19/03/2008

07/03/2008: Palestine Solidarité ...



 

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15/03/2008

15/03/2008: Attentat à Jérusalem : ce n'était pas n'importe quelle "école"...

Attentat à Jérusalem : ce n'était pas n'importe quelle "école"
Mick Napier  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Un Palestinien (Hisham Abu Dheim, ndt) a abattu huit étudiants israéliens dans un centre de formation d’un mouvement de colonisation. Des centaines d’étudiants de ce séminaire (yéshiva, ndt), quelques instants après, scandaient : « Mort aux Arabes ! » devant le portail de leur centre de formation [1]. Ce détail semble avoir échappé aux cameramen de la BBC.
 
Le Mercaz HaRav : un centre d’entraînement à l’occupation illégale, aux assassinats et au principe : « Les Arabes, direction les chambres à gaz ! »
Lundi 10 mars 2008
par Mick Napier *
http://www.scottishpsc.org.uk/index2.php?option=com_content&task=view&id=2249&pop=1&page=0&Itemid=404

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, dans le sillage de Bush, s’empressa de condamner « les assassinats » de ces Israéliens, « perpétrés » dans ce centre de formation de colons [2]. Cela contraste avec le silence de tombeau observé par le gouvernement britannique durant les récents massacres perpétrés par Israël dans la bande de Gaza.

La BBC aurait voulu nous faire gober que la yéshiva Mercaz HaRav serait une école ordinaire, où des « étudiants en religion » [3] poursuivraient des études théologiques quelque peu ésotériques. En réalité, le Mercaz HaRav est le principal centre de formation et d’éducation du mouvement israélien fanatique de colonisation Gush Emunim [héb. Armée des Croyants, ndt], que le quotidien britannique The Independent qualifie (observez l’euphémisme) de « mouvement de colons controversé ». Beaucoup de diplômés du Mercaz HaRav viennent grossir les rangs du Gush Emunim [4] qui organise des agressions contre les Palestiniens à partir des colonies réservées aux seuls juifs, dans l’ensemble de la Cisjordanie, dans le cadre de son objectif déclaré de déposséder les Palestiniens des 100 % de la Palestine [5].

L’organisation-mère, le Gush Emunim, est armé jusqu’aux dents, et perpètre les crimes les plus révoltants contre des Palestiniens innocents dans toute la Cisjordanie [6]. J’ai personnellement pu visiter le village palestinien de Yanun après que des colons y aient lavé leurs chiens dans la source d’eau potable alimentant sa population [7]. C’est une idéologie moyenâgeuse, qui marche main dans la main avec des tactiques moyenâgeuses : les colons d’Hébron empoisonnent les puits des villages palestiniens en y balançant des poulets en décomposition avancée. Ils battent les Palestiniens, quand ils ne leur tirent pas dessus, ils empoisonnent leurs moutons [8] et de manière générale, ils se comportent comme les brutes épaisses qu’ils sont. Un diplômé notoire du Mercaz HaRav, le rabbin Moshe Levinger, qui fonda les colonies de fanatiques à Hébron, était un psychopathe tellement vicieux à l’égard des Palestiniens qu’il fut même accusé d’avoir tué un Palestinien par un tribunal israélien, ce qui lui valut une peine de trois mois exécutoires d’emprisonnement [9]. Le rabbin Levinger fut également convaincu d’agressions non-provoquées contre des femmes et des enfants, et c’est là une chose notable, car les colons jouissent ordinairement d’une impunité totale [10] ; il faut savoir que plus d’un Palestinien s’est vu condamner par les autorités israéliennes au motif de « s’être auto-tabassé » à proximité de colonies israéliennes !


La philosophie du Mercaz HaRav, c’est le mépris pour tous les Gentils [les Gentils sont les non-juifs, ndt], et pas seulement pour les Arabes. Cette yéshiva fut fondée par le rabbin A.Y. Kook, puis reprise par son fils, le rabbin T.Y. Kook. La manière dont de jeunes esprits sont formatés par cette yéshiva peut être déduite d’une des illuminations spirituelles d’A.Y. K., selon qui « La différence entre une âme juive et les âmes de non-juifs – de tous les non-juifs, à leurs différents niveaux (inférieurs) – est plus grande et plus profonde que la différence existant entre une âme humaine et les âmes des animaux du cheptel » [11]. La classification opérée par Kook des Palestiniens dans la catégorie des non-humains permet aux diplômés du Mercaz HaRav d’ignorer de manière expédiente ces commandements emmerdants qui prohibent le vol, l’assassinat et la convoitise.

Dès lors que les non-juifs sont similaires aux espèces animales, dans la vision du monde de Kook, la notion même de droits de l’homme présidant aux relations entre juifs et non-juifs est tout naturellement répugnante, pour ses émules ; les droits humains ne figurent décidément pas dans le syllabus du Mercaz HaRav. Le dieu primitif des Kook ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de leurs homologues américains chrétiens fondamentalistes. Les deux groupes de fondamentalistes croient dur comme fer que la venue du Messie est imminente (ils s’opposent sur la question de savoir s’il s’agit d’une première ou d’une seconde visite, ainsi que sur celle de savoir qui tuera qui ou qui dominera qui, ce moment fatidique étant arrivé…), mais ils tombent d’accord pour dire que les formes habituelles de la décence humaine n’ont plus cours. Pour des raisons qui n’ont pas à nous préoccuper ici, le commencement de l’ère messianique rend possible l’activation de la Loi, telle que l’a exprimée un autre rabbin labellisé Gush Emunim de triste réputation, Shlomo Aviner, à savoir : « Alors que D.eu requiert des autres nations ordinaires d’obéir à des codes abstraits de justice et de droiture, de telles lois ne s’appliquent pas aux juifs ». [12]

La suspension des dites « telles lois » s’étend jusqu’au droit, pour les non-juifs, de vivre et de respirer. Le rabbin Yitzhak Ginsburgh, autre chef colon, s’est livré pragmatiquement à cette interrogation rhétorique : « Si un juif a besoin d’un foie, peut-on prélever le foie d’un innocent non-juif afin de sauver le juif ? » [13]. Il a répondu, bien sûr, par l’affirmative, corroborant ainsi une théologie israélienne fondamentaliste qui devrait faire réfléchir à deux fois quiconque aurait l’envie d’amener ses gamins en vacances à la mer en Israël. Les Palestiniens se doivent de prendre les théories de Ginsburgh parfaitement au sérieux, toutefois, car ce savant rabbin est à la tête d’un gang de colons lourdement armés [14], anciens élèves de la yéshiva Mercaz HaRav.

Ginsburgh a également justifié un massacre particulièrement réussi de musulmans, à savoir l’assassinat de vingt-neuf fidèles hébronites en prière à la mosquée Al-Ibrahimi, sur le fondement religieux selon lequel il est permis à un juif de tuer n’importe quel non-juif, car cela n’est pas considéré comme un crime. Il a ajouté, au cas où tout le monde n’aurait pas bien compris le message, que le fait de tuer y compris des Palestiniens innocents afin de se venger est une « vertu juive ». Un autre diplômé du Mercaz HaRav, le rabbin Dov Lior, en 2004, enseigna à ses adeptes colons – les parents des jeunes tués à la yéshiva la semaine dernière – que les forces armées israéliennes d’occupation sont autorisées à tuer des Palestiniens innocents [15]. On le constate : c’est à partir d’une unique partition, tous en chœur, que les pensionnaires du Mercaz HaRav entonnent leur hymne à la sauvagerie.

Les diplômés du Mercaz HaRav ne croient pas seulement qu’ils peuvent se servir de votre foie, ou de celui de n’importe quel Palestinien passant par là. Les Gentils peuvent, eux aussi, être amenés à servir la science. Le Procureur général israélien a dû intervenir afin d’empêcher l’élection du rabbin Lior à la plus haute instance religieuse [ top religious body ], à la suite des inquiétudes suscitées par sa proposition publique d’utiliser des « terroristes » arabes capturés à des fins d’expérimentations médicales [16]. (Précisons que le Gush Emunim considère que TOUS les Palestiniens sont des « terroristes »). Lior est connu pour être le premier disciple de Kook fils. Notez que ce Lior a dû être stoppé par des méthodes administratives après qu’il se fut assuré suffisamment de voix de ses partisans en vue de son accession au Conseil Rabbinique Suprême d’Israël.

Lior a reconnu un frère spirituel dans l’Américano-Israélien Baruch Goldstein, qui assassina vingt-neuf fidèles palestiniens (et en blessa cent-cinquante autres) dans la mosquée d’Hébron. Lior prononça l’homélie suivante à la mémoire de ce criminel de masse : « Goldstein était plein d’amour pour ses frères humains. Il s’était consacré à aider autrui. » [17].

L’idée d’utiliser des Arabes comme cobayes pour des expérimentations médicales aurait dû faire tilt. Israel Shahak et Norton Mezvinsky, dans leur ouvrage Jewish Fundamentalism in Israel, suggérèrent une piste : « Les similarités entre la tendance du messianisme politique juif et le nazisme allemand sont aveuglantes. Les Gentils sont, aux yeux des messianistes, ce qu’étaient les juifs, à ceux des nazis » [18]. Si vous pensez que l’idée de piquer les organes des gens est un péché mignon exclusif de l’étudiant de yeshiva moyen, sachez que l’idée que les colons du Gush Emunim se font des loisirs, après leurs études éreintantes à leur yéshiva, consiste à orner les maisons palestiniennes, à Hébron, d’inscriptions : « Les Arabes dans les chambres à gaz ! » [19].

Les colonies israéliennes dans lesquelles le Mercaz HaRav envoie ses diplômés sont des centres de pouvoir militaire et de domination des Palestiniens de Cisjordanie. Etant donné que les juifs laïcs ne sont plus tellement intéressés à construire des colonies dans des zones densément peuplées de Palestiniens, et où existe un risque d’une opposition armée palestinienne, seuls les fanatiques religieux sont préparés à entreprendre cette mission. C’est la raison pour laquelle ils sont aussi incroyablement soutenus par l’armée [20], qui n’en reste pas moins toujours principalement sous le contrôle de sionistes laïcs.

Les colons du Gush Emunim sont des zélotes hautement militarisés, sur lesquels on peut compter pour combattre dans l’armée et pour brutaliser et tabasser le « cheptel » palestinien aux centaines de checkpoints qu’ils contribuent à contrôler. Ces zélotes sont en train d’accroître leur influence dans l’ensemble de l’armée israélienne [21], tandis que le noyau dur sioniste-travailliste de l’Etat israélien est en train de se faire grignoter par la corruption et l’échec à vaincre les Palestiniens et/ou le Hezbollah. Leurs colonies votent à une écrasante majorité pour les partis d’extrême droite, ces formations que le regretté philosophe israélien Yeshayahu Leibowitz qualifia de « judéo-nazis » [22].

Pourquoi certains Gaziotes se sont-ils réjouis bruyamment de l’attentat contre le Markaz HaRav ? Nous pourrons trouver une réponse, si nous nous demandons pourquoi les Etats-Unis ont refusé au Conseil de Sécurité de l’Onu la possibilité de condamner à la fois l’attentat contre la yéshiva de Jérusalem et les massacres de Gaza [23]. Les Etats-Unis mettent la barre très haut, en matière du nombre d’Arabes palestiniens qu’il autorise Israël à massacrer, et ils ne voient nul inconvénient à ce qu’une partie du volume énorme d’armes américaines qu’il perfuse à Israël finissent par aboutir entre les mains des colons. Ces brutes combinent leurs flingues à des méthodes imaginatives permettant de faire du mal aux paysans palestiniens dont ils convoitent les terres. Quand un homme frappe en retour contre le groupe de colons le plus génocidaire, cela ne peut qu’amener une sombre satisfaction de « schadenfreude » chez ceux qui vivent à genoux sous le siège impitoyable qu’Israël impose au stand de tir à vue de Gaza. Bush, Brown, l’Union européenne et l’Onu ont livré ces Gaziotes à la merci d’Israël. Ils se souviennent très bien des colons hideux, dans la bande de Gaza, qui les ont traité, des années durant, comme « du bétail ».

Jérusalem, comme l’ensemble de la Palestine, est saturé de juifs armés, de soldats et de policiers en uniforme, ainsi que de colons portant leur flingue en bandoulière. Les uns et les autres coopèrent pour contrôler la population palestinienne, maintenue strictement désarmée afin de mieux pouvoir la déposséder. La dépossession est menée à mal (oups : à bien…) par une combinaison des moyens « légaux » de l’occupation illégale avec les agissements extrajudiciaires violents des colons. Tout Palestinien en possession d’une arme est abattu sur-le-champ. Jérusalem, comme toute la Palestine, impose le suprématisme et la puissance juive à une population colonisée dont la colère contre leur statut minoré et l’hostilité envers leurs occupants-tortionnaires est à la fois naturelle et saine. Devraient-ils embrasser le fouet brandi au-dessus de leurs têtes ? Les Palestiniens continuent à résister et nous devrions être inspirés par leur courage, leur fortitude et leur endurance face à un ennemi qui les menace ouvertement d’un nouvel « holocauste » [24].

Alaa Abu Dheim a tué huit étudiants que l’on formait à l’opprimer et à le déposséder, lui, sa famille, et tout son peuple. Il a lui-même été tué par un étudiant armé. La sœur d’Abu Dheim, Iman, a dit avoir été profondément affectée par les massacres israéliens à Gaza. Elle a déclaré que son frère lui avait dit qu’il « avait perdu totalement le sommeil, à cause de sa douleur ». [25] Rafael Eitan, un ancien chef d’état major de l’armée israélienne, et ancien vice-Premier ministre a expliqué la raison de la brutalité incessante d’Israël : sa volonté d’écraser les Palestiniens. « Quand nous aurons colonisé la terre, tout ce que les Arabes pourront faire à ce sujet, c’est s’agiter en tous sens, comme des cafards ivres pris au piège dans une bouteille ». [26]

La brutalité israélienne envers les Palestiniens est un moyen d’atteindre l’objectif proclamé des sionistes, un objectif partagé par les groupes dominants, tant dans le camp religieux que dans le camp laïc : déshumaniser le « bétail », déshumaniser les « blattes ». En 1948, la Palestine a été vidée de ses habitants au profit de l’immigration sioniste par la terreur, et l’Etat d’Israël est encore, à ce jour, fondé sur la terreur à l’encontre de l’ensemble du peuple palestinien. Gideon Levy [un chroniqueur du quotidien israélien Ha-Aretz, ndt] affirme que « la plupart des criminels manipulateurs de droite et des fomenteurs de haine contre les Arabes venaient de cette mouvance [« religieuse=] » [28], mais les athées qui fondèrent l’Etat d’Israël n’étaient pas particulièrement manchots quand il s’agissait de chasser les indigènes palestiniens [28], pas plus que ne le sont leurs descendants eux aussi laïcs [29].

Mais force est bien de reconnaître que les diplômés du Mercaz HaRav sont bien les champions toutes catégories, de toute l’histoire de la diabolisation et de la dépossession des Palestiniens.

[* Mick Napier est président de la Scottish Palestine Solidarity Campaign (Association Ecosse Palestine Solidarité), affiliée au PSC-UK (Campagne de Solidarité avec la Palestine du Royaume-Uni). Cet article reflète son opinion personnelle, qui n’est pas nécessairement celle de l’Association]

traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
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Notes :

1. http://www.nationalpost.com/story.html?id=357523
2. http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/brown-massacre-strikes-at-heart-of-peace-792871.html
3. http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/7282579.stm
4. http://www.haaretz.com/hasen/spages/961727.html
5. Shahak, I. And Mezvinsky, N. (1999) Jewish Fundamentalism in Israel, London, Pluto Press, p.20
6. http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2002/07/29/wmid29.xml
7. http://www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?id=1009
8. http://www.kibush.co.il/show_file.asp?num=6967
9. http://www.israelblog.org/Articles/The_City_of_the_Dead_-_Part_1.html
10. http://www.ifamericansknew.org/cur_sit/tel-rumeida.html
11. Shahak & Mezvinsky, p.ix
12. Shahak & Mezvinsky, p.71
13. Shahak & Mezvinsky, p.43
14. http://www.radioislam.org/historia/zionism/amayreh_kristalnacht.html
15. http://electronicintifada.net/v2/article5338.shtml
16. http://en.wikipedia.org/wiki/Dov_Lior
17. Shahak & Mezvinsky, p.103
18. Shahak & Mezvinsky, p.65
19. http://electronicintifada.net/artman2/uploads/1/gaschambers235.jpg &
http://electronicintifada.net/v2/article9381.shtml
This writer has seen a lot of this Nazi graffitti by Mercaz HaRav graduates in Hebron.
20. http://commentisfree.guardian.co.uk/seth_freedman/2007/07/peace_now_report.html Western media flag up the risk of Pakistan’s nuclear weapons falling into the hands of fundamentalist Muslim groups in that country, The lunatic graduates of Mercaz HaRav are inching up the ladder of the military of the Israeli nuclear super-power.
21. Shahak & Mezvinsky, p.65
22. http://www.zmag.org/content/showarticle.cfm?ItemID=1798
23. http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/N06272490.htm
24. http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/7270650.stm
"We offer our solidarity and support to the victims of this brutality and to those who mount a resistance against it. For our part, we will use all the means at our disposal to expose the complicity of our governments in these crimes. There will be no peace in the Middle East while the occupations of Palestine and Iraq and the temporarily "paused" bombings of Lebanon continue.
Tariq Ali / Noam Chomsky / Eduardo Galeano / Howard Zinn / Ken Loach / John Berger &
Arundhati Roy
25. http://www.guardian.co.uk/world/feedarticle/7366776
26. http://www.washington-report.org/archives/Jan_Feb_2005/0501021.html
27. http://www.haaretz.com/hasen/spages/962041.html
28. http://www.lrb.co.uk/v26/n01/papp01_.html
29.
http://www.caiaweb.org/files/UriDavis-CanadaPark.pdf

14:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

13/03/2008: Checkpoint Porte de Versailles ...

 -------- Message original --------

Sujet: [ForumCommuniste] Checkpoint Porte de Versailles
Date: Thu, 13 Mar 2008 11:22:12 +0100
De: Al Faraby <rolland.richa@wanadoo.fr>
Pour :: Forum Communiste <ForumCommuniste@yahoogroupes.fr>


Checkpoint Porte de Versailles
( Al Faraby )
"Porte de Versailles, s'il vous plait"
"où précisément ?"
"au Salon"
"c'est comme si on y était"
"qu'y-a-t il au Salon en ce moment ?"
"tout dépend"
"tout dépend de quoi ?"
"plutôt de qui ?"
"ah bon !"
"oui... y en a qui y vont pour les livres... d'autres pour ceux qui les éditent... d'autres encore pour ceux qui les écrivent"
"oui mais, c'est le Salon du livre !"
"vous voyez, vous reprenez le label officiel"
"tout le monde l'appelle comme ça... en tout cas, à la télé"
"c'est vrai qu'à présent vous avez la télé dans la voiture"
"ça permet de tuer le temps en attendant les clients"
"et qu'est-ce qu'ils en disent à la télé ?"
"oh... je regarde ça comme ça, sans faire trop attention à ce qu'ils racontent"
"vous regardez surtout les images..."
"un peu ça..."
"et quelle genre d'images passent-ils sur le Salon ?"
"pour l'instant, pas grand chose... les stands et les allées... comment ça se met en place... il y a quelques entretiens..."
"et alors ?"
"y a ceux qui sont pour, d'autres qui sont contre... comme à chaque fois"
"contre un Salon du livre !"
"oui, j'ai pas bien compris... il est question d'inviter des israéliens"
"où est le mal ?"
"avec tout ce qui se passe là-bas, ça craint un peu"
"je ne vois toujours pas de rapport !"
"si, en plus ils saisissent l'occasion pour fêter le 60ème anniversaire de la création Israël... ça la fout mal"
"mais j'ai lu que les organisateurs du Salon s'en défendaient, ils disent que c'est plutôt la littérature israélienne qui est à l'honneur, c'est pour faire connaître "une littérature dynamique, d'une immense richesse, à l'image d'une société multiculturelle".
"ils ont dit - multiculturelle - !?"
"oui, c'est même écrit sur le site du Salon... ça vous étonne ?"
"un peu"
"...?"
"écoutez mon brave monsieur, moi je ne fais pas de politique mais j'aime beaucoup voyager... à force de transporter dans mon taxi des gens de toutes nationalités, ça donne envie d'aller à l'étranger..."
"et alors"
"et alors, figurez-vous que je suis allé là-bas"
"où ça ?"
"en Israël, ou en Palestine si vous préférez !"
"c'est pas pareil..."
"oh non, comme vous dites, c'est pas du tout pareil... c'est pour ça je rigole doucement quand ils disent... comment dites-vous ?"
"... multiculturelle"
"oui c'est ça... moi j'ai vu qu'un mur... et pas un petit... non monsieur... un mur de plusieurs centaines de kilomètres... il traverse des terres agricoles, des villages, des villes et des quartiers, vous ne me croirez pas... je l'ai vu couper une école en deux, la cour de récréation d'un côté et les salles de classe de l'autre !"
"et comment font les gens ?"
"ils sont comme en prison... encerclés par le mur, les barbelés..."
"c'est peut être ça qu'ils appellent - multiculturelle - !?"
"mon bon monsieur, une culture c'est la vie... ça ne peut pas être un mur... il faut voir ce que c'est... c'est invivable !"
"pourtant, j'ai entendu ce matin à la radio le Président d'Israël en visite actuellement en France déclarer - je suis contre les autodafés, je suis contre le boycott des livres (...) Les livres sont faits pour éveiller la réflexion, pour essayer de faire se rejoindre les idées - "
"charabia... il n'a qu'à commencer par démolir le mur qu'il a construit pour séparer les gens de leurs sources de vie... quel culot ce gars-là !"
"il est allé à Lyon rendre hommage à la Résistance... il a déclaré que sous l'occupation en France - il n'y a eu qu'une seule différence: celle entre résistants et collaborateurs - "
"... et que lui bien sûr, il n'est pas le chef d'un Etat et d'une armée d'occupation !"
"...!?"
"en Palestine, partout où je suis allé... partout les routes sont coupées par des barrages militaires... il faut voir comme les hommes, les femmes, les jeunes, les vieux... tous, comment ils sont humiliés..."
"ce gars... il est à l'inauguration du Salon du livre..."
"tenez... on n'y est presque à la Porte de Versailles... c'est toujours embouteillé par ce coin-là... regardez, c'est plein de CRS"
"oui, je vous dis... c'est ce matin l'inauguration du Salon"
"oh la la la... vous avez vu tous ces cars de CRS... ils ont bouclé le quartier ma parole... regardez... là... ils ont installé un barrage..."
"ça doit vous rappelez quelque chose"
"en Palestine... ils disent - checkpoint - "
(...)
Al Faraby
Jeudi, 13 mars 2008
Ps.  Shimon Peres, en visite d'Etat en France, doit inaugurer jeudi 13 mars le Salon du livre de Paris qui s'ouvre vendredi 14 avec Israël pour invité d'honneur. Il se tient à l'occasion du 60ème anniversaire de la création de cet Etat, correspondant avec la Naqba, mot arabe signifiant catastrophe.
Des mesures de sécurité renforcées ont été prises, avec notamment l'installation par les organisateurs de portiques électroniques aux entrées du Salon.
Al-Oufok
Inscription par envoi d'un message à
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr
Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples palestinien et libanais
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

11:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

08/03/2008

05/03/2008: La soif de pétrole irakien d'Israël ...

 -------- Message original --------

Sujet: Gilles Munier. La soif de pétrole irakien d'Israël
Date: Wed, 5 Mar 2008 21:41:24 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>



Blog Gilles Munier
Israël et le pétrole irakien
La soif de pétrole irakien d'Israël

2 mars 2008
Israël est, avec le Japon, un des pays dépendant le plus de l’extérieur pour ses approvisionnements pétroliers. Les milliards de barils qui dormiraient au pied du Mont Carmel, ou sous Jéricho, ne sont pour l’instant que rêveries d’évangélistes américains.
La Bible, carte aux trésors pour évangélistes…
Golda Meir plaisantait que Moïse s’était trompé en quittant l’Egypte pour le seul endroit du Proche-Orient sans pétrole… Ce n’est pas l’avis des évangélistes américains qui, depuis la parution en 1981 de « La grande chasse au trésor » du Révérend Spillman, croient que la Bible évoque une mer de naphte sous Israël. Question d’interprétation. Ils déduisent de la bénédiction donnée par Moïse mourant à Asher, fils de Jacob : « Béni soit Asherqu’il (…) plonge ses pieds dans l’huile »- qu’il y a du pétrole au pied du mont Carmel. Résultat : la région détient le record mondial de forages ! Autre zone visée : la Mer Morte. L’évangéliste Harold Stephens affirmera que Dieu lui est apparu, deux heures après avoir prié avec Menahem Begin en 1982, pour lui révéler qu’une veine de pétrole coure sous la Mer Morte. Récemment est apparu John Brown « à qui Dieu a ordonné de rendre le peuple israélien indépendant économiquement ». Il se dit convaincu de découvrir un immense champ pétrolifère avant le retour du Messie. Zion Oil and Gaz, sa société israélo-texane, est cotée à la bourse de Chicago.
Le renchérissement du prix du brut stimule l’exaltation des évangélistes américains et les recherches pétrolières en Israël. En septembre 2007, Benyamin Ben Eliezer, ministre des Infrastructures, a octroyé une licence d’exploration à une dizaine de compagnies.

Le ravitaillement du pays est un véritable casse-tête, d’autant que la consommation par habitant, en perpétuelle augmentation, dépasse 7 litres par jour (8ème rang mondial). Grâce à l’entregent d’hommes comme Zvi Alexander, « Monsieur pétrole » israélien, Israël a pu diversifier ses sources d’approvisionnement.
La famille Alexander : pétrole et… 11 septembre
Dans « Israel’s covert efforts to secure oil supplies », Zvi Alexander raconte 40 ans de combat pour approvisionner l’Etat hébreu en hydrocarbures. Ancien de la Haganah, la milice sioniste de Ben Gourion dans les années 40, il a foré partout dans le monde pour l’Israël National Oil Company et des sociétés écrans créées pour échapper au boycott arabe. Il a fait fortune avec le pétrole égyptien du Sinaï, grâce à Jack Bitton, agent double égypto-israélien responsable, dit-on, de l’arrestation d’Eli Cohen, agent du Mossad pendu à Damas en 1965…
Son fils « Kobi » Akexander, ancien du renseignement militaire, dirigeait Comverse Technologie - société israélo-américaine spécialisée dans les logiciels d’écoute téléphonique et convertisseurs de voix - et… Odigo, leader israélien des messageries électroniques connu depuis le 11 septembre 2001 pour avoir reçu deux heures avant l’attaque du World Trade Center, un message annonçant l’imminence d’une catastrophe. 

Aujourd’hui, l’Etat hébreu est ravitaillé par la Russie, les anciennes républiques soviétiques, la Norvège, le Mexique, des pays d’Afrique de l’Ouest et, fait moins connu… l’Egypte. Mais, les livraisons prévues par le Traité israélo-égyptien de 1979 – qui ont couvert jusqu’au tiers des besoins d’Israël – s’avèrent insuffisantes.
Un rêve israélien
Israël rêve de pétrole irakien depuis 1948, date de la fermeture du pipeline Kirkouk - Haïfa, pour protester contre la création d’un Etat juif en Palestine. Seul le Koweït, alors principauté sous tutelle britannique, continua jusqu’en 1950 à lui livrer du brut. L’Iran pahlévi prit le relais, clandestinement, jusqu’à la révolution khomeyniste. Les Israéliens - travaillistes ou likoudniks - ont tout essayé pour amadouer Bagdad, y compris traiter avec Saddam Hussein. Sans succès.
Saddam refuse les propositions israéliennes
La fermeture de l’oléoduc Kirkouk-Banyas par la Syrie en 1982 donna l’occasion à Yitzhak Shamir de proposer à l’Irak d’exporter son pétrole via Haïfa. Saddam Hussein refusa. Hanan Bar-On, sous-directeur au ministère des Affaires étrangères israélien, revint à la charge avec le projet de Bechtel de construire un pipeline Kirkouk-Aqaba qu’un certain Donald Rumsfeld alla « vendre » à Bagdad en décembre 1983 et mars 1984. En 1985, Shimon Pérès, Yitzhak Shamir et Yitzhak Rabin confirmèrent par écrit à Robert MacFarlane, conseiller pour la sécurité du Président Reagan, qu’Israël ne bombarderait pas le pipeline, « sauf provocation ». Pères demandait en plus du pétrole, 10% moins cher, le versement royalties… au Parti travailliste. Nouveau refus du Président irakien. En 1987, Moshe Shahal - ministre israélien de l’Energie – fit étudier à nouveau le transport de pétrole irakien via le Golan, projet mis à mal par la guerre du Golfe de 1991.

Avec les guerres du Golfe, les Israéliens sont passés à l’action. Les Kurdes, qu’ils soutenaient depuis les années 50, arguant d’intérêts géostratégiques et d’ancêtres communs, étaient quasi indépendants grâce à la zone d’exclusion aérienne imposée par la coalition. Le Mossad en profita pour renforcer ses positions dans l’appareil sécuritaire kurde et participer, avec Massoud Barzani, à la contrebande de pétrole générée par l’embargo des Nations unies. Parallèlement, Ahmed Chalabi – chef du Conseil national irakien – fut invité à Tel-Aviv où il promit d’ouvrir des relations diplomatiques avec Israël et le pipeline Kirkouk-Haïfa.
Début avril 2003, un commando des forces spéciales de la coalition s’empara des stations de pompage de l’oléoduc vers Haïfa – Opération Sekhina (Présence de Dieu, en hébreu) – entre Haditha et la frontière jordanienne et Benyamin Nétanyahou affirma que le pétrole irakien coulerait vers Israël, « que c’était une question de temps ». En août 2003, Yosef Paritzky - ministre des Infrastructures - fut convoqué à Washington pour étudier la remise en état du pipeline. Espoir déçu, car Chalabi a été écarté du pouvoir. Avec la montée en puissance de la résistance dans la région d’Al-Anbar, le tracé actuel semble définitivement abandonné.
Un « Grand Kurdistan »
Pour que le pipeline Kirkouk- Banyas, en Syrie, soit une solution de rechange, encore fallait-il éliminer les foyers de résistances entre Kirkouk et la frontière syrienne, créer un « Grand Kurdistan » et renverser Bachar Al-Assad. En juin 2005, les Américains lancèrent l’opération «Matador » pour dompter les Turcomans hostiles à la main mise kurde sur leurs terres et le pétrole irakien. Sous prétexte de chasser Zarqaoui d’un de ses bastions, Tel Afar fut assiégé. Comme à Falloujah, les bombardements firent des milliers de victimes civiles. Les habitants qui se sont enfui ont été remplacés par des Kurdes.
La constitution de 2005, illégitime pour de nombreux Irakiens, permettrait à la Région autonome kurde d’annexer après référendum la région de Kirkouk (*), une partie de celles de Ninive et de Diyala, et le Sindjar. La résistance a fait échouer le projet, pour l’instant. Mais, en août 2007, l’attentat terroriste du Sindjar avec ses 500 morts – attribué au Parastin, le service secret kurde - a jeté les Yézidis qui y sont majoritaires dans les bras de Barzani - c’était son objectif - ; et la bataille engagée actuellement à Mossoul, sous prétexte de guerre contre Al-Qaïda, « nettoie » un peu plus les « territoires disputés » de leurs habitants ancestraux arabes, turcomans et assyro-chaldéens.
La Syrie résistant aux essais de déstabilisation étasuniennes et françaises, le projet de bretelle Homs – Haïfa sur le pipeline existant a été abandonné, ne laissant à ses partisans que la signature d’un hypothétique traité de paix entre Israël et la Syrie avec échange du Golan contre passage d’un oléoduc vers Haïfa. Un remake, en quelque sorte, de l’accord négocié avec Anouar Al-Sadate.
Un Israélien nommé Fouad
A Tel-Aviv, Binyanin Ben-Eliezer, ministre des Infrastructures plus pragmatique que ses prédécesseurs, étudie la faisabilité d’un oléoduc qui traverserait le Sindjar, longerait la Syrie et l’Euphrate et pénétrerait en Jordanie; et parallèlement celle d’un quadruple pipeline sous-marin qui acheminerait vers Ashkelon, via le port turc de Ceyhan, du pétrole et du gaz géorgiens ou azerbaïdjanais - voir kazakhs - de l’eau, de l’électricité et des câbles en fibres optiques.
Israël, l’Iran et le Tipline
Un pipeline Eilat- Ashkelon (Trans-Israël Pipeline ou Tipeline), financé par Edmond de Rothschild, fut construit avec du matériel volé durant la campagne du Sinaï de 1956 sur les chantiers de sociétés belges et italiennes, et modernisé après un voyage secret de Golda Meir en Iran en 1965, pour rencontrer le Chah et la NIOC (National Iranian Oil Company). Le 23 mai 1967, la fermeture du Tipeline provoquée par le blocus du détroit de Tiran coupa l’approvisionnement d’Israël en pétrole iranien. Elle fut l’un des prétextes de l’agression israélienne de 1967 contre l’Egypte. Depuis la révolution khomeyniste, l’Iran réclame le remboursement de ses investissements et des trois derniers mois de livraison. Aujourd’hui, les Israéliens se disent prêts à acheminer du pétrole venu d’Asie centrale et d’Irak, via la Turquie, vers l’Inde par le Tipline.

Né à Bassora, le Général Ben-Eliezer, dit Fouad, se présente comme un « ami des Arabes », mais sa réputation de boucher n’a rien à envier à celle d’Ariel Sharon. Il n’est pas seulement mêlé au massacre de Tal Al-Zaatar par les Phalangistes libanais en 1976 et de Jénine en 2002, ou à l’invasion du Liban en juin 1982, il est accusé d’avoir fait liquider 250 prisonniers pendant la guerre de juin 1967. On attend toujours l’ouverture d’une enquête du Tribunal pénal international à son encontre, comme l’a demandé au Caire en 2007 le président de la commission des Affaires étrangères.
Détail important du projet Ben Eliezer : selon Haaretz (16/1/07), l’oléoduc sous-marin pourrait être connecté à celui venant d’Irak. Le Kurde Hoshyar Zebari - ministre irakien des Affaires étrangères – avec qui il s’est congratulé devant les caméras au World Economic Forum de 2005 en Jordanie, ne demandent qu’à coopérer. Le succès de cette opération dépend des exigences de la Turquie. En cas d’entente, le boycott pétrolier arabe perdrait tout son sens.
Publié le 4 mars 2008 avec l'aimable autorisation de Gilles Munie

Source : Blog de Gilles Munier  
http://gmunier.blogspot.com/...

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02/03/2008

01/03/2008: Israël, le sens d' un boycottage ...

 -------- Message original --------

Sujet: [ForumCommuniste] Israël, le sens d'un boycottage
Date: Sat, 1 Mar 2008 23:15:21 +0100
De: Al Faraby <rolland.richa@wanadoo.fr>
Répondre à :: ForumCommuniste@yahoogroupes.fr
Israël, le sens d'un boycottage
( Tariq Ramadan )

Depuis des semaines, les médias italiens se sont mobilisés autour de la question du boycottage de la Foire du livre de Turin, qui célèbre Israël à l'occasion de son soixantième anniversaire. Nous avons tout entendu, des contre-vérités et des déclarations qui ont semé la confusion sur les termes du débat et les positions respectives.

Je ne suis pas l'initiateur de cet appel au boycottage et, lorsque j'ai été appelé par un journaliste de l'agence ATIC, j'ai effectivement soutenu cette action en affirmant que cette célébration était une provocation et que l'on ne pouvait pas tout accepter de l'Etat d'Israël (je n'ai jamais dit : qu'"on ne pouvait rien accepter d'Israël" : cette mauvaise traduction de la langue arabe est due à l'ATIC, qui a reconnu son erreur).

Le boycottage ne signifie pas nier l'existence d'Israël : je ne nie pas cette dernière, mais je m'oppose à la politique d'occupation et de répression des gouvernements israéliens successifs. J'ai combattu et je continuerai à combattre l'antisémitisme et le racisme : je participe à des cercles de réflexion judéo-musulmans, mais je n'accepte pas le chantage auquel des politiciens, des intellectuels et certains médias nous soumettent.

Confondre la critique de la politique d'Israël avec l'antisémitisme est une imposture. Une injure à la conscience humaine et à la dignité des Palestiniens qui consiste à se mettre aveuglément du côté des plus forts en considérant que la vie des plus faibles n'a pas de valeur. La célébration des 60 ans d'un Etat, sauf à nous prendre pour des imbéciles, est éminemment politique.

S'y opposer ne veut pas dire nier la culture et la liberté d'expression des écrivains israéliens. Leur invitation est légitime même si l'absence d'invitation aux auteurs israéliens arabes, chrétiens ou musulmans, est bien étrange : quelle idée les organisateurs de la Foire se font-ils de la composition de la société israélienne ? On a affirmé que mon soutien s'apparentait à une fatwa ! Non content d'avoir déformé ma position, voilà que l'on veut y ajouter le scandale et la frayeur en utilisant le mot "fatwa", qui rappelle la triste "affaire Salman Rushdie".

Outre le fait que j'ai condamné dès le début la fatwa contre ce dernier, il faut préciser que ce soutien au boycottage n'a rien d'un avis religieux. En panne d'arguments, mes adversaires veulent me diaboliser : "Tariq Ramadan est un antisémite qui a lancé une fatwa !" Un tel propos est indigne de gens qui disent respecter la culture et le dialogue. Je n'ai rien à ajouter sur ce point.

Le boycottage est le moyen que les défenseurs des droits des Palestiniens ont choisi, en Italie, pour faire entendre une voix de protestation dans l'hymne d'une célébration d'Israël qui cache la sombre réalité des territoires occupés.

J'ai appris récemment que les organisations de défense des Palestiniens avaient, en France, fait un choix inverse : elles ont décidé de s'installer fermement au prochain Salon du livre (du 14 au 19 mars), d'y commémorer les soixante années de l'autre réalité, celle de la Nakba (catastrophe) des Palestiniens, et d'inviter des intellectuels et des auteurs arabes, palestiniens et israéliens à en débattre. Je soutiens cette initiative sans aucune réserve : il s'agit, ici aussi, de défendre la dignité des Palestiniens et de ne pas permettre que la célébration des 60 ans d'Israël puisse faire l'impasse sur le sort d'un peuple réprimé et sacrifié.

Boycottage à Turin, présence critique à Paris, il n'y a rien là de contradictoire. Ce qui compte aujourd'hui, au-delà des stratégies employées, c'est de rompre le silence, de faire entendre des voix qui refusent les manipulations politiques et exigent que la politique des gouvernements israéliens successifs soit jugée comme toutes les autres quand elle est indigne et qu'elle ne respecte pas les résolutions de l'ONU et le droit international.

Il s'agit de rappeler les soixante années de colonisation, de déplacement de populations, d'exil et de morts palestiniens qui sont le miroir négatif de la célébration d'Israël. Contrairement à ce qu'affirme Marek Halter (Le Monde du 15 février), je n'ai jamais appelé à la destruction d'Israël et je ne suis l'idéologue d'aucun Etat ni d'aucune organisation dont ce serait le programme. Ces propos sont consternants et malhonnêtes.

Je continue de penser que le choix d'Israël comme invité d'honneur, au moment où le peuple palestinien se meurt à Gaza, est une maladresse et une faute. Ce geste est exactement à l'image du positionnement politique de l'Europe : on célèbre Israël, on maintient constamment la confusion entre critique politique et antisémitisme et, surtout, on entretient une "conspiration du silence" vis-à-vis de la politique d'apartheid d'Israël. Ce choix "culturel" fait écho au silence "politique" en contribuant à déplacer le problème comme les partisans aveugles de la politique de l'Etat d'Israël savent si bien le faire.

Au moyen du boycottage, ou en organisant une autre célébration, un "autre Salon" au coeur du Salon du livre, l'objectif est le même : dénoncer l'injustice ! Qui donc pourrait aujourd'hui nous reprocher d'utiliser tous les moyens pacifiques que nous avons à notre disposition ? Les excès des réactions verbales auxquelles nous avons eu affaire prouvent que la violence n'est pas du côté que l'on croit.

Notre silence, dans les pays majoritairement musulmans comme en Occident, est l'une des causes de la violence au Moyen-Orient ! Nous sommes nombreux, et parmi nous des Israéliens et des juifs, à avoir décidé de ne pas nous taire à l'heure où l'on célèbre l'anniversaire d'un Etat qui pratique les assassinats politiques ciblés et affame tout un peuple. Je participerais sans aucune hésitation à des panels de discussions et de débats avec des auteurs israéliens sur des questions littéraires et philosophiques ou encore, par exemple, sur le sens et le droit de critiquer Israël.

Je serais le premier à répondre à une telle invitation et à encourager les auteurs arabes, palestiniens, chrétiens et musulmans à y répondre positivement. Néanmoins, de toute la force de ma conscience et de mon intelligence je m'opposerai aux manipulations politiciennes quand certains célèbrent de façon festive et que d'autres se meurent en silence et sans dignité.

Tariq Ramadan, islamologue, professeur à l'université d'Oxford, Saint Antony's College
Le Monde du 29 février 2008
Al-Oufok
Inscription par envoi d'un message à
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr
Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples palestinien et libanais
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32


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02/03/2008: Auschwitz-Gaza....

 -------- Message original --------

Sujet: Auschwitz - Gaza
Date: Sun, 2 Mar 2008 06:29:55 +0100
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>


Auschwitz-Gaza
Des assassinats programmés sont en train d’être perpétrés sous nos yeux, des enfants, des nourrissons sont tués, le sang coule et le monde se tait, pourquoi ?
Pourquoi en France, les partis de gauche, les communistes, les syndicats, les associations n’'appellent-ils pas à une grande manifestation devant l'’ambassade d'’Israël celle des Etats-Unis, pourquoi n’'appellent-ils pas à camper jour et nuit devant le CRIF complice ? Pourquoi toutes les belles âmes qui pour cause de pétrole sont prêtes à nous envoyer au Darfour se taisent-elles devant ce massacre d’innocents ?
Parce que notre pays est allié des Etats-Unis, qu'’il se met dans le sillage des bourreaux pour voler aux peuples leur pétrole, leurs ressources, c'’est tout le Moyen-orient que ces monstres avides veulent recomposer et pour alimenter les moteurs des voitures il faut que le sang des enfants coulent à Gaza, demain dans le Liban et que l'’armée israélienne garantisse l’'exploitation dans tout le Moyen Orient avec la complicité des dirigeants arabes dits modérés, les Saoud et autres Moubarak qui gonflent comme des grosses tiques sur le meurtre de leurs frères palestiniens et demain libanais.
Parce que notre pays qui donne volontiers des leçons au reste de l’humanité est l’'allié des Etats-Unis, parce que droite et gauche s'’entendent pour ce nouveau néo-colonialisme meurtrier, Kouchner en est le nom et le CRIF l’'inspirateur. Pourquoi les communistes se taisent-ils, parce que nous sommes en pleine municipales, et que le PCF a décidé de vendre ce qui lui reste d’'âme pour une place d'’élu à Paris, parce qu'’ils n’'ont plus de communistes que le nom ces gens capables de se taire pour les émolument d'’un conseiller d’'arrondissement.
Pourquoi se tait-on en France aujourd’hui, pour quoi la presse, les éditions en ligne se contentent-elles d'’égrener les morts et de les justifier non sans timidité ; Israël se protège des tirs de roquette, « insupportables » a même osé dire le Monde, sans paraître voir cet enfant au maillot dont les yeux sont fermés à jamais.
Au nom de quoi veut-on nous faire accepter que le droit soit du côté des meurtriers, parce qu'’il y a eu hier Auschwitz hier on justifierait aujourd’hui Gaza ? Assez d'’hypocrisie, vous avez toléré hier Auschwitz vous français peuple pétainiste, vous avez fermé les yeux sur le martyr des juifs, enfermés les républicains espagnols que vous aviez trahis dans des camps, vous avez offert à Montoire avec des applaudissements toutes ces victimes, vous avesz envoyé des lettres pour vendre les juifs, pour vous approprier leurs biens, et c'’est vous les collabos qui régnez en France aujourd’hui. En ce temps là il y avait des communistes, des combattants  capables d’'aller rejoindre dans  les camps les victimes, ils ont été eux-aussi trahis par leurs dirigeants collabos.
Et moi qui n'’en peut plus de voir se rejouer éternellement Auschwitz, je n'’ai plus de parti, plus de collectif pour agir, mon cri ne s'’entend pas, je suis seule à errer comme une folle sur les ruines d’Auschwitz-Gaza, que les bourreaux soient maudits.
Danielle Bleitrach

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02/03/2008: 50 Palestiniens, dont de nombreux enfants, tués en une journée par l'armée israélienne à Gaza !

 -------- Message original --------

Sujet: Urgence Gaza
Date: Sun, 2 Mar 2008 06:43:03 +0100 (CET)
De: azls <azls2006@yahoo.fr>


50 Palestiniens, dont de nombreux enfants, tués en une journée par l'armée israélienne à Gaza !

par Khalid AMAYREH, peacepalestine, 1er Mars 2008. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
En juin 1942, en représailles à l'assassinat du commandant nazi Reinhard Heydrich, les Allemands déclenchèrent une vague de violence meurtrière et de terreur dans toute la Tchécoslovaquie. Le petit village tchèque de Lidice souffrit le plus de la vengeance allemande, les SS tuant tous les hommes, déportant toutes les femmes et tous les enfants et rasant le village au sol.

De même, en mars 1944, trente-trois soldats allemands furent tués quand des membres d'un groupe de résistance italienne firent exploser une bombe au passage d'une colonne des troupes allemandes qui marchaient sur la via Rasella, à Rome. Cela rendit Adolph Hitler furieux, lequel ordonna que dans les 24 heures, dix Italiens soient tués pour chaque soldat allemand tué. Herbert Kappler, le commandant local allemand, dressa rapidement une liste de 320 civils à assassiner comme vengeance. Le 24 mars, les victimes furent transportées aux Fosses ardéatines où elles furent sommairement exécutés par les SS.

De nombreuses autres «opérations de pacification» ont été menées par les armées nazies contre les civils dans toute l'Europe occupée, durant lesquelles des hommes, des femmes et des enfants ont été brutalement assassinés pour venger la mort de soldats de l'occupation allemande par les combattants de la résistance.

Alors, quelle est la différence entre ces atrocités nazies et ce qu’ Israël, la «seule démocratie du Moyen-Orient» fait dans la bande de Gaza, où «l'armée la plus morale au monde" est en train de massacrer des bébés de six mois? Je sais que beaucoup de juifs, surtout des juifs sionistes, ont développé un réflexe automatique et presque instinctif face à toute comparaison entre Israël et l'Allemagne nazie. Cependant, la vérité doit être proclamé à haute voix, quel que soit le nombre de sionistes qui vont se fâcher.

Israël prétend qu’il ne s’agit pas de meurtres délibérés de civils innocents. Mais cela constitue un gros mensonge obscène, dont même la plupart des Israéliens sont conscients. Des erreurs peuvent parfois se produire, mais lorsque le meurtre délibéré d’enfants se produit jour après jour tout au long de l'année, cela veut dire qu'il s’agit d’une politique.

En dernière analyse, tuer sciemment égale assassiner délibérément, indépendamment des tergiversations et des jongleries verbale.

Ainsi, les Juifs du monde entier, notamment ceux qui soutiennent Israël, devraient être amenés à reconnaître que ce que fait leur merveilleux État à ces Palestiniens sans défense est pratiquement un holocauste, ou du moins un holocauste en voie de réalisation.

Comment toute personne honnête pourrait-elle sinon réagir à ces images fantasmagoriques qui continuent à arriver de Gaza, hantant la conscience de chaque être humain?

Certes, Israël n'a pas mis en place des chambres à gaz à Beit Hanoun et Khan Younis ou Rafah. Mais nous avons des F-16 qui font pleuvoir des bombes et la mort sur des enfants et des femmes endormis et des civils innocents.

Si les Juifs qui soutiennent cette entité satanique ne sont pas disposés à appeler les choses par leur nom et à reconnaître un holocauste comme un holocauste, alors ils devraient être considérés comme des complices actifs dans ce déchaînement aveugle de violence meurtrière et terroriste.

Ce n'est pas une guerre. Appeler l'actuel assaut israélien contre Gaza une guerre, c’'est comme forniquer avec des mots. Les guerres se produisent entre armées et États.
Ce qui se passe à Gaza est en fait une impitoyable et brutal déchaînement de meurtres et de terreur mené par une armée de type Wehrmacht armée contre des gens soumis à un blocus, assiégés et affamés qui veulent survivre et être libres, tout comme les Juifs sous l'occupation nazie de l'Europe.

En effet, quand Israël tue une centaine de Palestiniens, pour la plupart des civils innocents, pour chaque Israélien tué, cela s’'appelle un massacre.

C’'est une affaire de conscience : les honnêtes gens dans le monde entier, y compris de nombreux juifs de conscience qui ne supportent plus de voir les crimes odieux qu'Israël est en train de commettre en leur nom collectif, doivent appeler les choses par leur nom. Un holocauste, après tout, ne devient pas moindre lorsqu'il est perpétré par des Juifs. Les holocaustes casher ou les massacres casher, ça n'’existe pas.
 

Vilnaï

Et voilà qu’'encore une fois, la décence humaine a été insultée par ce reptile terroristes de Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien, qui est allé jusqu'à menacer les Gazaouis profondément tourmentés d’'un holocauste.

S'exprimant à la radio de l'armée israélienne vendredi matin, 29 février, Vilnai a déclaré que «Plus les tirs de Qassam s'’intensifieront et la portée des roquettes s'’allongera, et plus forte sera la Shoah qui s'’abattra sur eux, car nous utiliserons toute notre force pour nous défendre. »

Eh bien, si Israël pense que la réalisation d'un holocauste contre ses victimes à Gaza et à Rafah et Khan Younis peut être justifiée, alors pourquoi blâmer Hitler pour avoir effectué un holocauste contre ses propres ennemis? Vilnaï est-il en train de justifier l'holocauste?

Je pense que les Juifs devraient se rendre compte que cet État criminel, avec son intransigeance et son bellicisme manifestes, les oblige à porter un jugement moral. Face au mal, et Israël est une claire incarnation du mal, on ne peut pas être neutre. Ou bien on l’'accepte ou bien on le combat.

Aujourd'hui, les gens dans le monde, dont des millions de Juifs, regardent le massacre pornographique dans la bande de Gaza en direct sur leurs écrans de télévision. Et aucune pirouette, aucun mensonge, aucune opération de hasbara (propagande, en hébreu moderne, NdT) ne rendra les images de bébés mutilés anodines.

En fin de compte, les gens de par le monde ne seront pas trompés par la propagande des mensonges au sujet de prétendues attaques à la roquette sur des villes israéliennes, qui visent d'abord et avant tout à créer une équation artificielle entre l'’extermination aveugle des habitants de Gaza et l'inconfort surtout psychologique subi par certains citoyens israéliens à la suite de la chute de ces pétards pratiquement inoffensifs, tirés par quelques Gazaouis désespérés afin de dissuader Israël d’'assassiner leurs enfants.

C'est qu’'Israël sait très bien comment le calme et la paix peuvent être rétablis à la fois pour la population de Gaza et les Israéliens à la frontière: levez le siège criminel de Gaza, laissez les habitants de Gaza accéder à la nourriture et se déplacer, permettez-leur d'exporter et d'importer, et arrêtez ces massacres quotidiens. Alors, pas un seul Qassam ne sera
tiré sur Israël.


 


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01/03/2008

28/02/2008: Palestine Solidarité ...


 

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Nicolas Sayegh. La retraite, la seule issue pour « Israël »

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Israël: Arrestation des demandeurs d’asile


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08/02/2008: "Pas de chambres pour les Palestiniens !" ...

"Pas de chambres pour les Palestiniens !"
Daikha Dridi  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Tard dans la nuit, dans un petit hôtel pas cher du centre-ville d'El Arish, plus grande ville du Sinaï, à 35 km de Rafah, à la frontière avec Ghaza, le jeune réceptionniste grimace à chaque fois qu'un groupe de clients franchit la porte. « Pas de chambres pour les Palestiniens, c'est interdit ! », répète-t-il sans états d'âme.
 
El Watan 31/01/2008
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=86054

Il donne même l'impression d'être ennuyé de devoir répéter indéfiniment la même phrase et les expressions de désarroi des Palestiniens — souvent de petits groupes de jeunes hommes, parfois des femmes seules — ont l'air de le laisser de marbre. Et ce n'est pas parce qu'il n'a pas de cœur. Son frère aîné, propriétaire de l'hôtel, a été arrêté la veille et gardé en cellule pendant 12 heures, seulement parce que les policiers ont fait une descente dans son hôtel et ont trouvé trois Palestiniens. « Mon frère a été embarqué parce qu'il a reçu trois invités palestiniens dans son bureau, il ne leur a même pas loué de chambres, explique-t-il. Notre vie ici est devenue un enfer,l'électricité et l'eau ont été coupées dans tout El Arish pendant deux jours. Ordre a été donné aux commerçants de fermer boutique, des policiers ont été placés devant les magasins pour les empêcher d'ouvrir, tout ça pour chasser les Palestiniens. »

Passée la stupeur et l'émotion populaires qui ont suivi « le déferlement de Palestiniens » une fois percée la frontière séparant la Palestine du Sinaï égyptien, mercredi 23 janvier dernier, c'est toute la région du Nord Sinaï qui a été mise sous étroite surveillance. Alors que presse et gouvernement égyptiens annoncent que « la situation est maîtrisée », que « la région d'El Arish a été vidée de tous les Palestiniens », selon les propres mots de certains journaux, la situation sur place, au sixième jour après la percée des frontières, est plus que tendue.

La région est passée au peigne fin par toutes sortes de corps de sécurité à la recherche de Palestiniens, les barrages de police sont nombreux et proches les uns des autres, les officiers en charge aux barrages sont nerveux, tendus et ont l'air exténués et dépassés, ils ne laissent passer ni journalistes ni curieux, encore moins les convois de camions envoyés du Caire par les associations égyptiennes en solidarité avec les Palestiniens, transportant nourriture, médicaments, couvertures, gasoil et générateurs électriques.

Étau sécuritaire

Arriver au Sinaï est devenu presque impossible. Aux abords de tous les grands points de passage, le spectacle est le même : de longues files de voitures et camions en attente d'un hypothétique passage, la plupart sont refoulés. Une fois sur la péninsule, plus on approche de Rafah la maudite, plus l'étau sécuritaire se resserre, plus les villages donnent l'apparence de villages fantômes, l'impression qu'une calamité est passée par là : les rideaux des commerces sont tous baissés, les policiers antiémeute partout présents avec leurs casques, leurs boucliers et leurs gourdins, ils sont bleus de froid et trempés jusqu'à l'os dans cette région où le froid est impitoyable et la pluie dense et persistante telle une incongruité insistante dans un paysage étonnant et émouvant, où un désert ocre et doux, parsemé de plantations d'oliviers, s'en va finir sur les côtes de la Méditerranée.

Lorsqu'on sait que le Nord Sinaï est l'une des régions les plus pauvres d'Egypte et que les relations entre les bédouins natifs de la péninsule et les représentants du gouvernement, administration et corps de sécurité, tous natifs de la vallée du Nil, sont tendues, on peut imaginer la nervosité des autorités face à un débarquement aussi massif et incontrôlé de Palestiniens dans le Sinaï. Mais aussi le défilé incessant, jour et nuit, de convois de camions chargés de nourriture et de médicaments, envoyés de toutes les régions d'Egypte par des Egyptiens bouleversés par la détresse des Palestiniens, ne sont pas pour atténuer la nervosité d'un gouvernement effrayé à l'idée que ce soit là le signe de naissance d'un mouvement civil organisé. Du coup, les camions chargés de vivres mais qui ne portent pas la bannière officielle du Croissant-Rouge sont systématiquement empêchés de passer. « Vous savez, ils sont très mélangés entre eux, ils ont beaucoup d'inter-mariages et beaucoup de choses en commun, ce qui fait que pour nous la tâche n'est pas si simple », m'explique un officier militaire dans un barrage à 10 km de Rafah. Pour lui, le « ils » se réfère naturellement à la fois aux Palestiniens et aux natifs du Sinaï, tous mis dans le même paquet des « autres ».

Habillé en civil, la tête enfoncée dans un bonnet bleu roi et noir, les chaussures en daim propres en dépit du déluge ambiant, les yeux d'un bleu à la fois foncé et perçant, cet officier, fier d'être originaire du delta du Nil, a été appelé d'urgence de la ville de Port Saïd où il est en poste habituellement pour jouer le rôle, dans le Sinaï, de dernier verrou avant Rafah. Volubile, sa politesse et son humour tranchent sur la nervosité de tous les autres officiers placés avant lui. « Cette situation n'est pas simple pour les Egyptiens, nous sommes de tout cœur avec les Palestiniens. Si les Israéliens ne leur imposaient pas cet état de siège inhumain, on ne se retrouverait pas devant cette crise, mais l'Egypte se doit aussi de protéger ses frontières, il s'agit d'une question cruciale de souveraineté », dit-il entre deux blagues sur les chansons égyptiennes anti-israéliennes. Selon lui, au sixième jour, 7000 Palestiniens ont été « rapatriés » vers Ghaza mais il ne se risque pas à avancer — comme le font officiellement ses supérieurs — qu'il n'y a plus« du tout de Palestiniens dans le Sinaï ». Dernier verrou de sécurité avant la ville de Rafah, il sera infranchissable.

Les Egyptiens solidaires avec les Palestiniens

Sur le chemin du retour, la battue bat son plein. De part et d'autre de la route, on peut voir des policiers courant « à travers champs », de longs bâtons à la main visiblement à la recherche de ceux parmi les Palestiniens qui préfèrent éviter les check-points égyptiens. En traversant le petit village de Cheikh Zouayyed, à seulement quinze kilomètres de Rafah, le spectacle est saisissant : des camionnettes bleues de police transportent des policiers en civil au gabarit impressionnant et aux têtes toutes cachées sous des bonnets. Ceux-ci hurlent contre les commerçants qui ont osé ouvrir leurs boutiques. Au-devant de la première camionnette, un jeune officier en civil, rasé de près, mène la danse et envoie la meute à droite, à gauche, partout où les magasins sont ouverts. Arrivés au marché, la descente se fait plus rude encore et les bousculades, les gifles et les coups pleuvent sur les marchands et les passants. Mais le plus étonnant dans ce village qui semble en avoir vu d'autres est que dès que la caravane de camionnettes bleues vociférantes est partie, les marchands rouvrent leurs magasins et les passants se remettent à circuler. Et parmi eux, évidemment, des Palestiniens. Pas l'air d'être inquiets outre mesure. Eux aussi, ils en ont vu d'autres. Ils sont en groupe ou à deux, jamais seuls. Certains me demandent des nouvelles d'El Arish et veulent savoir si les magasins y sont ouverts pour qu'ils aillent acheter générateurs électriques et gasoil. Ceux-là sont ceux qui sont pressés de rentrer à Ghaza dans la même journée. D'autres me demandent si je connais des gens qui accepteraient de leur louer un appartement pour la nuit à El Arish.

Rezq et Mahmoud ont 23 et 26 ans, ils ont passé la frontière tôt le matin et ont atteint Cheikh Zouayyed en passant « par les chemins que les flics ne connaissent pas », m'expliquent-ils en rigolant. Et il faut dire que voir des Palestiniens aussi jeunes et au sourire si beau déambulant l'air de rien dans les rues de ce village qui vient d'être « ratissé » sous mes yeux m'a mis du baume au cœur… Ils me demandent des nouvelles de la route, du nombre de barrages, etc. et eux semblent vouloir aller jusqu'au Caire. Pour eux, plus question de retourner à Ghaza, en tout cas pas dans les jours immédiats : « On veut respirer un peu, vous comprenez ? On ne retournera pas à Ghaza maintenant, on y retournera de toutes les manières un jour ou l'autre. On n'est pas venus acheter de la nourriture et du gasoil, tout ce qu'on veut c'est respirer un peu. »
 
 
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15:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine, sionisme |  Facebook | |  Imprimer | | | | |