15/01/2014

Ville de lumière, qu'ont-ils fait de toi...

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Sent: Tuesday, January 14, 2014 3:52 PM
 
Subject: Ville de lumière, qu'ont-ils fait de toi...
 
 
Cher(e)s ami(e)s,
 
Avec la guerre de Syrie et le soutien d'Erdogan à Al Qaïda, Antioche, modèle mondial de paix et de solidarité entre chrétiens, juifs, sunnites, alaouites et athées devient peu à peu un cloaque où germe la misère, la prostitution, la concurrence et la méfiance intercommunautaire dont les victimes sont autant les malheureux réfugiés syriens que les populations locales.
 
Bonne lecture.
 
Bahar
 
 
 
 

A Antakya, base arrière des rebelles syriens en Turquie

Par Gokan Gunes, envoyé spécial dans le Hatay, publié le  06/01/2014 à  10:57

Frontalière de la Syrie et réputée pour la beauté de ses paysages et son patrimoine historique, la province turque de Hatay, n'échappe pas à la guerre. Les réfugiés et les combattants ont remplacé les touristes. Reportage.


A Antakya, base arrière des rebelles syriens en Turquie
A Antakya, les réfugiés et les combattants syriens ont remplacé les touristes russes ou allemands.
photo: G. Gunes
 
 
Alors que les combats se sont intensifiés ce week-end entre djihadistes et rebelles, autrefois alliés contre le régime de Bachar el-Assad, les divergences des opposants se dessinent aussi de l'autre côté de la frontière, en Turquie, où ont trouvé refuge de nombreux Syriens, déplacés et combattants. 
Pour faire la guerre, en Syrie, c'est simple: il suffit d'être un peu bricoleur. Une ceinture de TNT, qu'on enroule autour d'une bombonne de gaz, et un mortier fabriqué de bric et de broc en guise de propulseur font l'affaire. "Le fracas de l'explosion terrorise les chiens de Bachar el-Assad", se réjouit Abou Hamza, en sirotant un thé dans un restaurant d'Antakya, dans le sud-est de la Turquie. Cet émir du Jabhat Al-Nosra, un groupe d'implantation locale inféodé à Al-Qaïda, explique que les combattants d'Alep, où serait née l'arme, l'ont baptisée jahannam. "Enfer", en arabe. L'ennui, de l'aveu même du chef terroriste, c'est que le jahannam est plutôt imprécis. "Il nous arrive de frapper à côté et de tuer quelques habitants, concède-t-il. Grâce à Dieu, ça n'arrive pas très souvent."
Situé en plein centre-ville d'Antakya, le "Restaurant de Damas", qui n'a de restaurant que le nom, est le point de rendez-vous de nombreux rebelles. Ce soir, cinq gaillards se serrent autour d'Abou Hamza, la quarantaine, barbe taillée, vêtu de noir de la calotte aux chaussures. La gargote offre un aperçu du patchwork qu'est devenue l'opposition au régime, plus divisée que jamais, comme le montre l'offensive actuelle des rebelles contre les djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe issu d'une tentative avortée de fusion entre la branche irakienne d'Al-Qaïda et Al-Nosra. 
Abou Hamza, émirr du Front al-Nosra et le salafiste Abou Aziz, dans le
Abou Hamza, émirr du Front al-Nosra et le salafiste Abou Aziz, dans le "Restaurant de Damas"
photo: G. Gunes
Il y a là un combattant de l'Armée syrienne libre, principale force militaire modérée de la "révolution", qui ne cache pas son hostilité envers Abou Hamza. Lorsque ce dernier incite la fille du premier, venue servir le thé, à porter une écharpe noire avec l'inscription de la chahada, la profession de foi musulmane, en échange d'un gros billet de banque, une violente dispute éclate, aussitôt calmée par Abou Aziz, leur voisin de table. Cet homme imposant à la barbe hirsute dirige une katiba (brigade, ndlr) salafiste dans le Djebel Akrad, une zone de montagnes boisées dominant Lattaquié où il habitait avant la guerre. Il a quitté le front pour rejoindre sa femme, réfugiée à Antakya, qui a accouché de leur troisième fils. Après son "congé paternité", il retournera se battre. Assis dans un coin, un autre homme écrit frénétiquement. Abou Moussa est un déserteur des moukhabarat, les puissants services de renseignement syriens. Il recense dans son carnet les réfugiés du quartier en prévision des dons pour la fête traditionnelle de l'Aïd.
Situé en plein centre-ville d'Antakya, le
 "Restaurant de Damas" est le point de rendez-vous de nombreux rebelles.
Situé en plein centre-ville d'Antakya, le "Restaurant de Damas" est le point de rendez-vous de nombreux rebelles.
photo: G. Gunes
Ces combattants ne passent pas inaperçus à Antakya, une petite ville paisible entourée d'oliviers et de champs de pastèques connue, en Turquie, pour sa richesse gastronomique. On y vit lentement, comme le fleuve Oronte, qui serpente entre les ruines romaines et les églises délabrées, témoins muets de l'histoire. Avant la révolution, la bourgeoisie d'Alep venait y passer ses week-ends. Une myriade de camions surchargés traversaient chaque jour la frontière. Des petits groupes de grands-mères turques se rendaient à Alep en taxi pour leurs emplettes, moins chères de l'autre côté, et rentraient vendre leur butin, dégageant de quoi améliorer le quotidien de la famille. Tout cela est fini. Les réfugiés et les combattants ont remplacé les touristes russes ou allemands qui, apeurés, ne viennent plus. Pis, l'aéroport d'Antakya regorge maintenant de "moudjahidines" fraîchement rasés, un sac à dos pour seul bagage et un passeport dûment tamponné par les autorités. Antakya paie cher l'engagement du gouvernement turc aux côtés de l'opposition syrienne.
antakya
google map

Base arrière

"La frontière? Où voyez-vous une frontière?", demande, presque surpris, Shahem Hoari, un activiste syrien âgé de 20 ans aux tempes déjà grisonnantes. Assis sur un banc à Reyhanli, un bourg frontalier à moins d'une heure d'Antakya, Shahem profite de ses dernières heures de calme. Demain matin, il retourne à Alep, à Salaheddine, un quartier durement touché par les combats. "Pour traverser, c'est simple: on attend qu'il fasse nuit et on grimpe la colline en courant", explique-t-il. "Demain, je vais traverser avec une ambulance. C'est aussi simple, assure-t-il en souriant.
La frontière? Où voyez-vous une frontière?
Hormis le poulet en croûte de sel, qui fait sa réputation dans le coin, Reyhanli, un bourg agricole sec comme le blé, n'a pas grand-chose à offrir. Pourtant, la population a plus que doublé en deux ans, passant de 60 000 à près de 150 000 habitants, selon diverses estimations. Les nouveaux arrivants sont Syriens, civils et combattants. "C'est une ville stratégique, à proximité de deux postes frontaliers", explique Mulham al-Jundi, directeur de la branche turque de Watan, une ONG syrienne. "D'ici, il est facile de se rendre à Alep ou Idlib, ou d'en venir." A la fin de l'été, alors que les faubourgs de Damas, où une attaque chimique a fait plus de 1000 morts, concentrent toute l'attention des observateurs, l'armée d'Assad lance une vaste offensive dans les villes du nord de la Syrie. Conséquence: des dizaines de milliers de civils supplémentaires fuient pour passer en Turquie.
Ici, la guerre est partout. On la croise dans les yeux éteints d'un garçon loqueteux, errant pieds nus dans la ville, la main vaguement tendue. Elle est dans le silence de cette Syrienne, levée tôt, chaque mercredi, jour de marché, afin de vendre des paquets de cigarettes de contrebande qui permettront aux siens de manger trois ou quatre fois, jusqu'au mercredi suivant. La guerre, on l'entend aussi dans les allées boisées de ce parc, au sud de la ville, hantées par les rires de jeunes rebelles en fauteuil roulant, fauchés au sortir de l'adolescence. La guerre syrienne est aussi devenue une affaire turque. 
Au marché de Reyhanli, de nombreux réfugiés syriens vendent des produits de contrebande, notamment des cigarettes
Au marché de Reyhanli, de nombreux réfugiés syriens vendent des produits de contrebande, notamment des cigarettes
photo: G. Gunes
Les habitants de Reyhanli s'en souviennent chaque fois qu'ils passent devant l'un des deux cratères qui bordent la rue principale de la ville. Deux plaies béantes, pas encore cicatrisées, résultat d'un double attentat à la voiture piégée en mai dernier. Bilan officiel: 53 morts et une fulgurante fièvre anti-syrienne. Les enquêteurs privilégient la piste d'un groupuscule d'extrême-gauche turc manipulé par les services secrets de Damas. Des projets controversés de construction de clôtures frontalières sont régulièrement évoqués, et un mur est en train d'être érigé dans la province de Gaziantep. Mais comment empêcher les infiltrations quand la frontière est longue de 900 km?

Tensions avec les Turcs

Deux jardiniers, un costaud et un tanné, se disputent en buvant un thé brûlant dans un cabanon adossé à la mairie de Reyhanli:
"Que font des rebelles ici? Qu'ils aillent se battre! 
- Que dis-tu, Ahmet? Il faut aider nos frères syriens. Relis le Coran: 'Celui qui sauve la vie d'un homme, c'est comme s'il sauvait tous les hommes'.
- D'accord pour soigner les blessés. Mais sûrement pas pour accueillir tous les autres. Ils ont pris goût au confort et ils installent des commerces ici!"
Si le gouvernement d'Ankara soutient l'opposition syrienne - un convoi "humanitaire" chargé d'armes a été repéré avant d'entrer en Syrie le 1er janvier, causant l'embarras au sommet de l'Etat - la présence de combattants de ce côté de la frontière inquiète l'opinion. Pourtant, les Syriens ont toujours fait partie du paysage. En 1938, la France, détentrice d'un mandat sur la Syrie, autorise l'occupation militaire du sandjak d'Alexandrette par l'armée turque afin d'acheter sa neutralité en cas de conflit avec l'Allemagne. Un simulacre de référendum valide l'année suivante l'annexion de la province rebaptisée Hatay. Personne n'envisage alors de matérialiser la frontière. L'empire ottoman est mort depuis 20 ans, seulement, et des familles sont implantées là depuis des siècles. Lorsque la Syrie devient indépendante, en 1946, elle réclame le sandjak. La Turquie refuse et érige des barbelés. Propaganda, un film turc réalisé en 1999, montre l'absurdité de cette nouvelle frontière qui déchire des villages plus anciens que des Etats. De nombreux Turcs de Hatay ont des proches de l'autre côté.
Aujourd'hui, la Turquie accueille plus de 600 000 Syriens, dont les deux tiers vivent en dehors des camps de réfugiés. Des prix du loyer aux salaires dans le bâtiment et la restauration, ce bouleversement démographique n'épargne aucun aspect de la vie quotidienne des Turcs. "L'année dernière, mon loyer était de 300 livres (110 euros). Aujourd'hui, je paie 500 livres, déplore Adem, serveur dans une pâtisserie d'Antakya. Avec ça, les Syriens acceptent de travailler sans sécurité sociale. Ca fait une main d'oeuvre moins chère pour les patrons." Cette concurrence affecte tous les secteurs, jusqu'au plus inattendu. Le faubourg de Daphné, au sud de la ville, abritait, à l'époque romaine, un sanctuaire d'Apollon. Aujourd'hui, de nombreuses Syriennes désemparées s'y prostituent pour une misère. Au détriment de leurs consoeurs turques.
Il est minuit passé, le Restaurant de Damas est en train de fermer. Abou Hamza, l'émir d'Al-Nosra, s'est volatilisé. Sur le pas de la porte, Abou Aziz peste contre les humanitaires turcs, qui seraient plus généreux avec les femmes dévoilées. "Ca ne peut pas continuer comme ça!", tonne le chef salafiste. Des murmures d'approbation s'élèvent autour de lui. Un rideau s'écarte légèrement, au deuxième étage de l'immeuble d'en face, laissant entrevoir une paire d'yeux. "On devrait créer une association pour rassembler l'aide que reçoivent les familles du quartier et la redistribuer en fonction des besoins, poursuit Abou Aziz. Dieu nous en garde, mais vu comme la guerre est partie, on va rester ici très longtemps."

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orien...
 
 


19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

13/01/2014

Ite misa est ! Qu'a dit David Ben-Gourion ?

 
 
Sent: Friday, January 10, 2014 10:56 AM
 
Subject: Ite misa est !
 
Pas besoin d'un dessin... la quenelle a été inventée par les sionistes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 
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Par Daoud

David Ben-Gourion, le créateur de l'Etat d'Israel en 1948, fut l'un des leaders les plus importants du mouvement Sioniste du siècle dernier. Il a établi la capacité militaire juive (Haganah), et en 1948, il a créé l'Etat d'Israel et a lu sa déclaration.
De 1948 à 1963 (sauf pendant une courte période), il fut Premier Ministre et Ministre de la Défense.
J'ai rassemblé ci-dessous quelques citations de Ben-Gourion en espérant que cela nous aidera à comprendre ce qu'il pensait et ce qu'il croyait.

"Si j'étais un leader Arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l'a promis, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n'est pas le leur.
Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était ce leur faute ? Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient t-ils accepter cela ?
David Ben-Gourion (le 1er Premier Ministre israélien) : Cité par Nahum Goldmann dans "le Paradoxe Juif", page 121

 

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« La loi, dans un grand souci d'égalité, interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain »
« La justice est la sanction des injustices établies »

Anatole France
 
 

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Israël - 27 septembre 2005

Qu'a dit David Ben-Gourion ?  

David Ben-Gourion, le créateur de l'Etat d'Israël en 1948, fut l'un des leaders les plus importants du mouvement Sioniste du siècle dernier. Il a établi la capacité militaire juive (Haganah), et en 1948, il a créé l'Etat d'Israël et a lu sa déclaration.
De 1948 à  1963 (sauf pendant une courte période), il fut Premier Ministre et Ministre de la Défense.
J'ai rassemblé ci-dessous quelques citations de Ben-Gourion en espérant que cela nous aidera à comprendre ce qu'il pensait et ce qu'il croyait.

"Si j'étais un leader Arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l'a promis, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n'est pas le leur.
Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était ce leur faute ? Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient t-ils accepter cela ?
David Ben-Gourion (le 1er Premier Ministre israélien) : Cité par Nahum Goldmann dans "le Paradoxe Juif", page 121




"Ne nous cachons pas la vérité…. Politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur, parce qu’ils y habitent, alors que nous venons nous y installer et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays. Derrière le terrorisme (des Arabes) il y a un mouvement qui bien que primitif n'est pas dénué d'idéalisme et d'auto-sacrifice."
David Ben-Gourion : Cité page 91 du Triangle Fatidique de Chomsky qui est paru le livre de Simha Flapan "Le Sionisme et les Palestiniens" – page 141-2, citant un discours de 1938.





"Nous devons tout faire pour nous assurer qu'ils (les Palestiniens" ne reviendront jamais."
David Ben-Gourion, dans son journal, 18 Juillet 1948, cité dans le livre de Michael Bar Zohar : "Ben-Gourion : le Prophète Armé", Prentice-Hall, 1967, p. 157.



Ben Gourion prévenait également en 1948 : En assurant à ses copains Sionistes que les palestiniens ne reviendraient jamais dans leurs maisons : "Les vieux mourront et les jeunes oublieront."




"Nous devrions nous préparer à  lancer l’offensive. Notre but est d’écraser le Liban, la Transjordanie (Jordanie) et la Syrie. Le point faible c’est le Liban, car le régime musulman y est artificiel et il nous sera facile de le miner.
Nous y établirons un Etat chrétien, puis nous écraserons la Légion Arabe, nous éliminerons la Transjordanie (Jordanie); la Syrie tombera entre nos mains. Nous bombardons alors et avancerons pour prendre Port-Saïd, Alexandrie et le Sinaï." (50)
David Ben-Gourion, mai 1948, au Chef d'Etat-Major. De Ben-Gourion, une Biographie, par Michael Ben-Zohar, Delacorte, New York 1978.





"Si je savais qu'il était possible de sauver tous les enfants d'Allemagne en les emmenant en Angleterre, et seulement la moitié en les transférant sur la terre d'Israël, je choisirais la dernière solution parce que, devant nous, il n'y a pas que le nombre de ces enfants mais la calcul historique du peuple d'Israël."
Ben-Gourion (Cité pages 855-56 du Shabtai Teveth de Ben-Gurion dans une version légèrement différente).




"Il ne s'agit pas de maintenir un statu-quo. Nous devons créer un Etat dynamique, orienté vers l'expansion." - Ben Gourion



"Chaque écolier sait qu'il n'y a pas de chose de ce genre dans l'histoire en tant qu'arrangement final : pas en ce qui concerne le régime, pas en ce qui concerne des frontières, et pas en ce qui concerne des accords internationaux."
Ben Gourion, Journal de guerre, 12/03/1947 suite à l'acceptation par Israël du Plan de partition des Nations-Unies du 29 novembre 1947 (Simha Flapan, "Naissance d'Israël," p.13)




"Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnait. Allon a répété sa question : "Que doit-on faire avec la population palestinienne ?" ‘Ben-Gourion a agité la main dans un geste qui disait : "Conduisez-les dehors!"
Yitzhak Rabin, version censurée des Mémoires de Rabin, publiée dans le New York Times, 23 octobre 1979.





Partition : "Après la formation d'une grande armée à la suite de l'établissement de l'Etat, nous abolirons la partition et nous nous étendrons sur l'ensemble de la Palestine"
Ben Gourion, p.22 "La Naissance d'Israël, 1987" Simha Flapan.


"L'acceptation de la partition ne nous engage pas à  renoncer à  la Cisjordanie . On ne demande pas à  quelqu'un de renoncer à  sa vision. Nous accepterons un État dans les frontières fixées aujourd'hui -- mais les frontières des aspirations Sionistes sont les affaires des Juifs et aucun facteur externe ne pourra les limiter."
p.53, " La Naissance d'Israël, 1987" Simha Flapan





En octobre 1936, au cours de la réunion de l'exécutif de l'Agence Juive, plaidant pour une politique du transfert, Ben-Gourion a dit : "Nous ne sommes pas un Etat et la Grande-Bretagne ne le fera pas pour nous..." bien que "il n'y ait rien de mal dans l'idée."
Il a continué :


"s'il était permis de déplacer un Arabe de Galilée vers la Judée, pourquoi est-il impossible de déplacer un Arabe d' Hébron vers la TransJordanie (Jordanie), qui est bien plus proche ? Il y a de vastes étendues de terres là -bas et nous sommes surpeuplés....Même la Haute Commission est d'accord sur un transfert vers la Transjordanie (Jordanie) si nous dotons les paysans de terre et d'argent. Si la Commission Peel et le gouvernement de Londres acceptent, nous enlèverons de l'agenda le problème de la terre."

Les Arabes, affirmait Ben-Gourion, ne deviendront pas sans terre en raison de l'acquisition Sioniste de la terre; ils seront transférés en Transjordanie (Jordanie).

Le 29 octobre 1936, les 21 membres de l'exécutif de l'Agence Juive ont approuvé la proposition d'un transfert des fermiers Arabes déplacés vers laTransjordanie (Jordanie). Seuls deux des quatre membres Non-Sionistes ont choisi la dissidence.
Flapan, "Le Sionisme et les Palestiniens", citant les protocoles de la reunion de l'Exécutif, p. 261




Le 12 juillet 1937, Ben-Gourion écrit dans son journal :

"Le transfert forcé des Arabes des vallées de l'Etat Juif proposé pourrait nous donner quelque chose que nous n'avons jamais eue, même lorsque nous y étions nous-mêmes à l'époque du Premier et du Second Temple"
une Galilée affranchie de sa population Arabe

Ben-Gourion est allé jusqu'à  écrire : “Nous devons nous préparer à  le faire” le transfert (emphase dans l'original)


Le 27 Juillet 1937, Ben-Gourion écrivait dans une lettre à  son fils, Amos, âgé de 16 ans :

"Nous avons n'avons jamais voulu déposséder les Arabes [ mais ] parce que la Grande-Bretagne leur donne une partie du pays qui nous a été promis, il est juste que les Arabes de notre État soient transférés vers la partie Arabe"


Le 5 octobre 1937, Ben-Gourion écrivait dans une lettre à son fils, Amos, âgé de 16 ans :

"Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place.... Et, si nous devons utiliser la force -non pas pour déposséder les Arabes du Negev et de la Transjordanie, mais pour garantir notre propre droit à  nous installer dans ces lieux - puis nous avons la force à  notre disposition."

"il est très possible que les Arabes des pays voisins viendront les aider contre nous. Mais notre force sera supérieure à  la leur. Non seulement parce que nous serons mieux organisés et mieux équipés, mais parce que derrière nous, il y a une plus grande force encore, supérieure en quantité et en qualité... l'ensemble de la génération plus jeune des Juifs d'Europe et d'Amérique."
Ben-Gourion, Zichronot [Mémoires], Vol. 4, p.297-299, p. 330-331.
Voir également : Teveth, Ben-Gourion et les Palestiniens Arabes, p. 182-189




Ben-Gourion dans un discours au Comité Central de la Histadrut le 30 décembre 1947 :

Dans le secteur assigné à  l'Etat Juif, il n'y a pas plus de 520.000 juifs et environ 350.000 Non-Juifs, en grande partie des Arabes. Avec les Juifs de Jérusalem, la population totale de l'Etat Juif à  l'époque de son établissement sera d'environ un million, incluant presque 40% de Non-Juifs.
Une telle composition (de la population) ne fournit pas une base stable pour un Etat Juif. Ce fait (démographique) doit être vu dans toute sa clarté et avec finesse. Avec une telle composition de (population), il ne peut même pas y avoir de certitude absolue que le contrôle restera entre les mains de la majorité juive.... Il ne peut y avoir aucun Etat Juif stable et fort sans majorité juive d'au moins 60%.


Le 6 février 1948, pendant un Conseil du parti du Mapai, Ben-Gourion a répondu à  une remarque d'un membre de l'assistance que : "Nous n'y avons aucune terre" (dans les collines et les montagnes à  l'ouest de Jérusalem) en disant :

"La guerre nous donnera la terre. Les concepts de "n’ être" et de "pas à  nous" sont des concepts de paix, seulement, et en temps de guerre, ils perdent leur signification entière "
(Ben-Gourion, Journal intime De Guerre, Vol. 1, date d'entrée le 6 février 1948. p.211)


En s'adressant le jour suivant au Conseil du Mapai, Ben-Gourion a déclaré :

"Depuis votre entrée dans Jérusalem, par Lifta, Romema... il n'y a aucun Arabe. 100% de Juifs. Depuis que Jérusalem a été détruit par les Romains, elle n'a jamais été aussi si Juive. Dans beaucoup de quartiers Arabes de l'ouest, on ne voit pas un seul Arabe. Je ne suppose pas que cela changera... Ce qui s'est passé à Jérusalem... est susceptible de se produire dans beaucoup de régions du pays... dans les six, huit ou dix mois de la campagne, il y aura certainement de grands changements dans la composition de la population du pays."
(Ben-Gourion, Journal intime De Guerre, Vol. 1, date d'entrée le 7 Février 1948. p. 210-211)


Et deux mois plus tard, alors que Ben-Gourion parlait au Comité d'Actions Sionistes, le 6 avril, Ben-Gourion a déclaré :

"Nous ne pourrons pas gagner la guerre si, pendant la guerre, nous ne peuplons pas le pays de bas en haut, l'est et l'ouest de la Galilée, le Néguev et le secteur de Jérusalem....Je crois que la guerre apportera également dans son sillage un grand changement dans la répartition de la population Arabe."
[Ben-Gourion, Behilahem Yisrael, Tel Aviv, Mapai Press, 1952, pp. 86-87]




Ben-Gourion a écrit dans son journal intime le 12 juillet 1937 :

"Le transfert forcé des Arabes des vallées de l'État Juif prévu.... Nous devons coller à  cette conclusion de la même manière que nous avons saisi la Déclaration de Balfour, encore plus que ça, de la même manière que nous avons saisi le Sionisme lui-même."
(Ben-Gourion, Zichronot [Mémoires], Vol. 4, p. 299)

20:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |