23/12/2011

Alerte : Désinformation du CRIF + interview de Salah Hamouri + communiqué du MRAP l6

 
 
Sent: Wednesday, December 21, 2011 11:08 PM
 
Subject: Alerte : Désinformation du CRIF + interview de Salah Hamouri + communiqué du MRAP
 
COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN 
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Salah et Denise Hamouri - Photo publiée par LePoint.fr
 
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Alerte jaune !

 

Nous avons été bien inspirés, en écrivant dans le dernier communiqué publié saluant la libération de Salah, que désormais nous le mettions « sous la protection de son Comité de soutien et aussi de l’opinion publique

En effet, voici qu’aujourd’hui mardi, deux jours après sa libération, certains médias israéliens – aussitôt repris sans la moindre vérification par Richard Prasquier, le président du CRIF – affirment dans un « tam-tam » assourdissant que Salah aurait déclaré à des journalistes de l’agence Reuters que « Le rabbin Yossef Ovadia mérite la mort. »

 

Naturellement Salah n’a jamais dit ni pensé cela. Il a fait d’ailleurs une mise au point immédiatement en ce sens. Mais non seulement lui, mais les journalistes de l’agence « Reuters » qui l’ont interviewé, démentent aussi, enregistrement à l’appui, les propos attribués à Salah.

 

N’empêche : voici que la haine se répand immédiatement contre Salah et contre sa famille. Un site publie un pamphlet odieux où il est indiqué : « Denise Hamouri peu être fière d’avoir mis au monde un assassin. » Il continue en écrivant : « Pour bien des Israéliens c’est Hamouri qui mérite de mourir. » Et Richard Prasquier, une nouvelle fois, apporte de l’eau sale à ce moulin…

 

Nous en appelons donc aux autorités françaises car ces campagnes de haine sont dangereuses. Elles peuvent atteindre gravement à l’intégrité de Salah et de sa famille. Nous leur demandons formellement de prendre toutes les mesures qui s’imposent en pareilles circonstances. Nous demandons aussi solennellement à Richard Prasquier de démentir immédiatement et en personne les propos qu’il a repris à son compte et de s’excuser, sous peine d’encourir les rigueurs de la loi qui sont particulièrement nettes et fermes en matière d’incitation…

 

Salah est libéré mais ce n’est pas du goût de tous.

 

Contre ces fauteurs de haine et de troubles, sinon plus, restons unis et vigilants.

 

Le combat pour la vérité est de même nature que celui pour la liberté. C’est le combat pour la vie.

 

 

Paris, le 20 décembre 2011. 15h30

 


Le MRAP indigné par la campagne de haine à l'encontre de Salah Hamouri


Le MRAP est indigné par les graves accusations tenues à l'encontre de
Salah Hamouri à peine deux jours après sa libération par certains médias
israéliens et repris par Richard Pasquier, le Président du CRIF.

Ils accusent Salah Hamouri d'avoir déclaré à l'agence Reuters « Le
rabbin Yossef Ovadia mérite la mort ». Salah Hamouri, mais aussi les
journalistes de l’agence Reuters qui l’ont interviewé, démentent,
enregistrement à l’appui, de tels propos.

Cela n'empêche pas le discours haineux à l'encontre de Salah Hamouri et
de sa famille : «  Denise Hamouri peut être fière d’avoir mis au monde
un assassin ». Ou encore : « Pour bien des Israéliens c’est Hamouri qui
mérite de mourir. »

Ces propos ignobles sont une atteinte à la dignité de Salah Hamouri et
de sa famille. Le MRAP demande aux autorités françaises de prendre
toutes les mesures pour assurer la protection de Salah Hamouri,
ressortissant français.

Le comité de soutien à Salah Hamouri, dans un communiqué saluant sa
libération, déclarait que désormais Salah était « sous la protection de
son Comité de soutien et aussi de l’opinion publique.» Le MRAP soutient
cet appel à la vigilance de chacun et chacune.

Paris le 20 décembre 2011


 



En exclusivité pour Avant Garde, le jeune franco-palestinien tout juste sorti de prison revient sur son incarcération, son combat avec les prisonniers politiques palestiniens et celui de tout un peuple pour vivre dans la paix et la liberté.

envoyée spéciale

« Cette demande d’entrer aux Nations unies est une demande légitime, une demande qui doit être soutenue par tous les pays et surtout par la France. Nous, comme tous les peuples du monde, avons bien le droit de vivre en liberté, sans occupation et sans répression »

Quel est ton état d’esprit maintenant que tu es sorti de prison ? Quels sont tes projets pour les jours et années à venir ?

J’ai le sentiment de la liberté, c’est un sentiment extraordinaire. Je ne peux pas l’exprimer avec des mots parce que c’est vraiment une chose extraordinaire. J’ai beaucoup de choses à dire aux gens qui m’ont soutenu et aussi aux jeunes communistes qui étaient avec moi pendant cette détention. La liberté est je crois un droit pour chacun d’entre nous. A chaque personne privée de liberté, je lui souhaite de recevoir le soutien que j’ai reçu.

Mes projets pour les prochains jours, c’est de rester avec ma famille et mes amis. Je n’ai pas le droit de quitter la Palestine pendant les trois prochains mois. Après cette date, je vais essayer de venir en France pour rencontrer tous les gens qui étaient avec moi pendant cette détention.

Ensuite je reviendrai pour reprendre mes études en sciences politiques à l’université et chercher du travail. J’aimerais bien que ce travail se fasse avec les Français avec qui on a lutté ensemble.

Peux-tu nous parler des conditions de détention et des combats menés par les prisonniers ?

Les circonstances d’emprisonnement des prisonniers politiques sont appliquées par un gouvernement qui vise toute la vie Palestinienne et surtout les prisonniers. Ces dernières années, il y a eu beaucoup de restrictions sur les conditions de vie des prisonniers. Il nous était interdit de recevoir des livres pendant deux ans ou de suivre des études par correspondance. Beaucoup de prisonniers sont isolés mais il y aussi des jeunes et des enfants Palestiniens détenus dans les prisons qui ont une vie très difficile.

Alors suite à ces attaques contre nos conditions de vie, on a décidé, nous les prisonniers, de planifier une grève de la faim pour arrêter ces attaques contre nous, récupérer les droits qui nous ont été pris et surtout mettre fin à l’isolement des prisonniers politiques. Cette grève de la faim a duré 20 jours et on est arrivés à un accord avec l’administration de la prison qui a dit que cet accord serait appliqué pendant trois mois, mais pour le moment, rien n’est appliqué. Si l’administration n’applique ces accords, les prisonniers reprendront la grève de la faim.

Il y a également des restrictions sur les visites des familles. Normalement je recevais des visites tous les 15 jours, mais certains prisonniers de la Bande de Gaza n’ont pas reçu de visites depuis plus de 10 ans. Depuis 2006 (enlèvement de G.Shalit), aucune famille de la Bande de Gaza n’a pu visiter leur fils dans les prisons. Des prisonniers de Cisjordanie sont également privés de visites, toujours sous un prétexte sécuritaire alors que nos visites se déroulent derrière une vitre, avec un téléphone qu’ils écoutent. Ce n’est pas un moyen de domination sur les prisons mais c’est un moyen de destruction de la vie des prisonniers.

Quelle est ta vision de la situation politique en Palestine, notamment dans le contexte d’adhésion à l’ONU ?

Nous sommes un peuple sous occupation, un peuple qui a le droit à la résistance, et ces droits sont reconnus au niveau international : le retour des réfugiés, un état Palestinien sur les frontières du 4 juin 1967 sont des décisions prises par les Nations Unies et qu’Israël refuse toujours d’appliquer.

En ce qui concerne la politique Palestinienne, nos dirigeants doivent en finir avec cette division politique entre les deux grands partis Palestiniens – le Fatah et le Hamas – parce que cette division-là est un cadeau pour l’occupant, pour continuer à réprimer notre peuple. Cette réconciliation doit prendre place le plus vite possible et permettre de reconstruire l’OLP  - Organisation de Libération de la Palestine qui rassemble de nombreux partis palestiniens – sur des bases démocratiques pour qu’elle puisse contenir tous les partis palestiniens nationaux et islamistes et qu’elle reste ainsi le représentant du peuple Palestinien partout dans le monde. Nous devons arriver à un programme commun de tous les partis pour avancer vers notre but, pour la liberté, l’indépendance et le retour des réfugiés.

La demande de reconnaissance de la Palestine aux Nations Unies est la réponse directe à l’échec de la compromission d’Oslo. Personnellement, j’ai toujours appelé à arrêter les négociations qui offrent le minimum au peuple Palestinien, tellement l’équilibre des forces est en faveur de l’occupation. Cette demande d’entrer aux Nations unies est une demande légitime, une demande qui doit être soutenue par tous les pays et surtout par la France. Nous, comme tous les peuples du monde, avons bien le droit de vivre en liberté, sans occupation et sans répression.

Que les jeunes communistes de France continuent là bas, moi ici avec mes camarades, notre projet collectif, notre lutte commune pour notre but et leur but humain, pour la justice sociale et la liberté. Je veux les remercier, au nom des prisonniers palestiniens, au nom de ma famille et en mon nom pour l’immense soutien que j’ai reçu de leur part. Leur soutien pendant ma détention était le pont d’espoir qui m’a soutenu moralement et psychologiquement, qui m’a aidé à continuer cette lutte contre toutes les difficultés de la prison.

Entretien réalisé par Elsa Lefort

 

http://www.lavantgarde.org/salah-hamouri-la-liberte-cest-...

22:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

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