15/09/2011

BELGIQUE: à LIEGE et à CHARLEROI: Un chirurgien français à Gaza témoigne en Wallonie a4c1l6

 
Sent: Thursday, September 08, 2011 9:39 AM
Subject: Un chirurgien français à Gaza témoigne en Wallonie
 

CHRISTOPHE OBERLIN
chirurgien et prof' d'univ' à Paris : mais qu'est-ce que ce type va faire à Gaza ?

La Bande de Gaza est, presque en permanence, dans l'actualité médiatique. Pas de jour, pratiquement, sans que les média ne parlent de "tirs de roquettes" vers Israël et/ou de bombardements israéliens (invariablement qualifiés de "ripostes" ou de "représailles", tandis que les gazaouites, eux, n'ont évidemment aucun motif motif légitime d'en vouloir à qui que ce soit, puisque par définition ce sont les vilains terroristes...).

Et pourtant, sur les conditions réelles de vie de cette population d'un million et demi de personnes, entassée dans un territoire minuscule presque hermétiquement clos, on ne sait pratiquement rien.

Comment naître et grandir à Gaza ? Comment faire des études, à Gaza ? Comment se soigner à Gaza ? Comment élever des enfants à Gaza ? Comment fait-on fleurir le désert à Gaza ? (contre toute attente, des Arabes savent le faire !).

Et surtout comment survivre avec le bruit obsédant des F-16 et des drones israéliens, avec l'idée qu'une bombe peut tomber à chaque instant, avec les snipers israéliens qui tirent si on s'approche trop des frontières ? Et l'indifférence du monde qui se dit civilisé ?

Et quand on est professeur d'université à Paris, chirurgien spécialiste de la micro-chirurgie, de la chirurgie de la main, qu'est-ce qui peut bien vous pousser à aller régulièrement à Gaza, au prix de mille difficultés de tous ordres ?

C'est pourtant ce que fait Christophe OBERLIN depuis une dizaine d'années. Par la porte (israélienne) ou par la fenêtre (égyptienne), il faut qu'il entre (au besoin par un tunnel !) avec son équipe, pour soigner et pour former des médecins palestiniens aux meilleurs techniques.

En échange, ils peuvent lui expliquer comment pratiquer l'art de guérir presque sans moyens, et même comment rire à Gaza. Pourtant, "l'humour n'est pas une qualité très répandue au sein du Hamas", prétend Christophe OBERLIN.

Ces dix ans d'expériences humaines et professionnelles très variées, Christophe OBERLIN les a racontées dans un langage simple et direct, sans pathos ni langue de bois, dans son livre "CHRONIQUES DE GAZA", paru récemment (Editions Demi-Lune).

Il vient en Wallonie pour en parler et en débattre, à l'invitation de la "Plate-forme Charleroi-Palestine".
Il sera :

  • le vendredi 16 septembre à 20 h à l'Université de Liège (3 place Cockerill). * (plan ICI)
  • le samedi 17 septembre à 14h à la "Maison des 8 heures", place Charles II à Charleroi (plan ICI)
    (avec la participation d'élèves infirmièr(e)s de la Haute Ecole Provinciale Condorcet de Tournai qui ont effectué un stage dans un hôpital de Bethléem au cours de leur formation).

Renseignements : 0473-286 375 ou 071-946 913.
P.A.F. : 3 €
Page FaceBook de l'événement :
http://www.facebook.com/event.php?eid=211412858918590


* Cette rencontre est organisée en collaboration avec le Centre culturel arabe en Pays de Liège et l'A.B.P.-Liège

SOIREE DE SOUTIEN AU
TRIBUNAL RUSSELL SUR LA PALESTINE

Au mois de novembre aura lieu en Afrique du Sud une nouvelle session du "Tribunal Russell sur la Palestine", consacrée cette fois à la question :

ISRAEL, UN ETAT D'APARTHEID ?

Une soirée de soutien à cette initiative aura lieu le 24 septembre, de 18h30 à 23h30, au Théâtre Molière à Bruxelles (Galerie de la Porte de Namur, Square du Bastion 1 - 1050 Bruxelles) (plan ICI), avec la participation de Leïla Shahid, Gisèle HALIMI, Pierre Galand, Dirk Van Der Maelen, Serge Hustache,...
Concert de "Singing Palestine". Projection de vidéos,  petite restauration et vente aux enchères...

Plus d'infos sur : http://www.russelltribunalonpalestine.com/

 



affiche oberliin_a4.pdf

21:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

Safari en Libye ... l8l6

 
 
 
Les gangsters “libérateurs” “humanitaires” débarquent à Tripoli.
En réalité, leur place est à La Haye, devant le Tpi, pour crimes de guerre ...
RoRo
 
 
Pour Sarkozy, Kadhafi "est un danger", Cameron promet d'aider à le retrouver

      TRIPOLI, 15 sept 2011 (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi que Mouammar Kadhafi, en fuite depuis la prise de Tripoli, était "un danger" et qu'il y avait donc "un travail à terminer", le Premier ministre britannique David Cameron promettant d'aider à la traque du leader libyen déchu.

      Les deux dirigeants ont fait ces déclarations lors d'une visite éclair en Libye, sept mois après le début de la rébellion que leurs deux pays ont soutenue contre le régime de Mouammar Kadhafi, qui était au pouvoir depuis 1969.

      Qualifiée d'"historique" par des responsables français, cette visite est la première de dirigeants étrangers en Libye depuis la prise de la capitale le 23 août par les troupes du Conseil national de transition (CNT) libyen.

      "Kadhafi est un danger, il y a un travail à terminer" en Libye, a affirmé M. Sarkozy, lors d'une conférence de presse commune avec David Cameron et les deux principaux dirigeants du CNT, Moustapha Abdeljalil et Mahmoud Jibril. "L'engagement" de l'Otan en Libye "n'est pas terminé", a ajouté le chef de l'Etat français.

      De son côté, le Premier ministre britannique a promis d'aider à retrouver le dirigeant libyen déchu: "Nous devons poursuivre la mission de l'Otan jusqu'à ce que tous les civils soient protégés et jusqu'à ce que notre travail soit terminé". "Nous vous aiderons à trouver Kadhafi et à le présenter devant la justice", a-t-il ajouté.

      M. Cameron a expliqué que l'Otan, qui a pris le 31 mars la tête des opérations militaires en Libye, poursuivrait sa mission tant que des villes ou régions libyennes, notamment Syrte et plusieurs oasis du Sahara, resteront sous contrôle des pro-Kadhafi.

      "Nous continuerons la mission de l'Otan aussi longtemps que cela sera nécessaire sous le mandat de la résolution 1973 des Nations unies pour protéger les civils", a-t-il expliqué.

      "Ce travail n'est pas encore fini. Il y a encore des parties de la Libye sous le contrôle de Kadhafi", a-t-il rappelé. "Ceux qui pensent encore que Kadhafi a encore une place au gouvernement ou dans le pays doivent se défaire de cette idée. Il n'en a aucune. Il est temps pour lui de se rendre".

      Les troupes du CNT se sont approchées jeudi à une cinquantaine de kilomètres de Syrte ( 370 kilomètres à l'est de Tripoli), et des combats ont eu lieu avec celles restées loyales au colonel Kadhafi.

      M. Sarkozy a demandé qu'il n'y ait ni "vengeance" ni "règlements de comptes" en Libye et a appelé les pays ayant sur leur sol des Libyens recherchés à les livrer à la justice internationale.

      "Nous avons dit également au CNT que c'est aux Libyens de construire l'avenir, c'est pas à nous, c'est aux Libyens de choisir leurs dirigeants", a encore dit le chef de l'Etat français.

      Il a aussi souhaité que le CNT conserve son "unité", "le bien le plus précieux pour eux", et que "cette unité permette la période de transition, les prochaines élections et la prochaine Constitution".

      Au plan économique, un porte-parole du Premier ministre britannique a affirmé que la Grande-Bretagne allait débloquer "environ 600 millions de livres (688 millions d'euros) d'avoirs libyens qui étaient gelés par les résolutions des Nations unies".

      Quelque 12 milliards de livres (près de 14 milliards d'euros) en liquide et d'autres actifs (immobiliers, etc.) détenus par le régime du colonel Kadhafi avaient été gelés au Royaume Uni en février à la suite de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

      Nicolas Sarkozy et David Cameron ont visité pendant environ une heure un hôpital de la capitale libyenne où ils ont été accueillis dans la liesse et où ils ont parlé avec des blessés.

      Ils ont parcouru, dans une grande cohue, les couloirs de l'hôpital et sont entrés dans trois chambres, s'entretenant avec des blessés et des médecins.

      Dirigeants des deux pays en pointe dans l'intervention menée par l'Otan contre les troupes du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, MM. Sarkozy et Cameron étaient arrivés séparément peu après 10H30 (08H30 GMT) à l'aéroport de Tripoli.

      "Quand on est ici, on ne se demande pas pourquoi on vient", a dit à plusieurs reprises M. Sarkozy aux quelques journalistes qui l'accompagnaient.

      Comme on lui demandait si les slogans enthousiastes entendus sur son parcours ("one two three, viva Sarkozy !") lui faisaient plaisir, le chef de l'Etat a répondu: "ce n'est pas une question de plaisir, c'est extrêmement émouvant de voir les jeunes Arabes se tourner vers deux grands pays d'Occident pour leur dire merci. Ce qui prouve que l'affrontement entre l'Occident et l'Orient n'est pas du tout une fatalité".

      MM. Sarkozy et Cameron, accompagnés de leurs ministres des Affaires étrangères Alain Juppé et William Hague, avaient parcouru en hélicoptère le trajet entre l'aéroport et l'hôpital à Tripoli où de strictes mesures de sécurité avaient été adoptées pour leur visite.

      Les deux dirigeants devaient se rendre dans l'après-midi à Benghazi, siège du CNT et grande ville de l'est du pays d'où était partie la révolte contre Kadhafi à la mi-février.

      Entre-temps, la Russie a annoncé vouloir que le Conseil de sécurité de l'ONU mette fin à la zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Moscou , qui avait permis la mise en place de la zone d'exlusion en s'abstenant lors du vote en mars à l'ONU, a depuis vivement critiqué les forces occidentales, estimant qu'elles outrepassaient largement le mandat accordé par les Nations unies.

      Sur le terrain, les troupes pro-CNT ont essuyé des tirs nourris sur le route de Syrte où des centaines de pick-up surmontés d'armes lourdes se préparaient pour lancer une offensive sur ce bastion pro-Kadhafi d'où est originaire le dirigeant déchu, selon une journaliste de l'AFP.

      Dans son dernier message mercredi soir, le colonel Kadhafi a accusé l'Otan de "terrorisme et de destructions indescriptibles à Syrte", selon la chaîne Arraï basée en Syrie qui diffuse régulièrement ses messages.

      Son porte-parole Moussa Ibrahim a lui accusé sur la même chaîne les combattants du CNT d'"affamer des régions entières pour les obliger à se rendre", en allusion aux bastions pro-Kadhafi, citant en particulier Syrte et Bani Walid.


21:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

14/09/2011

Et la Palestine ? a4l6

 
 
From: Le Brasier
Sent: Sunday, September 11, 2011 12:30 AM
Subject: Et la Palestine ?
 
Et la Palestine ?


Agora
 
 
 
dimanche 11 septembre 2011, par Al Faraby
 
"Qu’est-ce que j’apprends !!!"
"tu vas me le dire"
"l’agora de l’Humanité organise une grande soirée consacrée au printemps des peuples arabes"
"oui et alors ?"
"il n’y a aucun Palestinien dans cette agora"
"peut-être que le printemps arabe s’arrête aux portes de la Palestine"
"oui mais y a un député israélien"
"normal, Israël et la Palestine sont deux Etats bien distincts"
"tu m’expliqueras quelles frontières le printemps arabe a pu emprunter pour passer en Israël et pas en Palestine"
"certainement en détournant tous les check-point"
"... !?"
 
Al Faraby
Dimanche, 11 septembre 2011
 
image
 
"L’agora de l’Humanité organise, vendredi 16 septembre, à partir de 19 heures, une grande soirée consacrée au printemps des peuples arabes. Avec Samir Amin, Hamma Hammami, secrétaire général du PCOT, Samar Yazbek, écrivaine syrienne exilée en France, Salha Ashtewi, présidente de l’Association du 17 février pour le soutien au peuple libyen, Massaoud Romdhani, syndicaliste, membre de la haute instance pour la transition (Tunisie), Alaa El Aswani, écrivain égyptien, Tarek Teguia, cinéaste algérien, Ahmed Ibrahim, secrétaire général d’Ettajdid (Tunisie), Sihem Bensedrine, journaliste (Tunisie), Abdallah El Harref, secrétaire général de la Voie démocratique (Maroc), Yasmina Mabrouk, du Mouvement du 20 février (Maroc), Sofiène Bel Haj, cyberdissident (Tunisie), Youcef Tlili, syndicaliste étudiant (Tunisie), Dov Khénine, député israélien, Hamel Bedjani, journaliste à Tunisie Afrique Presse, Jacques Fath, responsable international du PCF, Roland Muzeau, député PCF des Hauts-de-Seine… Soirée animée par Pierre Barbancey et Rosa Moussaoui, journalistes à l’Humanité"
 
Pour vous inscrire à notre liste de diffusion "Assawra"
faites la demande à l’adresse : inscription@assawra.info

09:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

10/09/2011

Sarkozy à Mustafa Abdul Jalil : l'Algérie dans un an, l'Iran dans trois ! l8l6

 
 
Les fauteurs de guerres de rapines colonialistes ...
RoRo
 
From: Le Brasier
Sent: Saturday, September 10, 2011 11:00 AM
Subject: Sarkozy à Mustafa Abdul Jalil : l'Algérie dans un an, l'Iran dans trois !
 
Sarkozy à Mustafa Abdul Jalil : l'Algérie dans un an, l'Iran dans trois !

Al manar

Dans un article publié sur notre site internet en langue arabe, intitulé « Sarkozy à Mustafa Abdul Jalil: l'Algérie dans un an, l'Iran dans trois », le journaliste Nidal Hamadé évoque les rôles respectifs des deux principaux alliés-acteurs des USA dans les événements au ProcheOrient (PO), à savoir la France et le Qatar !

Selon des sources françaises, citées par Nidal Hamadé sur une conversation qui a eu lieu enter le président français Nicolas Sarkozy et le Président du Conseil de transition de la Libye Mustafa Abdul Jalil, et ce à l'occasion de la visite de ce dernier en France, Sarkozy a affirmé à son hôte, qui se plaignait de lAlgérie : « patientez et vous verrez ce qui va se passer en Algérie dans un an et l'Iran dans trois ans ».

Des propos quoi prouvent bien que ce qui se passe au PO actuellement, surtout après la révolte des Jeunes de lEgypte, c'est-à-dite la chute du régime de Moubarak, est soumis à un agenda étranger à travers lesquelles les puissances occidentales « colonisatrices » veulent redessiner un PO à leur taille !

En effet, selon Nidal Hamadé, le timing des menaces françaises contre lIran et celui de la campagne virulente du Qatar contre la Syrie ne sont pas innocents !

Au contraire, non seulement, ils révèlent « lalliance secrète qui lie la France et le Qatar, dans le monde arabe sous le parrainage des Etats-Unis », mais en plus ils interviennent après « l'échec de la visite de l'Emir du Qatar (Hamad Bin Khalifa Al-Thani) à Téhéran, et dont le rôle de simple courtier pour le compte de Washington était de faire parvenir à Téhéran une demande américaine de couvrir le loccupation américaine en Irak en acceptant sa prolongation pendant encore deux ans », en échange les USA promettent d'ouvir des négociations sur tous les dossiers chauds de la région , y compris le dossier nucléaire» souligne Nidal Hamadé.

Or selon ce dernier , « la réponse de l'Iran à l'Emir du Qatar est la même que celle donnée aux Saoudiens à savoir que l'Iran ne couvrira pas la présence des forces américaines sur le territoire irakien , au contraire elle va défendre la position de ses alliés irakiens, en particulier le Premier ministre Nouri al-Maliki, qui exigent un retrait des forces américaines selon le délai fixé par la Convention américano-irakienne cest-à-dire lannée prochaine ».

Et donc , poursuit Nidal Hamadé : « Ce rejet de l'Iran a poussé la France et le Qatar, alliés immédiats des Etats-Unis dans les crises du monde arabe à commencer par la guerre déclenchée contre la Libye et les provocations contre la Syrie, à se départager les tâches : dun côté lémir du Qatar a lancé une virulente campagne contre la Syrie immédiatement après sa rencontre avec les responsables iraniens en concordance avec une campagne sans précédent menée par Al-Jazira qui a diffusé de fausses informations sur de prétendues manifestations monstres à Damas ! Informations démenties par la télévision syrienne qui pendant cinq heures a retransmis en direct des images des places de la capitale syrienne au même moment où al-Jazira et une autre chaîne satellitaire diffusaient leurs informations erronées ! »

Mais le Qatar ne sest pas arrêté là..

« Sa campagne contre la Syrie sest poursuivi au sein de la réunion de la Ligue arabe tenue au niveau des ministres des Affaires étrangères pour discuter le dossier syrien, et où le ministre des Affaires étrangères du Qatar (Hamad Bin Jassim)a exprimé des positions trop rigides contre la Syrie », selon Nidal Hamadé.

Pour ce qui est de la France, « le président Sarkozy s'est attaqué à lIran, au point de menacer la République islamique dIran de frappes contre ses sites nucléaires pacifiques » ajoute le journaliste !


A la lumière de ce qui a été dit, « il semble que la campagne ciblant seule Syrie risque fort de s'élargir pour inclure l'Iran et .. lAlgérie : la première à cause de son programme nucléaire et sa position sur la présence américaine en Irak sans oublier son soutien aux mouvements de résistance dans les mondes arabe et islamique ; et la deuxième pour sa position envers la Libye en y provoquant de l'instabilité pour renverser lactuel régime et assurer le retour de la France dans un pays riche en pétrole, en gaz et en uranium » souligne Nidal Hamadé!

« Sachant quil nest pas possible à quiconque de lancer une guerre préventive contre lIran ou la Syrie, ce qui laisse lAlgérie exposée à toutes les éventualités » conclut le journaliste !

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Observation de Djamal Benmerad :
La prédiction concernant l'Algérie n'est pas plausible. Les Etats-Unis n'ont aucune raison d'attaquer leurs vassaux, et l'Algérie est le vassal soumis des USA.


22:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

06/09/2011

Info CAPJPO-EuroPalestine du 5/9/2011 (ENGLISH TRANSLATION BELOW) l6

 
 
From: Olivia Zémor
Sent: Monday, September 05, 2011 11:19 PM
Subject: Info CAPJPO-EuroPalestine du 5/9/2011 (ENGLISH TRANSLATION BELOW)
 
Chères amies, chers amis,

Nous vous souhaitons une excellente rentrée à tous, y compris à ceux qui n'ont pas pas pris de vacances récemment. (Merci !: RoRo)

Comme vous avez pu le constater, l'été a été chaud à tous points de vue, mais la rentrée va l'être également.

La bande de Gaza a subi de nouveaux bombardements israéliens, qui ont causé une vingtaine de morts et de nombreux blessés, dont des enfants, tandis que la colonisation de la Cisjordanie se poursuit sans relâche, de même que les arrestations et emprisonnements de très nombreux Palestiniens
(voir par exemple sur notre site les exactions israéliennes contre le Théâtre de la Liberté à Jénine). (Donc, sans intervention “humanitaire” de l’ Otan d’Obama, Sarko, Cameron, Berlusconi,...: RoRo).

Les dirigeants israéliens ne veulent pas de paix, et font tout pour entretenir un climat de violences et de provocations, permettant de détourner l'attention du nettoyage ethnique qui s'accélère, de remettre en cause toute possibilité de réconciliation entre les différentes tendances politiques palestiniennes,
et de tenter de se soustraire aux mouvements sociaux qui se sont développés en Israël même.

Mais leur brutalité et leur impunité sont mises à l'épreuve.
Tout d'abord par la résistance populaire palestinienne qui n'a pas baissé les bras, et continue à multiplier les mobilisations contre le mur, les annexions de terre et l'impossibilité croissante de se rendre à Jérusalem Est.
Par la mobilisation du peuple égyptien, qui manifeste contre la collaboration israélo-égyptienne et fait savoir aux militaires encore en place après la chute de Moubarak, qu'il faut désormais compter avec la volonté populaire : pour mettre fin à un ordre social économique et social en Egypte même, mais aussi vis-à-vis du peuple palestinien martyr.
Par les annonces récentes de la Turquie qui a rompu les relations diplomatiques avec Israël après son refus de faire des excuses pour l'assassinat des 9 passagers du Mavi Marmara le 31 mai 2010
Par les initiatives de la société civile internationale contre le blocus de Gaza et contre celui de la Cisjordanie.

NOUS BRISERONS LES BLOCUS

Israël a réussi cet été à faire faire par des gouvernements européens une partie du "sale boulot". Le gouvernement grec a bloqué dans ses ports les bateaux de la Flottille pour Gaza.
Plusieurs compagnies aériennes européennes ont accepté de bloquer dans des aéroports européens des centaines de participants de la mission "Bienvenue en Palestine", avec l'aval du gouvernement français.
La plupart des gouvernements concernés, à commencer par le nôtre, n'ont pas élevé la moindre protestation contre l'arrestation et l'emprisonnement en Israël de 126 femmes, hommes et enfants, dont le seul tort était de vouloir rendre visite à des associations et familles palestiniennes et de le déclarer en toute franchise à l'aéroport de Tel Aviv.
Mais, ce faisant,  les uns et les autres ont perdu la bataille de l'image. Les médias du monde entier, y compris la plupart des médias israéliens, ont été choqués par cette atteinte à la liberté de circulation contre des personnes parfaitement non violentes, et par le fait que les Palestiniens, prisonniers sur leurs terres, ne puissent même pas avoir le droit de recevoir des visites. L'opinion publique mondiale a ainsi eu l'occasion de découvrir qu'un blocus était non seulement imposé aux Gazaouis, mais également à tous les autres Palestiniens interdits de visites.

Loin d'avoir "cassé" un élan de solidarité, les gardiens de camps ont renforcé la détermination de celles et ceux qui sont décidés à faire valoir les droits de l'Homme et le droit international.
Nous avons obligé les compagnies aériennes à rembourser les billets des passagers auxquelles elles avaient refusé l'embarquement, et de nombreuses plaintes ont été déposées pour l'ensemble des préjudices subis.
Et nous sommes bien décidés à continuer à dénoncer activement les pratiques illégales et arbitraires de l'occupant israélien concernant le droit ou pas d'accéder à des territoires qui ne lui appartiennent pas.

BDS MARQUE DES POINTS

La campagne de Boycott d'Israël s'amplifie dans le monde entier à tous les niveaux et avec succès ! Agrexco, la compagnie israélienne qui exporte les fruits et légumes de l'occupation est en liquidation judiciaire. Veolia vient de perdre de nouveaux contrats. Les artistes sont de plus en plus nombreux à renoncer à se rendre en Israël. Les actions dénonçant les crimes de guerre israéliens se multiplient sous de multiples formes. Ainsi, à Londres la semaine dernière, quelques dizaines de militants ont fait la "une" des médias britanniques en interrompant à plusieurs reprises l'Orchestre philharmonique d'Israël venu donner un concert dans une salle prestigieuse.

Et en France, le 8 juillet dernier, la 17ème Chambre correctionnelle du tribunal de Paris a renvoyé dans les cordes le gouvernement français et les associations du lobby israélien qui poursuivaient Olivia Zémor en justice pour avoir diffusé une vidéo d'une action de boycott dans un supermarché Carrefour. Les attendus de ce jugement rendus par un tribunal spécialisé dans le droit de la presse et tout ce qui touche à la liberté d'expression ont été très explicites sur notre droit absolu, en tant que citoyens, à appeler au boycott d'un pays ou de ses produits, quand notre conscience nous le dicte. Aucune incitation à la haine, ni antisémitisme dans ce genre de situation a conclu le tribunal en s'appuyant notamment sur l'histoire positive du boycott dans les luttes d'émancipation des peuples.

D'autres procès BDS sont prévus dans les prochaines semaines, dont un à Bobigny le jeudi 20 octobre, un autre à Mulhouse le 17 novembre. On ne connait pas encore la date concernant celui de Perpignan. Mais la mobilisation doit être au rendez-vous dans tous les cas.

ALERTE :  LA LDJ ORGANISE UNE "EXPEDITION" EN CISJORDANIE !

La LDJ annonce, sur son site, organiser du 19 au 25 septembre un déplacement en Cisjordanie pour aller agresser les Palestiniens. Ils écrivent : "Ce voyage est réservé aux militants ayant une expérience militaire : le but de cette expédition est de prêter main forte à nos frères face aux agressions des occupants palestiniens".

Et le gouvernement français qui a envoyé des CRS à Roissy pour gazer les citoyens français qui voulaient se rendre en Cisjordanie, n'a pas bronché face à cette véritable menace. Nous devons réagir et appelons l'ensemble des associations à se mobiliser. (http://www.europalestine.com/spip.php?article6431)

CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com


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ENGLISH TEXT (Translated by Jonathan DAITCH)

Dear Friends,

We wish everyone, including those who were unable to take a vacation, an excellent end of summer.

As you may have noted, this summer has been hot from all points of view, and September may be so.

The Gaza Strip was submitted to renewed Israeli bombardments, causing about 20 deaths and a number of wounded, including children, while the colonization of the West Bank continues without relief, along with the arrest and imprisonment of numbers of Palestinians.  (See on our website, among other pieces of news, the acts of violence against the Théâtre de la Liberté à Jenine.)

Israeli leaders do not want peace, and do all they can to maintain a climate of violence and provocation, in an attempt to turn our attention from the ethnic cleansing which continues at an accelerated pace, to put into question any possibility of reconciliation between the different Palestinian political tendencies, and even to hide from the social movements which are developing in Israel. But their brutality and their impunity are being put to the test.  First of all by the widespread Palestinian resistance which has not let up, and which continues to multiply the numbers of demonstrations against the wall, the land annexations, and the increasing difficulty, if not impossibility of entering Jerusalem.  Secondly, by the mobilization of the Egyptian people, who are demonstrating against the Israeli-Egyptian collaboration and who are letting the army officers who are still in place after the fall of Moubarak, that they will now have to take into account the will of the people.  Thirdly, by the recent Turkish announcement that it has cut back its diplomatic relations with Israel after her refusal to present excuses for the killing of 9 Turkish passengers on the Mavi Marmara on May 31, 2010.  And finally, by the initiatives of the international community against the blockade of the Gaza Strip and of the West Bank.

WE'LL BREAK THE SIEGES

This summer Israel succeeded in getting European governments to undertake some of the “dirty work.”  The Greek government blocked her ports to the boats of the Gaza Flotilla.  Several European airlines agreed to block, in European airports, hundred participants in the “Welcome to Palestine” mission, with the approval of the French government. Most of the concerned governments, beginning with our own, did not raise the least objection to the arrest and imprisonment in Israel of 126 men, women and children, whose only fault was to openly declare at the Tel Aviv airport their desire to visit Palestinian associations and families.

But in so doing those governments lost the image battle.  World-wide media, including most of those in Israel, were shocked by that denial of the freedom of circulation to perfectly non-violent people, and by the fact that Palestinians, prisoners on their own land, cannot even have the right to receive visitors.  World public opinion thus had the chance to discover that the blockade is not only directed against the Gaza Strip, but also against all Palestinians deprived of visits. Far from having broken a spirit of solidarity, the camp guards have reinforced the determination of those who have decided to assert Human Rights and international law.  We have obliged the international airlines to reimburse the tickets of those who were refused flights, and a number of complaints have been filed against the losses sustained.  And we have clearly decided to continue to actively denounce the illegal and arbitrary practices of the Israeli occupant concerning the right of access to lands that are not theirs.

BDS GROWING !

The affair is far from over, just like the Boycott Israel campaign, which continues to amplify throughout the world on all levels, and with success!  Agrexco, the Israeli company that exports the fruits and vegetables of the occupation, is in bankruptcy proceedings.  Veolia has lost new contracts.  More and more artists and entertainers are refusing to go to Israel.  Actions which denounce Israeli war crimes are increasing in original ways.  Thus, last week in London several dozen activists made the front pages of the British press by repeated interruptions of the performance of the Israeli Philharmonic Orchestra in a prestigious theater, the Royal Albert Hall.

And in France, last July 8, the 17th Chambre correctionnelle of the Paris Court knocked against the ropes the French government and the Israeli lobbyists who were pursuing Olivia Zémor in court for having shown a video of a boycott action  in a Carrefour supermarket.  The expected decision rendered by a court that is that , specially devoted to handle cases regarding the press and freedom of speech, were very explicit about our absolute right, as citizens, to call for a boycott of a country or its products, when our conscience calls us to do so.  The court concluded that there is neither incitement to hate nor any anti-Semitism in that type of situation, referring to the positive history of boycotts in the struggle for people’s emancipation.

Other BDS trials will take place in the coming weeks  (Bobigny on 20 october,  Mulhouse  17 november). And we need to show constant mobilization.

LDJ GOING TO THE WEST BANK TO AGRESS PALESTINIANS : LET'S PROTEST

HERE IS SOMETHING VERY SERIOUS : THE FRENCH JEWISH FASCISTS OF THE LDJ (JEWISH DEFENCE LEAGUE, KAHANA MOUVEMENT) ARE PUBLICLY RECRUITING PEOPLE WITH "MILITARY EXPERIENCE" TO GO TO THE WEST BANK FROM 19 TO 25 SEPTEMBER IN ORDER TO HELP THE SETTLERS TO AGRESS "PALESTINIAN OCCUPIERS" . THIS IS ON THEIR WEBSITE, AND THE FRENCH GOVERNEMENT (THAT BLOCKED NORMAL PASSENGERS WANTING TO FLY TO PALESTINE LAST JULY) TOLERATES THIS.

WE MUST PROTEST AGAINST THIS OUTRAGEOUS "TRIP" AND AGAINST THE FRENCH GOVERNMENT'S COMPLICITY. WE ARE ASKING EVERYONE TO REACT.

BEST WISHES,

CAPJPO-EUROPALESTINE
NEW : IF YOU GO TO OUR WEBSITE  http://WWW.EUROPALESTINE.COM YOU CAN GET AN ENGLISH, ITALIAN, SPANISH, GERMAN, ARABIC TRANSLATION WITH GOOGLE AUTOMATIC TRANSLATOR (WHICH HAS SIGNIFICANTLY IMPROVED)


11:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

05/09/2011

Lettre ouverte à Yves Leterme pour son voyage en Israël l6

From: Bienvenue en Palestine
Sent: Monday, September 05, 2011 7:53 PM
Subject: Lettre ouverte à Yves Leterme pour son voyage en Israël
 

Monsieur le Premier Ministre, Nous avons appris que vous vous apprêtiez à visiter Israël les 4 et 5 septembre. Des rencontres avec, entre autres, le Premier ministre israélien, Monsieur Benjamin Netanyahu et avec le président israélien, Monsieur Simon Peres, sont prévues au programme. Ceci nous semble une bonne occasion d'interpeller Monsieur Netanyahu à propos de notre groupe de 41 Belges qui, au début juillet, ont été détenus de manière illégale pendant trois jours dans les prisons d'Israël. À (...) – Belgique
 

5 septembre 2011

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Monsieur le Premier Ministre, Nous avons appris que vous vous apprêtiez à visiter Israël les 4 et 5 septembre. Des rencontres avec, entre autres, le Premier ministre israélien, Monsieur Benjamin Netanyahu et avec le président israélien, Monsieur Simon Peres, sont prévues au programme.

 
 
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Ceci nous semble une bonne occasion d’interpeller Monsieur Netanyahu à propos de notre groupe de 41 Belges qui, au début juillet, ont été détenus de manière illégale pendant trois jours dans les prisons d’Israël. À aucun moment, nous n’avions constitué un danger pour l’ordre public. Trois autres belges, qui devaient partir de la France n'ont pas pu prendre l'avion. Leurs noms figuraient sur une « liste noire » que les autorités israéliennes avaient livrée aux compagnies aériennes.
 
En tant que force occupante, Israël applique une politique par laquelle elle contrôle l’accès aux Territoires palestiniens, de même que la liberté de mouvement à l’intérieur de ces mêmes territoires. Les personnes qui voudraient visiter la Cisjordanie ne peuvent en principe atteindre les Territoires que par l’aéroport de Tel-Aviv (Ben Gourion) ou par la Jordanie (Allenby Bridge) et sont alors soumises à des interrogatoires. Israël se garde le droit de refuser aux visiteurs l’accès aux Territoires palestiniens et de les rapatrier vers leurs pays d’origine.
 
Pour les Palestiniens, la liberté de mouvement est fortement entravée à cause des nombreux check-points et du mur. En outre, ils reçoivent une carte de séjour pour la Cisjordanie, Gaza ou Jérusalem, avec laquelle ils ne peuvent en aucun cas se déplacer vers une autre région que celle qui leur a été autorisée.
Les premières victimes de cette politique sont bien entendu les Palestiniens eux-mêmes. Mais il va de soi que les limitations d’accès compliquent fortement le travail des ONG locales et que, de la sorte, la population palestinienne n’a pas accès aux matériaux d’aide essentiels.
 
Afin d’éviter toutes ces barrières, nombreux sont les voyageurs qui cachent la vraie destination de leur voyage. Lorsque nous avons atterri ce 8 juillet à l’aéroport Ben Gourion, nous ne voulions plus recourir à de telles pratiques et, lors de notre arrivée, nous avons donc déclaré vouloir voyager dans les Territoires palestiniens afin d’y visiter quelques projets d’ONG palestiniennes.
 
Nous avons dès lors été aussitôt privés de notre liberté. Nous avons été trainés d’interrogatoire en interrogatoire et, enfin, transférés vers des prisons israéliennes où nous avons passé trois jours. Cette détention était, pour diverses raisons, illégale et nombre de droits fondamentaux ont étés violés.
 
Aucun des détenus n’a reçu de décision mentionnant le motif de la détention. Même si la législation israélienne le prévoit, nous n’avons comparu devant aucun juge administratif pendant ces trois jours de détention.
 
Nos téléphones portables, appareils photos et médicaments ont été confisqués. Les personnes qui avaient besoin d’aide médicale ne pouvaient pas prendre leurs médicaments. Ceux-ci ne leur ont en effet été rendus que quelques jours plus tard. À la suite de quoi l’un des participants, le Dr Jan Cools, a craqué.
 
Personne ne pouvait prévenir sa famille ou ses amis (seul le consul de Belgique a pu transmettre de façon indirecte des informations générales aux familles). Ce n’est que deux jours plus tard que certains ont reçu la possibilité de passer un coup de fil, bien entendu en présence d’un militaire israélien.
 
La majorité d’entre nous n’ont pas eu la possibilité de voir un avocat.
Certains d’entre nous ont été traités avec une rare violence, pendant l’arrestation. Nous avons tous étés fortement intimidés par la présence massive d’agents de police et de militaires.
 
Après trois jours, lorsque nous avons été embarqués dans un avion à destination de la Belgique, on nous a informés que nous n’avions plus le droit d’entrer en Israël ni en Palestine pendant les dix prochaines années. À propos de cette mesure non plus, nous n’avons toujours pas reçu la moindre raison.
 
Jusqu'à ce jour, ni vous, ni Monsieur Van Ackere, votre ministre des Affaires étrangères, ne vous êtes prononcés sur ce qu’il nous est arrivé.
 
Votre visite auprès de Monsieur Netanyahu nous semble l’occasion idéale de lui en parler.
 
Nous vous prions de lui demander pourquoi l’accès à la Palestine nous a été refusé et comment il justifie, tant du point de vue du droit international que du droit Israélien, notre détention illégale.
 
Vous devez également exiger de sa part que nous recevions à nouveau la possibilité de visiter la Palestine. En effet, nous ne constituons en aucun cas une menace pour l’ordre public israélien.
Enfin, il nous semble pertinent que vous l’interpeliez sévèrement concernant les limitations d’accès aux Territoires palestinien et les restrictions à la liberté de mouvement à l’intérieur même de ces territoires, et que vous condamniez fortement la manière dont vos concitoyens ont étés traités par les autorités israéliennes.
 
Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir vous préoccuper du sort de vos propres concitoyens, mais également de celui des Palestiniens.
 

Avec toute notre considération,

Boudami Abdellah – Boumazzoughe Nadia – Bounir Yamina – Cools Jan – De Ly Myriam – Dreezen Jan – Dupire David – Hammouchi Nourdin - Moumni Hajar - Najar-Ghizzi Anne-Marie – Nardella Lucie - Saadoum Yousra - Julie Tieleman – Snad Assyia - Uariachi Nawal – Ural Ibrahim – Waroquiez Dominique , participants de la Délégation belge de la mission internationale « Bienvenue en Palestine ».


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20:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

03/09/2011

l6 : INFO-PALESTINE

 
 
Sent: Saturday, September 03, 2011 3:35 AM
 
Subject: Tr : INFO-PALESTINE
 



De : Charles espie <charlesespie@gmail.com>

Objet : INFO-PALESTINE

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MISE A JOUR : vendredi 2 septembre 2011 - 16h:50
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Réflexions sur l’avenir des mouvements de solidarité

mercredi 31 août 2011 - 06h:36
Ameer Makhoul

Réflexions sur l’avenir des mouvements de solidarité : la Flottille de la Liberté, sans prendre la mer, a porté au blocus de Gaza un coup qui conduira à sa désagrégation.
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Ameer Makhoul
Menée à une époque de mondialisation de la terreur d’Etat, l’entreprise officielle et internationale de sabotage de la Flottille de la Liberté constitue un moment- clef dans l’histoire du mouvement populaire mondial et de la solidarité entre les peuples. Cette action met à jour l’inquiétante étendue de la coopération et de la coordination que pratique un système répressif international engageant gouvernements, services de renseignements et unités opérationnelles de l’armée. Nous avons là affaire à un véritable cartel de la terreur officielle mis en place par les détenteurs du monopole de la répression- Etats et organisations internationales- dans le but d’étouffer les mouvements pacifiques de solidarité avec le peuple palestinien qui émergent un peu partout dans le monde afin de mettre fin au blocus de Gaza.
Nul doute que ces Etats partagent avec Israël ce crime commis contre le peuple palestinien et ses droits ainsi que contre les personnes qui lui sont solidaires. Mais en dépit de ces développements, une donnée essentielle émerge : alors même que se déployait sur les plans militaire, judiciaire et ouvertement terroriste l’opération de sabotage visant à empêcher les navires de prendre la mer, au début de juillet 2011, Gaza l’assiégée incontestablement gagnait en liberté. C’est le sentiment qui prévaut parmi nous, nous les combattants de la liberté détenus dans les prisons israéliennes, le sentiment que, grâce à Flottille et à la dynamique qu’elle a suscitée, la liberté est plus proche que jamais.
Ce qu’il faut retenir ici est l’influence et la force du mouvement populaire mondial de solidarité avec le peuple palestinien, en particulier le mouvement « Free Gaza » pour briser le blocus. C’est grâce à cette influence et à cette force toujours grandissantes qu’apparaît maintenant le visage véritable de ces Etats et régimes complices du terrorisme israélien. Que ces Etats et régimes soient désormais contraints de déployer au grand jour leur arsenal guerrier et répressif contre les mouvements solidaires du peuple palestinien est signe clair que le blocus de Gaza est plus fortement secoué que jamais depuis sa mise en place.
Nous devons noter que les parties- Etats et régimes, sans oublier le Secrétaire Général de l’ONU lui-même ! - qui ont exprimé leur hostilité à l’égard de la Flottille de la Liberté sont celles-là mêmes qui ont condamné les mouvements de masse des réfugiés lors de la commémoration de la Nakba, le 15 mai 2011, et de la Naksa, le 5 juin. Ces réfugiés qui manifestaient la volonté de retourner dans leur patrie - leur droit inaliénable et internationalement reconnu- ont été accusés par ces parties de provocation à l’égard d’Israël, ce régime fondé sur la conquête militaire, l’exode forcé et la purification ethnique ! Mais dans tout cela, ce qui apparaît nettement est l’aggravation, à un niveau jamais égalé auparavant, de la crise d’Israël, crise dont la lame de fond n’est autre que la question- qui ne cesse de prendre de l’ampleur au sein du mouvement populaire mondial- de la légitimité même d’Israël en tant que régime colonialiste et raciste.
 
Une évolution importante marque le présent élan de solidarité populaire mondiale avec le peuple palestinien et pour la consolidation du droit palestinien, c’est que désormais, de nombreux militants sont prêts à payer un prix très élevé pour leur engagement et à affronter les dangers que comporte l’affrontement avec Israël et ses complices parmi les Etats et régimes. Malgré ces dangers, cet élan populaire international ne cesse de s’étendre et de gagner en détermination, acculant Israël et lui arrachant chaque jour un lambeau de la légitimité dont il se pare.
Cette solidarité, digne de la plus haute estime, est mouvement des peuples, mouvements populaires de toutes les parties du monde qui considèrent que dans le combat inégal entre l’oppresseur et l’opprimé, leur place est d’être, de façon active et concrète aux côtés de ce dernier, aux côtés des victimes de la conquête militaire, de la répression, des détentions de masse et du racisme. Ce que l’attaque israélienne contre la Flottille nous donne à voir de façon plus flagrante que jamais est que les gouvernements complices n’hésitent pas à employer leur influence politique et diplomatique, leurs services de renseignements, leurs appareils judiciaires ainsi que leurs unités militaires spéciales afin d’accroître l’inégalité du rapport de force au profit d’Israël et au détriment des droits du peuple palestinien et des mouvements qui le soutiennent.
Que ce système mondial de terreur officielle s’affiche ouvertement en assignant un rôle précis à chacune des forces, Etats et gouvernements, qui le composent signifie que dans cette vision, les peuples ne comptent plus et que seuls comptent les structures internationales dominantes d’intérêts et les pouvoirs en place.
 
L’Union Européenne s’est employée à discréditer la Flottille de la Liberté et à s’attaquer à sa légitimité mais il faut dire, et il n’y a rien d’étonnant à cela, que l’administration américaine l’avait précédée dans cette basse manoeuvre. Le pire, cependant devait venir de la Grande-Bretagne qui a pris la décision politique d’arrêter Cheikh Raed Salah, l’un des plus grands dirigeants du peuple palestinien et dirigeant du mouvement mondial contre le blocus de Gaza. La campagne de calomnies qui a accompagné son arrestation, qui n’est rien d’autre que reprise grossière de la propagande israélienne dirigée contre cet homme et ce qu’il représente, montre l’étendue de la compromission - voire de la soumission - de ces milieux au gouvernement israélien et au lobby sioniste
En arrêtant le Cheikh Raed Salah, la Grande Bretagne a offert à Israël la possibilité de pervertir et de détourner à son profit un des moyens d’action de la société civile mondiale et, pour ce pays ci, le recours aux tribunaux britanniques pour poursuivre et arrêter les criminels de guerre israéliens, généraux et personnalités politiques. Pour rappel, quand, il y a quelques années, le Centre Palestinien des Droits de l’Homme, dans une action menée avec des parties solidaires britanniques, obtint de ces tribunaux un arrêt ordonnant l’arrestation du général Doron Almog pour sa responsabilité dans l’assassinat du martyr Salah Shehade et de treize membres de sa famille à Gaza, les autorités britanniques distillèrent l’information à l’ambassade israélienne et à Doron Among lui-même, ce qui permit à celui-ci de fuir le territoire britannique et d’échapper à la justice de ce pays.
Ainsi, le recours à la justice qui était pour les victimes de l’occupation, du racisme et du colonialisme un lieu où leurs droits pouvaient être entendus est devenu pour les occupants et les criminels de guerre moyen de pousser encore plus loin l’oppression de ces mêmes victimes et cela, en utilisant non seulement leurs lois mais aussi celles qui ont cours dans les pays dont les gouvernements sont complices des crimes israéliens.
 
La Grèce, qui est liée à Israël par un système de coopération militaire et sécuritaire en plein développement incluant des manœuvres conjointes, a engagé une opération militaire utilisant ses forces spéciales dont les commandos navals pour immobiliser la Flotte, y compris en recourant aux explosifs pour détruire les moteurs des navires. Dans le même temps, elle ne s’est pas privée d’actionner ses appareils judiciaires afin de donner un semblant de légalité à son recours à la force militaire brute pour empêcher la Flottille de prendre la mer pour Gaza. A la gloire de cette force militaire hautement louée par Israël, le blocage des navires au port, le sabotage de leurs moteurs et l’opération d’arraisonnement en pleine mer suivie d’un retour forcé au port.
Par ailleurs, Chypre a annoncé sa décision d’interdire aux navires de la Flottille de mouiller dans ses eaux territoriales alors que la Turquie a fait preuve d’une attitude moins qu’honorable. On sait que les explosions qui ont touché un des navires de la Flottille ont eu lieu dans ses eaux territoriales mais il y a pire que cela : elle a interdit au Mavi Marmara, ce symbole de la solidarité avec Gaza qui porte encore les traces de la sanglante attaque israélienne, de rejoindre la Flottille de la Liberté.
Encore une fois, nous constatons la pitoyable veulerie de la position officielle palestinienne, celle de l’ Autorité Palestinienne et de l’ OLP lesquelles, face à ce crime commis par Israël et de nombreux autres Etats, n’ont pas trouvé mieux que de se dérober à leur rôle de partie essentielle dans le conflit avec Israël pour assumer celui de « partie tierce ». Il faut aussi noter que durant ces évènements, la coopération sécuritaire de l’Autorité Palestinienne avec Israël ne s’est pas relâchée ni même été mise en question un seul instant.
 
Nous avouons que nous attendions plus de l’Egypte révolutionnaire. Cet Etat à vocation de puissance régionale avait la possibilité d’offrir, à la Flottille de la Liberté, accueil dans ses ports et protection lors de son départ vers Gaza, car son littoral et ses eaux territoriales sont plus proches de Gaza que ne l’est cette dernière d’Israël. L’Egypte s’est abstenue d’offrir à la Flotte un tel soutien, car avec son régime actuel, elle accepte encore de subir ce siège mis en place autour d’elle et autour de la Palestine par les accords de Camp David). Nous devons reconnaître que l’Egypte révolutionnaire a ré-ouvert le passage de Rafah, un pas extrêmement important mais nous pensons que quand on est capable d’ouvrir Rafah, on est également capable de protéger la Flottille de la Liberté.
L’ouverture du passage de Rafah est chose extrêmement positive mais elle ne met pas fin au blocus ni ne suffit à le briser. Nous devons aussi noter que l’Egypte, l’Autorité Palestinienne et la Jordanie poursuivent toujours leur coordination sécuritaire avec Israël et cela est extrêmement dangereux, car en fin de compte, ceux qui sont encerclés, ce sont le peuple palestinien, les peuples arabes et la souveraineté arabe, spécialement celle de l’Egypte.
 
Tous ces évènements nous apprennent malheureusement que les révolutions arabes ont encore du mal à traduire leur élan sur le plan des responsabilités régionales. Que l’Union Européenne, la Grèce , la Grande Bretagne ou encore Chypre manifestent de façon aussi insolente et brutale leur hostilité à l’égard de la Flottille de la Liberté, à l’égard du mouvement contre le blocus imposé à notre peuple n’est que la conséquence de ce déficit au plan régional. Il est vital que les forces populaires et politiques, précisément celles de l’Egypte, prennent conscience de ce déficit.
Israël que nous connaissons bien, s’était préparé à perpétrer une boucherie contre les membres du mouvement de solidarité en lançant une campagne haineuse appelant à verser leur sang, en répandant des mensonges éhontés sur eux et ce qu’ils sont, sur leurs intention et sur la nature des biens qu’ils transportaient. En dépit de la grossièreté de ces mensonges, mensonges dont sont conscients même leurs journalistes les plus connus, les médias aux ordres d’Israël ont continué à les diffuser comme s’ils étaient détenteurs d’un dossier de « preuves »- un dossier qui n’existe pas.
Il est clair que les peuples et les mouvements solidaires du peuple palestinien, très nombreux dans le monde, ne se soucient que très peu de l’impact des médias israéliens mais nous devons reconnaître qu’Israël a bien retenu le sens des signaux qu’elle a reçus après son attaque sanglante contre la Flottille de la Liberté en juin 2010 : désormais, elle redoublera d’actions criminelles. Et cette fois-ci, comme l’action de sabotage de la flottille a été essentiellement commise par des Européens, des Grecs, des Chypriotes, des Américains etc., elle n’est que tentative de blanchiment du crime qui, dans le cas où elle est couronnée de succès selon les critères de ceux qui l’ont perpétrée, ne manquera pas de se répéter à l’avenir.
Pour résumer, nous énumèrerons quelques points qui méritent spécialement d’être soulignés.
 
Premièrement : le dévoilement au grand jour de la nature de l’ordre mondial officiel lequel opère son passage du terrorisme pratiqué par un seul Etat à un terrorisme qui est le fait d’un système engageant plusieurs Etats dans une organisation et une coordination inédites. Nous pouvons dire que cet ordre mondial a désormais adopté le terrorisme -incluant, sans se limiter à cela, l’usage de l’institution militaire - comme moyen de lutte contre les mouvements populaires de solidarité qui agissent dans le cadre de la légalité internationale et des Droits de l’Homme.
Deuxièmement : l’importance cruciale de l’extension des mouvements de solidarité , importance dont la prise en compte doit se traduire, dans l’action militante palestinienne, par plus d’échanges et de coordination avec ces mouvements. Ceux-ci, en effet, constituent pour notre peuple et sa cause une véritable ligne de défense mondiale. Dans ce contexte, une campagne mondiale s’appuyant sur les lois et conventions internationales pertinentes doit se faire afin d’assurer la protection de ces mouvements car leur combat vise la promotion des Droits de l’Homme et les Droits des Peuples.
Troisièmement : la nécessité d’œuvrer en vue de redonner à la cause palestinienne la place qui lui revient dans les révolutions arabes et, en particulier, en Egypte. Dans ce contexte, il faut agir en vue de promouvoir des mécanismes permettant à l’opinion arabe d’être plus réactive et dans le même temps plus présente en tant que force face aux évènements mondiaux.
Quatrièmement : l’exigence que cesse de façon définitive la coordination sécuritaire de l’Egypte, de la Jordanie et de l’Autorité Palestinienne avec Israël, exigence qui va doit s’accompagner d’une pression sur le régime égyptien afin qu’il se libère des accords de Camp David, ces accords qui ont gommé la dimension arabe de l’Egypte et exclu celle-ci de la confrontation avec Israël.
Cinquièmement : la préparation de la prochaine Flotte de la Liberté, préparation qui doit bénéficier des enseignements tirés l’expérience de la dernière Flotte, parmi lesquels la nécessité de démanteler le cordon sécuritaire que s’est donné Israël grâce aux Etats hostiles mentionnés plus haut.
Nous avons dans ces évènement des leçons précieuses mais la grande vérité qui émerge est que la Flottille de la Liberté est arrivée à Gaza sans même quitter les quais et que Gaza, comme toute la Palestine, a trouvé son chemin vers le cœur des peuples du monde, Là est le meilleur fruit de la lutte de notre peuple et de ses amis dans le monde.
* Ameer Makhoul est prisonnier politique dans l’Etat d’Israël. Responsable associatif et politique, il a été arrêté le 6 mai 2010, suite à une descente nocturne à son domicile familial, à Haïfa, opérée par divers services sécuritaires israéliens. Condamné à 9 ans de prison ferme, suite à des « aveux » arrachés par la torture physique et morale, Ameer n’a cessé de proclamer que son arrestation et détention sont politiques et visent à décapiter la direction politique et civile des Palestiniens de 48.
 
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5 juillet 2011 - Traduction de l’arabe : Najib Aloui

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11:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

l6l8 : RACISME EN LIBYE

 
 
 
From: FISCHER BERNARD
Sent: Friday, September 02, 2011 10:05 PM
 
Subject: RACISME EN LIBYE
 



Le calvaire des africains noirs de Tripoli, brutalisés par les révolutionnaires (révolutionnaires ou contre-révolutionnaires ??? RoRo) libyens

Le Monde | 02.09.11 | 11h46  •  Mis à jour le 02.09.11 | 11h47

Comme les vieux rafiots qui rouillent à quai, ils ont échoué là, dans cette crique abandonnée. Le petit port de Sayad, à vingt cinq kilomètres à l'ouest de Tripoli, est devenu le refuge de plusieurs centaines d'Africains fuyant les exactions et les arrestations arbitraires dans la nouvelle Libye libre. Huit cents hommes et quelques femmes. Certains sont là depuis deux mois, d'autres sont arrivés la veille, mercredi 31 août.

Mike et Harrison, deux Nigérians de respectivement 19 et 20 ans, ont tout fait ensemble : l'arrivée en Libye, il y a deux ans, l'embauche chez un installateur de télévision par câble à deux cent dinars (cent vingt euros) par mois, et maintenant la fuite. "Avant la révolution, les Libyens étaient déjà arrogants avec nous, raconte Mike. Parfois, ils ne nous payaient pas.. Mais depuis février, tout est difficile. Les propriétaires ont commencé à nous chasser en disant que nous étions des mercenaires de Kadhafi. Des jeunes nous attaquaient pour nous voler."

Les deux compères ont déménagé pour Abou Salim, un quartier jouxtant Bab Al-Aziziya, le grand complexe occupé par Mouammar Kadhafi, et réputé abriter des tribus qui lui étaient acquises ainsi que des combattants de ses milices. "Un jour, on nous a dit de partir, enchaîne Harrison. Nous sommes venus ici." Le lieu est une ancienne garnison italienne, devenue une base militaire navale comme en témoigne une grande structure de béton qui devait être futuriste au moment de sa construction. Après son bombardement par l'aviation américaine en 1986, l'endroit a été abandonné. Des pêcheurs s'en servent, ainsi que des trafiquants de clandestins, manifestement avec la bénédiction des autorités. Les bateaux de pêche, dont nombre sont en cale sèche, ne semblent même plus en état de naviguer jusqu'aux îles de Lampedusa (Italie) ou de Malte, situées en face de la Libye. "De toute façon, personne ne sait les conduire ici", déplore Harrison, qui a élu domicile, avec une vingtaine d'autres, sous la coque d'un navire.

« Là, c’est devenu la panique »

Au fil des semaines et via le bouche-à-oreille, le flux des arrivées à Sayad de ceux pris au piège d'une guerre de plus en plus proche n'a cessé de grossir. Puis les rebelles ont pris Tripoli. "Là, c'est devenu la panique, témoigne Modibo, un Malien. Les Africains comme nous se font prendre aux barrages." Kizita Okosun, originaire de Benin-City (Nigeria), lui, a été arrêté à la maison. "Quelqu'un du quartier à dû me dénoncer. Ils ont volé mes biens et si ma propriétaire n'avait pas été là, je serais mort à l'heure qu'il est."

Il a été conduit dans un centre de détention provisoire. "Nous étions cinquante neuf Africains de toutes les nationalités dans la même cellule, sans eau, sans toilettes, sans matelas. On nous donnait à manger et à boire une fois par jour. Il y a un Malien blessé qui disait qu'il préférait mourir que rester là. Mais ils ne l'ont jamais amené à l'hôpital. Certains gardiens nous battaient, d'autres pas. Jamais ils ne nous ont interrogés." Kizita doit son salut à un Libyen d'origine américaine, revenu au pays pour combattre le colonel Kadhafi et ému par son sort. "Au bout d'une semaine, il a ouvert la porte et m'a dit : “Toi, suis moi!” Il m'a amené jusqu'ici en voiture. Dieu m'a sauvé, mais les autres sont toujours là-bas. Que vont-ils devenir?"

Et que vont devenir les réfugiés de Sayad ? Ils tuent le temps et l'angoisse dans des parties de foot, qui dégénèrent parfois en pugilat, ou entonnent des cantiques. L'argent et les vivres commencent à manquer. Médecins sans frontières, qui a découvert le campement improvisé le 27 août, effectue des visites journalières pour prodiguer des soins de base. Une réserve d'eau potable de mille cinq cent litres était en cours d'installation jeudi après-midi. "Mais ce qu'il faut, c'est une protection et une solution pour ces gens-là", souligne François Dumont, de MSF. D'après lui, un autre campement de ce type, plus petit, se trouve dans des fermes au sud de Tripoli.

"Le jour de l'attaque de Tripoli, les rebelles sont arrivés ici, ils nous ont fait asseoir cinq heures sous le soleil, se souvient Mike. Puis ils sont partis sans rien dire." Les réfugiés africains de Sayad se plaignent d'être régulièrement intimidés par des jeunes du coin, qui viennent tirer en l'air la nuit ou les rançonner de leurs maigres effets. Des jeunes Libyens passent en voiture à vive allure, mais refusent de répondre aux questions des journalistes.

Les thuwar (combattants rebelles) assurent que le Guide libyen était essentiellement défendu par des mourtazaka (mercenaires). Les Africains rencontrés à Sayad jurent qu'ils ne connaissent aucun mercenaire. La réalité, selon plusieurs sources concordantes, se situe autour d'un tiers de mercenaires africains – essentiellement des Tchadiens, des Soudanais et des Touaregs du Niger et du Mali – dans les forces kadhafistes. A Tripoli, des mercenaires se cacheraient dans des appartements, certains d'entre eux grièvement blessés mais trop terrorisés pour se rendre dans les hôpitaux, où ils craignent d'être livrés à la justice expéditive des rebelles. Les rumeurs d'exactions et d'arbitraire, ainsi que les conditions de détention des Africains alarment de plus en plus les organisations des droits de l'homme.

Interrogé à ce sujet, Oussama Al-Abed Al-Abed, vice-président du conseil municipal autoproclamé de Tripoli, assurait jeudi : "Il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Ces gens seront jugés tout ce qu'il y a de plus légalement. Mais à l'avenir, les immigrés devront avoir des papiers. L'ancien régime laissait venir n'importe qui et ce n'est pas acceptable." Mais dans la rue, le ton est plus agressif : "Kadhafi a dilapidé tout notre argent auprès des Noirs", se plaignent nombre de Libyens.

Tous les Africains de Tripoli ne sont pas inquiétés. Certains d'entre eux, connus dans leur quartier, sont protégés par leurs voisins. Mais il arrive aussi que des Libyens noirs soient arrêtés dans ces rafles. Mercredi soir, une vingtaine de femmes gorane et toubou – deux ethnies africaines du Sud libyen, à la frontière tchadienne – campaient devant le complexe sportif de Bab Al-Bahr, où croupissent deux cent dix mercenaires présumés. Elles réclament la libération d'un mari, d'un frère ou d'un fils, tous arrêtés, selon leurs récits, durant la nuit. Elles assurent qu'ils n'étaient pas des miliciens et que les révolutionnaires venus les arrêter en ont profité pour les voler et les battre. Un homme, la barbe fine et les épaules étroites, sort du bâtiment et leur intime l'ordre de se taire : "Vous n'avez pas le droit de ternir la révolution. Ce sont des mensonges." Un instant interdites, elles se ressaisissent : "Alors, c'est ça, la liberté ?"

11:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |