24/01/2008

24/01/2008: Honte à vous qui laissez mourir Gaza !

------- Message original --------
Sujet: ISM-France : Honte à vous qui laissez mourir Gaza !
Date: Thu, 24 Jan 2008 17:18:34 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>



ISM-France : Honte à vous qui laissez mourir Gaza ! La colère est au paroxysme et elle se transforme en haine. Gaza n'est qu'un vaste mouroir. Un camp de concentration. Voila de quoi sont capables ceux qui ont construit Yad Vashem. Voilà le Sionisme à l'oeuvre. Voilà le "plus jamais ça" ! Quelle imposture et quelle honte pour nos grands-parents qui ne sont pas revenus d'Auschwitz ou de Buchenwald  ! Et mercredi Sarkozy reçoit le criminel Barak ! Ils vont pouvoir trinquer au génocide programmé ! La France est en train de devenir la paillasse du Sionisme. De Gaulle doit en frémir dans sa tombe quand il voit ce qui la gouverne. Honte à vous d'être ce que vous êtes ! Honte à tous les chefs d'état de cette chienne de communauté internationale dont nous ne faisons pas partie. On s'en voudrait. Quand on voit que pour être président d'une République, il faut si peu d'envergure, alors on se dit que l'on ferait largement l'affaire ! Sans doute que nous serions un peu plus dignes et un peu plus honorables. Oui. Et quitte à déchaîner la colère du  Sionisme, nous délivrerions les Palestiniens. Seul celui qui sera capable de cela méritera le respect de l'Humanité entière. Or, dans l'immédiat, qu'avons-nous ? Des marionnettes incapables de sauver ce peuple dont ils ont signé l'arrêt de mort voilà 60 ans. Au nom de tous les juifs. Mais PAS EN NOTRE NOM que les choses soient claires. Nous refusons d'être les complices de ce crime qui est un couteau planté dans le coeur de tous les Peuples du monde. Honte à vous ! S’il vous plait maintenant, maintenant, faites quelque chose pour nous aider, nous à Gaza !
ISM-France

22 janvier 2008

http://journaldeguerre.dhblogs.be/archive/2008/01/23/n-308-dossier-de-palestine-22-01-fin.html

Extrait du journal de Marc Lemaire

--

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html

http://courcelles.skynetblogs.be  
http://agendaprogressiste.skynetblogs.be

http://www.ptb.be/solidaire.htm

http://lapalestinevaincra.skynetblogs.be

http://cubaetameriquelatine.skynetblogs.be 

http://belgiqueparadiscapitaliste.skynetblogs.be  

http://histoire.skynetblogs.be

http://cesteneurodictaturecapitaliste.skynetblogs.be

Photos Albums: C' est à Courcelles et dans le monde

http://romaindecourcelles.spaces.live.com/photos/cns!AF33...

Pétition : Contre la fermeture des Bureaux de Poste de Courcelles-Souvret et Courcelles-Trazegnies                                                                                                                                                                                                                          

roger.romain@skynet.be

20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

20/01/2008

20/01/2008: S'il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelq ue chose pour nous aider, nous à Gaza !...



-------- Message original --------

Sujet: Fw: S'il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelq ue chose pour nous aider, nous à Gaza !
Date: Sun, 20 Jan 2008 20:12:26 +0100
De: Iyad Abbara <iyad@tele2.fr>


----- Original Message -----
Sent: Sunday, January 20, 2008 8:01 PM
Subject: S’il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelq ue chose pour nous aider, nous à Gaza !

Montrez votre solidarité avec Gaza, organisez quotidiennement des marches
aux chandelles jusqu'à la Levée du siège de Gaza !


S'il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelque chose pour nous
aider, nous à Gaza !

Maintenant, Israël a tout fermé et tout coupé
Les gens dans Gaza vont mourir
Déjà 3 personnes sont décédées aujourd'hui dans des hôpitaux de Gaza suite
aux coupures d'électricité.
98% de la Bande de Gaza est actuellement dans le noir.
Comme il n'y a plus d'électricité, tous les médias à Gaza vont fermer.
Israël fait tout ce qu'il peut pour que personne ne sache et ne voit ce
qu'il fait à Gaza.
S'il vous plait, aidez-nous maintenant !
Descendez dans les rues pour demander la levée du siège, Maintenant !
Nous organisons tous les jours des marches aux chandelles et nous vous
demandons de faire de même.
S'il vous plait, organisez ces marches et envoyez nous les photos, cela
nous aidera beaucoup ici

Abu Ayoub,
Un Palestinien de Gaza


Comment peut-on rester sans bouger face à un tel drame : la première crise
humanitaire au monde créée par l'homme ?

Comment les dirigeants du monde entier et en particulier les Israéliens
peuvent-ils dormir la nuit en sachant ce qu'ils imposent à 1 million et
demi de personnes dans la Bande de Gaza.

Aujourd'hui, on vient d'apprendre que l'unique centrale électrique de Gaza
a cessé de fonctionner en raison de la suspension par Israël des
approvisionnements en carburant, plongeant dans le noir et le froid, tous
les habitants de la Bande côtière. Depuis 3 jours, Israël a également
cessé de livrer les cargaisons de nourriture et de médicaments.

On a appris ce matin que Mahmoud Hussein, âgé de 18 ans, est décédé hier
d'un cancer par manque de traitement approprié et après avoir essuyé 3
refus d'Israël suite à ses demandes pour aller se faire soigner à
l'étranger.
Mahmoud est la 72ème personne à mourir d'une maladie grave et à qui Israël
a refusé un traitement

Cette semaine, Israël a tué 38 Palestiniens et blessé des centaines d'autres.

Vendredi, le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme dans
les territoires occupés, John Dugard, a dénoncé les crimes de guerre
"lâches" commis par Israël dans la bande de Gaza lors des raids de la
semaine écoulée


Quoi faire ?

- Répondez à l'appel des habitants de Gaza plongés dans le noir et
organisez des veillées aux chandelles jusqu'à la levée du siège de Gaza

Des manifestations seront organisées dans le monde entier le 26 janvier et
le 23 février prochain.


Action mondiale pour Libérer Gaza le 23 février 2008 (texte de l'appel du
CPAS)

Dans le cadre de ses activités contre l'occupation israélienne et le siège
imposé à la Bande de Gaza, le Comité Populaire Contre le Siège (PCAS)
organise une action mondiale pour Libérer Gaza, le samedi 23 février 2008.
Des actions et des manifestations pacifiques auront lieu dans tous les
pays arabes, européens et américains.


Dans cet objectif, le PCAS recherche des partenaires, individus, militants
pacifistes et organisations, dans les pays cités ci-dessus (et tous ceux
qui désirent s'impliquer) .

Le PCAS accepte et apprécie tout aide concernant ces actions et
souhaiterait assurer une coordination le plus vite possible.

Le PCAS se réjouit de votre coopération et de votre inscription à cette
action

Freegaza.ps@gmail.com
http://www.freegaza.ps/english/



- Faites pression sur vos Euro-députés en leur écrivant pour demander à
l'Union Européenne de s'écarter des positions israélo-américaines !


- Ecrivez aux délégations des différents pays aux Nations Unies


Vous trouverez, sur notre site, toutes les coordonnés dont vous avez besoin
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=8153


--
http://www.ism-france.org
ou
http://www.ism-suisse.org

Changer ou ajouter une adresse ? Vous désinscrire de notre liste, adressez
mail à : info@ism-france.org avec mention "inscrire" ou "désinscrire".
--
http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html
http://courcelles.skynetblogs.be  
http://agendaprogressiste.skynetblogs.be

http://www.ptb.be/solidaire.htm
http://lapalestinevaincra.skynetblogs.be
http://cubaetameriquelatine.skynetblogs.be 
http://belgiqueparadiscapitaliste.skynetblogs.be  
http://histoire.skynetblogs.be
http://cesteneurodictaturecapitaliste.skynetblogs.be
Photos Albums: C' est à Courcelles et dans le monde
http://romaindecourcelles.spaces.live.com/photos/cns!AF33...
Pétition : Contre la fermeture des Bureaux de Poste de Courcelles-Souvret et Courcelles-Trazegnies                                                                                                                                                                                                                          
roger.romain@skynet.be
 
 

22:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

18/01/2008

21/11/2007: Il faut sauver les Gazaouis!!!

-------- Message original --------

Sujet: Il faut sauver les Gazaouis
Date: Wed, 21 Nov 2007 13:23:46 +0100
De: linala@club-internet.fr


SOS PALESTINE!
Il faut sauver les Gazaouis!!!

par Ginette Hess Skandrani, Strasbourg, 18.11.2007

Si nous ne dénonçons pas ce qui se passe à Gaza où les Israéliens, avec
l'aide de Mahmoud Abbas et des dirigeants du Fatah et surtout la
bénédiction des USA et de Nicolas Sarkozy, affament et étouffent
littéralement une population, faire référence à la déclaration des droits de
l'homme, ne sert plus à rien.

Confinés dans un camp de concentration, fermé de tout côté, privés de
nourriture, d'électricité, d'eau potable, de moyens de communications, de
sorties, souvent attaqués, souvent massacrés, plus d'un million de
Gazaouis sont exterminés tout doucement sous les yeux de la communauté
internationale sourde à leur appel de secours.

Sous prétexte de punir le Hamas qui a gagné démocratiquement les
élections, pour l'empêcher de gouverner
, les Israéliens en traitant les
résistants de terroristes, entraînent la Communauté internationale dans la
plus abjecte de leurs interventions avec la complicité de certains
Palestiniens rancuniers, n'ayant pas accepté la perte des élections et
surtout le prestige et le compte en banque qui va avec.
Nous devons de toute urgence, lancer un appel demandant aux Palestiniens
de se réconcilier et d'ouvrir le dialogue entre eux, car la querre civile qui
se profile à l'horizon, ne profitera qu'à l'occupant. Ils sont tous -
Palestiniens de toutes tendances - victimes du sionisme.
Instaurer un dialogue avec l'occupant, en laissant une partie des colonisés
sur le bord de la route est la pire des erreurs à ne pas commettre.


--
Envoyé par Basta ! dans Basta ! le 11/18/2007 10:23:00 AM



--
http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html
http://courcelles.skynetblogs.be  
http://agendaprogressiste.skynetblogs.be

http://www.ptb.be/solidaire.htm
http://lapalestinevaincra.skynetblogs.be
http://cubaetameriquelatine.skynetblogs.be 
http://belgiqueparadiscapitaliste.skynetblogs.be  
http://histoire.skynetblogs.be
http://cesteneurodictaturecapitaliste.skynetblogs.be
Photos Albums: C' est à Courcelles et dans le monde                                                                                                                                                                                                                          
roger.romain@skynet.be
 

20:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

15/01/2008

15/01/2008: Massacre à Gaza par l'armée d'occupation sioniste ...

 -------- Message original --------
Sujet: [assawra] Massacre à Gaza par l'armée d'occupation
Date: Tue, 15 Jan 2008 19:37:55 +0100
Répondre à :: assawra@yahoogroupes.fr


Palestine
Massacre à Gaza par l'armée d'occupation
( Mardi, 15 janvier 2008 )
C'est la journée la plus sanglante dans la Bande de Gaza depuis juin 2007. Les bulldozers et hélicoptères de l'armée d'occupation sont intervenus mardi 15 janvier dans le territoire, traquant les résistants, et ont tué au moins 18 dont le fils de Mahmoud Zahar, un des dirigeants du Hamas.
Le Mouvement a appelé à la grève générale à Gaza et en Cisjordanie pour protester contre ce raid particulièrement meurtrier et décrété trois jours de deuil, mettant les drapeaux en berne.
Mahmoud Zahar a quant à lui annoncé la mort de son fils Hussam Zahar, 24 ans, tué en combattant par les forces d'occupation dans le nord de Gaza.
Après la mort d'Hussam Zahar, le Hamas a affirmé avoir tiré 17 obus de mortier contre deux points de passage avec Israël. De son côté, l'armée d'occupation a annoncé que depuis lundi, 14 obus de mortier ont été tirés, dont cinq dans la zone des combats.
La police de l'autorité d'occupation rapporte également qu'une roquette est tombée sur la ville d'Ashkelon, située à 15 kilomètres de la bande de Gaza, sans toutefois faire de victime ou de dégâts. Des roquettes ont aussi pris Sdérot pour cible, faisant quatre blessés légers.
A la morgue de l'hôpital Shifa de Gaza, Mahmoud Zahar, priant sur la dépouille de son fils, a accusé le président Mahmoud Abbas et le Fatah d'être complices de la mort du jeune homme. "C'est là l'espoir d'Abou Mazen et de ses collègues, les collaborateurs d'Israël, les espions de l'Amérique", a-t-il lancé. Le Hamas ripostera au raid de mardi "de manière appropriée. Nous nous défendrons par tous les moyens".
Matan Vilnai, ministre adjoint de la Défense de l'autorité d'occupation, a précisé sur les ondes de la radio de l'armée que le jeune homme n'était pas une cible spécifique. Khaled, fils aîné de Zahar, avait été tué il y a trois ans lors d'une tentative d'assassinat contre son père par les forces d'occupation.
Seize résistants et trois civils, dont un homme de 65 ans, ont été tués en tout au cours de cette opération, qui a duré jusqu'au début de l'après-midi.
Quelque 40 personnes ont été blessées, dont un petit garçon de huit ans grièvement touché, précisait-on de sources médicales palestiniennes. Et des responsables hospitaliers mettaient en cause l'armée d'occupation, qui selon eux aurait utilisé des armes anti-personnelles particulièrement meurtrières, qui tirent des dizaines de fléchettes de métal.
L'opération a commencé quand dans un premier temps, un commando de l'armée d'occupation est entrée dans le secteur de Zeitoun à l'est de la ville de Gaza, avec pour objectif une maison utilisée par les résistants pour tirer sur le territoire israélien, ont précisé des responsables de la sécurité du Hamas.
Les chars et les bulldozers des forces d'occupation appuyés par des hélicoptères sont ensuite entrés dans la Bande de Gaza pour tirer sur des résistants qui commençaient à riposter à l'attaque du commando de l'armée d'occupation.
L'armée d'occupation a confirmé une opération dans le secteur, expliquant que ses soldats ont ouvert le feu sur des résistants qui s'approchaient de la barrière de séparation entre l'étroite bande côtière palestinien et Israel. Après un échange de tirs, l'aviation est également intervenue, a précisé l'armée d'occupation.
Mardi, 15 janvier 2008 - Avec les agences de presse
Al-Oufok
Inscription par envoi d'un message à
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr
Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples palestinien et libanais
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

_

__,_._,___

22:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

09/01/2008

24/12/2007: Vidéos - Cruauté de l'occupation israélienne ...

------- Message original --------
Sujet: Vidéos - Cruauté de l'occupation israélienne - Cruelty of the Israeli occupation
Date: Mon, 24 Dec 2007 12:05:13 -0500
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>


From: sc - Sent: Monday, December 24, 2007 10:21 AM - Subject: Bethlehem : Showing the cruelty of the Israeli occupation

 


http://www.silviacattori.net/article354.htmlMerry ChristmasSilvia Cattori

[FRANÇAIS]
Check points en Palestine occupée
Bethléem : La cruauté de l’occupation israélienne montrée sur le vif
Sortir, marcher, aller travailler, continuer de vivre malgré les innombrables entraves, est un geste de défi et de résistance en Palestine.
20 décembre 2007 | Thèmes : Apartheid israélien Droit international

Gilo barrage à Bethleem.
- 
http://fr.youtube.com/watch ?v=V3b0NVBsPDQ&feature=related

Ici, ce sont de simples travailleurs de Bethléem et des villages environnants qui doivent s’aligner dès 4 heures du matin et attendre des heures durant, dans l’espoir que les soldats israéliens daignent leur accorder le droit de traverser le check point de Gilo (Gilo est le nom d’une des colonies illégales qui asphyxient Bethléem), pour pouvoir se rendre à Jérusalem et arriver à temps sur leurs lieux de travail.

Gilo barrage et murs enfermant la population de Bethléem

- http://fr.youtube.com/watch ?v=317rcVmst5k&feature=related

- http://fr.youtube.com/watch ?v=BEKKpiegnwk&feature=related

- http://fr.youtube.com/watch ?v=Zg3RDgFv3Xo&feature=related

Ce sont des images volées, filmées à l’insu des soldats israéliens, qui montrent, mieux que des mots, que les Palestiniens sont traités quotidiennement comme des bestiaux dans les quelques 550 postes militaires permanents, comme celui de Gilo, qui quadrillent et paralysent leur pays ; alors même que ces gens extraordinairement patients -présentés comme une menace par Israël- cherchent simplement à se déplacer d’une ville à l’autre, à aller travailler pour survivre et faire survivre leurs familles.

Ces images illustrent, si besoin était encore, la cruauté d’un Etat occupant protégé par les grandes puissances et les principales organisations juives dans le monde ; la cruauté d’un Etat colonial qui n’a de cesse d’inventer des mesures de plus en plus contraignantes et répressives pour faire plier un peuple qui ne se rend pas.

Tout cela est indigne d’un Etat quel qu’il soit !

Dans quel pays, à part Israël, une armée a-t-elle jamais soumis, aussi longtemps, à autant de persécutions et d’humiliations, un peuple qui vit légitimement sur sa terre ?

Le silence complice de nos Etats dits « démocratiques » devant de pareilles injustices est une honte que nous ne devons pas cesser de dénoncer.

Silvia Cattori

12:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

04/01/2008

29/11/2007: L'un dans un linceul, l'autre sur des béquilles ...

 

Palestine - Solidarité

 

Site d'information sur la Palestine, le Moyen-Orient et l'Amérique latine

  Accueil  -  Sommaire Gideon Lévy  -  Originaux  -  Analyses Ressources  -  Mises à jour

 

 


Ha'aretz

L'un dans un linceul, l'autre sur des béquilles
(Raison du décès : tir de près)

Gideon Lévy et Miki Kratsman


Gideon Lévy

"La porte de la chambre d’hôpital de Mohamed était fermée et gardée par deux policiers. Chacun des proches a eu droit à cinq minutes de visite. C’est la mère qui est entrée la première. Elle raconte que Mohamed était sous assistance respiratoire, inconscient et que son corps était froid. Il avait la tête et la main bandées. Ses mains et ses pieds étaient pris dans des entraves métalliques. Hijar a raconté qu’elle s’était mise à trembler et à crier : « Pourquoi l’attache-t-on ? A quoi servent ces entraves ? Est-ce que vous croyez vraiment qu’il va se lever pour vous attaquer ? »"

Haaretz, 23 novembre 2007 www.haaretz.co.il/hasite/pages/ShArtPE.jhtml?itemNo=927134 Au milieu de la nuit, des centaines de geôliers ont envahi les campements de la prison de Ketziot, tirant et frappant. Selon des témoins, le détenu Mohamed Ashkar aurait été tué d’un tir à la tête. Son frère, Louis, avait récemment été libéré de cette même prison, paralysé d’une jambe à la suite des tortures subies lors des interrogatoires de la Sûreté générale (Shabak).

Après l’appel du soir, les prisonniers sont allés dormir. A deux heures du matin, ils ont été réveillés, paniqués à la vue de centaines de geôliers armés, des membres des unités Massada et Nachshon, qui envahissaient les tentes. Très vite l’endroit s’est transformé en champ de bataille. Les geôliers tiraient à l’aide d’armes diverses et variées, et les prisonniers leur lançaient des légumes et d’autres objets.


Louis Ashkar près de la tombe de son frère Mohamed dans le village de Sayda.

D’après les déclarations communiquées par plusieurs prisonniers aux membres du Comité public contre la torture en Israël, les geôliers ont recouru à une grande violence contre les détenus. Ils ont tiré sur eux et les ont frappés à coups de matraques, même quand ils étaient déjà étendus par terre et menottés ; ils auraient poussé plus de 400 détenus dans la petite salle des visites qui n’accueille que difficilement quelques dizaines de personnes. Bilan : outre de nombreux blessés, un prisonnier a été tué par une munition dont la nature n’est pas claire, et qui, selon les témoignages des détenus, lui a été tirée de près, à la tête.

Le prisonnier qui a été tué s’appelait Mohamed Ashkar, 29 ans. Il y a quelques mois, nous nous étions rendus chez lui, dans le village de Sayda. C’était peu de temps après la libération de son frère aîné, Louis, de cette même prison de Ketziot. Louis a la moitié du corps paralysée, conséquence des tortures qu’il a subies lors des interrogatoires de la Sûreté générale (Shabak). Dans le salon de la maison, nous avions vu alors un superbe dessin figurant un prisonnier cachant sa tête entre ses jambes, et qui avait été réalisé par son frère Mohamed. Maintenant, Mohamed a été atteint par un tir à la tête, en prison. Dans la maison des parents, qui se trouve en face de la tombe – on traverse la route et on entre dans le cimetière – on pleure ce fils tué en prison et cet autre devenu invalide. C’est ça la libération de prisonniers pour la famille Ashkar : l’un dans un linceul, l’autre sur des béquilles. Que s’est-il passé dans la nuit du 22 octobre, dans la prison de Ketziot ? Louis a rassemblé des témoignages de prisonniers qui ont été libérés depuis lors et qui sont passés chez lui. Sa description correspond aux déclarations récoltées par le Comité public contre la torture en Israël auprès de quatre détenus dont les témoignages forment un tableau semblable. « Tout à coup, à deux heures du matin, nous avons entendu des cris et des tirs et nous sommes sortis dans la cour pour voir ce qui ce passait », a raconté le détenu Omar Salah. « Celui qui sortait dans la cour se faisait tirer dessus par-delà la clôture. Ensuite, les forces ont ouvert la clôture et l’ont franchie. Ceux qui regardaient se faisaient tirer dessus. » « Ils lançaient des grenades détonantes en direction de la section », a raconté un autre prisonnier, Majid Salit. « Quand ils nous ont vus, ils nous ont demandé d’entrer dans la section, nous avons refusé et ils nous ont assaillis… Quand ils ont tiré sur nous, nous avons commencé à leur lancer des objets… Ils ont continué à tirer jusqu’à ce qu’ils nous aient repoussés dans un coin de la section… 30 détenus ont été blessés… Nous sommes tous sortis en rampant par terre. Il nous était interdit de regarder en direction des forces. Toutes nos têtes étaient par terre. Ils choisissaient chaque fois un groupe de dix, se mettaient à les frapper avec de grandes matraques et les ramenaient dans les sections. Quand ça a été mon tour, j’ai dit que j’étais blessé… Ils m’ont mis sur le côté et ils ont commencé à me frapper à coups de matraques. Ils me poussaient en arrière. Ils m’ont fait entrer dans la section des visites : il y avait là 400 prisonniers… Nous sommes restés assis là, ensanglantés, pendant deux heures… Sur le chemin menant à l’ambulance, ils nous frappaient, même quand j’étais dans l’ambulance – ils nous frappaient avec les matraques ». Aux dires des prisonniers, ce sont les tirs des geôliers qui ont mis le feu aux tentes. Dans la salle des visites où ils avaient été poussés par centaines, il n’y avait, selon Omar Salah, pas d’air et les prisonniers ont brisé une vitre pour pouvoir respirer. « Les forces sont arrivées et ont commencé à tirer dans la salle », dit-il. A propos des munitions, un prisonnier, Sofian Jamjoum a apporté ce témoignage : « Un geôlier m’a tiré dans la jambe d’une distance d’un mètre, alors que je lui parlais. Il m’a tiré dessus avec une arme qui ressemble à une arme de chasse. C’est la première fois que je vois une telle sorte de balles. Une balle de la taille d’un œuf, avec à l’intérieur à peu près 200 petites balles de métal… Ils m’ont laissé dans la tente en dépit du fait que je saignais puis ils m’ont emmené dans la salle des visites, blessé et ensanglanté, avec 400 autres détenus dans une petite salle fermée, sans fenêtre. A ce moment-là, j’ai perdu connaissance. » Sur les circonstances de la mort de Mohamed Ashkar, Omar Salah a rapporté ceci : « Le martyr avait fui et était entré dans sa tente qui était à côté de la clôture. Les soldats sont entrés dans les tentes. Mohamed était près de l’entrée de la tente numéro 3, à l’intérieur, et le soldat était à environ un mètre… Quand le martyr a été touché et est tombé, il était face au soldat, je le vois encore. » Majid Salit : « Il était à côté de l’entrée de notre section et regardait ce qui se passait. Un type des forces de sécurité est arrivé, le visage couvert. Il est arrivé à moins d’un mètre, a pointé son révolver vers sa tête et a tiré. Il s’est écroulé. Les autres détenus ont demandé qu’on l’emmène à l’hôpital et ils se sont mis à crier. Il était étendu par terre. Ils ne l’ont emmené que quand les tentes ont pris feu. » Les chaises du deuil sont encore rangées dans un coin de la cour de la maison qui est face au cimetière. Louis entre dans la pièce, clopinant sur ses béquilles, traînant avec difficulté sa jambe paralysée. Le petit Moujhad entre, lui aussi : c’est un beau gamin de trois ans qui demande où est papa. Papa est mort. Louis a vu Mohamed pour la dernière fois le 10 mai, quand lui-même avait été libéré de Ketziot. Pendant cinq mois, les deux frères avaient été détenus ensemble, le lit de l’un à côté du lit de l’autre : Mohamed veillait à tous les besoins de son frère invalide. Mohamed était censé être libéré de prison le mois prochain. Les deux frères ne cessaient de parler de l’avenir. Mohamed rêvait d’ouvrir un magasin de réparation de téléphones portables à Tulkarem tout proche. A la maison, à Sayda, l’épouse attendait, et l’enfant et l’appartement qui se construisait au-dessus de la maison des parents, en face du cimetière. « Nous nous sommes quittés à l’entrée de la section. Je me suis éloigné et je ne l’ai plus vu. Par la suite, il m’a envoyé son bonjour par l’intermédiaire de détenus qui avaient été libérés », raconte Louis, en hébreu. Le père de la famille, Sati, est lui aussi accueillant, s’exprimant bien en hébreu. Il n’avait plus vu Mohamed depuis son arrestation il y a deux ans. Il lui était interdit de lui rendre visite. Son épouse, Hijar, avait encore vu son fils lors d’une visite à la mi-octobre. Mohamed lui avait dit que ce serait sa dernière visite : « La prochaine fois, c’est moi qui vous rendrai visite, et cette fois ce sera pour toujours », lui avait-il dit à travers la cloison de verre. Il avait aussi dit à sa mère qu’il comptait « les jours, les heures et les minutes » jusqu’à sa libération. Une semaine plus tard, il était tué en prison. Le 23 octobre, on leur a téléphoné de la Croix Rouge Internationale : « Mohamed a été grièvement blessé en prison et il a été hospitalisé à l’hôpital Soroka de Beer Sheva. Essayez d’organiser une visite. » La famille s’est rendue dans les bureaux de la Croix Rouge Internationale à Tulkarem où on lui a fait savoir que ni le père ni le frère, Louis, ne seraient autorisés à entrer en Israël. La mère de Mohamed, son épouse et le précédent chef du conseil du village se sont rendus à Beer Sheva à bord d’une voiture de l’organisation, après avoir été retenus deux heures durant au checkpoint de Taibeh. La porte de la chambre d’hôpital de Mohamed était fermée et gardée par deux policiers. Chacun des proches a eu droit à cinq minutes de visite. C’est la mère qui est entrée la première. Elle raconte que Mohamed était sous assistance respiratoire, inconscient et que son corps était froid. Il avait la tête et la main bandées. Ses mains et ses pieds étaient pris dans des entraves métalliques. Hijar a raconté qu’elle s’était mise à trembler et à crier : « Pourquoi l’attache-t-on ? A quoi servent ces entraves ? Est-ce que vous croyez vraiment qu’il va se lever pour vous attaquer ? » Elle raconte que les policiers l’ont fait taire et lui ont dit qu’elle faisait du tort à son fils. Après la fin de la visite, la mère a supplié de pouvoir rester : « Peut-être se réveillera-t-il ? Peut-être remuera-t-il et que je pourrai l’aider ? », mais les policiers lui ont dit qu’elle devait s’en aller. Une heure après qu’ils sont partis de là, le téléphone a sonné : Mohamed était mort. Louis : « Nous avons entrepris de faire ce qu’il faut pour recevoir le corps et ils ont commencé à nous parler d’autopsie. Nous avons dit que nous ne voulions pas, c’était clair, une blessure à la tête, et ça ne s’est pas passé chez lui à la maison mais à l’intérieur de la prison. Ils ont dit qu’une autopsie s’imposait. » La famille s’est adressée au tribunal pour empêcher l’autopsie mais il est vite apparu qu’elle avait déjà été réalisée. Le rapport de l’institut de médecine légale de l’Université Al-Quds dont le délégué a assisté à l’autopsie réalisée par le professeur Yehouda Heis à l’institut de médecine légale d’Abou Kabir, donne cette description : « … blessure ronde, d’un diamètre d’environ 3 cm… au milieu du front, au-dessus du sourcil gauche… Sur la droite du front, traumatisme cerné de rouge. Cette rougeur est considérée comme un des degrés d’une brûlure due à une surface métallique ayant une température élevée. » Le docteur Boaz Sagie, spécialiste en chirurgie, a écrit à l’association des Médecins pour les Droits de l’Homme pour que celle-ci enquête, elle aussi, sur les incidents de la prison : « … Les résultats de l’autopsie sont sans équivoque. La raison du décès est un coup à la tête par un objet contondant, sans blessure pénétrante. La cause de la blessure est apparemment un objet de forme arrondie qui a provoqué une fracture de l’os frontal dans sa partie gauche, autrement dit le coup est venu de face. » Voici les images vidéo sur le téléphone portable de Louis : le corps de Mohamed, recousu sur toute sa longueur, deux blessures à l’avant du crâne, une blessure à la main, les yeux et la bouche grands ouverts – un homme maigre de 29 ans. Ils ont enterré Mohamed dans le cimetière qui est en face de la maison, dans la parcelle des martyrs. A Sayda, village de 3.000 habitants, il y a eu 23 tués au cours de l’actuelle Intifada, apparemment la proportion la plus élevée dans les Territoires. Toute une série d’organisations exigent une enquête approfondie sur ce qui s’est passé dans la prison. Les avocates du Comité public contre la torture en Israël, Yaara Kalmanowitz et Nora Al-Atawneh, ont écrit au commissaire Aharon Zargrov, qui commande l’unité nationale chargée des enquêtes sur des gardiens de prison, qu’ « il ressort apparemment des témoignages que des membres de l’unité Massada ainsi que des membres des services pénitentiaires ont commis des actes criminels divers au moment où ils ont envahi les tentes et encore après. Il y a lieu de mener une enquête criminelle et d’examiner si Mohamed Ashkar qui a été tué, n’a pas été victime d’un meurtre… En outre, il y a lieu d’enquêter sur les nombreux actes d’agression et les mauvais traitements à l’encontre de gens sans défense tels qu’ils ont apparemment été commis contre des détenus dans les temps qui ont suivi l’incursion. » Le directeur de l’association des Médecins pour les Droits de l’Homme, Hadas Ziv, s’est adressé par écrit au Premier Ministre, au Ministre de l’Intérieur et au Conseiller juridique du gouvernement, pour exiger un examen externe des incidents de Ketziot. L’avocate Abir Bachar, de la clinique pour les droits et la réhabilitation des détenus de la faculté de Droit de l’Université de Haïfa, exige du Conseiller juridique du gouvernement de nommer une commission d’enquête externe et indépendante, devant examiner les incidents survenus dans la prison et ouvrir une enquête criminelle contre des membres de l’unité Massada pour « le soupçon d’avoir commis des actes d’agression physique, ayant même entraîné la mort, et d’avoir violé les procédures de sommation avant d’ouvrir le feu et de dispersion de manifestations ». Une demande semblable a également été introduite par le Centre palestinien pour les Droits de l’Homme dans une lettre au commissaire des services pénitentiaires. Le porte-parole des services pénitentiaires, Yaron Zamir, a répondu ainsi à une interpellation de « Haaretz » : « Suite au déchaînement de centaines de prisonniers de sécurité sur un des secteurs de la prison de Ketziot, déchaînement incluant le fait d’avoir mis le feu au site, mettant en danger la vie des gardiens et la vie des autres détenus, le prisonnier a été blessé et est décédé plus tard à l’hôpital Soroka. Suite à l’incident, un examen est en cours ainsi qu’une enquête sur le cas. Lors de l’achèvement de l’examen et de l’enquête, nous pourrons donner plus de détails sur l’incident et ses circonstances ».

La porte-parole de l’hôpital Soroka, Inbar Darom-Guter, a communiqué ceci à « Haaretz » : « Le blessé a été transféré à l’hôpital dans un état critique. Sur instructions des autorités de la sécurité, on l’a menotté. L’équipe médicale s’est adressée, suivant la procédure, aux autorités de la sécurité avec la demande de pouvoir le détacher. A notre grand regret, le patient est décédé (sans lien avec le fait d’avoir été attaché) avant l’arrivée de la réponse des autorités de la sécurité ».

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)


Source : Michel Ghys

 

Avertissement
Palestine - Solidarité a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Moyen Orient.
L' auteur du site travaille à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui lui seraient signalées.
Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas Palestine - Solidarité ne saurait être tenue responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.
D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont elle n'a pas la gestion, Palestine - Solidarité n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.
Pour contacter le webmaster, cliquez < ici >

Retour  -  Accueil Ressources  -  Analyses  -  Communiques  -  Originaux

21:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

02/01/2008

Bonne Année !

dans SOLIDAIRE du

30-12-2007

11:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |