30/12/2007

30/12/2007: Protestez contre le gala de soutien au Magav...

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Sujet: PETITION CONTRE LE GALA DE SOUTIEN AUX CRIMINELS DE GUERRE
Date: Sun, 30 Dec 2007 22:29:59 +0100 (CET)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>


Protestez contre le gala de soutien au Magav
 
 

GUPS, AFPS, LCR, UJFP, Génération Palestine, AJPF, Collectif Faty Koumba, La Courneuve-Palestine, CCIPPP, PCF, CPPI Saint Denis, MRAP

Le gala de soutien aux Magav, la police israélienne des check points, aura lieu le 13 janvier 2008.
A cette occasion, exprimons notre condamnation du soutien financier et moral apporté à une armée d’'occupation, en signant la pétition et en écrivant à la mairie de Paris.   http://www.paris.fr/portail/contacts/Portal.lut?page_id=5...

Armée d'’occupation et criminels de guerre à Paris

A la suite de la visite à Paris, au mois de décembre, du General Yaalon -accusé de crimes de guerre devant les instances judiciaires de plusieurs Etats, c'’est aujourd’hui au Magav - police des frontières israélienne- d’'être invité et honoré à Paris.
 
Le 13 janvier prochain, le Migdal, une association sioniste veut organiser, comme chaque année, un gala de soutien a l'’armée d'’occupation israélienne.
Le MAGAV est dénoncé depuis des années par les organisations israéliennes (BETSELEM et d’'autres) et internationales des droits de l'’Homme qui demandent son démantèlement.
En effet nombre des actes commis le plus souvent dans l'’impunité par MAGAV sont caractérisés par les normes internationales comme des crimes : harcèlement, humiliations et agressions, arrestations extrajudiciaires, meurtres de civils Palestiniens non recherchés et non armés et d’'internationaux.
Militants pour une paix juste au Proche Orient, c'’est au nom de la justice que nous appelons à l’'annulation de ce gala qui fait l’'apologie d’'une armée criminelle.
Nous appelons également la mairie de Paris à cesser d’'autoriser l'’organisation de tels événements, organisés depuis des années.

23:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

14/12/2007

07/12/2007: « Rasez ce village » ...

Ha'aretz

« Rasez ce village »
(Représailles)
Gideon Lévy et Miki Kratsman


Gideon Lévy

Haaretz, 7 décembre 2007

http://www.haaretz.co.il/hasite/pages/ShArtPE.jhtml?itemNo=932022

« Rasez ce village », cria la femme colon, donnant le signal de l’assaut contre le village d’Al-Foundouq, représailles des colons des environs pour l’assassinat d’Idan Zouldan. Des témoins visuels affirment que non seulement les soldats ne se sont pas interposés, mais qu’ils ont aidé les colons.

Les plaques de marbre brisées, de l’entreprise « Ha-Shalom » [la paix], dont une partie était destinée aux cuisines des colons, sont autant de témoins des événements de la soirée de la vengeance. « Ha-Shalom » a volé en éclat. Les pleurs de Na’ama Masalha, qui est restée cachée une heure durant dans la salle de bain avec ses petits enfants, pendant que les colons brisaient les fenêtres de sa maison, racontent eux aussi l’histoire de cette soirée de terreur. A Al-Foundouq, petit village sur la route de Kalkiliya à Naplouse, un des derniers villages palestiniens où des Israéliens, essentiellement des colons des alentours, font réparer des voitures et font des achats, on lèche maintenant ses plaies et on évalue les dégâts.

Le secrétaire du conseil, Omar Jaber, fait son rapport : dégâts au marbre – 111.000 livres israéliennes [19.000 €] ; dégâts aux voitures – 76.000 livres israéliennes [13.000 €] ; aux maisons – 6.000 livres israéliennes [1.035 €] ; aux magasins – dix mille livres israéliennes [1.726 €]. 16 voitures, 15 maisons, 15 magasins et deux marbreries ont, d’après lui, été endommagées ce soir-là. Il est à peu près évident que pour ces violences, nul ne les dédommagera. Il ne restera que la terreur et les sentiments de colère et de frustration dans ce paisible village qui a payé le prix de l’assassinat du colon Idan Zouldan, un habitant de Shavei Shomron, abattu le soir du 19 novembre, sur la route qui traverse le village.

Cinq jours plus tard, à la fin de shabbat, des centaines de colons ont pris d’assaut Al-Foundouq – sous la protection de soldats de l’armée israélienne qui, selon les témoignages, auraient aidé à l’œuvre de destruction – et se sont déchaînés dans le village qui était placé sous couvre-feu. Lundi passé, l’information a été publiée que les forces de sécurité avaient attrapé la bande : trois membres de la « sécurité nationale », de Kadoum. Cette semaine, les colons sont allés à Kadoum aussi.

Le temps est au rose. Un groupe de jeunes colons a récemment pris le contrôle d’une maison palestinienne abandonnée qui domine la route conduisant à Al-Foundouq et l’ont peinte en rose. Mais la vue sur la route qui passe au bas de l’avant-poste sauvage « Shevout Ami » n’est vraiment pas rose : la route est jonchée des pierres que les colons lancent sur les voitures palestiniennes qui y passent. Le terrifiant bulldozer de l’armée israélienne qui passe lentement sur la route porte dans sa pelle excavatrice d’énormes pierres destinés à bloquer les villages des alentours, mais pas l’avant-poste évidemment. Telle est la justice israélienne.

Environ 500 personnes vivent à Al-Foundouq. C’est un village sans martyrs, presque sans prisonniers – seulement des tailleurs de pierre, des marchands de légumes, des épiciers et des mécaniciens qui servent les colons des environs. Cinq jours après l’assassinat d’Idan Zouldan, le village a été placé sous couvre-feu total. Ensuite, couvre-feu nocturne pendant huit jours. Il faut apaiser les colons, non ?

Dans le bâtiment du conseil, les esprits sont remontés. Le secrétaire, Omar Jaber, dit qu’environ 400 colons ont envahi le village en cette sombre fin de shabbat. Zakaria Sada, qui habite le village voisin de Jit et qui est le coordinateur des opérations de terrain de l’organisation des « Rabbins pour les droits de l’homme », raconte que les soldats faisaient avec leurs torches de la lumière pour les colons, afin qu’ils y voient mieux dans leur entreprise de démolition. « Ils leur montraient où casser », dit Zakaria Sada.

« Il y a une chose aussi vraie que le soleil se lève à l’est : les colons ne seraient pas entrés dans le village sans la protection de l’armée », dit Omar Shari, un habitant du village voisin de Sir, qui effectue à Al-Foudouq des travaux d’infrastructures et dont deux des engins de terrassement ont été endommagés. Selon lui, « là où des voitures étaient dans l’obscurité ou derrière un mur, l’armée a montré le chemin aux colons et les a éclairés ».

Il évalue les dégâts occasionnés à ses tracteurs à 15.000 livres israéliennes [2.590 €]. « Je respecte vos morts comme je vous demande de respecter les nôtres », dit-il. « Un soldat russe est venu ici il y a deux mois et m’a demandé "d’où sors-tu ?". J’ai dû lui demander : "Toi qui es russe, qu’est-ce que tu fais ici ?". Al-Foundouq existe ici depuis 500 ans. Kedoumim est ici depuis 20 ans et prétend contrôler tout le territoire. C’est l’armée qui permet aux colons d’avoir ce contrôle ».

Le secrétaire déclare qu’une « punition collective n’est pas juste. Nous avons des enfants, des femmes, des bébés, des malades et des vieillards. S’ils veulent arrêter quelqu'un, qu’ils l’arrêtent. Qui a tué le colon, nous n’en avons aucune idée, mais une punition collective contre tout le village : pourquoi ? Boucler Al-Foundouq, c’est boucler un tiers de la Cisjordanie. Tout le trafic entre le nord et le centre de la Cisjordanie passe sur notre route. C’est la seule route. Jusque hier, elle était fermée. Nous entendons tous les jours parler du processus de paix, mais sur le terrain on n’en voit rien. Quand je suis chez moi et qu’on vient démolir ma maison et ma voiture, qu’est-ce que je dois faire ? » Et Omar Shari, le propriétaire des pelleteuses, ajoute cet avertissement : « A Al-Foundouq, il n’y a pas de martyrs, mais ce qu’on fait maintenant ici aux enfants, d’ici 10 ou 15 ans, quand ils auront grandi, vous entendrez ce qui se passera ici ».

Dans la rue principale du village, un camion décharge des caisses de volailles de l’abattoir « La belle volaille », de Hadera. Dans l’épicerie de Saker Bari, se tient un colon portant une large kippa blanche, occupé à choisir des légumes. Saker Bari évalue le préjudice qu’il a subi du fait du couvre-feu à 3.000 livres israéliennes [518 €]. Il possède un cahier dans lequel il note toutes les dettes des colons qui achètent chez lui à crédit : un total d’exactement 17.503 livres israéliennes [3.000 €], fin novembre.

Ils paient généralement tous les mois, tous les deux mois, mais il en a pour 34.000 livres [5.870 €] de dettes perdues depuis le début de la seconde Intifada. Saker Bari fait venir des conserves de maïs et de jeunes carottes parfaitement casher pour ses clients juifs. Plusieurs d’entre eux ont bien sûr pris part à la soirée de pogrom. Depuis lors, seule une partie de ses clients juifs sont revenus. Ils viennent de toutes les colonies des environs, qu’il énumère : Kedoumim, Shavei Shomron, Alon Moreh, Ariel, Imannuel, Karnei Shomron et Einav. La carte d’un nouveau pays.

Au bout d’un chemin boueux, au seuil d’une maison relativement isolée, se tient Na’ama Masalha, vêtue de noir, le regard baissé. Quand les colons ont assailli la maison, son mari, Aqram, 31 ans, était encore à son travail, à charger des caisses de légumes pour Israël. Vers neuf heures et demie du soir, il a essayé de rentrer chez lui, en dépit du couvre-feu, jusqu’à ce qu’il découvre que le chemin était barré par des centaines de colons et de soldats. Un moment plus tard, la nouvelle lui est parvenue que les colons encerclaient sa maison et y causaient des dégâts, alors que son épouse et ses trois petits enfants y étaient piégés.

Il était désemparé. Son petit garçon, Rima, un élève de première année occupé en ce moment à préparer ses devoirs, apporte les preuves : deux étuis de grenades de l’armée israélienne, sur lesquels est écrit en hébreu : « Grenade détonante aveuglante. Délai : 1,5 seconde. 0,3-0,6 ch. » Aqram montre les dégâts, dont une partie a été réparée : huit fenêtres qui ont été brisées, trois lampes sur le balcon, grillages arrachés, le tuyau d’arrivée d’eau saboté et, dans la boue, les traces du colon venu à cheval pour casser et démolir.

Na’ama : « Nous dormions dans les chambres. Mon mari n’était pas à la maison. Tout à coup, j’ai entendu les colons qui brisaient les fenêtres et qui essayaient d’entrer dans la maison. La porte était verrouillée. » Na’ama s’est empressée de rassembler ses enfants et tous ensemble, ils sont entrés dans la salle de bain, une petite pièce à l’autre bout de la maison, où ils se sont cachés en attendant que l’orage passe. Ils sont restés là plus d’une heure. Le téléphone portable de Na’ama était en panne et elle n’avait aucun moyen d’appeler à l’aide, jusqu’à ce que son frère parvienne à rejoindre la maison et à la secourir. « Aujourd’hui encore, elle pleure quand elle y repense », dit Aqram, « Hier, je lui ai dit : "Prépare à manger et asseyons-nous comme avant", et elle m’a dit qu’elle n’en était pas capable ».

Quand son frère Mohamed est arrivé, la maison était encerclée de nombreux colons avec, parmi eux, des soldats et des policiers. Afin de conserver une trace de l’incident, il a mis en route l’enregistreur de son téléphone portable puisque l’obscurité l’empêchait de prendre des photos. Maintenant, il nous fait entendre les enregistrements. « Rasez ce village… Rasez cette maison », entend-on crier d’une voix sèche, en hébreu, par une femme. Et alors on entend un bruit de coups violents. Mohamed dit qu’ils frappaient avec leurs armes dans les fenêtres, qu’ils y lançaient des pierres, qu’ils avaient aussi en main des bâtons et des barres de fer. Les soldats et policiers étaient en face. La femme continue de laisser ses cris sur l’enregistrement : « Habitants de Foundouq, écoutez bien. Ce village sera rayé. Dans le sang et le feu, ce village sera effacé. Sortez, sortez des maisons ».

L’enregistrement est long. Toutes les paroles prononcées ne sont pas claires. De temps à autre, on entend un coup de klaxon, de temps à autre, le bruit d’une grenade détonante. Pendant tout ce temps, Na’ama et ses trois enfants sont dans la salle de bain, terrorisés. Avant de fuir dans la salle de bain, la fille aînée, Ishra, 14 ans, a vu par la fenêtre grillagée de sa chambre le colon à cheval frapper dans les fenêtres. « Prenez garde, policiers et soldats », de nouveau la voix de la femme colon, « si vous ne donnez pas une réponse adéquate et n’abattez pas cette maison, vous serez responsables des morts à venir ». Alors, et seulement alors, on entend la voix des policiers appelant tous les Israéliens à s’en aller dans les cinq minutes. Na’ama et ses trois enfants s’en sont sortis indemnes et ils ont passé les jours qui ont suivi chez les parents de Na’ama, dans un village voisin.

Un colon souhaite acheter une bonbonne de gaz dans l’épicerie de Saker. Il n’y a plus de gaz et le colon demande : « Comment vais-je cuisiner ? ». Dans la marbrerie « Ha-Shalom », les plaques de marbres brisées sont dressées en rang. Il y a des éclats de marbre répandus partout. Majad Diab, le propriétaire, estime les dégâts pour son entreprise à 50.000 livres israéliennes [8.627 €]. Il habite dans la maison de pierre qui a été élevée au-dessus de l’entreprise et dont les vitres sont encore toujours cassées. Il est resté tout ce temps-là sur la terrasse et a vu les colons, cassant et brisant.

Majad Diab raconte qu’une adolescente, parmi les colons, a essayé de faire tomber une plaque de marbre sans y parvenir et que les soldats l’ont alors aidée. Il l’a vu de ses yeux. Qu’a-t-il fait ? « Rien », répond-il, embarrassé, le visage couvert d’une poussière blanche, le crayon coincé derrière l’oreille. Il dit que cela a duré jusqu’à onze heures et demie du soir. Lui sur le toit, les colons et les soldats dans l’espace qui est devant l’entreprise.

Le porte-parole de l’armée israélienne, répondant cette semaine à notre interpellation, a esquivé la question de savoir si réellement les soldats avaient aidé les colons. « Au cours de la manifestation, les pierres ont volé, réciproquement, entre colons et Palestiniens, habitants du village. Les forces de l’armée israélienne, en collaboration avec les garde-frontières et la police, ont dispersé la manifestation. En outre, au moment de la manifestation, les forces ont arrêté deux colons et deux Palestiniens qui étaient déchaînés et lançaient des pierres. Les personnes arrêtées ont été confiées aux soins de la police israélienne. Il est bon de souligner que l’armée israélienne considère avec gravité les troubles de l’ordre et aussi le fait que la manifestation n’avait pas été autorisée par une autorité militaire ».

Escorté de trois jeeps, le bulldozer de l’armée israélienne est entré en tempête dans Al-Foundouq, portant encore une pierre dans sa pelle. Il doit déposer la pierre sur une des routes du village, au bout d’une oliveraie, pour y étrangler le trafic. Au dernier moment, le conducteur se ravise et sort du village, prend soin de ne pas toucher encore aux oliviers et s’empresse de trotter vers le village voisin, Jinsafout. Là, sur la route d’accès au marchand de pneus du village, il laisse tomber la pierre et bloque ainsi le passage. A l’intérieur d’un véhicule Transporter jaune, une famille observe en silence ce qui se passe. Les enfants ont le nez collé aux vitres. Que leur raconte leurs parents, en ce moment ? A côté de ce nouveau barrage qui vient d’être placé, se trouve encore, par une diablerie, le vieux panneau annonçant, au nom du gouvernement allemand : projet de rénovation des routes du village. Le conducteur du bulldozer tasse le monticule de terre et ajoute encore une pierre. Pour plus de sécurité.



(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)









Source : Michel Ghys




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19:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

12/12/2007

Pétition • Nettoyage des sous-munitions au Liban : Israël doit payer !

La campagne de pétition des ONG intal et Médecine pour le Tiers Monde, visant à faire payer Israël pour l’utilisation d’armes immorales, se poursuit.

14-03-2007

En juillet et août 2006, Israël a parsemé le Liban de bombes à sous-munitions qui causent d’énormes ravages parmi la population. Le recours à ces armes en zone civile est interdit par le droit humanitaire international. Au Liban, des militaires belges aident au désamorçage de ses sous-munitions abandonnées. Le travail de déminage va encore sans doute prendre trois ou quatre ans. La facture doit en être adressée à Israël.

 

Plus de 2 000 personnes ont déjà signé la pétition. Vous pouvez également la signer en ligne sur www.m3m.be

Signez la pétition "Nettoyer le Liban des bombes à sous-munitions: Israël doit payer!". Nous exigeons donc du gouvernement belge qu’il réclame le remboursement à Israël pour tous les frais occasionnés par le déminage, que les sommes ainsi collectées soient destinées à la reconstruction du Liban, qu’il impose un embargo sur la vente d’armes à Israël, et qu’il refuse toute coopération militaire avec Israël.

Signez la pétition

Premiers signataires

Télécharger le formulaire de pétition

07:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

Annapolis :: Bush veut créer un État palestinien à côté d’Israël : mais où ?

Dans la foulée de la réunion d’Annapolis, Bush, Olmert et Abbas se sont engagés à trouver une solution négociée d’ici fin 2008. Dans la « vision » de Bush, cela comprend la création d’un Etat palestinien à côté d’Israël.

Luc Vancauwenberge
05-12-2007

En 1948, année de la création de l’Etat d’Israël, celui-ci s’était accaparé de près de 80% de la Palestine historique. Lors de la guerre de 1967, Israël s’empare, du reste de la Palestine. Les résolutions de l’ONU 242 et 338 ordonnent Israël à évacuer les terres palestiniennes occupées en 1967 : les Territoires occupés, comprenant Gaza, la Cisjordanie avec Jérusalem-Est (environ 6 000 km²). Lors des accords d’Oslo en 1993, les dirigeants palestiniens acceptent de créer un État palestinien dans les Territoires occupés.

 

Mais après 1993, Israël intensifie la colonisation de la Cisjordanie : le nombre de colons passe de 248 000 en 1993 à 460 000 aujourd’hui. En 2004, Bush écrit à Sharon lui disant que les grands blocs de colonies ne devront pas être démantelés.

Depuis 2003, Israël construit un mur dans les Territoires occupés.

De la Palestine, il ne reste plus que la moitié des Territoires occupés. De plus, ces terres palestiniennes restantes sont divisées en plusieurs morceaux, séparés par des colonies juives.

Alors M. Bush, où voulez-vous créer cet État palestinien ? Ou Annapolis, une fois de plus du vent ?

07:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

Un million et demi de Palestiniens deviennent une « entité ennemie » ...

Le blocus complet de la bande de Gaza ne suffit pas au gouvernement israélien qui la déclare zone ennemie. A l’encontre du droit international.

Luc Vancauwenberge
26-09-2007

La bande de Gaza déjà assiégée, détruite, asphyxiée par l’armée israélienne est depuis le 19 septembre une « entité ennemie ». Un prélude à une attaque générale ? (Photo UNRWA, Khalil Hamra)

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Les livraisons aux 1,5 million d’habitants de Gaza en eau, électricité et produits pétroliers seront limitées. Les transferts bancaires de ou vers Gaza sont interdits, tout comme les visites familiales aux prisonniers détenus en Israël. C’est que depuis le 19 septembre, à la demande de Barak, ministre de la Défense du parti travailliste, Gaza est devenue « entité ennemie » d’Israël.

Saeb Erekat, porte-parole du gouvernement palestinien de Cisjordanie, dénonce : «Israël ne peut en aucune circonstance les considérer comme ‘entité ennemie’. Gaza n’est pas indépendante, Gaza est sous occupation israélienne. C’est une décision en violation totale du droit international, c’est une punition collective et une préparation pour une grave escalade militaire contre 1,5 million d’habitants dans Gaza. »

Le gouvernement de Cisjordanie a fait appel aux Etats-Unis pour annuler cette mesure israélienne. Mais lors de son arrivée en Israël, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a sèchement rétorqué : « Le Hamas est une entité hostile pour les Etats-Unis aussi »1

Depuis juin, Gaza est gouvernée par le seul Hamas. Gaza (360 km²) est depuis juin quasiment complètement isolée du monde, les Israéliens ne laissent passer que le strict minimum.

Le gouvernement israélien prend comme prétexte le lancement de roquettes à partir de Gaza. Le journaliste israélien Gideon Lévy avait déjà répondu à l’avance à ce prétexte en écrivant : « Cela aura été une année calme, relativement. Seulement 457 Palestiniens tués et dix Israéliens, y compris ceux qui ont été tués par des roquettes Qassam. Moins de tués que la plupart des années précédentes, mais cela aura été une année terrible : 92 enfants palestiniens tués (aucun enfant israélien n’a, par chance, été tué) »2. Les tirs de roquettes réels ne peuvent être un prétexte de punition collective contre l’ensemble des habitants de Gaza ? La source du problème reste l’occupation, depuis 40 ans déjà.

1 Yahoo news, 19.9 • 2 Haaretz, 12.9

07:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

Palestine • La Banque mondiale sonne l’alarme ...

La Banque Mondiale l’affirme dans un rapport de mai 2007 : l’occupation israélienne maintient les territoires dans une situation où toute croissance ou épanouissement de l’industrie, du commerce, des services à la population est impossible.

Sébastien Seutin
06-06-2007

En 2006 par exemple, la Cisjordanie a été bouclée intégralement pendant 76 jours. Les plus de 550 barrages militaires étaient fermés. Impossible alors de garder un emploi stable, de se déplacer pour chercher un travail, ou simplement de faire circuler les marchandises.

De plus, l’espace accessible aux Palestiniens se réduit de jour en jour. « Entre 2001 et 2005, le nombre de colons israéliens dans les territoires occupés s’est accru de 5,5 % par an, alors que la population israélienne, elle ne s’est accrue que de 1,8 % », affirme le rapport de la Banque mondiale. Ces colonies sont reliées les unes aux autres et à Israël par des routes qui leurs sont réservées, construites pour eux ou confisquées au réseau routier palestinien.

Quant au mur, une de ses plus dramatiques conséquences est la création de petites zones enclavées (totalement entourées par le mur) sur 8,5 % de la Cisjordanie. 50 000 Palestiniens y vivent actuellement dans des conditions dramatiques.

07:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

Palestine • Ils veulent faire de nous des ignorants. Nous ne nous laisserons pas faire ...

En juin 1967, Israël occupait toute la Palestine. Marianne Blume1 a vécu pendant dix ans à Gaza. Elle revient sur la question.

Luc Vancauwenberge
06-06-2007

Que signifie 1967 pour les Palestiniens ?

 

Marianne Blume. En 1948, Israël s’empare de la majeure partie de la Palestine : 800 000 Palestiniens sont chassés de chez eux. C’est la Nakba, la catastrophe. 1967 constitue la deuxième étape : Israël s’empare du reste de la Palestine (Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, ce qu’on appelle « les territoires occupés »).

Après 1967, Israël poursuit sa politique sous des formes différentes. Il continue à vouloir faire disparaître le fait palestinien par la destruction des infrastructures, par la destruction du tissu social et par le sous-développement économique.

 

Pourquoi cette occupation dure-t-elle depuis 40 ans ?

Marianne Blume. Des résolutions ont été votées à l’ONU ordonnant aux Israéliens de se retirer des territoires occupés, de permettre le retour des réfugiés. Mais Israël ne les a jamais appliquées parce qu’il n’y a jamais été contraint !

 

Les Israéliens ont pourtant évacué Gaza en 2005 ?

Marianne Blume. Depuis ce retrait, Gaza est entièrement coupée du monde. Les points de sortie pour les marchandises et pour les personnes sont toujours sous contrôle des Israéliens. Gaza est réellement une prison à ciel ouvert, à la merci des Israéliens qui continuent de bombarder, de faire des incursions. Ils ont toujours le contrôle de la mer et du ciel.

Les Européens avaient construit une usine de conserves à Gaza. Comme Israël empêchait le matériel de passer, l’usine ne pouvait fonctionner. Maintenant, elle est à l’abandon.

En 2006, Israël a bombardé la seule centrale électrique à Gaza. Depuis lors, les Palestiniens dépendent de l’électricité livrée par Israël.

Les gens sont comme mis dans une boîte. C’est l’horreur.

 

Tous les jours, les gens vivent les survols d’avions, des incursions avec d’énormes engins contre lesquels ils ne peuvent rien. (Photo Solidaire, Julien Versteegh)

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Aujourd’hui les Palestiniens s’entretuent non ?

Marianne Blume. Depuis l’arrivée au pouvoir du Hamas début 2006, l’Union Européenne a arrêté son aide. De ce fait, 160 000 fonctionnaires palestiniens ne sont plus payés. Chaque salaire faisait vivre directement 4 à 5 personnes. Quant à Israël, il refuse de rendre à l’Autorité palestinienne les taxes qu’il perçoit pour elle. Or ces taxes couvrent près de la moitié du budget !

La lutte interpalestinienne est le résultat de l’occupation, de l’isolement complet, de la catastrophe économique et de l’absence totale de perspectives. Les gens sont à cran en permanence. Mais la grande majorité des gens désapprouvent complètement cette lutte fratricide.

 

Comment les Palestiniens réagissent-ils face à cette occupation ?

Marianne Blume. En essayant de vivre le plus normalement possible. Malgré les check-points, mes étudiants arrivaient quand même au cours. Ils faisaient des détours de plusieurs kilomètres parfois au risque de se faire tirer dessus. C’était leur façon de résister. Ils disaient : « L’occupant veut que nous devenions une nation d’ignorants ; nous ne nous laisserons pas faire ».

Les travailleurs restent des heures, parfois des jours aux check-points, imperturbablement !

La résistance se manifeste aussi par la culture. J’ai participé à un groupe de théâtre-action. Ce groupe s’adressait aux gens pour leur montrer quelque chose de positif ou pour faire réfléchir les gens sur le rôle de la femme, sur le travail en Israël et bien d’autres thèmes.

Tous les jours, les gens vivent les survols d’avions, des incursions avec d’énormes engins contre lesquels ils ne peuvent rien. Alors, pour retrouver leur dignité certains se lancent dans des petites actions armées pour montrer aux Israéliens : « vous ne contrôlez pas tout ».

Mais pour moi, la résistance la plus remarquable, c’est cette volonté de continuer à vivre.

 

Que pourrait faire l’Europe dans cette situation ?

Marianne Blume. Israël continue à voler des terres palestiniennes, à construire le mur. Israël poursuit ses destructions, ses assassinats extrajudiciaires. Tout cela en violation du droit international. L’Union Européenne est le premier partenaire économique d’Israël. Elle a donc les moyens de faire pression sur Israël.

1 Marianne Blume a enseigné à l’université Al Azhar à Gaza. Elle est aujourd’hui une des chevilles ouvrières du travail de solidarité avec la Palestine en Belgique. Elle a écrit un livre sur son expérience de « l’intérieur » : Gaza dans mes yeux aux éditions Labor (2006).

07:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

Palestine • Le militant pour la paix Aqel Taqaz : La guerre civile a été planifiée ...

La semaine dernière, le Fatah et le Hamas se sont brusquement affronté pour prendre le contrôle la bande de Gaza. À ce moment là, Aqel Taqaz, militant palestinien pour la paix, se trouvait à Bruxelles1.

Pol De Vos
20-06-2007

Le mur construit par Israël le long du camp de réfugiés palestiniens Aïda à Bethléem. (Photo Solidaire, Julien Versteegh)

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Aqel Taqaz. Durant de nombreuses années, les États-Unis et leurs alliés en Europe ont insisté pour qu’il y ait des élections dans notre pays. Nous aussi, nous désirions pouvoir désigner librement notre gouvernement. Ces élections ont eu lieu sous une occupation étouffante qui dure depuis des décennies déjà. Dix ans durant, des négociations avec Israël et chaque fois de nouvelles concessions n’ont rien donné de positif. C’est pourquoi les Palestiniens ont voté pour le changement et ont permis au Hamas de remporter les élections. Mais l’Occident, qui avait pourtant insisté en faveur de ces élections, refusait de reconnaître le choix des Palestiniens.

 

Et c’est alors que les problèmes se sont amplifiés ?

Aqel Taqaz. Dès le premier jour où s’est constitué le gouvernement du Hamas, il y a eu un boycott économique. Nous avons été complètement coupés du monde extérieur et n’avons plus reçu la moindre aide. Pas un seul pays n’a osé aller à l’encontre des États-Unis.

 

Une crise économique aiguë, par conséquent…

Aqel Taqaz. L’embargo rend la vie des Palestiniens encore plus pénible… Nous sommes occupés, mis sous embargo, bombardés, assassinés… Les Palestiniens ne perçoivent pas leurs salaires. Chaque jour, Israël envahit encore nos villes et villages. Les Israéliens abattent nos gens de sang-froid. Comment, dans ce cas, les Palestiniens peuvent-ils placer leurs espérances dans des pourparlers de paix avec Israël ? Avec qui devrions nous conclure la paix ? Il n’y a pas de perspective. Les gens perdent tout espoir. Les États-Unis et Israël veulent en fait qu’il n’y ait pas de solution au problème palestinien. Ils poussent les gens à l’extrémisme…

 

Que veulent-ils, le chaos ?

Aqel Taqaz. Bien sûr que les États-Unis veulent un chaos contrôlé ! Diviser pour régner. Tout comme ils ont créé ce chaos en Irak, parce qu’ils pensent de la sorte pouvoir tenir l’Irak sous contrôle. Au Liban aussi, une telle situation peut très bien apparaître. Et, en Palestine, c’est une situation similaire qui se développe et qui pourrait ainsi justifier l’occupation par Israël… Tout ça fait partie du plan américain d’un « Grand Moyen-Orient » sous contrôle de la Maison-Blanche.

 

Le mouvement pour la paix peut faire quelque chose, ici ?

Aqel Taqaz. Peut-être des messages massifs au président, au Premier ministre, au parlement, aux divers partis et, en premier lieu, au Fatah et au Hamas, pourront-ils contribuer à faire comprendre clairement que cette lutte fratricide doit cesser… Deux fractions armées luttent pour le pouvoir…. Mais quel pouvoir ? C’est tout le peuple palestinien qui vit sous occupation. Que peut-on gagner, si nous nous mettons à nous entretuer ?

Tous les problèmes qui se présentent aujourd’hui tournent en fin de compte autour d’un problème fondamental : l’occupation. Nous espérons que nos amis en Europe ne nous oublieront jamais. Tant que l’occupation durera, tant que les Palestiniens ne pourront décider eux-mêmes de leur avenir, il ne pourra y avoir de paix.

1. Aqel Taqaz est président du Conseil palestinien pour la paix et le développement (PCPD). Il était à Bruxelles pour la réunion de secrétariat du Conseil mondial de la paix, une coordination internationale réunissant des organisations anti-impérialistes pour la paix.

 

Un diplomate américain (anonyme) : « J’aime cette violence »

Début mai, au terme de sa mission de deux ans, l’envoyé des Nations unies au Moyen-Orient, Alvaro De Soto, a rédigé un rapport confidentiel. Le journal britannique The Guardian l’a publié sur son site Internet1. De Soto critique vertement le boycott occidental depuis la victoire électorale du Hamas, en janvier 2006. De ce boycott, il a résulté que « les bases d’un futur État palestinien ont été gravement ébranlées » et que « la capacité de l’appareil de sécurité à veiller à la justice et l’ordre a considérablement été compromise ». Le diplomate pointe un doigt accusateur sur les États-Unis : « Les États-Unis ont ouvertement favorisé une confrontation entre le Fatah et le Hamas », écrit-il sur la période allant de février 2006 à mars 2007. De Soto cite entre autres un envoyé américain qui aurait déclaré, au moment des combats entre le Fatah et le Hamas à Gaza : « J’aime cette violence car elle signifie que d’autres Palestiniens résistent au Hamas. » (BDB)

 

1 http://image.guardian.co.uk/sys-files/Guardian/documents/...

 

07:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

« La lutte palestinienne a libéré la femme »

Interview :: Leila Shahid, représentante de la Palestine en Belgique

Leila Shahid , représentante de la Palestine en Belgique, a accordé une interview à l'ONG Intal (International action for liberation). Extraits.

Bert De Belder
17-10-2007

On voit des femmes palestiniennes prendre des initiatives dans tous les aspects de la lutte, aussi bien contre l’occupation qu’en faveur des droits sociaux, syndicaux et politiques. (Photo Intal, Bert De Belder )

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


La guerre vous a beaucoup marquée.

Leila Shahid. En 1967, lors de la guerre des Six-Jours [quand Israël s’est emparé de la bande de Gaza, de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et des hauteurs du Golan, ndlr], j’avais dix-huit ans. Cette guerre fut un choc et ses résultats furent catastrophiques : 350 000 nouveaux réfugiés palestiniens rejoignirent les 780 000 réfugiés de 1948 [date de la naissance d’Israël, ndlr]. C’est alors que j’ai pris connaissance de l’horreur de la guerre et de son lourd tribut pour les soldats, les familles, les expatriés, les réfugiés.

En 1969, dans les camps de réfugiés palestiniens de ce pays, une Intifada se déclenchait pour la toute première fois.

Leila Shahid. Il s’agit de bien comprendre ce mot j’en ai assez d’entendre toujours associer ce mot à la ‘guerre des pierres’ ou même au terrorisme. ‘Intifada’ veut dire ‘se dresser’, prendre son sort entre ses propres mains. et non se dresser contre quelqu’un. Dans les camps, les Palestiniens ont créé une sorte de patrie virtuelle, avec des comités populaires qui organisent toute la vie sociale, politique et culturelle.

Dans ces comités, les femmes jouent un rôle important.

Leila Shahid. Dans le monde arabe, on se heurte généralement à la pauvreté et à l’absence de droits, à des traditions conservatrices et à des relations sociales patriarcales, c’est pourquoi la libération de la femme doit participer, là, d’un mouvement d’émancipation sociale plus large. L’Intifada a ébranlé toutes ces valeurs traditionnelles et libéré la vitalité des femmes. Depuis lors, on voit des femmes palestiniennes prendre des initiatives dans tous les aspects de la lutte, aussi bien contre l’occupation qu’en faveur des droits sociaux, syndicaux et politiques.

De même, lors des élections de 1996 et de 2006 dans les territoires palestiniens occupés, les femmes sont passées à l’avant-plan.

Leila Shahid. Nous avons obtenu que 20 % des candidats devaient être des femmes, y compris sur les listes du Hamas. Par la suite, le Hamas n’a pas osé imposer des lois reposant sur la charia [ensemble de règles de conduite pour les musulmans, ndlr], comme par exemple imposer le foulard aux femmes. Et nous avons même une femme ministre des Droits de la femme. Mais tout cela reste encore relativement fragile : des quotas, des lois et une femme ministre, ça ne suffit pas.

Que penser de la résolution 1 325 de l’ONU qui veut que les femmes assument une tâche pour la paix ?

Leila Shahid. Cette résolution est très importante mais en même temps, je ne crois pas vraiment dans ces processus ‘ top-down ’ (du haut vers le bas,ndlr) que constitue une telle résolution. Je préfère que les choses aillent dans le sens ‘ bottom-up ’ (du bas vers le haut). Nous, les Palestiniens, nous avons obtenu raison, coup après coup, grâce au droit international, mais nous savons aussi que ce qui compte vraiment, c’est la réalité sur le terrain.

Interview complète : www.intal.be

07:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

Sionisme, Israël: quelques uns de mes pages et liens ...

Israël:                      

Mordechaï Vanunu, emprisonné au secret depuis 18 ans en Israël     12/05/2000 

Dans les goulags d' Israël     12/06/2001

Quand les journalistes refusent de dire la vérité sur Israël     17/04/2001

Enfants détenus dans les goulags d' Israël dès l' âge de 12 ans     14/12/2001

Jusqu' où peut conduire le sionisme et le racisme : castrer les Arabes israëliens ?    05/02/2002

La carte de Eretz Israël et la politique sioniste     26/03/2002

Toute ressemblance avec un passé révolu, dans le geste et dans les actes,
pourrait ne pas être fortuite ...

 

Voyons comment les sionistes ont "sauvé" les Juifs pendant la guerre: d' Israël Shamir     07/04/2002

L' aide militaire et terroriste U$ au sionisme massacreur et colonialiste:     28/04/2002

Détenues politiques palestiniennes harcelées sexuellement dans les goulags sionistes     09/06/2002

L' impérialisme sioniste se réactive...     15/06/2002

L' infiltration israëlienne en Afrique     25/07/2002

Quand Danone vend les eaux du Golan : ils ont sé le faire !     22/07/2003

La révolution sioniste est morte     11/08/2003

Révélation : Voici comment Israël a aidé Amin Dada à accéder au pouvoir     15/09/2003

Réponse d’un homme de paix aux instigateurs de guerres     05/10/2003

Le portrait non autorisé de ... Glucksmann     13/10/2003

Teigne et radiations par Barry Chamish : le pire des secrets maintenus par les fondateurs du parti travailliste israélien :     24/08/2004 

 

Le nouveau drapeau d'  ISRAËL et du sionisme

07:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

11/12/2007

La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

Civils & résistants tués                                                                            :  5.629          

Palestiniens blessés                                                                               :  51.599

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.660

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes            Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.2752-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.117

                                                                                                                ( 348 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.291

                                                                                                                ( 400- militaires/policiers)

21:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

Palestine occupée: quelques uns de mes pages archives et liens ...

Palestine occupée:

                                                                                                                        

Député Azmi Bishara : la discrimination contre les Arabes est inhérente au sionisme...     01/04/1998

"Je suis pour..." : poème de Nizar Qabbani     12/10/2001

The Holocaust and Palestine - L' holocauste et la Palestine occupée     08/11/2001

Les fascistes de Tel - Aviv font sauter la Télévision palestinienne !     19/01/2002

 

            

Le caractère odieux de la colonisation sioniste     01/04/2002

Pourquoi je refuse de servir sous Sharon     05/07/2002

Jeteur de pierres     31/05/2003

Les journalistes trouvent que c' est calme quand seuls les Palestiniens meurent     22/08/2003

Le langage et le parti - pris journalistiques     28/08/2003

Nouveau lexique de l'occupation     01/09/2003

Editions Hatier et Hachette : les sionistes voudraient que les manuels scolaires se taisent     22/09/2003

EXCLUSIF - Rapport Ziegler sur la crise alimentaire en Palestine     09/10/2003

  Un mur comme arme de guerre    23/02/2004

Les écrits d' Israël Shamir     12/06/2005

20:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

Palestine • Chronique d’une explosion annoncée ...

20-06-2007

• Août 2005. Evacuation, par Israël, de la bande de Gaza. Depuis lors, ce territoire minuscule et surpeuplé (plus de 4000 habitants au km2) est devenu un véritable laboratoire pour Israël. L’occupant avait déjà détruit toutes les infrastructures (port, aéroport). Coupé du monde par un blocus permanent, les habitants n’ont pas droit de pêcher et ont très peu de terres agricoles. L’écrasante majorité de la population est au chômage et vit sous le seuil de pauvreté.

 

En 2 ans, l’armée israélienne a tué plus de 600 personnes à Gaza. Ces exécutions extrajudiciaires ont toujours été «justifiées» au nom de la lutte contre le terrorisme. Pourtant la grande majorité des morts sont des civils, des femmes, des enfants. Le calcul du gouvernement israélien était clair : Montrer au monde que « les Palestiniens sont incapables de s’administrer et donc qu’il ne doit pas y avoir d’état palestinien ».

 

• 25 janvier 2006. Hamas obtient la majorité absolue lors des élections législatives. Ces élections, voulues par la communauté internationale, se sont déroulées régulièrement.

En février, les USA se prononcent contre toute aide à l’Autorité palestinienne (AP). Israël retient les 50 millions US$ de taxes mensuelles qu’il prélève pour le compte de l’AP.

 

• 28 mars 2006. Le nouveau gouvernement Hamas est investi par le parlement. Bush bannit immédiatement tout contact avec les ministres et élus du Hamas. Le 29 mars 2006, le Canada suspend son aide. Le 10 avril, l’Union Européenne décide également de couper son aide. C’est un coup dur pour les Palestiniens car l’UE est le principal soutien de l’AP (500 millions US$ par an). L’UE ne donnera désormais plus que de l’aide humanitaire.

Les 130 000 fonctionnaires palestiniens ne sont plus payés. Les structures d’administration, soins de santé, enseignement cessent petit à petit de fonctionner ou fonctionnent au ralenti. La situation se dégrade rapidement dans les territoires palestiniens. Des conflits armés éclatent entre des miliciens du Hamas et ceux du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas (le perdant des élections de janvier 2006).

 

• Le 9 février 2007. Le Hamas et le Fatah signent les accords de La Mecque en Arabie saoudite. Les parties s’accordent à former un gouvernement d’unité nationale dans l’espoir que l’aide internationale reprenne. L’administration Bush se montre très déçu par cet accord. Il ne voulait pas de compromis avec le Hamas. L’UE ne reprendra pas non plus ses relations et son aide. Les Etats-Unis donnent des armes au Fatah pour combattre le Hamas. La situation continue à se dégrader, jusqu’en ce mois de juin… le conflit à Gaza s’éclate. Des partis politiques qui n’ont pas pris part à cette guerre civile, des citoyens et des associations non gouvernementales exigent l’arrêt de tout combat, le retour à l’unité, le respect du pluralisme.

11:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |