23/02/2009

20/03/2009: Gaza et le Hamas: rétablir la vérité...

de Ginette grianala@yahoo.fr
publié par Michel Collon

Gaza et le Hamas: rétablir la vérité
Henri Siegman


Henri Siegman, ancien directeur de l´American Jewish Congress, conteste la version israélienne des évènements qui ont précédé le conflit de Gaza, communément repris par les médias. Citations et témoignages de responsables de l´armée et du renseignement israélien à l´appui, il rappelle que l´accord de trêve prévoyait un allègement du blocus qui n´a jamais été appliqué, et que c´est Israël qui a rompu la trêve le 4 novembre, au lieu de mettre à profit cette accalmie pour la consolider. D´autre part, note-t-il, la description du Hamas comme un mouvement terroriste ayant pour objectif la destruction d´Israël ne correspond pas à la réalité. Le Hamas est depuis plusieurs années entré dans le jeu politique, abandonnant le recours aux attentat terroristes, et il défend désormais la solution des deux états dans les frontières de 1967. Au delà de ces rappels factuels, Siegman juge que la politique de confrontation
choisie par Israël, si elle peut amener des succès tactiques, aura sur le long terme l´effet inverse, en renforçant les tendances les plus radicales au détriment de perspectives de paix.

Les gouvernements et la plupart des médias occidentaux ont accepté nombre d´assertions israéliennes justifiant l´assaut militaire sur Gaza : que le Hamas avait constamment violé puis ensuite refusé de prolonger la trêve de six mois qu´Israël avait respectée ; qu´Israël n´avait donc d´autre choix que de détruire la capacité du Hamas de lancer des missiles sur les villes israéliennes ; que le Hamas est une organisation terroriste, appartenant au réseau jihadiste mondial ; et qu´Israël a non seulement agi pour sa propre défense mais au nom de la lutte internationale que mènent les démocraties occidentales contre ce réseau.

Je n´ai connaissance d´aucun journal, station de radio ou de TV américains d´importance dont la couverture de l´assaut sur Gaza ait interrogé cette version des événements. Les critiques dirigées contre les actions d´Israël, si tant est qu´il y en ait eu (et il n´y en a eu aucune émanant de l´administration Bush), ont plutôt convergé sur le fait de savoir si le carnage des forces armées israéliennes est proportionnel à la menace qu´elles tentaient de contrer, et si elles prenaient des mesures suffisantes pour éviter les victimes civiles.

Les questions concernant la paix du Moyen-orient sont en général décrits en termes d´euphémismes trompeurs. Je voudrais au contraire déclarer ici sans ambages que chacune de ces assertions est un mensonge. C´est Israël, et non pas le Hamas, qui a violé la trêve : le Hamas avait accepté d´arrêter ses tirs de roquettes vers Israël ; en retour, Israël devait alléger sa pression sur Gaza. En fait, pendant la trêve, elle s´est accrue. Ceci a été confirmé non seulement par tous les observateurs et ONG internationaux neutres présents sur place mais aussi par le brigadier général de réserve Shmuel Zakai, un ancien commandant de la Division de Gaza des forces armées israéliennes. Dans un entretien accordé au Ha´aretz le 22 décembre, il a accusé le gouvernement d´Israël d´avoir fait une «erreur majeure» pendant la tahdiyeh, la période de six mois de trêve relative, en «empirant nettement la situation économique
catastrophique des Palestiniens de la bande de Gaza, au lieu de profiter du calme pour l´améliorer. . . Quand on établit une tahdiyeh, et que la pression économique sur la Bande se poursuit, » déclarait le Général Zakai, « il est évident que le Hamas essaiera d´obtenir une tahdiyeh améliorée, et que leur façon de l´atteindre est la reprise des lancers de Qassam.. . . On ne peut pas simplement donner des coups, maintenir les Palestiniens de Gaza dans leur détresse économique, et s´attendre à ce que le Hamas se contentera simplement de s´asseoir sans agir».

La trêve, qui a commencé en juin l´an dernier et devait être renouvelée au mois de décembre, exigeait des deux parties qu´elles s´abstiennent de toute action violente l´une contre l´autre. Le Hamas devait cesser ses tirs de roquettes et empêcher les tirs des autres groupes comme le Djihad Islamique (même les agences de Renseignement d´Israël ont reconnu que ceci avait été exécuté avec une efficacité étonnante), et Israël devait mettre fin à ses assassinats ciblés et ses incursions militaires. Cette entente a été sérieusement violée le 4 novembre, quand les forces armées israéliennes sont entrées à Gaza et ont tué six membres du Hamas. Le Hamas a répondu en lançant des fusées Qassam et des missiles Grad. Même alors, il avait offert d´étendre la trêve, mais seulement à condition qu´Israël mette fin à son blocus. Israël a refusé. Il aurait pu remplir son devoir de protection de ses citoyens en consentant
à alléger le blocus, mais il n´a même pas essayé. On ne peut affirmer qu´Israël ait lancé son attaque pour protéger ses citoyens des roquettes. Il l´a fait pour protéger son droit à poursuivre l´étranglement de la population de Gaza.

Tout le monde semble avoir oublié que le Hamas avait déclaré mettre fin aux attaques suicide et aux lancers de roquettes lorsqu´il a décidé de se joindre au processus politique palestinien, et avait pour l´essentiel respecté ses engagements pendant plus d´un an. Bush avait publiquement bien accueilli cette décision, la citant comme un exemple du succès de sa campagne pour la démocratie au Moyen-orient. (Il n´en avait aucun autre à revendiquer). Quand le Hamas a surpris en gagnant les élections, Israël et les Etats-Unis ont immédiatement cherché à délégitimer le résultat et ont pris le parti de Mahmoud Abbas, le leader du Fatah, qui avait été jusque - là mis écarté par les dirigeants d´Israël qui le traitaient de « volaille plumée». Ils ont armé et entraîné ses forces de sécurité pour renverser le Hamas ; et quand le Hamas a anticipé - brutalement, sans conteste - cette tentative de renversement par la violence
du résultat de la première élection démocratique honnête au Moyen-orient, Israël et l´administration Bush ont imposé le blocus.

Israël cherche à contredire ces faits indiscutables en maintenant qu´en retirant les colonies israéliennes de Gaza en 2005, Ariel Sharon a offert au Hamas la chance de prendre le chemin de l´indépendance, une chance qu´il aurait refusé de saisir ; au lieu de cela il aurait transformé Gaza en un base de lancement de missiles sur la population civile d´Israël. L´accusation est doublement mensongère. D´abord, quelque soient ses défauts, le Hamas avait restauré à Gaza, pour la première fois depuis plusieurs années, un niveau de loi et d´ordre inconnu, et y avait réussi sans les grandes sommes d´argent que les donateurs ont fait pleuvoir sur l´Autorité palestinienne menée par le Fatah. Il a éliminé les bandes et les chefs militaires violents qui terrorisaient Gaza sous le règne du Fatah. Les musulmans non pratiquants, les chrétiens et les autres minorités ont une liberté religieuse sous la direction du Hamas plus grande
qu´ils ne l´auraient en Arabie Saoudite, par exemple, ou dans beaucoup d´autres régimes arabes.

Le plus grand mensonge est que le retrait de Sharon de Gaza ait été voulu comme un prélude a de plus amples retraits et à un accord de paix. Voici comment le conseiller principal de Sharon, Dov Weisglass, qui était aussi son négociateur principal avec les Américains, avait décrit le retrait de Gaza, dans un entretien avec le Ha´aretz en août 2004 :

L´accord auquel je suis en réalité parvenu avec les Américains était qu´une partie des colonies [c-a-d les principaux blocs de colonies en Cisjordanie] ne ferait pas du tout partie d´éventuelles négociations, et que le reste ne serait traité que lorsque les Palestiniens deviendraient des Finlandais. . . La signification [de l´accord avec les Etats-Unis] est le gel du processus politique. Et quand vous gelez ce processus, vous empêchez l´établissement d´un état palestinien et vous empêchez une discussion sur les réfugiés, les frontières et Jérusalem. En réalité, la totalité de ce qui est appelé l´état palestinien, avec tout qu´il signifie, a été enlevé de notre programme indéfiniment. Et tout ceci avec l´autorité et la permission [du Président Bush]. . . Et la ratification des deux Chambres du Congrès.

Les Israéliens et les Américains pensent-ils que les Palestiniens ne lisent pas les journaux israéliens, ou que quand ils ont vu ce qui arrivait en Cisjordanie ils ne pourraient pas déchiffrer ce que Sharon préparait ?

Le gouvernement d´Israël aimerait que le monde croie que le Hamas a lancé ses roquettes Qassam parce que c´est ce que font les terroristes et que le Hamas est un groupe intrinsèquement terroriste. En fait, le Hamas n´est pas plus une « organisation de terreur » (le terme préféré d´Israël) que le mouvement sioniste ne l´a été pendant sa lutte pour une patrie juive. A la fin des années 1930 et dans les années 1940, les partis du mouvement sioniste ont recouru aux activités terroristes pour des raisons stratégiques. Selon Benny Morris, c´est l´Irgoun qui a le premier visé des civils. Il écrit dans son livre Righteous Victims qu´une vague de terrorisme arabe en 1937 «a déclenché une vague d´attentats à la bombe contre les foules et les autobus arabes par l´Irgoun, introduisant une nouvelle dimension au conflit». Il documente aussi des atrocités commises pendant la guerre de 1948-49 par les forces armées
israéliennes, admettant dans un entretien de 2004, publié dans le Ha´aretz, que le matériel déclassifié par le Ministère de la Défense d´Israël a montré que «il y avait eu beaucoup plus d´actes de massacre israéliens que je ne l´avais pensé auparavant. . . Dans les mois d´Avril-Mai 1948, il a été donné aux unités du Haganah des ordres d´action qui déclaraient explicitement qu´ils devaient déraciner les villageois, les expulser, et détruire les villages». Dans un certain nombre de villages et de villes palestiniennes les forces armées israéliennes ont procédé à des exécutions organisées de civils. Interrogé par le Ha´aretz pour savoir s´il condamnait le nettoyage ethnique, Morris a répondu que ce n´était pas le cas :

«Il ne pouvait pas y avoir un Etat juif sans le déracinement de 700.000 Palestiniens. Il était donc nécessaire de les déraciner. Il n´y avait d´autre choix que celui d´expulser la population. Il était nécessaire de nettoyer l´arrière-pays et de nettoyer les secteurs frontaliers et de nettoyer les routes principales. Il était nécessaire de nettoyer les villages à partir d´où on faisait feu sur nos convois et nos colonies..»

En d´autres termes, quand les juifs ciblent et tuent des civils innocents pour faire avancer leur lutte nationale, ils sont des patriotes. Quand leurs adversaires le font, ce sont des terroristes.

Il est trop simple de décrire le Hamas simplement comme une «organisation de terreur». C´est un mouvement nationaliste religieux qui recourt au terrorisme, comme le mouvement sioniste l´a fait pendant sa lutte pour l´indépendance, dans la conviction erronée que c´est le seul moyen de mettre fin à une occupation oppressive et entraîner la formation d´un état palestinien. Alors que l´idéologie du Hamas appelle formellement à établir un état palestinien sur les ruines de l´état d´Israël, ceci ne détermine pas les véritables politiques du Hamas aujourd´hui, pas plus que la même déclaration dans la charte de l´OLP ne déterminait les actions du Fatah.

Ce ne sont pas là les conclusions d´un apologiste du Hamas mais les opinions de l´ancien chef du Mossad et conseiller de sécurité nationale de Sharon, Ephraim Halevy. La direction de Hamas a connu un changement «sous notre nez même», écrivait récemment Halevy dans le Yedioth Ahronoth, en reconnaissant que «son objectif idéologique n´est pas réalisable et ne le sera pas dans l´avenir prévisible». Il est maintenant prêt et désireux de voir l´établissement d´un état palestinien dans les frontières temporaires de 1967. Halevy notait alors que le Hamas n´a pas précisé à quel point ces frontières seraient «temporaires», «ils savent qu´à partir du moment ou un état palestinien est établi avec leur coopération, ils seront obligés de changer les règles du jeu : ils devront adopter une voie qui pourrait les mener loin de leurs objectifs idéologiques originaux». Dans un article précédent, Halevy avait aussi
insisté sur l´absurdité qu´il y a à relier le Hamas à al-Qaida.

Aux yeux d´al-Qaida, les membres du Hamas sont perçus comme des hérétiques en raison de leur désir affirmé de participer, même indirectement, aux processus de n´importe quel entente ou accord avec Israël. La déclaration [du chef du bureau politique du Hamas, Khaled] Mashaal contredit diamétralement l´approche d´al-Qaida, et fournit a Israël une occasion, peut-être historique, de l´utiliser pour le mieux.

Alors pourquoi les dirigeants d´Israël sont si déterminés à détruire le Hamas ? Parce qu´ils croient que sa direction, contrairement à celle du Fatah, ne peut pas être intimidée pour accepter un accord de paix qui établisse un «Etat» palestinien composé d´entités territorialement déconnectées sur lesquelles Israël pourrait garder un contrôle permanent. Le contrôle de la Cisjordanie a été l´objectif permanent de l´armée, du renseignement et des élites politiques d´Israël depuis la fin de la Guerre des Six-Jours. Ils croient que le Hamas ne permettrait pas un tel cantonisation du territoire palestinien, quelque soit la durée de l´occupation. Ils peuvent avoir tort concernant Abbas et sa cohorte usée, mais ils ont tout à fait raison concernant le Hamas.

Les observateurs moyen-orientaux se demandent si l´assaut d´Israël contre le Hamas arrivera à détruire l´organisation ou a l´expulser de Gaza. Ceci est une question non pertinente. Si Israël a l´intention de garder le contrôle sur la future entité palestinienne, il ne trouvera jamais un partenaire palestinien, et même s´il arrive à démanteler le Hamas, le mouvement sera avec le temps remplacé par une opposition palestinienne bien plus radicale.

Si Barack Obama choisit un émissaire au Moyen-orient qui s´accroche à l´idée que les outsiders ne devraient pas présenter leurs propres propositions pour un accord de paix juste et viable, encourageant ainsi les parties a renforcer leurs différences au lieu de les résoudre, il rend assuré la naissance d´une future résistance palestinienne, de loin plus extrême que celle du Hamas -probablement alliée avec al-Qaida. Pour les Etats-Unis, l´Europe et la plupart du reste du monde, ceci serait la pire issue possible. Peut-être que quelques Israéliens, dont les leaders des colons, croient-ils que cela servirait leurs buts, puisque cela fournirait au gouvernement un prétexte irrésistible pour tenir toute la Palestine. Mais ceci est une illusion qui provoquerait la fin d´Israël en tant qu´état juif et démocratique.

Anthony Cordesman, un des analystes militaires les plus fiables du Moyen-orient, et un ami d´Israël, affirme dans un rapport publié le 9 janvier par le Center for Strategic and International Studies que les avantages tactiques d´une continuation de l´opération à Gaza étaient contrebalancés par le coût stratégique - et n´étaient probablement pas plus grands que n´importe quel gain qu´Israël aurait pu obtenir tôt dans la guerre grâce a des frappes sélectives sur des installations-clées du Hamas. «Israël s´est-il d´une manière ou d´une autre empêtré dans une guerre d´escalade sans un objectif stratégique clair, ou a t-il au moins un objectif qu´il puisse atteindre de façon crédible» ? s´interroge-t-il. «Israël finira-t-il par renforcer, politiquement, un ennemi qu´il aura battu en termes tactiques ? Les actions d´Israël compromettront-elles sérieusement la position des Etats-Unis dans la région,
l´espoir de paix, de même que les régimes et les voix arabes modérés dans le processus ? Pour répondre sans ambages, la réponse jusqu´ici semble être oui». Cordesman conclut que «n´importe quel dirigeant peut adopter une position intransigeante et proclamer que les gains tactiques représentent une victoire significative. Si c´est tout ce que Olmert, Livni et Barak ont pour réponse, alors ils se sont déshonorés et ont porté un coup à leur pays et leurs amis».

Henri Siegman dirige le US Middle East Project, sis à New York. Il est professeur associé à la School of Oriental and African Studies de l´université de Londres. Par le passé, il a occupé le poste de directeur de l´American Jewish Congress et du Synagogue Council of America.

Traduction: Karim Loubnani
Source:
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2527
Source originale: London Review of Books, 15 janvier 2009

21:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, sionisme, palestine, romain, imperialisme, israel, agressions, hamas, gaza |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

20/02/2009: Hampshire College devient la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements en Israël...


Hampshire College devient la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements en Israël.

De : philippepe
Date : Fri, 20 Feb 2009

Un de mes amis discute avec son marchand de primeurs : celui-ci lui
avoue que les clémentines affichées "Corse" viennent d'Israël... Quand
il affichait la "vérité".L Personne ne les achetait !!!

Hampshire College devient la première université a ux Etats-Unis à retirer ses investissements

De l'occupation israélienne en Palestine !
Hampshire College devient la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements
[14/02/2009 - 18:25]


Par Students for Justice in Palestine > Hampshires

Hampshire College, à Amherst, dans le Massachusetts, est la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements de certaines entreprises du fait de leur implication dans l'occupation de la Palestine par Israël.
Cette étape essentielle est la conséquence immédiate du travail de l'association étudiante Etudiants pour la Justice en Palestine (Students for Justice in Palestine, SJP) qui a mené une campagne intensive ces deux dernières années. L'association a fait pression sur le conseil d'administration de Hampshire College afin qu'il retire ses investissements dans six entreprises en particulier, en raison de préoccupations liées aux Droits de l'Homme dans les territoires occupés de Palestine. Plus de 800 étudiants, professeurs, et anciens élèves ont signé la pétition de SJP appelant au désinvestissement.
La proposition de SJP a été approuvée par le conseil d'administration le samedi 7 Février 2009. SJP considère qu'en désinvestissant de ces entreprises, Hampshire College se démarque de toute complicité dans l'occupation illégale de la Palestine et les crimes de guerre commis par Israël.
Les notes prises pendant la réunion du conseil d'administration confirment que « Le Président Hexter a reconnu que c'est le travail de SJP qui a porté l'attention du comité sur ce problème ». Cette décision d'avant-garde s'inscrit dans l'histoire de Hampshire College, qui avait été la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements des entreprises liées à l'apartheid en Afrique du Sud, il y a de cela trente-deux ans, à cause de préoccupations similaires concernant les Droits de l'Homme. Cette décision avait également été le résultat des pressions étudiantes.
Le désinvestissement a jusqu'à présent été appuyé par, entre autres, Noam Chomsky, Howard Zinn, Rashid Khalidi, la Vice-présidente du Parlement Européen Luisa Morganitini, Cynthia McKinney, l'ancien membre du Congrès National Africain Ronnie Kasrils, Mustafa Barghouti, l'historien israélien Ilan Pappe, John Berger, le Prix Nobel de la Paix Mairead Maguire, et Roger Waters des Pink Floyd.
Les six sociétés, qui fournissent toutes des équipements et des services à l'armée israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sont : Caterpillar, United Technologies, General Electric, ITT Corporation, Motorola et Terex.
SJP répond à un appel de la société civile palestinienne qui a mené une campagne pour le boycott, le désinvestissement, et les sanctions pour la Palestine (Boycott, Divestment, and Sanctions - BDS) en faisant pression sur l'Etat d'Israël de façon non-violente afin qu'il mette fin à toute violation du Droit International.
SJP suit l'exemple de nombreux groupes et institutions de renom tels que la National Association of Teachers in Further and Higher Education in the UK, l'association israélienne Gush Shalom, le Congress of South African Trade Unions, la Canadian Union of Public Employees, et le American Friends Service Committee.
En plus d'exprimer notre opposition à l'occupation illégale de la Palestine et les violations répétées des Droits de l'Homme à l'encontre du peuple palestinien, nous, en tant que membres d'une institution d'enseignement supérieur, considérons de notre responsabilité morale le fait d'exprimer notre solidarité avec les étudiants palestiniens dont l'accès à l'éducation est fortement inhibé par l'occupation israélienne.
SJP a prouvé que des associations étudiantes peuvent organiser, rallier et faire pression sur leur établissement pour qu'ils retirent tout investissement de l'occupation illégale de la Palestine. Le groupe espère que cette décision ouvrira la voie à d'autres institutions d'éducation supérieure aux Etats-Unis afin qu'elles prennent des initiatives similaires.
Veuillez écrire à
hampshiresjp@mail.com pour tout entretien téléphonique.


Source : Students for Justice in Palestine

21:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, romain, fascisme, solidarite, resistance, israel, silence, medias, gaza |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

18/02/2009

18/02/2009: Ivres de guerre et de haine ...

Ivres de guerre et de haine
© Courrier international 2009

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http://www.courrierint.com/evenement/BD/planche01.asp>

Ivres de guerre et de haine

Une journaliste russe est allée à la rencontre de ses ex-compatriotes, des Juifs de Russie installés depuis moins de dix ans sur le territoire israélien. Au moment où leur représentant, Avigdor Lieberman, s'impose comme la troisième force politique du pays, elle témoigne, effarée, de la dérive morale de cette communauté.

La petite ville israélienne de Sderot est un vrai trou perdu de province, "au bout du monde à gauche", comme disent ses habitants. Si cette bourgade a fait la une des médias du monde entier, c'est à cause des roquettes artisanales Qassam qui s'y abattaient régulièrement [lancées à partir de la bande de Gaza] et de la "colline de la honte", hauteur qui offre une vue dégagée sur la bande de Gaza et d'où des centaines d'Israéliens sont venus se délecter du spectacle des trois semaines [27 décembre 2008-17 janvier 2009] d'offensive contre les Palestiniens.

"Mes compatriotes sont devenus fous, constate Nomika Zion, une habitante de Sderot, avec un tremblement dans la voix. Toute la ville est pavoisée.. Il y a des drapeaux partout. Des groupes de soutien distribuent des fleurs dans les rues, les gens klaxonnent pour saluer chaque nouvelle tonne de bombes larguée sur nos voisins, les habitants de la bande de Gaza. Cette euphorie démente, cette ivresse de la guerre, cette soif de vengeance et de pouvoir me terrifient. Ces gens ont oublié la maxime juive selon laquelle il ne faut pas se réjouir lorsque son ennemi est à terre." Nomika Zion, une femme belle et passionnée, est une véritable enfant d'Israël, née dans un kibboutz au sein d'une famille de militants politiques, dans l'atmosphère idéaliste où l'on inculquait aux enfants que les droits civiques étaient ce qu'on ne pouvait retirer aux autres sans se déshonorer. Dans son kibboutz, elle a créé un groupe nommé Une autre voix de Sderot et publié un article sur Internet affirmant, entre autres, que "le bain de sang qui a eu lieu à Gaza ne s'est pas fait en mon nom, ni au nom de ma sécurité". Cet article a fait de Nomika et ses amis des parias dans la ville, où, désormais considérés comme des traîtres, ils se font cracher dessus et insulter.

"Nous, les Juifs, avons un complexe de victimes permanentes. Nous sommes persuadés que nous seuls pouvons être victimes, et nous avons perdu la capacité de compatir aux malheurs des autres. La différence entre moi, qui vis dans la peur qu'une roquette me tue, et les habitants de Gaza, c'est que je suis libre, alors qu'ils sont enfermés. Il est impossible de sortir de Gaza ou d'y entrer. Gaza est la plus grande prison du monde !" Je hoche la tête en silence. Qu'est-ce que Gaza ? Une étroite bande de terre bordée par la mer et entourée de barbelés, où s'entassent 1,5 million de personnes. Un camp de concentration surréaliste où sont parqués des Palestiniens, et créé, ironie du sort, par des Juifs dont les grands-parents ont eux-mêmes péri dans des camps de concentration. Ceux qui naissent à Gaza n'ont pas de passeport, ni de pays, ni de nationalité, ni le droit de se déplacer.

J'ai célébré l'Ancien Nouvel An [orthodoxe russe, le 13 janvier] en plein coeur de Jérusalem, en compagnie d'Israéliens d'origine russe. Ces gentils intellectuels aux manières policées plaisantaient aimablement et fredonnaient des chansons soviétiques, en s'accompagnant à la guitare. Soudain, l'ambiance a changé : il venait d'être question de Gaza. "Faut tous les buter !" , "On doit les écraser !". Ils avaient laissé tomber le masque. J'ai tenté un "Mais enfin, ce sont des êtres humains ! Est-ce qu'il n'y a que le sang juif qui compte pour vous, comme pour les héros du film Munich ? - Absolument ! m'a rétorqué Haïm, de Lvov. Pour moi et pour l'Etat d'Israël, seul compte le sang versé par les Juifs !" La présence du mari d'une de mes amies juives conférait à la scène une ironie amère. Cet homme est un Arabe chrétien palestinien répondant au beau prénom biblique de Noé. Il existe des couples improbables de ce genre ! Toutes ces impitoyables Olia de Voronej et Iacha d'Odessa, arrivés en Israël il y a une dizaine d'années, ont immédiatement obtenu la nationalité israélienne, une aide financière et un travail. Noé, qui est né et a grandi à Jérusalem, dont les racines familiales plongent profondément en Terre sainte, n'est PAS, pour sa part, citoyen israélien, n'a PAS le droit de vote et ne peut PAS se présenter à la moindre élection. C'est une personne de second ordre, privée de nationalité et sans cesse humiliée dans sa propre patrie. Pour lui, cette bande d'ex-Soviétiques bruyants, criards et arrogants, ce million et demi de russophones, est une troupe d'occupants qui lui dénie tout droit, à lui, maître légitime des lieux (pour avoir une idée plus précise de l'ampleur de cette occupation, il suffit de savoir qu'en 1917, les Arabes constituaient 93 % de la population de la Palestine, et que les Juifs n'étaient que 7 %).

"L'adhésion sans réserve des Israéliens à ce carnage dans la bande de Gaza est le résultat de nombreuses années de lavage de cerveau, considère Aliona, de Moscou, l'épouse de Noé. L'adversaire est déshumanisé. Dans les médias locaux, les Arabes sont présentés comme des bêtes sauvages à exterminer, et non des êtres humains. L'Etat a besoin d'un ennemi extérieur, sans quoi il se désagrège. Tous ces Juifs qui sont venus s'installer en Israël, porteurs de différentes cultures et traditions, sont soudés par un unique sentiment : `Nous sommes une forteresse assiégée, nous sommes contre le reste du monde'." Mais les Juifs ne veulent rien savoir. Quand on leur explique comment les colons s'emparent par la force de terres palestiniennes en Cisjordanie, ils vous regardent d'un air absent et affirment que ce sont des mensonges. Le monde entier diffuse des images d'enfants de Gaza brûlés par les bombes au phosphore et on entend en réponse : "Vous êtes de vils antisémites". Israël n'a jamais manqué de gens capables de tout expliquer et de tout justifier. La "pensée talmudique" est l'art de retourner une situation du tout au tout et de réussir à tirer avantage des arguments de l'adversaire.

Pour le rabbin Abraham Schmulevitch (né Nikita Demine à Saint-Pétersbourg), "l'humanité doit toutes ses grandes valeurs aux Juifs. C'est à travers nous que Dieu a révélé aux goys les vérités suprêmes. Tout le monde sait que les Juifs sont le peuple élu, mais élu pour quoi ? Pour fixer les normes idéales à l'ensemble de l'humanité." Ce rabbin est un personnage extrêmement charismatique, et je me laisse vite prendre à la magie de son éloquence. "Hypersioniste", tel qu'il se définit lui-même, il dirige le mouvement Pour notre pays ! et me brosse un tableau grandiose du futur empire juif, destiné à s'étendre du Nil à l'Euphrate. "Nous prendrons un morceau de l'Egypte, le Liban, la Syrie, une partie de l'Irak et un petit bout du Koweït, car telle est la terre que Dieu a donnée au peuple juif", détaille-t-il en me montrant une carte de cet empire à venir. "Nous libérerons notre terre par le fouet, et nous laisserons aux peuples
qui y vivent le choix de mourir ou de se soumettre à nos règles. Lorsqu'Israël aura pris le contrôle du Proche-Orient, il le nettoiera comme l'avait fait Alexandre le Grand, en exterminant les rebelles et en incluant les peuples conquis dans le système impérial."

Daria Aslamova
Komsomolskaïa Pravda

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=94597

© Courrier international 2009 | ISSN de la publication électronique : 1768-3076

22:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, palestine, romain, colonialisme, resistance, imperialisme, israel, occupation, gaza, nazisme, faccisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

15/02/2009

10/02/2009: Les Irlandais lancent un appel au boycott d’Israël ...

----- Original Message -----
From: Morad
Sent: Tuesday, February 10, 2009 10:22 AM
Subject: [Transfer_info] IRLANDE : Appel au boycott d'Israel

Les Irlandais lancent un appel au boycott d’Israël
 
mardi 3 février 2009

Les lecteurs de l’Irish Times du 31 janvier ont pu voir, en page 5, un "appel irlandais pour une justice en Palestine" lancé par environ 300 signataires, dont des députés, des sénateurs, des leaders politiques (dont Gerry Adams), des dirigeants de syndicats, des professeurs, des musiciens connus, des célébrités culturelles...

Cet appel ne figure pas sur la version internet de l’I.T. mais l’édition du samedi est celle qui est la plus lue en Irlande. Il est d’ailleurs demandé, au bas de la page, de relayer le plus possible cet appel dans le monde, et de faire en sorte qu’il soit reproduit avec la mention "paru dans le Irish Times le 31 janvier 2009".

En voici le texte :

"Les bombardements sur Gaza ont tué plus de 1300 Palestiniens, dont un tiers d’enfants. Des milliers d’autres ont été blessés, certains s’étant réfugiés dans des bâtiments de l’ONU. Source Irish Times du 31 janvier

Cet assaut est survenu après un an de blocus économique organisé par Israël. Le blocus, interdit par les lois humanitaires internationales, a détruit l’économie de la bande de Gaza et condamné sa population à la pauvreté. Selon un rapport de la Banque Mondiale, "98% de l’activité industrielle est à l’arrêt". Les dernières attaques d’Israël sur Gaza ont été le plus récent volet de l’oppression du peuple palestinien par Israël, et sa volonté de s’approprier leur terre.

Israël n’a jamais déclaré ses frontières. Au contraire, il s’est continuellement étendu aux dépenss des Palestiniens. En 48, Israël s’était déjà emparé de 78% de la Palestine, beaucoup plus que ce que l’Assemblée Générale de l’ONU avait octroyé à l’état juif en 47. Au mépris de toutes les lois internationales, Israël a expulsé plus de sept cent mille Palestiniens de leurs maisons.. Ces réfugiés et leurs descendants, qui maintenant approchent du million, sont dispersés un peu partout dans la région. Ils ont le droit au retour, d’après la juridiction internationale. Ce droit a été confirmé plusieurs fois à l’ONU, à commencer par la résolution 194 en 1948.

En 1967, Israël a occupé les 22% qu’il restait de la Palestine : la Cisjordanie et Gaza. Ne respectant aucunement l’article 49 de la Convention de Genève, Israël a construit et continue de le faire, des colonies d’occupation sur ces territoires occupés. Aujourd’hui, on peut trouver environ 500 000 colons israéliens vivant dans les colonies de Cisjordanie (Jerusalem-Est inclus), et leur nombre croît quotidiennement au fur et à mesure qu’Israël étend ses programmes d’implantations.

Israël a résisté à la pression de la Communauté Internationale en continuant à ne pas respecter les lois internationales :

Non à la demande internationale d’arrêter les implantations et de détruire celles déjà construites (Résolutions 446, 452 et 465 du Conseil de Sécurité),

refus de rendre ses annexions illégales à Jérusalem Est (Résol. 252, 267, 271, 298, 476, 478).

Depuis septembre 2000, plus de 5 mille Palestiniens, dont mille mineurs, ont été tués par l’armée israélienne.

Onze mille Palestiniens, parmi eux des mineurs, sont internés dans des prisons israéliennes. Des centaines sans même avoir été jugés. De plus, Israël ne respecte pas, ici non plus, la loi internationale en les emprisonnant en dehors des territoires occupés, compliquant ainsi la vie de leurs familles, en rendant les visites quasi-impossibles..

Chaque année, des centaines de maisons palestiniennes sont détruites.

La population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza vit emprisonnée derrière des murs, des barrières de défense et des checkpoints, qui les empêchent d’avoir accès aux commerces, aux écoles, à leur travail, aux hopitaux et aux lieux de culte. Ils sont soumis aux restrictions de toutes sortes et à des rituels d’humiliation quotidiens par les soldats de l’armée d’occupation et les gardes des check-points.

Invasion, occupation, privation de leur terre est la réalité à laquelle doivent faire face les Palestiniens depuis de nombreuses années, de façon quotidienne, pendant que leur pays est déchiqueté sans remords.

Sans un arrêt de ces agressions d’Israël, et si des droits démocratiques ne sont pas reconnus au peuple palestinien, il n’y aura ni justice ni paix au Moyen Orient. Il doit être mis fin à l’occupation vieille de 40 ans de la Cisjordanie et de Gaza par Israël.

L’occupation peut se terminer si une pression politique et économique est exercée sur Israël par la communauté internationale. C’est d’ailleurs ce que réclament les Palestiniens : que la communauté internationale intervienne.

Nous, signataires, lançons l’appel suivant :

que le gouvernement irlandais cesse ses achats de produits et de services militaires à Israël et appelle publiquement à un embargo militaire contre Israël

que le gouvernement irlandais demande publiquement que l’accord Euro-Med qui permet à Israël d’avoir un accès privilétié au marché de l’Union Européenne soit suspendu tant qu’Israël ne respectera pas la Loi Internationale.

que le gouvernement irlandais s’oppose à toute nouvelle proposition de relations entre l’U.E. et Israël,

que le peuple irlandais boycotte les marchandises et services israéliens tant qu’Israël ne respectera pas la loi internationale.

 

(Traduit par Claudine LUSCHER pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

http://oumma.com/Les-Irlandais-lancent-un-appel-au

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12/02/2009

11/02/2009: de Michel Collon: Comment expliquer le succès du Hamas ?

Date : 11/02/2009 23:58:56
Sujet : Comment expliquer le succès du Hamas ?
 
Si le texte ne s'affiche pas bien, cliquez : Hamas

Comment expliquer le succès du Hamas ?
Mohamed Hassan
INTERVIEW : Grégoire Lalieu et Michel Collon


Pour les grands médias, l’affaire semble entendue : le Hamas est terroriste, intégriste et fanatique. Pourtant, ce mouvement a gagné les dernières élections et sa popularité ne cesse de croître auprès des Palestiniens. Pourquoi ? Nous l’avons demandé à Mohamed Hassan, auteur de "L’Irak face à l’occupation", et un des meilleurs spécialistes du Moyen-Orient...

Qu’est réellement le Hamas ?
Le Hamas est un mouvement politique issu d’un des plus vieux mouvements politiques d’Egypte, les Frères Musulmans. Le mot « Hamas » signifie l’éveil, il fait référence à quelque chose en éruption... C’est un mouvement nationaliste islamiste que l’on pourrait comparer au mouvement nationaliste irlandais. Face à l’occupation coloniale de l’Irlande par les Britanniques, se développa à partir de 1916 un mouvement de résistance, l’Irish Republican Army. Comme les Irlandais étaient catholiques et les colons britanniques protestants, l’occupant tenta d’en faire une guerre de religions. La religion peut être utilisée pour mobiliser un peuple pour une cause.


Quel contexte historique explique l’émergence du Hamas ?
Pour le comprendre, nous devons prendre en considération différents événements historiques. Le premier est la guerre des Six Jours qui discrédita le nassérisme en 1967. Nasser était un président égyptien qui encouragea une révolution arabe pour l’indépendance et le développement. Suite à la sévère défaite que lui infligea Israël, son idéologie perdit en influence. Après sa mort, l’Egypte et Israël entrèrent à nouveau en conflit lors de la guerre d’Octobre en 1973. L’Egypte et la Syrie voulait récupérer des territoires sous occupation israélienne. Finalement, l’Egypte et Israël signèrent un accord, mais cet événement marqua une profonde division dans le monde arabe entre les pays qui étaient prêts à accepter les conditions israéliennes et ceux qui voulaient résister comme la Syrie, l’Algérie, l’Irak... Bien sûr, la question palestinienne restait un élément crucial dans ces conflits. La résistance à Israël avait d’ailleurs mené à la formation de l’OLP, l’Organisation pour la Libération de la Palestine. Cette organisation a été créée dans le but de rassembler les différents mouvements de résistance pour allier leurs efforts dans la résistance à Israël. Avant de négocier avec cette organisation lors des accords d’Oslo, Israël la considérait comme un groupe terroriste et lui infligea plusieurs défaites qui peuvent expliquer l’émergence du Hamas.
La première défaite survint avec le septembre noir de 1970. L’OLP avait son quartier général en Jordanie où le roi Hussein négocia un accord avec Israël pour réprimer brutalement l’insurrection palestinienne. L’OLP fut alors obligée de fuir vers Beyrouth. La seconde importante défaite survint en 1982. Israël attaqua le Liban et la plupart des combattants de l’OLP durent partir très loin de la Palestine. Le QG de l’organisation fut établi à Tunis. C’est dans ce contexte particulier qu’arrive la première Intifada en 1987. L’Intifada était un soulèvement populaire en réaction à l’occupation israélienne qui a démarré à Gaza et a ensuite gagné la Palestine tout entière. Comme je l’ai dit, l’OLP se situait très loin à ce moment-là. Le Hamas au contraire se trouvait en Palestine et prit part à l’Intifada. Cet événement marque l’arrivée de ce mouvement qui débuta dans les prisons ! Les prisons étaient habituellement considérées comme un lieu de punition. Mais après que des résistants de l’Intifada furent emprisonnés, la donne changea ! C’est dans les prisons que le Hamas commença à recruter et à se développer en tant qu’organisation. Avec l’Intifada, le Hamas fut exposé à l’opinion palestinienne, l’opinion israélienne et l’opinion internationale.


Comment l’OLP réagit-elle à l’Intifada ?
Avec l’Intifada, l’OLP se divisa en deux ailes : la plus forte qui voulait continuer la résistance et qui était basée à Tunis et une autre moins importante qui voulait négocier un accord. Ces membres-là se cachaient et n’eurent pas le courage de défendre leurs opinions jusqu’aux accords d’Oslo où ils se manifestèrent au grand jour et devinrent plus forts. Arafat était un tacticien et après la fin de la première Intifada, il utilisa les différents courants palestiniens dans le but de ramener l’OLP en Palestine.


Quels étaient ces courants ?
D’abord, vous avez ceux qui voulaient continuer le combat contre Israël sans concession. Arafat devait les marginaliser pour obtenir quelque chose. D’un autre côté, vous avez ceux qui voulaient capituler, et ils dirigent le gouvernement palestinien aujourd’hui. Enfin, il y a la bourgeoisie qui souhaitait tirer profit d’une négociation. Arafat les utilisa pour obtenir ce qu’il voulait. Cela nous mène aux Accords d’Oslo en 1993. Ces accords ont permis à l’OLP de revenir en Palestine mais à part ça, ce fut une grande défaite. Les Palestiniens acceptèrent 22% de leurs terres. Il n’y a aucun accord dans l’Histoire qui confère à une partie seulement 22% de ce qu’elle demandait ! L’OLP n’était plus considérée comme une organisation terroriste et gagna la reconnaissance d’Israël, mais elle réussit pas à réellement améliorer la situation à Gaza et en Cisjordanie. Rien dans l’accord n’a été mentionné pour mettre fin à la colonisation israélienne. Cet élément a discrédité l’autorité palestinienne auprès de la population et a aussi contribué au succès du Hamas en tant que mouvement de résistance. Un autre élément important est le fait que l’autorité palestinienne, qui recevait des fonds de l’Occident, est devenue corrompue. Rien n’indique que le Hamas ait ce problème. D’une part, ses principales sources de revenus proviennent d’un système basé sur la charité dans le monde musulman. D’autre part, vu qu’ils critiquent l’autorité palestinienne sur le problème de la corruption, ils veillent sérieusement à ce que cela ne se produise pas dans leurs rangs.


Comment expliquer le succès du Hamas ?
Trois facteurs expliquent le succès du Hamas. Le premier est le maintien de la résistance et le refus de toute solution imposée, ce qui correspond à la volonté de la population. Le second facteur est que le Hamas exige le retour des réfugiés de 1948 et de 1967. En 1948, après la création de l’Etat d’Israël, beaucoup de Palestiniens furent expulsés du territoire. Avec la guerre des Six Jours en 1967, environ 300.000 réfugiés partirent en Jordanie. Aujourd’hui, c’est plus de six millions de réfugiés qui n’ont pas le droit de revenir dans leur pays ! En revanche, en tant qu’Etat juif, Israël accueille n’importe quel juif de n’importe où : Espagne, Russie, Ethiopie... Des personnes qui n’ont jamais été vues en Palestine auparavant! La question des réfugiés est un élément important des revendications palestiniennes dont le Hamas s’est fait le porte-parole.
Le dernier facteur qui a contribué au succès du Hamas est l’élimination au sein de la communauté palestinienne des personnes corrompues par Israël pour obtenir des informations. Quelques-uns ont été éliminés physiquement et la plupart - des délinquants, des alcooliques ou des dealers - ont été réintégrés via les programmes sociaux du Hamas. L’information ne circulait donc plus. C’est très important. Israël avait créé une société corrompue où tout le monde était contre tout le monde et a exploité cela pour construire un réseau d’informations et établir un certain contrôle sur la résistance palestinienne. C’est typique d’une mentalité coloniale. Les Britanniques ont appliqué cela en Irlande du Nord. Rien de nouveau. Mais le Hamas a réussi à détruire ce réseau, ce qui constitue une grande victoire sur Israël.


Certains disent qu’Israël a délibérément favorisé l’ascension du Hamas. Est-ce vrai ?
Pas du tout ! Il n’y en a aucune preuve. Israël a toléré le Hamas en espérant que surviennent des conflits interpalestiniens. Ils voulaient affaiblir l’OLP et le Fatah. Mais ils ne s’attendaient pas à la qualité, la capacité et l’organisation dont a fait preuve le Hamas en se développant de telle manière. Toute puissance coloniale considère immanquablement ses sujets comme des enfants naïfs.


Comment un mouvement islamiste est-il devenu si populaire en Palestine?
Sous l’occupation à Gaza et dans les autres territoires, il n’était pas possible pour les Palestiniens de discuter ouvertement ou même d’imaginer leur futur excepté dans deux endroits : la mosquée et l’université. Le Hamas était bien entendu déjà actif dans le premier. Mais il a ensuite commencé, comme n’importe quel autre parti politique, à se manifester dans les organisations étudiantes. Le marché est ouvert pour tous les partis ! Le Hamas a donc recruté de jeunes étudiants brillants, qui étaient bien perçus dans la société en raison de leur dévouement et de leur honnêteté. C’était facile pour le Hamas de les convaincre, car la volonté de résister les unissait. Il n’y a pas de mystère! Le Hamas exprime ouvertement ce que la population ressent dans son cœur. Avec les éléments les plus combatifs, les plus intelligents et les plus éduqués de la société, le Hamas est devenu une grande organisation.


Comment les autorités palestiniennes ont-elles réagi à l’évolution du Hamas ?
Elles ont été touchées par la corruption et les scandales. Même des journalistes palestiniens les ont condamnées pour ça. Arafat était une espèce d’arbitre entre les différentes factions. Mais après sa mort, les contradictions entre le Hamas et le Fatah sont devenues antagoniques. Israël a exploité ces dissensions et a entrepris d’utiliser le Fatah pour entamer la popularité du Hamas. Ils pensaient que celui-ci n’accepterait pas de participer à des élections. C’est pourquoi ils mirent vite sur pied un scrutin. Tout le monde fut surpris que le Hamas accepte de participer, mais personne ne fut réellement inquiet. Ils pensaient en effet que le mouvement, en présentant une manière de penser dogmatique et très limitée, serait vaincu par le parti majoritaire. Contre toute attente, le Hamas créa une coalition et offrit une image flexible, très loin de ce qu’on aurait pu attendre d’une organisation fondamentaliste. En fait, le Hamas souhaite un Etat islamiste mais la réalité est différente.


Le Hamas va-t-il ou non instaurer un régime islamiste en Palestine ?
Un régime islamiste est le but ultime du programme du Hamas, mais il faut comprendre qu’il ne pourra jamais l’appliquer. En effet, sur le terrain, l’organisation est basée sur un mouvement patriotique. Il faut savoir que la guerre brutale menée par Israël contre Gaza n’a pas seulement mobilisé les forces du Hamas, mais bien toutes les forces patriotiques, y compris celles du Fatah. Cette agression a unifié le peuple palestinien. Le Hamas peut-il devenir un mouvement plus progressiste en alliance avec d’autres mouvements ? Oui, en raison de l’agression israélienne. L’idée que le Hamas puisse créer une société basée sur des modes de productions islamistes est une illusion. C’est tout simplement impossible. Sur bien des points, cette organisation ressemble au Hezbollah qui dit : « Le Liban est un pays d’une grande diversité, nous n’en représentons qu’une fraction et notre but est d’édifier avec tous les progressistes libanais une économie nationale indépendante. » Je voudrais vous faire remarquer au passage que personne ne pose ce genre de question pour des pays comme l’Arabie Saoudite.


Quel est le programme socio-économique du Hamas ?
Leur projet est une économie capitaliste marquée par une intervention importante de l’Etat. Notons qu’actuellement, même les libéraux européens souhaitent une intervention de l’Etat ! Si vous regardez l’Iran, vous avez un régime islamiste : du capitalisme avec une intervention de l’Etat. Mais ils refusent les dominations extérieures et redistribuent les richesses provenant du pétrole. En ce qui concerne le Hamas, il faut savoir que ce n’est pas essentiellement leur programme social qui a séduit les Palestiniens mais bien le fait que ce mouvement incarne la résistance. Et aujourd’hui, la résistance est ce qui compte le plus pour le peuple de Palestine.


Quel est le rôle de la femme selon le Hamas ?
Leur vision de la femme en théorie et en pratique est différente. Pourquoi ? En Palestine, la situation est très difficile. Les femmes doivent travailler pour gagner leur propre croûte et élever leurs enfants. Le Hamas ne pourra jamais les empêcher de travailler et les forcer à rentrer à la maison. À part quelques riches pays pétroliers, personne ne pense comme ça dans le monde arabe. Comment le Hamas pourrait-il retirer de la société plus de 50% des éléments les plus actifs de la société palestinienne ? En fait, celui qui ne respecte pas la femme est celui qui croit qu’il est possible de la contrôler comme un sujet passif.
Il y a des différences culturelles entre le monde arabe et l’Occident qui ne sont pas bien comprises parce qu’elles reposent sur des clichés. Prenons un exemple. Quand vous allez dans une librairie par ici, vous voyez des tas de magazines avec des blondes nues aux gros seins sur les couvertures... Personne ne se dit que c’est dégoûtant et que ces femmes devraient être mieux traitées. Mais quand on voit une femme portant un foulard, on parle d’oppression ! Il y a une sorte d’hypocrisie en Occident. Par exemple, en Indonésie, le régime actuel a été mis en place en 1965 par un coup d’Etat au cours duquel un million de communistes ont été massacrés. Aujourd’hui, la plupart des femmes portent le foulard là-bas. Mais personne ne s’indigne de leur situation, car ce pays produit du pétrole et est aligné sur l’Occident.


Pourquoi le Hamas est-il rejeté en Europe ?
L’islam n’est pas bien vu en Europe parce que cette dernière s’identifie au christianisme. Il y a un réel rejet de la contribution musulmane au développement de la civilisation occidentale. En tant que groupe islamiste, le Hamas est donc mal perçu. Mais pourquoi une personne, qui condamne le sionisme, a-t-elle un problème avec le Hamas? Et pourquoi la même personne, qui soutient la cause irlandaise, n’a-t-elle aucun souci en ce qui concerne une organisation catholique ? Les différences culturelles expliquent cela et c’est un phénomène que l’on peut observer.
Je reviens juste d’Egypte. J’ai pu constater qu’en traversant la Méditerranée, on change de monde, on change de façon de penser. Je ne blâme pas les Européens, ils sont marqués par leur éducation et la propagande médiatique. De plus, nous sommes dans un système où nous devons toujours identifier des ennemis pour justifier notre propre existence. Mais je crois qu’il faut faire la part des choses. Moi-même, en tant que marxiste vivant dans un pays occidental, j’ai bien sûr des contradictions avec le Hamas ou le Hezbollah. Je regrette que la résistance soit menée par un mouvement qui prend son inspiration dans l’Islam. Mais ces contradictions sont secondaires actuellement. En revanche, je suis complètement opposé à des personnes telles qu’Abbas ou Moubarak, qui sont des laïcs mais qui servent les intérêts des Etats-Unis. Je lis les infos en arabe, je connais bien la situation là-bas et je perçois les contradictions d’un point de vue différent de celui de la gauche européenne.


Pourquoi la gauche européenne ne supporte-t-elle pas ouvertement la résistance palestinienne ?
Le problème de la gauche européenne, c’est qu’elle refuse de faire une grande alliance contre l’impérialisme, à cause du Hamas, des femmes voilées et de toutes sortes de prétextes. En fait, elle se laisse aller à la grande alliance des Chrétiens contre l’Islam, elle rentre dans la 'guerre des civilisations’ lancée par les idéologues américains. Elle subit très profondément cette influence, beaucoup plus qu’elle ne le croit. Pourquoi la gauche européenne ne s’énerve-t-elle pas lorsque des fascistes chrétiens, comme les phalangistes, massacrent au Liban ? Pour ma part, en tant que laïc, j’ai soutenu la résistance des Irlandais contre l’occupation britannique et je n’avais aucun problème avec le fait que ces Irlandais étaient catholiques. En fait, le problème de l’Européen, c’est qu’il a été élevé dans une civilisation qui a des préjugés sur les juifs et les musulmans.


Pourquoi la question palestinienne est-elle si importante pour les Etats-Unis ?
La Palestine est un petit pays qui est malgré tout devenu l’un des enjeux les plus importants dans le monde pour deux raisons. La première est que l’Etat colon qui a été créé, doit être défendu par les puissances impériales, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, pour devenir l’élément dominant du Moyen-Orient. C’est un moyen d’écraser le mouvement révolutionnaire démocratique dans la région. Si vous écrasez la question palestinienne, vous empêchez une alliance du monde arabe avec toutes les lignes de résistance en Irak, au Liban... Avant, c’était le Shah d’Iran qui jouait le rôle de policier dans la région. Les Etats-Unis avaient placé une dictature militaire pour servir leurs intérêts dans la région. Aujourd’hui, c’est Israël. L’un des exemples les plus marquants de cette pratique est la révolution dans le Yémen du Nord dans les années 60. Un putsch avait été lancé par quelques officiers soutenus par l’Egypte pour instaurer une république démocratique. Le Cheik qui dirigeait le Yémen s’enfuit en Arabie Saoudite. Alors, les Britanniques organisèrent des troupes contre la jeune république pour écraser le mouvement nationaliste arabe et des soldats, entraînés par Israël, furent impliqués pour combattre les forces de libération. Israël envoya également des milices au Salvador, au Sri Lanka, en Colombie... En fait, partout où les Etats-Unis sont impliqués, Israël était ou est impliqué.
La seconde raison est l’enjeu de Jérusalem en tant que ville sainte. C’est la seconde ville en ordre d’importance pour l’Islam. La question mobilise donc tous les musulmans à travers le monde. Jérusalem est aussi très importante pour les chrétiens palestiniens. Israël ne l’abandonnera pas. Ce serait considéré comme une victoire pour les Palestiniens et l’Islam. De plus, située sur la frontière entre Israël et la Cisjordanie, Jérusalem occupe une position stratégique dans la politique d’expansion israélienne. En fait, il faut savoir que cet Etat n’a pas de frontières bien définies. Il n’a même pas de constitution ! Israël a donc les coudées franches pour continuer à s’étendre.


En massacrant aussi sauvagement à Gaza, quel message Israël veut-il faire passer ?
Le message est : « Israël sera toujours là, même avec l’arme nucléaire. Il peut vous imposer ce qu’il veut ».

Et ça marchera ?
Non, parce que de l’autre côté il y a des combattants qui n’ont plus rien à perdre et qui sont prêts à se sacrifier, chose que l’on ne trouvera pas dans les rangs de Tsahal. Avec son attaque, Israël n’a rien obtenu sur le fond. Tout du contraire, le Hamas va ressortir renforcé de ce conflit. Même en Cisjordanie, les gens disent que s’il y avait des élections, ils voteraient pour ce parti. En fait, ceux qui résistent gagnent toujours.

10 février 2009

Vous pouvez envoyer vos questions, remarques ou documents. Nous les transmettrons à l’auteur.

20:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, sionisme, palestine, television, romain, belgique, colonialisme, europe, fascisme, solidarite, resistance, imperialisme, euro-dictature, israel, silence, medias, information, hamas, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

11/02/2009

09/02/2009: Gaza : Est-ce vraiment une victoire ?

 
-------Message original-------
 
Date : 9/02/2009 11:13:12
Sujet : Gaza : Est-ce vraiment une victoire ?
 


Un journal russe très connu pour son soutien indéfectible à la cause sioniste a fait paraître un article à la page 7 intitulé : « Est-ce vraiment une victoire ». En voici la traduction


« Si nous sommes entrés à Gaza pour récupérer CHALIT,
Nous sommes revenus sans lui.

Si nous sommes entrés à Gaza pour arrêter les tirs de roquettes,
La portée de ces roquettes s´allonge de jour en jour, menaçant une grande partie de l´Etat hébreu.

Si nous sommes entrés à Gaza pour exterminer le HAMAS,
Nous avons fini par lui assurer une légitimité au sein de la population de Gaza.

Si nous sommes entrés à Gaza pour l´occuper,
Nous avons annoncé que nos forces d´élite ne pouvaient pas même entrer d´un mètre au coeur de Gaza.

Si nous sommes entrés à Gaza pour montrer que nous avions le mot final,
Alors qu´en réalité, la guerre s´est arrêtée quand la résistance de Hamas à décidé de l´arrêt des combat et non pas sur notre décision.

Si nous sommes entrés à Gaza pour faire une parade de notre force,
Pour cela il fallait se contenter d´un défilé militaire à Tel Aviv.

Si nous sommes entrés à Gaza pour exterminer les chefs de Hamas,
Nous avons éliminé seulement deux parmi 500 chefs dans le mouvement.

Si nous sommes entrés à Gaza pour gagner le soutien international,
L´opinion mondiale s´est retournée contre nous ; ceux qui étaient pour notre cause sont désormais contre nous.

Si nous sommes entrés à Gaza pour regagner de la confiance pour nos soldats,
Nous les avons rendus encore plus peureux et lâches, et nous avons permis aux combattants de Hamas de gagner plus de confiance en eux.

Si nous sommes entrés à Gaza pour démontrer notre force de riposte,
Il s´est avéré les armes (les plus perfectionnées) sont en notre possession, mais nous ne savons pas les utiliser ; l´expérience des deux guerres de 2006 et 2008 le démontrent et nous n´avons pas réussi à faire plier ni le HezboAllah, ni le Hamas. De plus, les responsable du Hamas ont gagné plus de notoriété et Dieu seul sait ce qui nous attend dans l´avenir après avoir semé cette culture de la résistance parmi les peuples de la région ; n´oublions pas que durant toutes nos rencontres avec les responsables du Hamas durant la guerre dans le but d´arrêter les combats, pas une fois nous n´avons soulevé une demande de la part du Hamas pour l´arrêt des combats jusqu´à ce que nous l´avions demandé nous-même. Alors, permettez-moi de me poser cette question : qui a eu le dessus sur l´autre ? Dieu seul le sait. Actuellement, plus de 8000 habitants du sud d´Israël tremblent de peur quand on évoque le nom du Hamas, et
regagnent les abris.

La guerre a coûté 10,5 trillons de $, équivalant au budget de 40 ans de propagande médiatique pour embellir l´image des juifs dans le monde. En 22 jours, l´armée Israélienne détruit toutes sa propagande."

Pour ce qui est des pertes humaines parmi les militaires qui étaient au front ainsi que les civils, l´auteur de l'article écrit : "Le nombre de pertes humaines lors de cette guerre contre Gaza, je le connais ; Olmert et Barak le connaissent également, et nous ne pouvons les communiquer." »

L'article finit ainsi :

"Arrêtons de mentir, nous n'avons pas gagné !"

.

20:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, guerre, sionisme, palestine, television, romain, racisme, colonialisme, fascisme, imperialisme, euro-dictature, israel, colinialisme, silence, paix, medias, information, gaza, nazisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

08/02/2009

08/02/2009: Gerry Adams et 300 personnalités irlandaises appellent au boycott d'Israël...

 

Gerry Adams et 300 personnalités irlandaises appellent au boycott d'Israël
Irish Times  
 
Les Irlandais lancent un appel au boycott d¹Israël : une pleine page dans le "Irish Times" et demandent de relayer dans le monde... Les lecteurs de l¹Irish Times du 31 janvier ont pu voir, en page 5, un "appel irlandais pour une justice en Palestine" lancé par environ 300 signataires, dont des députés, des sénateurs, des leaders politiques (dont Gerry Adams), des dirigeants de syndicats, des professeurs, des musiciens connus, des célébrités culturelles...
 
31 janvier

Source: CAPJPO-EuroPalestine


Cet appel ne figure pas sur la version internet de l¹I.T. mais l¹édition du samedi est celle qui est la plus lue en Irlande. Il est d¹ailleurs demandé, au bas de la page, de relayer le plus possible cet appel dans le monde, et de faire en sorte qu¹il soit reproduit avec la mention "paru dans le Irish Times le 31 janvier 2009".

En voici le texte :

"Les bombardements sur Gaza ont tué plus de 1300 Palestiniens, dont un tiers d¹enfants. Des milliers d¹autres ont été blessés, certains s¹étant réfugiés dans des bâtiments de l¹ONU.

Cet assaut est survenu après un an de blocus économique organisé par Israël. Le blocus, interdit par les lois humanitaires internationales, a détruit l¹ économie de la bande de Gaza et condamné sa population à la pauvreté. Selon un rapport de la Banque Mondiale, "98% de l¹activité industrielle est à l¹ arrêt". Les dernières attaques d¹Israël sur Gaza ont été le plus récent volet de l¹oppression du peuple palestinien par Israël, et sa volonté de s¹ approprier leur terre.

Israël n¹a jamais déclaré ses frontières. Au contraire, il s¹est continuellement étendu aux dépenss des Palestiniens. En 48, Israël s¹était déjà emparé de 78% de la Palestine, beaucoup plus que ce que l¹Assemblée Générale de l¹ONU avait octroyé à l¹état juif en 47. Au mépris de toutes les lois internationales, Israël a expulsé plus de sept cent mille Palestiniens de leurs maisons. Ces réfugiés et leurs descendants, qui maintenant approchent du million, sont dispersés un peu partout dans la région. Ils ont le droit au retour, d¹après la juridiction internationale. Ce droit a été confirmé plusieurs fois à l¹ONU, à commencer par la résolution 194 en 1948.

En 1967, Israël a occupé les 22% qu¹il restait de la Palestine : la Cisjordanie et Gaza. Ne respectant aucunement l¹article 49 de la Convention de Genève, Israël a construit et continue de le faire, des colonies d¹ occupation sur ces territoires occupés. Aujourd¹hui, on peut trouver environ 500 000 colons israéliens vivant dans les colonies de Cisjordanie (Jerusalem-Est inclus), et leur nombre croît quotidiennement au fur et à mesure qu¹Israël étend ses programmes d¹implantations.

Israël a résisté à la pression de la Communauté Internationale en continuant à ne pas respecter les lois internationales :

Non à la demande internationale d¹arrêter les implantations et de détruire celles déjà construites (Résolutions 446, 452 et 465 du Conseil de Sécurité),

refus de rendre ses annexions illégales à Jérusalem Est (Résol. 252, 267, 271, 298, 476, 478).

Depuis septembre 2000, plus de 5 mille Palestiniens, dont mille mineurs, ont été tués par l¹armée israélienne.

Onze mille Palestiniens, parmi eux des mineurs, sont internés dans des prisons israéliennes. Des centaines sans même avoir été jugés. De plus, Israël ne respecte pas, ici non plus, la loi internationale en les emprisonnant en dehors des territoires occupés, compliquant ainsi la vie de leurs familles, en rendant les visites quasi-impossibles.

Chaque année, des centaines de maisons palestiniennes sont détruites. La population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza vit emprisonnée derrière des murs, des barrières de défense et des checkpoints, qui les empêchent d¹avoir accès aux commerces, aux écoles, à leur travail, aux hopitaux et aux lieux de culte. Ils sont soumis aux restrictions de toutes sortes et à des rituels d¹humiliation quotidiens par les soldats de l¹armée d¹occupation et les gardes des check-points.

Invasion, occupation, privation de leur terre est la réalité à laquelle doivent faire face les Palestiniens depuis de nombreuses années, de façon quotidienne, pendant que leur pays est déchiqueté sans remords.

Sans un arrêt de ces agressions d¹Israël, et si des droits démocratiques ne sont pas reconnus au peuple palestinien, il n¹y aura ni justice ni paix au Moyen Orient. Il doit être mis fin à l¹occupation vieille de 40 ans de la Cisjordanie et de Gaza par Israël.

L¹occupation peut se terminer si une pression politique et économique est exercée sur Israël par la communauté internationale. C¹est d¹ailleurs ce que réclament les Palestiniens : que la communauté internationale intervienne.

Nous, signataires, lançons l¹appel suivant :

- que le gouvernement irlandais cesse ses achats de produits et de services militaires à Israël et appelle publiquement à un embargo militaire contre Israël

- que le gouvernement irlandais demande publiquement que l¹accord Euro-Med qui permet à Israël d¹avoir un accès privilétié au marché de l¹Union Européenne soit suspendu tant qu¹Israël ne respectera pas la Loi Internationale.

- que le gouvernement irlandais s¹oppose à toute nouvelle proposition de relations entre l¹U.E. et Israël,

- que le peuple irlandais boycotte les marchandises et services israéliens tant qu¹Israël ne respectera pas la loi internationale. (tiré d'Investig'action)

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