Dans la maison des parents, qui se trouve en face de la tombe – on traverse la route et on entre dans le cimetière – on pleure ce fils tué en prison et cet autre devenu invalide. C’est ça la libération de prisonniers pour la famille Ashkar : l’un dans un linceul, l’autre sur des béquilles. Que s’est-il passé dans la nuit du 22 octobre, dans la prison de Ketziot ? Louis a rassemblé des témoignages de prisonniers qui ont été libérés depuis lors et qui sont passés chez lui. Sa description correspond aux déclarations récoltées par le Comité public contre la torture en Israël auprès de quatre détenus dont les témoignages forment un tableau semblable. « Tout à coup, à deux heures du matin, nous avons entendu des cris et des tirs et nous sommes sortis dans la cour pour voir ce qui ce passait », a raconté le détenu Omar Salah. « Celui qui sortait dans la cour se faisait tirer dessus par-delà la clôture. Ensuite, les forces ont ouvert la clôture et l’ont franchie. Ceux qui regardaient se faisaient tirer dessus. » « Ils lançaient des grenades détonantes en direction de la section », a raconté un autre prisonnier, Majid Salit. « Quand ils nous ont vus, ils nous ont demandé d’entrer dans la section, nous avons refusé et ils nous ont assaillis… Quand ils ont tiré sur nous, nous avons commencé à leur lancer des objets… Ils ont continué à tirer jusqu’à ce qu’ils nous aient repoussés dans un coin de la section… 30 détenus ont été blessés… Nous sommes tous sortis en rampant par terre. Il nous était interdit de regarder en direction des forces. Toutes nos têtes étaient par terre. Ils choisissaient chaque fois un groupe de dix, se mettaient à les frapper avec de grandes matraques et les ramenaient dans les sections. Quand ça a été mon tour, j’ai dit que j’étais blessé… Ils m’ont mis sur le côté et ils ont commencé à me frapper à coups de matraques. Ils me poussaient en arrière. Ils m’ont fait entrer dans la section des visites : il y avait là 400 prisonniers… Nous sommes restés assis là, ensanglantés, pendant deux heures… Sur le chemin menant à l’ambulance, ils nous frappaient, même quand j’étais dans l’ambulance – ils nous frappaient avec les matraques ». Aux dires des prisonniers, ce sont les tirs des geôliers qui ont mis le feu aux tentes. Dans la salle des visites où ils avaient été poussés par centaines, il n’y avait, selon Omar Salah, pas d’air et les prisonniers ont brisé une vitre pour pouvoir respirer. « Les forces sont arrivées et ont commencé à tirer dans la salle », dit-il. A propos des munitions, un prisonnier, Sofian Jamjoum a apporté ce témoignage : « Un geôlier m’a tiré dans la jambe d’une distance d’un mètre, alors que je lui parlais. Il m’a tiré dessus avec une arme qui ressemble à une arme de chasse. C’est la première fois que je vois une telle sorte de balles. Une balle de la taille d’un œuf, avec à l’intérieur à peu près 200 petites balles de métal… Ils m’ont laissé dans la tente en dépit du fait que je saignais puis ils m’ont emmené dans la salle des visites, blessé et ensanglanté, avec 400 autres détenus dans une petite salle fermée, sans fenêtre. A ce moment-là, j’ai perdu connaissance. » Sur les circonstances de la mort de Mohamed Ashkar, Omar Salah a rapporté ceci : « Le martyr avait fui et était entré dans sa tente qui était à côté de la clôture. Les soldats sont entrés dans les tentes. Mohamed était près de l’entrée de la tente numéro 3, à l’intérieur, et le soldat était à environ un mètre… Quand le martyr a été touché et est tombé, il était face au soldat, je le vois encore. » Majid Salit : « Il était à côté de l’entrée de notre section et regardait ce qui se passait. Un type des forces de sécurité est arrivé, le visage couvert. Il est arrivé à moins d’un mètre, a pointé son révolver vers sa tête et a tiré. Il s’est écroulé. Les autres détenus ont demandé qu’on l’emmène à l’hôpital et ils se sont mis à crier. Il était étendu par terre. Ils ne l’ont emmené que quand les tentes ont pris feu. » Les chaises du deuil sont encore rangées dans un coin de la cour de la maison qui est face au cimetière. Louis entre dans la pièce, clopinant sur ses béquilles, traînant avec difficulté sa jambe paralysée. Le petit Moujhad entre, lui aussi : c’est un beau gamin de trois ans qui demande où est papa. Papa est mort. Louis a vu Mohamed pour la dernière fois le 10 mai, quand lui-même avait été libéré de Ketziot. Pendant cinq mois, les deux frères avaient été détenus ensemble, le lit de l’un à côté du lit de l’autre : Mohamed veillait à tous les besoins de son frère invalide. Mohamed était censé être libéré de prison le mois prochain. Les deux frères ne cessaient de parler de l’avenir. Mohamed rêvait d’ouvrir un magasin de réparation de téléphones portables à Tulkarem tout proche. A la maison, à Sayda, l’épouse attendait, et l’enfant et l’appartement qui se construisait au-dessus de la maison des parents, en face du cimetière. « Nous nous sommes quittés à l’entrée de la section. Je me suis éloigné et je ne l’ai plus vu. Par la suite, il m’a envoyé son bonjour par l’intermédiaire de détenus qui avaient été libérés », raconte Louis, en hébreu. Le père de la famille, Sati, est lui aussi accueillant, s’exprimant bien en hébreu. Il n’avait plus vu Mohamed depuis son arrestation il y a deux ans. Il lui était interdit de lui rendre visite. Son épouse, Hijar, avait encore vu son fils lors d’une visite à la mi-octobre. Mohamed lui avait dit que ce serait sa dernière visite : « La prochaine fois, c’est moi qui vous rendrai visite, et cette fois ce sera pour toujours », lui avait-il dit à travers la cloison de verre. Il avait aussi dit à sa mère qu’il comptait « les jours, les heures et les minutes » jusqu’à sa libération. Une semaine plus tard, il était tué en prison. Le 23 octobre, on leur a téléphoné de la Croix Rouge Internationale : « Mohamed a été grièvement blessé en prison et il a été hospitalisé à l’hôpital Soroka de Beer Sheva. Essayez d’organiser une visite. » La famille s’est rendue dans les bureaux de la Croix Rouge Internationale à Tulkarem où on lui a fait savoir que ni le père ni le frère, Louis, ne seraient autorisés à entrer en Israël. La mère de Mohamed, son épouse et le précédent chef du conseil du village se sont rendus à Beer Sheva à bord d’une voiture de l’organisation, après avoir été retenus deux heures durant au checkpoint de Taibeh. La porte de la chambre d’hôpital de Mohamed était fermée et gardée par deux policiers. Chacun des proches a eu droit à cinq minutes de visite. C’est la mère qui est entrée la première. Elle raconte que Mohamed était sous assistance respiratoire, inconscient et que son corps était froid. Il avait la tête et la main bandées. Ses mains et ses pieds étaient pris dans des entraves métalliques. Hijar a raconté qu’elle s’était mise à trembler et à crier : « Pourquoi l’attache-t-on ? A quoi servent ces entraves ? Est-ce que vous croyez vraiment qu’il va se lever pour vous attaquer ? » Elle raconte que les policiers l’ont fait taire et lui ont dit qu’elle faisait du tort à son fils. Après la fin de la visite, la mère a supplié de pouvoir rester : « Peut-être se réveillera-t-il ? Peut-être remuera-t-il et que je pourrai l’aider ? », mais les policiers lui ont dit qu’elle devait s’en aller. Une heure après qu’ils sont partis de là, le téléphone a sonné : Mohamed était mort. Louis : « Nous avons entrepris de faire ce qu’il faut pour recevoir le corps et ils ont commencé à nous parler d’autopsie. Nous avons dit que nous ne voulions pas, c’était clair, une blessure à la tête, et ça ne s’est pas passé chez lui à la maison mais à l’intérieur de la prison. Ils ont dit qu’une autopsie s’imposait. » La famille s’est adressée au tribunal pour empêcher l’autopsie mais il est vite apparu qu’elle avait déjà été réalisée. Le rapport de l’institut de médecine légale de l’Université Al-Quds dont le délégué a assisté à l’autopsie réalisée par le professeur Yehouda Heis à l’institut de médecine légale d’Abou Kabir, donne cette description : « … blessure ronde, d’un diamètre d’environ 3 cm… au milieu du front, au-dessus du sourcil gauche… Sur la droite du front, traumatisme cerné de rouge. Cette rougeur est considérée comme un des degrés d’une brûlure due à une surface métallique ayant une température élevée. » Le docteur Boaz Sagie, spécialiste en chirurgie, a écrit à l’association des Médecins pour les Droits de l’Homme pour que celle-ci enquête, elle aussi, sur les incidents de la prison : « … Les résultats de l’autopsie sont sans équivoque. La raison du décès est un coup à la tête par un objet contondant, sans blessure pénétrante. La cause de la blessure est apparemment un objet de forme arrondie qui a provoqué une fracture de l’os frontal dans sa partie gauche, autrement dit le coup est venu de face. » Voici les images vidéo sur le téléphone portable de Louis : le corps de Mohamed, recousu sur toute sa longueur, deux blessures à l’avant du crâne, une blessure à la main, les yeux et la bouche grands ouverts – un homme maigre de 29 ans. Ils ont enterré Mohamed dans le cimetière qui est en face de la maison, dans la parcelle des martyrs. A Sayda, village de 3.000 habitants, il y a eu 23 tués au cours de l’actuelle Intifada, apparemment la proportion la plus élevée dans les Territoires. Toute une série d’organisations exigent une enquête approfondie sur ce qui s’est passé dans la prison. Les avocates du Comité public contre la torture en Israël, Yaara Kalmanowitz et Nora Al-Atawneh, ont écrit au commissaire Aharon Zargrov, qui commande l’unité nationale chargée des enquêtes sur des gardiens de prison, qu’ « il ressort apparemment des témoignages que des membres de l’unité Massada ainsi que des membres des services pénitentiaires ont commis des actes criminels divers au moment où ils ont envahi les tentes et encore après. Il y a lieu de mener une enquête criminelle et d’examiner si Mohamed Ashkar qui a été tué, n’a pas été victime d’un meurtre… En outre, il y a lieu d’enquêter sur les nombreux actes d’agression et les mauvais traitements à l’encontre de gens sans défense tels qu’ils ont apparemment été commis contre des détenus dans les temps qui ont suivi l’incursion. » Le directeur de l’association des Médecins pour les Droits de l’Homme, Hadas Ziv, s’est adressé par écrit au Premier Ministre, au Ministre de l’Intérieur et au Conseiller juridique du gouvernement, pour exiger un examen externe des incidents de Ketziot. L’avocate Abir Bachar, de la clinique pour les droits et la réhabilitation des détenus de la faculté de Droit de l’Université de Haïfa, exige du Conseiller juridique du gouvernement de nommer une commission d’enquête externe et indépendante, devant examiner les incidents survenus dans la prison et ouvrir une enquête criminelle contre des membres de l’unité Massada pour « le soupçon d’avoir commis des actes d’agression physique, ayant même entraîné la mort, et d’avoir violé les procédures de sommation avant d’ouvrir le feu et de dispersion de manifestations ». Une demande semblable a également été introduite par le Centre palestinien pour les Droits de l’Homme dans une lettre au commissaire des services pénitentiaires. Le porte-parole des services pénitentiaires, Yaron Zamir, a répondu ainsi à une interpellation de « Haaretz » : « Suite au déchaînement de centaines de prisonniers de sécurité sur un des secteurs de la prison de Ketziot, déchaînement incluant le fait d’avoir mis le feu au site, mettant en danger la vie des gardiens et la vie des autres détenus, le prisonnier a été blessé et est décédé plus tard à l’hôpital Soroka. Suite à l’incident, un examen est en cours ainsi qu’une enquête sur le cas. Lors de l’achèvement de l’examen et de l’enquête, nous pourrons donner plus de détails sur l’incident et ses circonstances ».

La porte-parole de l’hôpital Soroka, Inbar Darom-Guter, a communiqué ceci à « Haaretz » : « Le blessé a été transféré à l’hôpital dans un état critique. Sur instructions des autorités de la sécurité, on l’a menotté. L’équipe médicale s’est adressée, suivant la procédure, aux autorités de la sécurité avec la demande de pouvoir le détacher. A notre grand regret, le patient est décédé (sans lien avec le fait d’avoir été attaché) avant l’arrivée de la réponse des autorités de la sécurité ».

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)


Source : Michel Ghys

 

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21:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

02/01/2008

Bonne Année !

dans SOLIDAIRE du

30-12-2007

11:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

30/12/2007

30/12/2007: Protestez contre le gala de soutien au Magav...

-------- Message original --------

Sujet: PETITION CONTRE LE GALA DE SOUTIEN AUX CRIMINELS DE GUERRE
Date: Sun, 30 Dec 2007 22:29:59 +0100 (CET)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>


Protestez contre le gala de soutien au Magav
 
 

GUPS, AFPS, LCR, UJFP, Génération Palestine, AJPF, Collectif Faty Koumba, La Courneuve-Palestine, CCIPPP, PCF, CPPI Saint Denis, MRAP

Le gala de soutien aux Magav, la police israélienne des check points, aura lieu le 13 janvier 2008.
A cette occasion, exprimons notre condamnation du soutien financier et moral apporté à une armée d’'occupation, en signant la pétition et en écrivant à la mairie de Paris.   http://www.paris.fr/portail/contacts/Portal.lut?page_id=5...

Armée d'’occupation et criminels de guerre à Paris

A la suite de la visite à Paris, au mois de décembre, du General Yaalon -accusé de crimes de guerre devant les instances judiciaires de plusieurs Etats, c'’est aujourd’hui au Magav - police des frontières israélienne- d’'être invité et honoré à Paris.
 
Le 13 janvier prochain, le Migdal, une association sioniste veut organiser, comme chaque année, un gala de soutien a l'’armée d'’occupation israélienne.
Le MAGAV est dénoncé depuis des années par les organisations israéliennes (BETSELEM et d’'autres) et internationales des droits de l'’Homme qui demandent son démantèlement.
En effet nombre des actes commis le plus souvent dans l'’impunité par MAGAV sont caractérisés par les normes internationales comme des crimes : harcèlement, humiliations et agressions, arrestations extrajudiciaires, meurtres de civils Palestiniens non recherchés et non armés et d’'internationaux.
Militants pour une paix juste au Proche Orient, c'’est au nom de la justice que nous appelons à l’'annulation de ce gala qui fait l’'apologie d’'une armée criminelle.
Nous appelons également la mairie de Paris à cesser d’'autoriser l'’organisation de tels événements, organisés depuis des années.

23:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

14/12/2007

07/12/2007: « Rasez ce village » ...

Ha'aretz

« Rasez ce village »
(Représailles)
Gideon Lévy et Miki Kratsman


Gideon Lévy

Haaretz, 7 décembre 2007

http://www.haaretz.co.il/hasite/pages/ShArtPE.jhtml?itemNo=932022

« Rasez ce village », cria la femme colon, donnant le signal de l’assaut contre le village d’Al-Foundouq, représailles des colons des environs pour l’assassinat d’Idan Zouldan. Des témoins visuels affirment que non seulement les soldats ne se sont pas interposés, mais qu’ils ont aidé les colons.

Les plaques de marbre brisées, de l’entreprise « Ha-Shalom » [la paix], dont une partie était destinée aux cuisines des colons, sont autant de témoins des événements de la soirée de la vengeance. « Ha-Shalom » a volé en éclat. Les pleurs de Na’ama Masalha, qui est restée cachée une heure durant dans la salle de bain avec ses petits enfants, pendant que les colons brisaient les fenêtres de sa maison, racontent eux aussi l’histoire de cette soirée de terreur. A Al-Foundouq, petit village sur la route de Kalkiliya à Naplouse, un des derniers villages palestiniens où des Israéliens, essentiellement des colons des alentours, font réparer des voitures et font des achats, on lèche maintenant ses plaies et on évalue les dégâts.

Le secrétaire du conseil, Omar Jaber, fait son rapport : dégâts au marbre – 111.000 livres israéliennes [19.000 €] ; dégâts aux voitures – 76.000 livres israéliennes [13.000 €] ; aux maisons – 6.000 livres israéliennes [1.035 €] ; aux magasins – dix mille livres israéliennes [1.726 €]. 16 voitures, 15 maisons, 15 magasins et deux marbreries ont, d’après lui, été endommagées ce soir-là. Il est à peu près évident que pour ces violences, nul ne les dédommagera. Il ne restera que la terreur et les sentiments de colère et de frustration dans ce paisible village qui a payé le prix de l’assassinat du colon Idan Zouldan, un habitant de Shavei Shomron, abattu le soir du 19 novembre, sur la route qui traverse le village.

Cinq jours plus tard, à la fin de shabbat, des centaines de colons ont pris d’assaut Al-Foundouq – sous la protection de soldats de l’armée israélienne qui, selon les témoignages, auraient aidé à l’œuvre de destruction – et se sont déchaînés dans le village qui était placé sous couvre-feu. Lundi passé, l’information a été publiée que les forces de sécurité avaient attrapé la bande : trois membres de la « sécurité nationale », de Kadoum. Cette semaine, les colons sont allés à Kadoum aussi.

Le temps est au rose. Un groupe de jeunes colons a récemment pris le contrôle d’une maison palestinienne abandonnée qui domine la route conduisant à Al-Foundouq et l’ont peinte en rose. Mais la vue sur la route qui passe au bas de l’avant-poste sauvage « Shevout Ami » n’est vraiment pas rose : la route est jonchée des pierres que les colons lancent sur les voitures palestiniennes qui y passent. Le terrifiant bulldozer de l’armée israélienne qui passe lentement sur la route porte dans sa pelle excavatrice d’énormes pierres destinés à bloquer les villages des alentours, mais pas l’avant-poste évidemment. Telle est la justice israélienne.

Environ 500 personnes vivent à Al-Foundouq. C’est un village sans martyrs, presque sans prisonniers – seulement des tailleurs de pierre, des marchands de légumes, des épiciers et des mécaniciens qui servent les colons des environs. Cinq jours après l’assassinat d’Idan Zouldan, le village a été placé sous couvre-feu total. Ensuite, couvre-feu nocturne pendant huit jours. Il faut apaiser les colons, non ?

Dans le bâtiment du conseil, les esprits sont remontés. Le secrétaire, Omar Jaber, dit qu’environ 400 colons ont envahi le village en cette sombre fin de shabbat. Zakaria Sada, qui habite le village voisin de Jit et qui est le coordinateur des opérations de terrain de l’organisation des « Rabbins pour les droits de l’homme », raconte que les soldats faisaient avec leurs torches de la lumière pour les colons, afin qu’ils y voient mieux dans leur entreprise de démolition. « Ils leur montraient où casser », dit Zakaria Sada.

« Il y a une chose aussi vraie que le soleil se lève à l’est : les colons ne seraient pas entrés dans le village sans la protection de l’armée », dit Omar Shari, un habitant du village voisin de Sir, qui effectue à Al-Foudouq des travaux d’infrastructures et dont deux des engins de terrassement ont été endommagés. Selon lui, « là où des voitures étaient dans l’obscurité ou derrière un mur, l’armée a montré le chemin aux colons et les a éclairés ».

Il évalue les dégâts occasionnés à ses tracteurs à 15.000 livres israéliennes [2.590 €]. « Je respecte vos morts comme je vous demande de respecter les nôtres », dit-il. « Un soldat russe est venu ici il y a deux mois et m’a demandé "d’où sors-tu ?". J’ai dû lui demander : "Toi qui es russe, qu’est-ce que tu fais ici ?". Al-Foundouq existe ici depuis 500 ans. Kedoumim est ici depuis 20 ans et prétend contrôler tout le territoire. C’est l’armée qui permet aux colons d’avoir ce contrôle ».

Le secrétaire déclare qu’une « punition collective n’est pas juste. Nous avons des enfants, des femmes, des bébés, des malades et des vieillards. S’ils veulent arrêter quelqu'un, qu’ils l’arrêtent. Qui a tué le colon, nous n’en avons aucune idée, mais une punition collective contre tout le village : pourquoi ? Boucler Al-Foundouq, c’est boucler un tiers de la Cisjordanie. Tout le trafic entre le nord et le centre de la Cisjordanie passe sur notre route. C’est la seule route. Jusque hier, elle était fermée. Nous entendons tous les jours parler du processus de paix, mais sur le terrain on n’en voit rien. Quand je suis chez moi et qu’on vient démolir ma maison et ma voiture, qu’est-ce que je dois faire ? » Et Omar Shari, le propriétaire des pelleteuses, ajoute cet avertissement : « A Al-Foundouq, il n’y a pas de martyrs, mais ce qu’on fait maintenant ici aux enfants, d’ici 10 ou 15 ans, quand ils auront grandi, vous entendrez ce qui se passera ici ».

Dans la rue principale du village, un camion décharge des caisses de volailles de l’abattoir « La belle volaille », de Hadera. Dans l’épicerie de Saker Bari, se tient un colon portant une large kippa blanche, occupé à choisir des légumes. Saker Bari évalue le préjudice qu’il a subi du fait du couvre-feu à 3.000 livres israéliennes [518 €]. Il possède un cahier dans lequel il note toutes les dettes des colons qui achètent chez lui à crédit : un total d’exactement 17.503 livres israéliennes [3.000 €], fin novembre.

Ils paient généralement tous les mois, tous les deux mois, mais il en a pour 34.000 livres [5.870 €] de dettes perdues depuis le début de la seconde Intifada. Saker Bari fait venir des conserves de maïs et de jeunes carottes parfaitement casher pour ses clients juifs. Plusieurs d’entre eux ont bien sûr pris part à la soirée de pogrom. Depuis lors, seule une partie de ses clients juifs sont revenus. Ils viennent de toutes les colonies des environs, qu’il énumère : Kedoumim, Shavei Shomron, Alon Moreh, Ariel, Imannuel, Karnei Shomron et Einav. La carte d’un nouveau pays.

Au bout d’un chemin boueux, au seuil d’une maison relativement isolée, se tient Na’ama Masalha, vêtue de noir, le regard baissé. Quand les colons ont assailli la maison, son mari, Aqram, 31 ans, était encore à son travail, à charger des caisses de légumes pour Israël. Vers neuf heures et demie du soir, il a essayé de rentrer chez lui, en dépit du couvre-feu, jusqu’à ce qu’il découvre que le chemin était barré par des centaines de colons et de soldats. Un moment plus tard, la nouvelle lui est parvenue que les colons encerclaient sa maison et y causaient des dégâts, alors que son épouse et ses trois petits enfants y étaient piégés.

Il était désemparé. Son petit garçon, Rima, un élève de première année occupé en ce moment à préparer ses devoirs, apporte les preuves : deux étuis de grenades de l’armée israélienne, sur lesquels est écrit en hébreu : « Grenade détonante aveuglante. Délai : 1,5 seconde. 0,3-0,6 ch. » Aqram montre les dégâts, dont une partie a été réparée : huit fenêtres qui ont été brisées, trois lampes sur le balcon, grillages arrachés, le tuyau d’arrivée d’eau saboté et, dans la boue, les traces du colon venu à cheval pour casser et démolir.

Na’ama : « Nous dormions dans les chambres. Mon mari n’était pas à la maison. Tout à coup, j’ai entendu les colons qui brisaient les fenêtres et qui essayaient d’entrer dans la maison. La porte était verrouillée. » Na’ama s’est empressée de rassembler ses enfants et tous ensemble, ils sont entrés dans la salle de bain, une petite pièce à l’autre bout de la maison, où ils se sont cachés en attendant que l’orage passe. Ils sont restés là plus d’une heure. Le téléphone portable de Na’ama était en panne et elle n’avait aucun moyen d’appeler à l’aide, jusqu’à ce que son frère parvienne à rejoindre la maison et à la secourir. « Aujourd’hui encore, elle pleure quand elle y repense », dit Aqram, « Hier, je lui ai dit : "Prépare à manger et asseyons-nous comme avant", et elle m’a dit qu’elle n’en était pas capable ».

Quand son frère Mohamed est arrivé, la maison était encerclée de nombreux colons avec, parmi eux, des soldats et des policiers. Afin de conserver une trace de l’incident, il a mis en route l’enregistreur de son téléphone portable puisque l’obscurité l’empêchait de prendre des photos. Maintenant, il nous fait entendre les enregistrements. « Rasez ce village… Rasez cette maison », entend-on crier d’une voix sèche, en hébreu, par une femme. Et alors on entend un bruit de coups violents. Mohamed dit qu’ils frappaient avec leurs armes dans les fenêtres, qu’ils y lançaient des pierres, qu’ils avaient aussi en main des bâtons et des barres de fer. Les soldats et policiers étaient en face. La femme continue de laisser ses cris sur l’enregistrement : « Habitants de Foundouq, écoutez bien. Ce village sera rayé. Dans le sang et le feu, ce village sera effacé. Sortez, sortez des maisons ».

L’enregistrement est long. Toutes les paroles prononcées ne sont pas claires. De temps à autre, on entend un coup de klaxon, de temps à autre, le bruit d’une grenade détonante. Pendant tout ce temps, Na’ama et ses trois enfants sont dans la salle de bain, terrorisés. Avant de fuir dans la salle de bain, la fille aînée, Ishra, 14 ans, a vu par la fenêtre grillagée de sa chambre le colon à cheval frapper dans les fenêtres. « Prenez garde, policiers et soldats », de nouveau la voix de la femme colon, « si vous ne donnez pas une réponse adéquate et n’abattez pas cette maison, vous serez responsables des morts à venir ». Alors, et seulement alors, on entend la voix des policiers appelant tous les Israéliens à s’en aller dans les cinq minutes. Na’ama et ses trois enfants s’en sont sortis indemnes et ils ont passé les jours qui ont suivi chez les parents de Na’ama, dans un village voisin.

Un colon souhaite acheter une bonbonne de gaz dans l’épicerie de Saker. Il n’y a plus de gaz et le colon demande : « Comment vais-je cuisiner ? ». Dans la marbrerie « Ha-Shalom », les plaques de marbres brisées sont dressées en rang. Il y a des éclats de marbre répandus partout. Majad Diab, le propriétaire, estime les dégâts pour son entreprise à 50.000 livres israéliennes [8.627 €]. Il habite dans la maison de pierre qui a été élevée au-dessus de l’entreprise et dont les vitres sont encore toujours cassées. Il est resté tout ce temps-là sur la terrasse et a vu les colons, cassant et brisant.

Majad Diab raconte qu’une adolescente, parmi les colons, a essayé de faire tomber une plaque de marbre sans y parvenir et que les soldats l’ont alors aidée. Il l’a vu de ses yeux. Qu’a-t-il fait ? « Rien », répond-il, embarrassé, le visage couvert d’une poussière blanche, le crayon coincé derrière l’oreille. Il dit que cela a duré jusqu’à onze heures et demie du soir. Lui sur le toit, les colons et les soldats dans l’espace qui est devant l’entreprise.

Le porte-parole de l’armée israélienne, répondant cette semaine à notre interpellation, a esquivé la question de savoir si réellement les soldats avaient aidé les colons. « Au cours de la manifestation, les pierres ont volé, réciproquement, entre colons et Palestiniens, habitants du village. Les forces de l’armée israélienne, en collaboration avec les garde-frontières et la police, ont dispersé la manifestation. En outre, au moment de la manifestation, les forces ont arrêté deux colons et deux Palestiniens qui étaient déchaînés et lançaient des pierres. Les personnes arrêtées ont été confiées aux soins de la police israélienne. Il est bon de souligner que l’armée israélienne considère avec gravité les troubles de l’ordre et aussi le fait que la manifestation n’avait pas été autorisée par une autorité militaire ».

Escorté de trois jeeps, le bulldozer de l’armée israélienne est entré en tempête dans Al-Foundouq, portant encore une pierre dans sa pelle. Il doit déposer la pierre sur une des routes du village, au bout d’une oliveraie, pour y étrangler le trafic. Au dernier moment, le conducteur se ravise et sort du village, prend soin de ne pas toucher encore aux oliviers et s’empresse de trotter vers le village voisin, Jinsafout. Là, sur la route d’accès au marchand de pneus du village, il laisse tomber la pierre et bloque ainsi le passage. A l’intérieur d’un véhicule Transporter jaune, une famille observe en silence ce qui se passe. Les enfants ont le nez collé aux vitres. Que leur raconte leurs parents, en ce moment ? A côté de ce nouveau barrage qui vient d’être placé, se trouve encore, par une diablerie, le vieux panneau annonçant, au nom du gouvernement allemand : projet de rénovation des routes du village. Le conducteur du bulldozer tasse le monticule de terre et ajoute encore une pierre. Pour plus de sécurité.



(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)









Source : Michel Ghys




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19:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

12/12/2007

Pétition • Nettoyage des sous-munitions au Liban : Israël doit payer !

La campagne de pétition des ONG intal et Médecine pour le Tiers Monde, visant à faire payer Israël pour l’utilisation d’armes immorales, se poursuit.

14-03-2007

En juillet et août 2006, Israël a parsemé le Liban de bombes à sous-munitions qui causent d’énormes ravages parmi la population. Le recours à ces armes en zone civile est interdit par le droit humanitaire international. Au Liban, des militaires belges aident au désamorçage de ses sous-munitions abandonnées. Le travail de déminage va encore sans doute prendre trois ou quatre ans. La facture doit en être adressée à Israël.

 

Plus de 2 000 personnes ont déjà signé la pétition. Vous pouvez également la signer en ligne sur www.m3m.be

Signez la pétition "Nettoyer le Liban des bombes à sous-munitions: Israël doit payer!". Nous exigeons donc du gouvernement belge qu’il réclame le remboursement à Israël pour tous les frais occasionnés par le déminage, que les sommes ainsi collectées soient destinées à la reconstruction du Liban, qu’il impose un embargo sur la vente d’armes à Israël, et qu’il refuse toute coopération militaire avec Israël.

Signez la pétition

Premiers signataires

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07:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

Annapolis :: Bush veut créer un État palestinien à côté d’Israël : mais où ?

Dans la foulée de la réunion d’Annapolis, Bush, Olmert et Abbas se sont engagés à trouver une solution négociée d’ici fin 2008. Dans la « vision » de Bush, cela comprend la création d’un Etat palestinien à côté d’Israël.

Luc Vancauwenberge
05-12-2007

En 1948, année de la création de l’Etat d’Israël, celui-ci s’était accaparé de près de 80% de la Palestine historique. Lors de la guerre de 1967, Israël s’empare, du reste de la Palestine. Les résolutions de l’ONU 242 et 338 ordonnent Israël à évacuer les terres palestiniennes occupées en 1967 : les Territoires occupés, comprenant Gaza, la Cisjordanie avec Jérusalem-Est (environ 6 000 km²). Lors des accords d’Oslo en 1993, les dirigeants palestiniens acceptent de créer un État palestinien dans les Territoires occupés.

 

Mais après 1993, Israël intensifie la colonisation de la Cisjordanie : le nombre de colons passe de 248 000 en 1993 à 460 000 aujourd’hui. En 2004, Bush écrit à Sharon lui disant que les grands blocs de colonies ne devront pas être démantelés.

Depuis 2003, Israël construit un mur dans les Territoires occupés.

De la Palestine, il ne reste plus que la moitié des Territoires occupés. De plus, ces terres palestiniennes restantes sont divisées en plusieurs morceaux, séparés par des colonies juives.

Alors M. Bush, où voulez-vous créer cet État palestinien ? Ou Annapolis, une fois de plus du vent ?

07:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |