26/06/2011

EN ROUTE POUR SAUVER GAZA: flottille pour Gaza II, embarquement imminent

 


De : jean-marie dansette [mailto:jmdansette@...]
Envoyé : dimanche 26 juin 2011 15:26
Objet : Fwd: [Assawra] Flottille pour Gaza II, embarquement imminent

 

Flottille pour Gaza II, embarquement imminent

26 juin 2011

 

Un an après l'arraisonnement meurtrier d'un premier convoi humanitaire au large d'Israël, une nouvelle flottille internationale s'apprête à faire route vers Gaza pour tenter de briser le blocus imposé à l'enclave palestinienne. Contrairement à l'année précédente, deux bateaux français participent à l'opération.

Le premier de ces navires, le "Louise Michel", se trouve actuellement en Grèce. Le second, le "Dignité-Al Karama" a appareillé ce matin (samedi 25 juin 2011) de l'Île-Rousse, en Corse.

(...)

 

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Flottille pour Gaza II, embarquement imminent

dimanche 26 juin 2011, par Elise Barthet

Un an après l'arraisonnement meurtrier d'un premier convoi humanitaire au large d'Israël, une nouvelle flottille internationale s'apprête à faire route vers Gaza pour tenter de briser le blocus imposé à l'enclave palestinienne. Contrairement à l'année précédente, deux bateaux français participent à l'opération.
Le premier de ces navires, le "Louise Michel", se trouve actuellement en Grèce. Le second, le "Dignité-Al Karama" a appareillé ce matin (25 juin 2011) de l'Île-Rousse, en Corse.
Ce projet, baptisé "Un bateau français pour Gaza", n'aurait pu se concrétiser sans les 600 000 euros de fonds collectés au cours de la campagne lancée en octobre sous l'impulsion conjuguée de la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine et du Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.
Près de 70 organisations (associations, partis politiques et syndicats) ont pris part à la mobilisation. De Lille à Marseille en passant par Strasbourg, Toulouse ou Alençon, militants et conférenciers ont sillonné le pays. Trois semaines de tournée en février. "Ça a été un vrai succès", témoigne Julien Rivoire, membre du Nouveau Parti anticapitaliste et du comité de coordination de la campagne. "On arrivait sur les marchés en camion avec une sono, des banderoles, des tracts et une tirelire. A Toulouse, au Mirail, on a récolté 600 euros en deux heures. C'était pendant les révolutions tunisienne et égyptienne. Il y avait un climat particulier, les gens se disaient 'c'est possible de faire changer les choses'".
 
Effet boule de neige
Porté par cet élan, la mobilisation fait boule de neige, dépassant rapidement les cercles militants traditionnels. Manifestations, expositions, projections de film ou lâcher symbolique de bateaux en papier... Ce sont finalement plus de 1 500 événements qui sont organisés à travers la France. Les dons affluent. "On était loin d'imaginer que le mouvement prendrait une telle ampleur", se félicite Maxime Guimberteau, chargée de la communication d'"Un bateau français pour Gaza".
"J'ai l'impression que cette campagne a réveillé les gens. Une vraie ferveur s'est substituée au fatalisme qui avait gagné beaucoup d'anciens militants engagés dans le mouvement pro-palestinien", observe Alain Bosc, membre de la Cimade et du comité de coordination d'"Un bateau pour Gaza". Très relayée au sein des associations, l'initiative a également été accueillie avec enthousiasme dans les quartiers populaires et notamment "auprès des familles françaises d'origine arabe, sensibles à la question palestinienne et au sort des habitants de la bande de Gaza".
 
90 % de dons de particuliers
De nombreuses structures chrétiennes comme le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre Solidaire) ou les Chrétiens de la Méditerranée ont également mobilisé leurs réseaux. Un appel, lancé notamment à l'initiative de l'archevêque de Sens-Auxerre et des évêques de Troyes et de La Rochelle, a été envoyé dans tous les diocèses, pour encourager les fidèles "à faire une place particulière dans leur prière personnelle et en communauté pour que la deuxième flottille de la liberté puisse atteindre ses objectifs au service de la paix".
Résultat : sur l'ensemble des 600 000 euros collectés, 90 % des dons viennent de particuliers. D'après les organisateurs, "la plupart des gens ont participé à hauteur de 5, 10 ou 50 euros". S'y ajoutent les contributions des organisations signataires, les subventions de plusieurs collectivités locales et un versement de la fondation "Un monde par tous". Tous les chèques de soutien ont été libellés à l'ordre du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) qui a ouvert un compte spécial pour les centraliser. "Tout s'est fait dans la transparence, assure le collectif. Nous n'avons pas accepté d'argent de pays ou d'associations étrangères."
 
46 personnes sur les bateaus français
Les sommes récoltées ont été affectées à l'achat des deux bateaux, à la constitution des équipages, et aux dépenses de communications. "Affréter les navires, c'est ce qui a été le plus difficile au bout du compte, reconnaît Alain Bosc.On n'est pas des armateurs, on a connu quelques déboires."
Finalement, 46 personnes sont attendues à bord. Au côté des militants des différentes associations engagées dans la campagne, embarqueront plusieurs personnalités du monde politique ou associatif, comme Olivier Besancenot (NPA), le député communiste du Havre, Jean-Paul Lecoq, la députée européenne Nicole Kiil-Nielsen (EELV), le marin breton Jo Le Guen, ou encore Julien Bayou, du collectif Jeudi Noir.
 
Elise Barthet
J'embarquerai sur l'un des deux navires français et m'efforcerai de livrer sur ce blog du Monde.fr le récit de l'expédition.
 
 

(Dimanche, 26 juin 2011)

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Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
 

 

21:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

23/06/2011

GRECE: Bradage,pillage

 
 
From: melusine
Sent: Thursday, June 23, 2011 10:31 AM
 
Subject: Bradage,pillage
 
OUI, c'est ça l'Union européenne contre laquelle les français ont voté le 29 mai 2005
 
Ils l'ont déjà fait dans maints pays dont l'Argentine
 
voir le film: Mémoire d'un saccage(en DVD)
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Jacques Maillard
Sent: Thursday, June 23, 2011 1:49 AM
Subject: Un débat intéressant à l'Assemblée aujourd'hui
 
Bonsoir

Je suis a Athenes, tout le monde est tres inquiet, et il y a de quoi.
J'ai assiste, a la Tele, au debat et au vote: 155 "oui" ca me rappellait le vote des
pleins pouvoirs a Petain, vote effectue par la chambre elue en 1936...

Juste apres, sur CNN qui rapportait le debat, j'ai entendu
(mais je mettrai encore un vague espoir d'avoir mal entendu)
"now they can sale beaches and islands"
"maintenant ils peuvent vendre les plages et les iles"

En effet les privatisations annoncees ne suffiront pas: les 50 milliards ne sont qu'une tres faible partie de la "dette",
et les services publics, les entreprises publiques seront bradees (come en France autoroutes, banques, industries...)
Mais il reste l'immense littoral grec, parseme d'iles, ilots, criques, plages, etc, ou d'innombrables familles
ont leur taverne et leur "domatio'  On les expulsera, par expropriation ou divers motifs (archeologiques, ecologiques,
concurrence, tsunami ou autres), on fermera ces etablissements, fermera les plages, etc.
Un rapide calcul montre q'il y a un potentiel interessant.

Donc, on force un pays a s'endetter en detruisant ses productions (chantiers navals, textiles, chimie, agriculture) et en
maintenant une monnaie surevaluee (excitant importation et deficit exterieur), ceci grace a une oligarchie et une classe
politique totalement corrompue aux interets etrangers et financiers.
Puis on force un remboursement ultra rapide en exigeant le bradage de ses terres.

La violence est enclenchee: cette action de "main basse" sur un pays, soit reduit a l'esclavage ou l'exil la population, soit
declenchera un conflit. Pour finir, les USA et l'Allemagne instrumentalisent la menace turque pour les forcer a accepter le diktat.

L'Europe, c'est la guerre et la misere.

Malgre tout, bonne nuit

Amicalement

Jacques


21:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

20/06/2011

pré-publication Les dossiers du BIP 143

 
 
From: Democrite
Sent: Monday, June 20, 2011 6:13 PM
To:
Subject: pré-publication Les dossiers du BIP 143
 

Carnet de voyage en Libye – du 10 au 15 juin 2011

 

Je suis parti précipitamment pour Tripoli le vendredi 10 juin, ayant reçu la veille l’invitation de l’Association des avocats et juristes de la méditerranée à participer à la conférence organisée en Libye les 12 et le 13 juin 2011. Il s’agissait de la célébration du 41ème anniversaire de la Grande Chartre verte des droits de l’homme de l’ère jamahiriyenne, organisée par le Secrétariat des Affaires légales et des droits de l’homme du Congrès général du peuple [libyen]. Notre groupe comprenait des amis français proches ou engagés dans la Commission d’enquête non gouvernementale pour la vérité en Libye, des camarades du Parti communiste de Grande Bretagne marxiste-léniniste, des camarades belges d’Investig’Action, d’Intal, membres ou proches du Parti du travail de Belgique…. nous allions rejoindre à Tunis la délégation de juristes des pays arabes.

Mon arrivé à Tunis – c’était ma première visite - me rappela la Grèce, l’odeur des pins, les dattiers et la brillance de la lumière. La chaleur contrastait avec la fraicheur normande, alors que les terrasses des cafés archibondés sur l’avenue Habib Bourguiba rappelaient un peu la place de la Constitution à Athènes et le tram, la place de Ramleh à Alexandrie. Au bout de l’avenue trois véhicules antiémeute de l’armée entourés de barbelés semblaient de protéger un ministère, mais leur présence sonnait également comme un avertissement – un juste au cas où. Les gains de la «révolution» avaient, semble-t-il, leurs limites. À Tripoli, par contre il y avait bien des soldats et des forces de sécurité armés, mais je n’ai pas vu de chars, ni de barbelés antiémeute, juste quelques canons antiaériens.

On m’a suggéré un petit restaurant populaire. J’ai commandé du couscous - ça allait de soi -, une salade en entrée et une bouteille d’eau. La note s’élevait à 78.000. On a un choc lorsqu’on passe d’un pays de centimes à un pays de millièmes. Cette énormité s’est finalement trouvée réduite à 78 dinars, l’équivalent de 4€. Ne pas payer cher, ça fait du bien, mais ne payer presque rien, vous met mal à l’aise.

Le lendemain, samedi 11 juin, levé à l’aube, je m’attendais à partir dès la première heure. Mais nous avons fini par partir vers une heure de l’après-midi. Cela nous a permis de nous connaître un peu, papoter sur de cyniques scandales étouffés.

Sur le chemin nous nous sommes arrêtés à El Djem, lieu où se trouve le troisième plus grand amphithéâtre romain - capacité 45.000 places. Nous avons déjeuné en face, puis avons repris la route. Le voyage allait durer jusqu’à l’aube, interrompu par des pauses de quelques minutes, y compris une ou deux pour la prière.

Des oliviers et encore des oliviers, en rangs comme des soldats sur la plus grande partie du chemin, de temps en temps quelques tout petits troupeaux de moutons cherchaient à brouter sur une terre radine. C’eut été bien que cette terre puisse être cultivée autrement, mais je suspecte que les oliviers ne soient la seule culture à pouvoir prospérer.

La nuit tombait et les craintes d’être pris pour cibles par l’aviation «alliée» montaient. Finalement nous sommes arrivés à la frontière libyenne. Je commençais à croire qu’on n’arriverait jamais.

À ce poste frontière, au début de l’agression contre la Libye, 270.000 réfugiés pris de peur, avaient traversé, alors que normalement un millier de voyageurs y transitait. Dans les camps restaient quelques 60.000 réfugiés attendant l’arrêt des hostilités pour retourner travailler en Libye. Dans le Sud près de Tataouine existait un camp de 40.000 réfugiés pro-rebelles.

De l’autre côté de la frontière nous avons été accueillis dans le salon d’honneur. Nous nous sommes reposés, d’autres ont fait leurs prières. Un dignitaire libyen est venu nous saluer et nous souhaiter la bienvenue en Libye.

Puis, minuit passé, à une ou deux heures du matin – c’était maintenant dimanche 12 juin –, nous sommes repartis. C’était sur une autoroute – ressemblant plutôt à une nationale française – éclairée par intermittence. Les phares blancs de notre bus étaient allumés, ce qui m’a semblé curieux si des bombardements étaient à craindre. Un véhicule nous précédait tout le long du voyage. Les barrages étaient fréquents, efficaces, mais sans nervosité.

Il n’y a pas eu d’incident. J’ai dormi quelque peu et me suis réveillé vers 6 heures du matin, à Tripoli.

Installés à l’hôtel Bab el Bahr (la Porte de la mer), j’ai eu une chambre au 10ème étage avec une superbe vue sur Tripoli et sa plage où une vingtaine de baigneurs était visible de loin.

Diverses délégations, ministres, officiels, certains en tenues traditionnelles, d’autres vêtus à l’européenne s’affairaient aux salons du rez-de-chaussée. J’ai eu du mal à savoir qui était qui même parmi ceux qui étaient de notre groupe.

Pour la première séance nous avons été conduits dans la salle de conférences nous avons été placés au premier rang. Puis à un moment on m’a demandé de prendre place sur l’estrade, me présentant comme le délégué d’une organisation humanitaire australienne. Je n’ai rien pu dire sur le moment. Je n’étais même pas préparé pour une intervention surtout devant plus de 500 personnes, dont divers dignitaires gouvernementaux, religieux, chefs de tributs, universitaires, syndicalistes et une cinquantaine d’étudiants en droit avec leur robes noires …. Je n’arrivais même pas à atteindre mon block-note laissé là où j’étais assis. Je me suis rabattu sur une serviette en papier pour inscrire quelques notes en préparation du discours que j’allais faire.

Il y a eu d’abord l’hymne national joué par la fanfare de l’armée sur le parterre juste devant moi – quelques notes auraient pu être mieux traitées –, suivi par le chant d’un jeune muézine. Puis ont parlé: le Coordinateur général des affaires sociales (ministre de la Culture), des dignitaires et chefs tribus, les représentants des syndicats des professions juridiques et du Secrétariat du Congrès du peuple.

Le chef militaire des tribus nous a informés que parmi les jeunes rebelles faits prisonniers, quelques 600 d’entre eux avaient été libérés et que les autres le seraient rapidement aussi, à condition qu’ils n’aient pas commis de crimes.

Puis est venu mon tour. J’étais assisté par un excellent traducteur en français, en anglais et je n’en doute pas en arabe. J’avais décidé de faire mon intervention en français, seulement comme il parlait en anglais j’ai eu une ou deux fois tendance à reprendre aussi mon intervention en anglais mais on a fini par s’en sortir.

J’ai tout d’abord dit que j’étais bien de nationalité australienne, mais que j’étais basé en France et que c’était à partir de là que je militais. Je leur ai dit aussi que j’étais né en Égypte parmi le peuple arabe et que de ce fait j’étais particulièrement touché par la situation tragique qu’ils vivaient. Je leur ai exprimé mon hommage à leurs martyrs. Je leur ai dit que je représentais l’IAPSCC (International Anti-impérialist Peoples’ Solidarity Coordinating Committee - Comité international de coordination anti-impérialiste et de solidarité avec les peuples) dont j’étais membre du secrétariat, et que j’étais aussi le directeur de publication des Dossiers du BIP. Mon rôle consistait à informer le public français et œuvrer contre la guerre qui leur était faite. Je les ai encouragés dans leur résistance contre les agresseurs impérialistes, à tenir bon parce qu’ils défendaient non seulement leur souveraineté nationale mais aussi celle des autres peuples. Avant l’agression contre la Libye il y a eu celles d’Irak, d’Afghanistan, de Yougoslavie… et après eux viendrait le tour de l’Algérie, de la Tunisie…. leur détermination et leur courage à défendre leur patrie était essentiel pour nous tous. J’ai félicité le gouvernement libyen d’avoir armé la population pour défendre le pays. Je leur ai dit aussi que les institutions internationales (les Nations Unies…) avaient perdu toute leur crédibilité et qu’il ne fallait rien attendre d’eux. Je leur ai dit également qu’il n’y avait qu’une seule solution pour les traîtres à leur patrie, c’était de les mettre dehors (Barra, en arabe).

Voilà à peu près ce dont je me souviens. En descendant de l’estrade une charmante dame voilée m’a salué en souriant, ce qui me rassura, je n’avais pas été si mal-apprécié que cela. J’ai appris par la suite qu’elle était la chef du protocole.

Après moi a parlé le président du PC de GB (ml) Harpal Brar. À la reprise dans l’après-midi, ont parlé: Michel Collon, Mohamed Hassan d’Investig-Action de Belgique et Ginette Skandrani de la Commission d’enquête non gouvernementale pour la vérité en Libye de France.

Particulièrement éloquente a été l’intervention d’un juriste égyptien nassérien Abdel Azim Al Maghrabi, qui a énuméré tous les manquements au droit international et pour commencer les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui n’a pas vocation d’intervenir dans les affaires internes d’un état souverain … J’espère que nous obtiendrons les divers textes traduits pour que nous puissions les inclure dans un prochain numéro des dossiers du BIP.

Le lendemain nous avons été conduits sur les décombres de deux institutions, une pour la mère et l’enfant et l’autre pour les enfants handicapées. Une frise, romaine peut-être, se tenait sur un mur à moitié écroulé. Ces bâtiments étaient déclarés patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. J’ai retrouvé une veille casserole par terre et une paire de chaussures d’enfant accrochées à un arbuste. Pour ceux qui ont contribué à perpétrer cela et qui à l’origine croyaient s’engager pour défendre leur patrie, faire office de bourreau de femmes et d’enfants n’est guère glorifiant.

Le lendemain lundi 13 juin il y a eu une première session, puis nous avons été invités à un déjeuner en notre honneur. Le soir nous avons visité les ruines d’une maison relativement modeste où ont été tués, dans leur sommeil, le fils cadet de Mouammar Kadhafi et ses trois petits enfants. Cet acte ignoble marque l’admission des «alliés» dans le camp des criminels de guerre, qui malgré leur incomparable supériorité en armement, en sont réduits à commettre de minables assassinats.

Le lendemain était le jour du départ. J’ai fait quelques interviews avec le journal belge Intal, Canal + et une autre très courte, juste avant notre départ, avec la télévision libyenne. L’événement le plus marquant était d’apprendre que les «rebelles» avaient fui de Misrata et que la ville était totalement sous le contrôle de l’armée. Dans un cadre général l’ennemi était encerclé dans différentes poches.

Durant les trois nuits que nous avons passées à Tripoli, plus l’aller/retour de la frontière tunisienne, j’ai peut-être entendu une bombe, et je n’en suis même pas sûr. Vers 4 heures du matin j’ai entendu quelques tirs de kalachnikov isolés qui ont duré une ou deux secondes, c'est-à-dire sans réplique, et quelques tirs anti-aériens. Ce n’était rien. À aucun moment je n’ai senti quelque répression que ce soit contre la population. Le moral des Libyens est inaffecté et ils ne sont pas prêts de s’effondrer de si tôt devant l’offensive occidentale.

Les media occidentaux et surtout Al-Jazeera mentent. Le porte-parole et «ministre de l’Information» du CNT (Conseil national de transition) «rebelle», Mahmoud Shaman, ex-marxiste, est un des directeurs d’Al Jazeera et ancien éditeur de la version arabe de la revue étasunienne Newsweek.

En partant nous avons visité l’Université de Tripoli, c’est son nom je crois. Elle était très bien équipée, beaucoup d’étudiants africains y étudient gratuitement. Une bibliothèque bien remplie sur deux étages. Après deux gâteaux (très mauvais pour mon diabète) et un café nous sommes repartis en destination de Tunis.

Le chemin du retour, dans la partie libyenne, s’est fait à la lumière du jour. Les dégâts faits aux maisons sur toute la route étaient visibles. Il y avait comme à l’allée des postes de contrôle. Cela étant dit nous sommes partis sans escorte et nous n’avons rencontré aucun problème et aucune tension sur le parcours. Tout au long du chemin des centaines de voitures étaient immobilisées, en toute vraisemblance à cause du manque d’essence. Mais cela n’affecte pas celles qui roulent au diesel.

Depuis mon voyage j’ai beaucoup moins de craintes pour la Libye. L’impression que donnent les media à la solde des puissances impérialistes, montrant la Libye prête à s’effondrer sous les coups de buttoir occidentaux, n’est là que pour impressionner leurs publics et afficher leur «puissance» et leur soi-disant irrésistibilité.

Rappelons que les États-Unis ont été battus et humiliés par le FNL vietnamien. Cette guerre leur a coûté si cher qu’ils ont été obligés de désindexer le dollar de l’or et d’en faire une monnaie papier. Depuis la planche à billets finance, avec cette monnaie de singe, les guerres impériales en Iraq, en Afghanistan ……. au point que cette fuite en avant arrive à saturation. Même le Congrès des États-Unis commence à demander des comptes devant le désastre financier qui se profile. Ils ont pensé qu’un petit pays comme la Libye leur aurait donné une victoire facile, mais à ce jour ils n’ont pas été capables de l’obtenir.

Pour conclure, je pense que pour le moment, bien que la situation soit difficile et que les victimes augmentent tous les jours, je suis assez confiant quant à leur faculté de résister et de tenir le coup encore longtemps. Toutefois le danger existe, et ils en sont tout à fait conscients, un attentat contre la vie de Mouammar Kadhafi est possible.

Si ce n’était pas pour l’agression impérialiste la Libye pourrait, avec ces institutions de démocratie directe, les structures tribales et son socialisme citoyen, continuer à exister profitant d’une économie basée sur les ressources énergétiques et sa puissance financière, sans négliger ses réserves d’or. Certains aspects de ce pays sont partagés avec l’Arabie saoudite et les émirats du Golfe: les ressources énergétiques, les étendues désertiques, le sous-peuplement, la dépendance très importante dans une main-d’œuvre immigrée ou engagée contractuellement par des entreprises étrangères. La Libye pourrait pour le court et peut-être le moyen terme maintenir sa souveraineté et ses structures politiques telles qu’elles sont. Mais c’est une situation qui ne peut persister qu’en situation de paix, à condition de ne pas devenir la proie des puissances impérialistes.

Toutefois, quand un prolétariat étranger sous l’emprise de la peur, sous le contrôle de puissances étrangères ou pour d’autres raisons encore est susceptible de quitter subitement le pays par millions, cela pose un grave problème pour la survivance économique et la défense du pays.

Donc, à mon avis, à long terme, pour sa survivance, soit la Libye devient l’émule des pays du Golfe et réduit sa population à des domestiques, coiffés d’une caste de vassaux libyens tributaires des impérialistes occidentaux, soit elle décide de développer sa propre classe prolétaire, qui s’investirait dans le pays, qui assurerait par sa force de travail l’économie et fournirait des combattants pour la défendre les armes à la main.

Éventuellement une telle classe revendiquerait le pouvoir, mais quand elle l’obtiendrait les Libyens ne perdront pas leur honneur.

 

Alexandre MOUMBARIS

 

http://dossiers-du-bip.fr/index.html

 

22:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

17/06/2011

Jacques vergès: "en Syrie, il faut défendre l'Etat actuel!"

http://static.skynetblogs.be/media/1354/2139463010.jpg
 
 
 
From: Hess Madeleine
Sent: Thursday, June 16, 2011 10:20 AM
To:
 
 
 
Objet : Jacques vergès: "en Syrie, il faut défendre l'Etat actuel!"

 
 

Jacques Vergès : « En Syrie, il faut défendre l’Etat actuel ! »

dimanche 12 juin 2011, par Comité Valmy


Infatigable défenseur, judiciaire et politique, des résistants au Nouvel Ordre mondial, Jacques Vergès, qu’on a vu récemment aux côtés de Roland Dumas dans Tripoli bombardée, a bien voulu nous recevoir pour nous donner son sentiment sur ce qui se passe ou pourrait se passer en Syrie. Une analyse sans complaisance de la dérive morale et géopolitique de l’Occident américano-centré et un optimisme raisonné sur l’évolution de la situation, en Syrie et ailleurs.

-Tout d’abord, quelle est votre analyse de la situation en Syrie ?

-Jacques Vergès : Il y a très clairement une tentative de déstabilisation extérieure de la Syrie. Dans ce pays l’Arabie saoudite est à la manœuvre, via les groupes salafistes qu’elle inspire et finance. Et, bien sûr, les Etats-Unis supervisent cette ébauche de guerre civile. Israël, Etat frontalier et ennemi de la Syrie, et qui dispose de services de renseignements et d’action assez performants, est selon moi directement impliqué aussi. Et je n’aurai garde d’oublier le rôle moteur que, joue, sur le plan diplomatique, la France pour discréditer et isoler le régime syrien.

Je ne nie pas pour autant qu’il existe des problèmes sociaux en Syrie. La France aussi connait de graves problèmes sociaux et l’on peut même dire que la société française est confrontée à un certain nombre de blocages. Mais les ennemis intérieurs et extérieurs de la Syrie baasiste font tout pour jeter de l’huile sur le feu. Quant à moi, je suis très clairement un ami de la Syrie telle qu’elle est.

-Quel est selon vous le – ou les – ressort de l’attitude de Nicolas Sarkozy dans cette affaire ?

-J.V. : Sur un plan strictement idéologique, il y a l’incontestable philo-sionisme et philo-américanisme de ce président, qui rêve d’être le meilleur élève européen, ou le premier ex-aequo avec le Britannique David Cameron, de la « classe OTAN ». Et l’on touche là à un aspect plus personnel et psychologique du personnage : son désir pathétique de se hisser à ce statut d’homme d’Etat qui joue dans la « cour des grands » de ce monde, statut qu’une large majorité de l’opinion française semble lui dénier aujourd’hui. Et puis il y a tous ces échecs intérieurs – économiques ou sécuritaires – qu’on essaye de faire oublier aux électeurs par des roulements de mécanique guerrière ; c’est un procédé vieux comme le monde politique.

Enfin il y a le lourd passif de la diplomatie française vis-à-vis du printemps arabe, tunisien et égyptien : de Fillon passant ses vacances aux frais de Moubarak à « M.A.M. » proposant à Ben Ali l’expertise française en matière de répression policière, il y a là pas mal de choses à faire oublier, le plus vite possible.

Et cela donne notamment cette guerre non avouée contre Kadhafi, décidée dans la précipitation et sans objectif politique clair sur simple injonction de Bernard-Henri Lévy, par-dessus l’épaule d’Alain Juppé et de Gérard Longuet. Une politique aventureuse, qui ne pourra déboucher que sur le chaos, et le gâchis de vies humaines et de richesses.

Et qui est déjà un échec, comme la guerre d’Afghanistan : Kadhafi résiste, moins à cause de son armement supérieur que du soutien dont il continue de bénéficier dans une large part de la population libyenne, et aussi parce que les opposants soutenus à prix d’or par les Occidentaux font chaque jour la preuve de leur vacuité, non seulement militaire mais politique.

Face à cette résistance, les médias ressortent les bons vieux bobards de la guerre psychologique : est-ce que vous avez entendu cette pittoresque « information » diffusée sur nos télévisions ? Kadhafi aurait distribué du viagra à ses soldats pour les inciter à violer les femmes des rebelles ! Quand on en est réduit à ce type de propagande, c’est vraiment que ça va mal !

-Pour vous, l’action occidentale, en Libye comme en Syrie, est, en quelque sorte, improvisée, mal pensée, vouée à l’échec. On s’attendrait cependant à moins d’amateurisme de la part de l’administration américaine et de l’OTAN…

-J.V. : Mais voyez le gâchis inepte perpétré par les Américains en Irak depuis près de dix ans : ils ont lancé une guerre sous des prétextes bidons pour abattre Saddam Hussein, un « dur » du camp arabe face à Israël. Et après d’innombrables victimes et de gigantesques dégâts, ils ont donné le pouvoir à la majorité chiite, autrement dit à l’Iran, leur ennemi public n°1. C’est de la grande géopolitique, ça ?

N’importe quel analyste ou connaisseur de la région aurait pu prédire ce résultat à Bush et à sa clique néo-conservatrice ! Cette situation ubuesque a inspiré au grand intellectuel américain Noami Chomsky cette boutade un rien désabusée : « Je croyais qu’on était allé en Irak pour lutter contre le fanatisme islamiste et on les a mis au pouvoir ! »

Eh bien, c’est la même chose en Libye : on fait donner la grosse artillerie contre Kadhafi, qui s’était cependant rapproché de l’Occident – et que Sarkozy, naguère, avait reçu avec les égards qu’on sait – et on n’a comme solution de rechange que des « bras cassés » impuissants et infiltrés d’ailleurs par des islamistes radicaux, qui ne représentent au mieux que la province de Cyrénaïque – et même là leur représentativité m’apparaît pour le moins fragile. Et est-ce que la « détermination » française – ou anglaise – résistera au premier hélicoptère, ou aux premiers commandos terrestres, abattus ?

Et quant à la Syrie, si les Américains et leurs amis saoudiens parvenaient à renverser le régime de Bachar al-Assad, ils livreraient le pays ipso facto à des sectaires sunnites qui mettraient ce pays moderne à l’heure de Ryad, ce qui à terme sera lourd de conséquences pour Israël et ses protecteurs américains.

Cela dit, je reste optimiste, pour la Syrie et même la Libye. La majorité du peuple syrien sait que c’est la guerre civile et la destruction de leur pays que leur apporteraient les opposants officiels plus ou moins fantoches des Américains et les groupes armés infiltrés sur le terrain. Les Syriens ne veulent pas que leur pays devienne un nouvel Irak.

-Et si le but de guerre des Américains et de leurs auxiliaires européens et arabes c’était justement, à défaut de contrôler la Syrie, de la détruire, de la faire revenir un demi-siècle ou plus en arrière, comme certains stratèges d’Outre-Atlantique s’en sont vantés pour l’Irak ?

-J.V. : Mais précisément l’exemple irakien montre que c’est une politique à courte vue, et dangereuse pour les intérêts géostratégiques de Washington : l’Irak aujourd’hui n’a jamais été aussi proche de l’Iran. Et la création de fait d’un Etat autonome kurde dans le nord du pays a contribué à éloigner la Turquie des Etats-Unis. On ne gagne rien à créer des situations incontrôlables, le chaos que vous avez créé vous reviendra dans la figure tel un boomerang géopolitique !

Et qu’aura gagné Miss Clinton quand des djihadistes paraderont dans les rues de Tripoli, après celles de Benghazi ? Pour ce qui est de la Syrie, je crois que l’appui dont continue de bénéficier le pouvoir de Bachar al-Assad demeure l’obstacle le plus efficace contre les manœuvres américano-israélo-saoudiennes.

-Donc, en Syrie comme ailleurs, l’Occident pratique la fuite en avant, la politique de la canonnière au jour le jour ?

-J.V. : Exactement. Parce que l’Occident est malade. Economiquement. Politiquement. Et surtout moralement. Pour moi, ces coûteuses gesticulations militaires, de Kaboul à Tripoli en passant par Bagdad sinon Damas, sont comparables aux spasmes d’un agonisant.

L’Amérique notamment est très malade, de son économie ruinée, de sa dette colossale, de son dollar devenu une monnaie de Monopoly, de ses escroqueries géantes à la Madoff. Et aussi de l’arrivée sur le « marché géopolitique » de puissances émergentes, ou ré-émergentes comme la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil.

Pour garder un semblant de légitimité morale et politique, et donc un leadership mondial, on se fabrique un ennemi, un « Grand Satan » comme dirait les Iraniens, qui fasse oublier aux opinions internes la faillite imminente. Mais quel crédit moral accorder à des puissances qui pratiquent en permanence le « deux poids, deux mesures » ?

Pour nous en tenir au Proche-Orient, on bombarde Tripoli et on menace Damas, quand on laisse Israël poursuivre, en dépit de résolutions répétées de l’ONU, la colonisation et la répression sanglante, quand on laisse les troupes saoudiennes réprimer au Bahreïn, autre pion américain dans le Golfe, un mouvement populaire de contestation. On stigmatise le fanatisme iranien, quand on s’appuie sur l’Arabie Saoudite théocratique pratiquant la forme la plus sectaire et obscurantisme de l’Islam.

Je pourrais aussi vous parler longuement de la Côte d’Ivoire, où la France, exauçant ainsi le choix américain, a décrété qu’Alassane Ouattara était le gentil démocrate du film, et Laurent Gbagbo le méchant, alors que l’ONU a fait la preuve des nombreuses exactions des troupes de Ouattara contre la population civile, et du climat de terreur qu’elles ont instauré dans leur fief du nord, pendant ces fameuses élections présidentielles. Et si on nous explique que M. Ouattara ne contrôle pas ses troupes, c’est tout simplement un incapable !

Je le répète, ces expéditions coloniales en Afrique et au Proche-Orient – après les deux anciennes puissances coloniales, française et britannique, sont en première ligne militaire et diplomatique en Afrique du Nord comme dans l’ancien Levant – sont la preuve de la mauvaise santé de leurs instigateurs.

L’Amérique est malade ? Et la France donc ! L’affaire DSK illustre pour moi, la faillite morale et politique des élites social-libérales, usées et corrompues ; et cette faillite morale s’ajoute à la faillite des institutions et à celle de l’économie, sans oublier l’insécurité : chacun voit que l’Etat français, qui bombarde Tripoli, est incapable de faire entendre raison aux caïds de banlieue ! Qu’on s’étonne ensuite qu’un président comme Sarkozy, dernier avatar de cette caste gouvernante, cherche à se refaire une virginité et une stature sur le dos des Libyens et des Syriens ! Imposture ! Imposture et spasmes de mourant ! L’Occident risque bien de crever de son cynisme et de sa faillite morale !

-Pour finir, vous vous montrez plutôt optimistes quant à l’évolution de la situation dans ces pays de la « ligne de front » ?

-J.V. : Oui. Les Américains et leurs séides peuvent faire pas mal de dégâts – on le voit en Libye, et en Afghanistan, ou encore au Soudan, on l’a vu en Irak et en ex-Yougoslavie. Je ne crois pas qu’ils pourront avoir raison contre des peuples et des nations : on le voit ou on le verra en Syrie, en Libye, en Egypte, au Liban et en Palestine. En Syrie, il faut être vigilant face aux manœuvres de déstabilisation et aux opérations de désinformation.

-Maître Vergès, merci beaucoup ! Samedi 11 Juin 2011

08:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

10/06/2011

CRIME :718 civils tués en Libye

 
Les bombes, les missiles, les “frappes” de l’ OTAN et des ricano-occidentaux sont “humanitaires”: “ciblées”, elles ne font pas de victimes civiles.
Comme au Vietnam, comme en Irak, comme en Afghanistan, comme au Pakistan et ailleurs..., les bombes de la “Démocratie”, de la “Liberté”, de la “Justice”, de l’ “Egalité”, de la “Solidarité”, de nos fameuses “valeurs chrétiennes occidentales”, de la “civilisation”, tombent du ciel ....
Avalez donc ces couleuvres ... !
Vive le “Monde Libre” !
RoRo
 
 
 
From: lu melusine
Sent: Friday, June 10, 2011 2:12 PM
To: Lu Mélusine
Subject: CRIME :718 civils tués en Libye
 

718 civils tués par l’’Otan en Libye : Cuba qualifie de crime l’’agression de l’Occident

juin 7th, 2011 Posted in Evènements/Politique

Le porte-parole du gouvernement libyen de Kadhafi, Moussa Ibrahim, a affirmé aujourd’hui que 718 civils ont été tués et 4067 autres blessés par les raids de l’Otan et de la coalition internationale, entre le début de leurs opérations en Libye, le 19 mars, et le 26 mai.

« Depuis le 19 mars et juqu’au 26 mai, nous avons eu 718 martyrs parmi les civils et 4.067 blessé, dont 433 gravement », a déclaré M. Ibrahim au cours d’une conférence de presse citant un bilan du ministère de la Santé. Selon le porte-parole, ces chiffres ne prennent pas en compte les victimes parmi les soldats libyens, chiffre que le ministère de la Défense a « refusé » de divulguer, a-t-il dit.

Par ailleurs Cuba exprime sa plus énergique condamnation de l’’intervention militaire étrangère dans le conflit interne en Jamahiriya arabe libyenne. Cuba est d’’avis que les conflits doivent être réglés par la voie du dialogue et de la négociation, et non pas par la force militaire.

Cédant à la pression de certains pays occidentaux, le Conseil de sécurité de l’ONU a créé des conditions qui ont permis cette agression, ce qui constitue une dérogation flagrante à la Charte des Nations unies et aux compétences du Conseil, et un nouvel exemple du double standard qui caractérise un tel comportement.

La Résolution 1973 adoptée jeudi dernier par le Conseil de sécurité n’autorise en rien à attaquer le territoire libyen, si bien que cette attaque est une violation du Droit international.

Les puissances occidentales impliquées dans ces opérations militaires contre le territoire libyen provoquent des morts, des blessures et des souffrances de civils innocents. Certains de ces pays sont responsables de la mort de plus d’un million de civils en Irak, et de plus de 70 000 en Afghanistan, dans ce qu’ils qualifient de « dommages collatéraux ». Ils sont également complices des crimes perpétrés contre le peuple palestinien.

Cuba soutient le droit inaliénable du peuple libyen d’exercer son autodétermination sans aucune ingérence étrangère, condamne la mort de civils en Libye et n’importe où dans le monde, et réitère son engagement pour le respect de l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Libye sur ces ressources.

Nicolas Maury

17:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |