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31/08/2016

La Palestine s’invite à ManiFiesta

 
 
From: PTB
Sent: Wednesday, August 31, 2016 3:20 PM
To: Roger Romain
Subject: La Palestine s’invite à ManiFiesta
 
 
ManiFiesta

Madame, Monsieur

Vous faites partie des plus de 8.000 personnes qui ont signé la pétition « Pour l’annulation de la mission économique en Israël ». Et nous vous en remercions encore une fois.

C’est dans le cadre de cette campagne que nous vous invitons à rencontrer deux personnalités exceptionnelles pendant notre fête annuelle de la solidarité, ManiFiesta, les 17 et 18 septembre 2016.

Mads Gilbert, médecin norvégien qui a aidé à soigner les blessés à l’hôpital Al-Shifa pendant le bombardement de Gaza en 2009 et en 2014. Il est désormais interdit de territoire en Israël pour sa dénonciation de l’occupation israélienne.

 

Artiste et militante palestinienne, Rafeef Ziadah fait partie de la troisième génération en exil à Londres où elle milite au sein du mouvement BDS appelant au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël. Elle s’est fait connaître grâce à son poème "We teach life, Sir".

Plusieurs rencontres sont organisées lors du festival :

  • Samedi 17 septembre à 11 h dans la tente de Médecine pour le Peuple: entretien avec le Dr. Mads Gilbert
  • Samedi 17 septembre à 14 h dans la tente d’Intal: concert et séance de dédicace de Rafeef Ziadah
  • Dimanche 18 septembre à 11h dans la tente de débat 1: débat "Comment agir pour la santé sous occupation militaire"       
  • Dimanche 18 septembre à 13h30: initiation au dabkeh palestinien (danse) dans la tente d’Intal

Vous n’avez pas encore de ticket ? N’attendez pas plus longtemps et profitez jusqu’à ce soir de nos prix réduits ici.

Pour obtenir de plus amples informations sur le logement ou les transports, consultez cette page.

Dans l’espoir de vous accueillir à Bredene-sur-Mer, veuillez recevoir nos salutations solidaires,

Le groupe Palestine de PTB

 

 

 

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17:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

05/07/2016

Elie Wiesel n’est plus,...

Elie Wiesel n’est plus
Histoire Société
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Elie_Wiesel_2012_Shankbone 

« N’écoutant que son courage, qui ne lui disait rien, il se garda d’intervenir ». Jules Renard
(Journal, 18 octobre 1908)


Notre Industrie Médiatique de la Propagande ne cesse de larmoyer, nous imposant un deuil national pour exprimer les regrets éternels que nous lui devrions... Injonction s’appliquant avec autant de zèle que dans les autres pays de la « Communauté [internationale] de l’OTAN « . Nos frères en servitude…

Sans entrer dans le détail des remises en cause d’une multitude d’historiens et de chercheurs sur les « témoignages », ou le « storytelling » comme disent nos amis anglophones, de cet « ancien déporté survivant » des camps nazis, d’origine Roumaine, il restera dans l’Histoire un maître de « l’imposture ». Référons-nous aux travaux et analyses de Norman G. Finkelstein (1) ou d’Alain Gresh (2).

A l’exemple de Tartuffe, le personnage emblématique de la célèbre pièce de Molière, de 1669, dont le titre complet était, ne l’oublions pas : Le Tartuffe ou l’Imposteur.

Pour mémoire, il se retrouva, entre autres lucratives sinécures, à la tête d’une fondation « Fondation Elie Wiesel pour l’Humanité » qui avait pour vocation de lutter, face aux crimes collectifs et génocides, « contre l’indifférence, l’intolérance et l’injustice« … Comme par hasard, les fonds propres de cette fondation, estimés à 15,2 millions de dollars, se sont volatilisés, en décembre 2008, dans l’escroquerie Bernard Madoff… Pschitt !… Plus rien…

Propagandiste le plus encensé de la colonisation européenne au Moyen-Orient, il fut couvert, dans nos pays asservis, de décorations, d’honneurs, de doctorats « honoris causa » (plus de 100 universités !…), et tutti quanti… Liste interminable.

Jusqu’à, comme il est d’usage pour les plus ardents promoteurs de cette abjection, l’incontournable Prix Nobel de la Paix qui lui fut décerné dès 1986.

Et, comme pour tout Prix Nobel de la Paix qui respecte son contrat, il fut un implacable artisan de La Guerre et du Chaos.

Parmi ses plus hystériques appels aux interventions militaires, en clair : aux massacres et destructions, citons le démembrement de la Yougoslavie sous les bombes de l’OTAN, la pulvérisation de l’Irak sur fondement de mensonges connus de tous, et son incessante campagne pour l’anéantissement de l’Iran.

Le cynisme du personnage fit de lui le récipiendaire, en 2005, du Prix Lumière de la Vérité,« pour son action en faveur des Droits de l’Homme et du peuple tibétain« . Accordé, il est vrai, par une des plus efficientes officines de propagande anti-chinoise américaine, via la promotion d’un autre célébre imposteur : le Dalaï-lama.

Lui, qui n’a jamais levé le petit doigt, prononcé la moindre parole, émis la plus insignifiante objection, pour atténuer, si ce n’est empêcher, les atroces souffrances et spoliations infligées au Peuple Palestinien par les colons européens. Encore moins pour ceux enfermés dans un des plus sanguinaires ghettos que l’Humanité ait connu jusqu’à présent : Gaza

J’espère, avant de se retrouver face aux portes de l’Enfer, qu’il soit celui de Dante ou de Jérôme Bosch, le savoir condamné à embrasser, tenir dans ses bras, tous les enfants Irakiens, Libanais et Palestiniens, massacrés, brûlés vifs, enterrés vivants, sous les bombes et les balles de nos forces armées « démocratiques », dans son silence complice.

La mort de ce monstre de cynisme, symbole de « La Conscience » ou de « L’Ethique » de nos sociétés occidentales pétries de « Vertus » et de « Valeurs », archétype de ces Belles Ames, histrions de nos plateaux médiatiques, ne cesse d’évoquer en moi le titre de l’inoubliable roman de Boris Vian : « J’irai cracher sur vos tombes« …

Georges  Stanechy | 3 juillet 2016

1.Il lui fut reproché son soutien à l’intervention américaine en Irak de 2003. Il fut accusé par Norman G. Finkelstein de soutenir le sionisme dans l’ouvrage L’industrie de l’Holocauste: Réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs. Editions La Fabrique, Paris, 2001.

2. Alain Gresh, « Elie Wiesel l’imposteur et Jérusalem », Les blogs du Monde diplomatique, 18 avril 2010.

Source: http://stanechy.over-blog.com/2016/07/elie-wiesel-un-tartuffe-n-est-plus.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


Elie Wiesel l’imposteur et Jérusalem

par Alain Gresh, 18 avril 2010

 

Dans une publicité intitulée « For Jerusalem » et reproduite par l’International Herald Tribune (16 avril 2010), Elie Wiesel, prix Nobel de la paix, réaffirme son inquiétude. Ce texte affirme hautement que « Jérusalem est au-dessus de la politique ». Ce qui, pour l’auteur, signifie qu’elle doit… rester israélienne.

Pour lui, précise-t-il, sa présence dans l’histoire juive est totale, elle est mentionnée « 600 fois dans les écritures et pas une seule fois dans le Coran ». Outre que cela est discutable (je ne vais pas entrer ici dans une interprétation du texte coranique), on ne voit pas en quoi la mention d’une ville dans un texte vieux de quelques milliers d’années donnerait un droit de propriété à quiconque. Ou alors il faudrait redéfinir les frontières de l’Europe en fonction des textes latins du Moyen Age ou des textes grecs de l’Antiquité.

Lire aussi Philippe Rekacewicz& Dominique Vidal, « Comment Israël confisque Jérusalem-Est »,Le Monde diplomatique, février 2007.« Il n’y a pas de prière plus émouvante dans l’histoire juive, poursuit-il, que celle qui exprime notre (les juifs) désir ardent de retourner à Jérusalem. » Cette interprétation politique d’une prière n’a évidemment aucun sens. Pendant des siècles, les juifs religieux ont effectivement prononcé cette prière, mais sans jamais vouloir la mettre en œuvre. Jusqu’en 1948, les juifs pouvaient se rendre à Jérusalem (certains y allaient pour être enterrés). C’est seulement avec la naissance du mouvement sioniste que l’objectif est devenu politique. Comme l’écrit si pertinemment Gilles Perrault dans sa biographie d’Henri Curiel, Un homme à part (Fayard), « la minorité sioniste exceptée, personne ne ressentait la nécessité d’un Etat juif et l’on n’éprouvait pas le besoin de psalmodier “l’an prochain à Jérusalem” quand il suffisait de prendre le train de 9h45 pour s’y rendre ».

« Aujourd’hui, poursuit Wiesel, pour la première fois dans l’histoire, juifs, chrétiens et musulmans peuvent accomplir leurs rites religieux librement. Et, contrairement à certaines affirmations des médias, juifs, chrétiens et musulmans ONT (en capitale) l’autorisation de construire leurs foyers n’importe où dans la ville. »

Il faut le dire clairement : il s’agit d’un honteux mensonge. Non seulement chrétiens et musulmans sont sans arrêt interdits d’accès à leurs lieux saints, non seulement ils n’ont pas le droit de construire dans Jérusalem, mais les maisons qu’ils ont sont détruites, comme l’ont reconnu mille et un rapports d’organisations diverses, mais aussi de gouvernements. Même les Etats-Unis se sont émus de la destruction de maisons arabes (« U.S. furious over Israel’s demolition of East Jerusalem homes », par Barak Ravid et Natasha Mozgovaya, Haaretz, 22 mars 2009). Et il suffit de lire le rapport des consuls européens à Jérusalem. Wiesel l’ignore-t-il ?

Lire aussi Alain Gresh, « Jérusalem, le rapport occulté »,Le Monde diplomatique, juillet 2009.Dans une réponse à ce texte, « For Jerusalem, a response to Elie Wiesel » (Haaretz, 18 avril), Yossi Sarid écrit :

« Quelqu’un vous a trompé, mon cher ami. Non seulement un Arabe ne peut pas construire “n’importe où”, mais il peut remercier son Dieu s’il n’est pas expulsé de sa maison et jeté à la rue avec sa famille et des biens. Peut-être avez-vous entendu parler de résidents arabes de Sheikh Jarrah, qui ont vécu là depuis 1948, qui sont à nouveau devenus des réfugiés déracinés, parce que certains juifs se jouent des contraintes de l’espace à Jérusalem. »

« Ces juifs zélés insistent même pour s’insérer comme autant d’os dans les gorges des quartiers arabes, pour les purifier et les judaïser avec l’aide de riches bienfaiteurs américains, dont vous connaissez plusieurs personnellement. Dans les coulisses, notre premier ministre et le maire de Jérusalem activent les fils de ce spectacle de marionnettes tout en se défaussant de leur responsabilité face à cette anarchie et cette cupidité. C’est la raison réelle pour laquelle “les nouvelles et les anciennes tensions” dont vous parlez dans votre lettre refont surface, “avec une telle rapidité”. »

Wiesel conclut en appelant à ne pas résoudre le problème de Jérusalem, c’est-à-dire, clairement, à maintenir la ville sous occupation.

Ce n’est pas sa première intervention sur la question de Jérusalem. Déjà, durant les négociations entre Israéliens et Palestiniens avant la seconde Intifada, alors que la presse évoquait un partage de Jérusalem, il prenait la plume et publiait une tribune dans le quotidien Le MondeJérusalem, il est urgent d’attendre », 17 janvier 2001), reprochant au premier ministre israélien d’alors ses éventuelles concessions. Ce texte, repris sur tous les sites pro-israéliens les plus extrémistes, pouvait ainsi se résumer : mieux vaut le mur des lamentations que la paix.

Dans les deux textes, celui de l’IHT et celui du Monde, Wiesel cite le rabbin hassidique Nahman de Breslev (né en 1772) pour justifier ses dires. Que dirait-on d’un intellectuel musulman qui citerait une sommité religieuse de l’époque des califes pour justifier la revendication musulmane sur Jérusalem ?

Cette « grande conscience », rarement critiquée publiquement, est pourtant un imposteur moral qui mériterait un traitement différent dans les médias.

Rappelons que, outre ses positions sur le conflit israélo-palestinien, il a fait l’éloge de la torture, celle du financier Bernard Madoff chez qui il avait placé une partie de sa fortune (il ne lui a jamais semblé immoral de gagner des millions de dollars grâce à lui quand ses combinaisons financières marchaient), comme le rapportait LeMonde.fr (« Bernard Madoff est un “psychopathe”, selon Elie Wiesel », 27 février 2009).

« “Psychopathe est un mot trop gentil pour le qualifier”, a déclaré M. Wiesel. “Il devrait être placé à l’isolement pendant au moins cinq ans avec un écran sur lequel seraient diffusées des photos de ses victimes. […] Il faudrait inventer n’importe quoi pour le faire souffrir. (…) Il devrait être présenté à des juges qui trouveraient un châtiment”, a ajouté ce survivant de l’Holocauste. »

D’autre part, comme le rappelle Max Blumenthal, un membre du lobby J-street, Elie Wiesel s’est adressé le 25 octobre 2009 à 6 000 chrétiens sionistes adeptes du pasteur John Hagee, un homme qui tient des propos homophobes, mais aussi négationistes et antisémites (rappelons qu’une partie des chrétiens sionistes sont antisémites) (« Elie Wiesel’s “Dear Pastor” Hagee Trashes Obama (and my response to Goldfarb/Goldberg) », 29 octobre 2009). En échange, si l’on peut dire, il a obtenu un chèque de 500 000 dollars pour sa fondation. Cette somme était d’autant plus nécessaire que la crise financière a frappé ce pauvre Wiesel et qu’il ne s’en est pas remis.

Nous avons déjà rappelé ce que le grand auteur de science-fiction Isaac Asimov écrivait de Wiesel, « qui a survécu à l’Holocauste et, depuis, ne sait plus parler d’autre chose. Ce jour-là, il m’a agacé en prétendant qu’on ne pouvait pas faire confiance aux savants, aux techniciens, parce qu’ils avaient contribué à rendre possible l’Holocauste. Voilà bien une généralisation abusive ! Et précisément le genre de propos que tiennent les antisémites : “Je me méfie des Juifs, parce que jadis, des Juifs ont crucifié mon Sauveur.” » Et Asimov ajoute : « J’ai laissé les autres débattre un moment en remâchant ma rancœur puis, incapable de me contenir plus longtemps, je suis intervenu : “Monsieur Wiesel, vous faites erreur ; ce n’est pas parce qu’un groupe humain a subi d’atroces persécutions qu’il est par essence bon et innocent. Tout ce que montrent les persécutions, c’est que ce groupe était en position de faiblesse. Si les Juifs avaient été en position de force, qui sait s’ils n’auraient pas pris la place des persécuteurs ?” »

21:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

04/07/2016

Mais bien sûr n’ est-ce pas, ce sont ces fameux « rebelles » « démocrates », soutenus par les Ricains, la France, et autres pays otaniens et de l’ Euro-tyrannie capitalistes, qui ont déclench é cette nouvelle sale guerre, il y a quelque 4 ans

Mais bien sûr n’ est-ce pas, ce sont ces fameux « rebelles » « démocrates », soutenus par les Ricains, la France, et autres pays otaniens et de l’ Euro-tyrannie capitaliste, qui ont déclenché cette nouvelle sale guerre, il y a quelque 4 ans, sous les slogans « Assad doit partir, ses jours sont comptés -Fabius-, il massacre son peuple et ne mérite pas de vivre -Erdogan-)… Ils ont aussi été formés, financés, armés par les puissances impérialistes et colonialistes ricano-otano-européistes occidentales, …

 

Vraiment pas difficile à deviner : les Ricano-otano-occidentaux ont joué le même rôle dès le début de la guerre contre le régime progressiste afghan en soutenant « les rebelles », les « résistants », c’ est à dire les féodaux afghans, qualifiés aujourd’hui de terroristes islamistes, …

 

Un des « pays du mal » (sic), selon George W. Bush, …

 

RoRo

 

Provenance : Courrier pour Windows 10

 

Syrie: la Russie frappe des rebelles soutenus
par les USA !

 

Syrie: la Russie frappe des rebelles soutenus par les USA !

Source: Le Figaro

La Russie a mené aujourd’hui de nouvelles frappes aériennes contre des rebelles qui combattent l’Etat islamique (EI) dans le sud de la Syrie et dont certains sont soutenus par les Etats-Unis, a déclaré un responsable américain. Ces raids, qui font suite à une première série de frappes jeudi dans ce secteur, ont été menés alors que Washington avait demandé à Moscou d’y mettre fin par les canaux de communication d’urgence, a ajouté ce responsable.

S’exprimant sous le sceau de l’anonymat, il a précisé qu’un “petit nombre” de rebelles soutenus par les Etats-Unis avaient été tués jeudi dans les bombardements qui ont visé les abords de la ville d’Al Tanf. La région du sud de la Syrie frontalière de la Jordanie est, avec la ville d’Alep au Nord, l’une des rares régions où l’Armée syrienne libre (ASL) n’a pas été totalement supplantée par les divers mouvements insurgés islamistes.

Plus tôt dans la journée, un responsable militaire américain avait vivement critiqué les raids lancés jeudi, notant qu’il n’y avait pas de troupes russes ou syriennes sur le terrain au moment de l’attaque, et que par conséquent, les frappes russes ne pouvaient être qualifiées de défensives. “Les dernières actions de la Russie font peser de sérieuses questions sur les intentions russes”, avait dit ce responsable. “Nous allons chercher à avoir une explication de la Russie sur le motif de cette action ainsi que l’assurance que cela ne se reproduira pas”, a-t-il ajouté.

Mercredi, John Kerry avait dénoncé l’assaut russo-syrien sur Alep, avant que la Russie ne déclare jeudi une trêve de quarante-huit heures dans la ville. Celle-ci n’était pas respectée jeudi par les forces gouvernementales, a rapporté l’OSDH. La Russie dénonce le fait que les rebelles dits modérés et ceux du Front al Nosra, affiliés à Al Qaïda et de ce fait non inclus dans les accords de cessation des hostilités, partagent certaines de leurs positions sur le terrain.

“Il n’est un secret pour personne que le partage des positions entre la soi-disant opposition modérée et Al Nosra pose vraiment un grave problème”, a commenté Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin. “C’est une opération antiterroriste vraiment compliquée”, a-t-il ajouté. La communication entre les armées russe et américaine en Syrie est limitée à des contacts visant à éviter un accident entre les avions des deux pays, qui mènent chacun de leur côté des frappes aériennes spécifiques sur des objectifs particuliers.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/17/97001-20160617FILWWW00290-syrie-la-russie-frappe-des-rebelles-soutenus-par-les-usa.php

 

 

13:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

01/07/2016

POURQUOI JE PORTE PLAINTE CONTRE LE GOUPUSCULE "BRIGADE JUIVE"

 
 
From: Hess Madeleine
Sent: Friday, July 1, 2016 10:29 AM
POURQUOI JE PORTE PLAINTE CONTRE LE GOUPUSCULE "BRIGADE JUIVE"
 


Le Vendredi 1 juillet 2016 10h09, Hess Madeleine <grianala@yahoo.fr> a écrit :



 

Publié par Gilles Munier
1 Juillet 2016,
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Pourquoi je porte plainte pour « menace de mort » contre le groupuscule « Brigade juive »

Par Gilles Munier/

J’ai reçu la semaine dernière - comme de nombreuses personnalités et militants anticolonialistes et antisionistes avant moi - un courriel d’un groupuscule se faisant appeler «Brigade juive » menaçant de me «scalper» et de transformer ma vie en «cauchemar» !

Cette « Brigade juive » - nom tiré d’une bande dessinée - me reproche d’avoir diffusé sur Internet des articles justifiant le boycott des produits manufacturés en Israël et dans ses colonies en Palestine.

Ces menaces font suite à des informations parues dans la presse israélienne annonçant la création, au sein du Shin Bet, d’un « Département de délégitimation » qui répertorie et espionne les organisations étrangères faisant la promotion de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), à la nomination de coordinateurs anti-BDS dans les principales ambassades israéliennes. Une unité spéciale dite des « sales tours » est en voie de constitution pour intimider et diffamer les «boycotteurs» les plus en vue.

Je prends au sérieux le message de la « Brigade juive », car il émane d’un groupuscule dépendant de la Ligue de Défense Juive (LDJ), organisation terroriste interdite aux Etats-Unis… et en Israël, mais tolérée - voire soutenue et encouragée- en France.

La LDJ est-elle intouchable ?

Depuis des années, des membres de la LDJ sont accusés d’avoir vitriolé, attaqué au couteau ou à coup de barres de fer, avec des gaz ou des bombes de peinture, des personnes opposées à la politique du gouvernement israélien. Certains ont été arrêtés, mais rarement condamnés. Pour échapper à la justice française les plus dangereux se réfugient en Israël, pays avec lequel la France n’a pas signé de traité d’extradition.

L’unité dite des « sales tours » provoquera des drames. Un certain Grégory Chelli - alias Ulcan, membre de la LDJ réfugié en Israël – s’en est fait une spécialité avec ses « canulars » téléphoniques en attaquant des journalistes et des personnalités selon lui trop critiques à l’égard d’Israël. Fin juillet 2014, il s’en est pris à Benoît Le Corre, du site Rue89, auteur d’un article dénonçant ses activités de hacker. Pour se venger, il a téléphoné aux parents de ce dernier en se faisant passer pour un policier, et leur a annoncés la mort dans un accident de voiture… Puis, deux jours plus tard, il a téléphoné à la police en se faisant cette fois passer pour le père du journaliste, disant qu’il venait de tuer sa femme et son fils. Résultat : le père du journaliste, choqué par l’irruption en pleine nuit de policiers en armes à son domicile, est mort d’une crise cardiaque.

Certes Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a évoqué cette affaire lors d’une entrevue avec Benjamin Netanyahou, mais il n’a obtenu que la fermeture du compte Facebook du hacker. Autant dire peanuts. Ni Fabius, « ni Manuel Valls ni François Hollande n'ont dénoncé publiquement les agissements d'Ulcan », remarquait alors l’hebdomadaire L’Express.

Terrorisme israélien : la politique du « deux poids-deux mesures »

Si j’ai porté plainte pour « menace de mort » contre la soi-disant « Brigade juive », je ne me fais aucune illusion quant au résultat. Je garde à l’esprit celle que j’ai reçue en août 2003 – et adressée à une vingtaine d’autres personnes – accompagnée d’une balle de 22 Long Rifle et du message: « La prochaine n’arrivera pas par la poste » ! A l’époque, un juge avait regroupé les plaintes et la police était parvenue à mettre la main sur le coupable : un extrémiste pro-israélien, retraité d’une société d’import-export.

La perquisition effectuée à son domicile avait permis de découvrir un dépôt d’armes et de munitions, parmi lesquelles une lunette de visée de nuit et des réducteurs de sons. Lors du procès, l’individu s’était montré agressif, nous assimilant à des animaux nuisibles à éliminer. Nous pensions tous que sa condamnation serait exemplaire. Nous nous trompions. Il ne fut condamné qu’à… un euro de dommages - intérêts.

La justice française est à géométrie variable lorsqu’elle juge des activités délictueuses liées aux conflits du Proche-Orient. Imaginez le tapage qu’aurait provoqué l’envoi de menaces de mort à des militants pro-israéliens et la peine écopée par son auteur s’il s’était appelé Muhammad…

Le gouvernement français a décrété l’Etat d’urgence pour répondre aux menaces de l’Etat islamique. Ordre a été donné de fermer des sites Internet dits salafistes et d’arrêter les islamistes soupçonnés d’appartenir à des cellules terroristes. Pour ne plus être accusé de faire « deux poids-deux mesures », le ministère de l’Intérieur devrait s’en prendre avec la même rigueur aux extrémistes juifs sionistes.

Les menaces de la soi-disant « Brigade juive » et des services spéciaux israéliens n’étoufferont pas la campagne BDS. Elle gagne du terrain, se développe chaque jour un peu plus en France et dans le monde, car c’est un mouvement de protestation pacifique et efficace pour faire entendre raison à la dernière colonie occidentale au Proche-Orient, la contraindre à respecter les résolutions des Nations unies et les droits de l’homme. En résumé, comme l’a écrit le 1er mai dernier Gideon Levy, journaliste du quotidien Haaretz, c’est « le seul moyen pour empêcher Israël de persister dans ses crimes ».

 
-------------------------------------------------------J'AI ÉGALEMENT REÇU DE NOUVELLES MENACES .....------------------------------------
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UNE JUSTICE À DEUX VITESSES
Une agression terroriste à domicile par des membres du BETAR en 2006, jugée en 2008 et 2009, condamnée et dont la sentence n'a toujours pas été exécutée
par Ginette Hess Skandrani
J'ai été agressée à mon domicile parisien, le 25 octobre 2006, par un commando de quatre sbires du BETAR dans une agression préméditée et concertée. Pendant que deux d'entre eux faisaient la garde dans le couloir, deux autres se sont acharnés sur moi au risque de me tuer ou de me rendre invalide me tabassant avec des casques jusqu'au sang. J'avais de nombreuses blessures, un traumatisme crânien qui m'a laissé un adénome.
Cette agression barbare a été jugée le 3 février 2009 :
Ruben Collen, en fuite en Israël a pris deux ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis. Il faisait le guet dans la rue.
Steven Elie, en train de faire son service militaire en Israël avec l'accord de la Cour a envoyé une lettre accusant les autres membres du commando qui s'était réunis rue des Rosiers afin de programmer mon agression a également pris deux ans de prison dont 18 mois avec sursis. Un mandat d'arrêt a été lancé contre lui.
Mike Sfez que j'avais reconnu comme un de mes agresseurs a également été condamné à deux ans de prison dont 18 mois avec sursis.
Ils ont tous trois été déclaré coupables Ils devaient me verser 10000 euros en réparations des dommages et 15000 euros de frais de justice.
Le quatrième agresseur, mineur au moment des faits a été jugé par un tribunal pour enfants le 18/11/2008 et a été également condamné à six mois de prison avec sursis et 8000 euros de réparations.
C'était la première fois que ces extrémistes, entraînés comme des paramilitaires, tolérés par le pouvoir français et qui agressent tous ceux et celles qui s'opposent à la politiques israélienne ont été traduits devant un tribunal. Maître Missamou, mon avocat ne s'est pas laisser intimider par les menaces et a gagné le procès.
Quatre plus tard, nous en sommes au même point. Deux d'entre eux sont en fuite en Israël, les deux autres, sont soi-disant insolvables et aucun d'entre eux n'a été sommé d'accomplir les six mois de prison fermes, ni de payer les réparations ou les frais de justice.
Nous avion décidé, avec mon avocat, de nous adresser à une association de justice pour les victimes des agressions mais nous avons été débouté car le profil de l'agression n'était pas traditionnel.
Nous attendons toujours que ce jugement soit mis à exécution
Paris le 7 avril 2013


22:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

01/06/2016

Pour une fois que les criminels de la LDJ sont condamnés...

 
 
From: Joss Rovélas
Sent: Wednesday, June 1, 2016 4:51 PM
Subject: Pour une fois que les criminels de la LDJ sont condamnés...

Pour une fois que les criminels de la LDJ sont condamnés par la justice française et cela malgré le soutien scandaleux de leurs complices sionistes de l'exécutif socialiste Hollande/Valls...

Joss Rovélas

source : http://www.lecourrierdelatlas.com/1145931052016Proces-LDJ... 



France. Procès LDJ: des peines allant de 6 mois avec sursis à 12 mois ferme

mardi 31 mai 2016
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Procès LDJ: des peines allant de 6 mois avec sursis à 12 mois ferme
Houria Bouteldja (G) et Olivia Zémor au tribunal correctionnel de Paris, le 31 mai 2016. Crédit photo : Nadir Dendoune

 

Le procès de quatre membres de la Ligue de défense juive (LDJ) poursuivis pour violences en réunion avec circonstances aggravantes et arme par destination s’est tenu ce mardi 31 mai devant la 14ème chambre correctionnelle de Paris. Les juges ont condamné les prévenus à des peines allant de 6 mois avec sursis à 12 mois ferme assorties de condamnations pécuniaires solidaires.

 

En 2012, la LDJ, cette milice interdite aux Etats-Unis mais tolérée en France, s’était fait une spécialité d’asperger de peinture rouge ceux qu’elle considérait alors comme ses ennemis. De Juin à octobre 2012,  trois agressions vont être commises à l’encontre d’Olivia Zémor, présidente d’EuroPalestine, d’Houria Bouteldja, la porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR) et de Jacob Cohen, « un juif anti-sioniste », comme il aime se définir.

Présents ce mardi à la barre trois des inculpés, Steve Bismuth, Daniel Benassaya et Laurent Cashauda. Joseph Ayache, le cerveau de la bande, a pris la fuite en Israël au lendemain des faits, « parce qu’il craignait pour sa vie », il n’a donc pas répondu présent à la convocation. Il était tout de même représenté par un avocat.

Olivia Zémor est la première à s’avancer à la barre. Le 28 juin 2012, elle prend un verre du côté de Bastille avec un individu qui se présente sous le nom d’Amine Saraoui. « Il m’avait appelé en me disant qu’il était intéressé par nos actions et qu’il avait pour projet de se rendre en Palestine », déclare à la barre la militante.

A peine installés, Mme Zémor reçoit sur la tête une énorme quantité de peinture rouge. « C’était de la peinture à l’huile, celle qu’on utilise pour peindre les murs, une substance très toxique. Je ne voyais plus rien, heureusement que des touristes américains sont venus à mon secours ». Elle file alors au commissariat du 4ème qui l’emmène très vite à l’hôtel Dieu. Pendant une heure, elle essaie avec les infirmières d’enlever la peinture. En vain. Résultat : 5 jours d’ITT.

Le cas de Jacob Cohen est très vite évacué, compte tenu de son absence au tribunal et du fait qu’il n’ait pas pris la peine d’aller chez le médecin après l’agression. Le 5 juillet 2012, une semaine après celle commise contre Olivia Zémor, Jacob Cohen était lui aussi aspergé de peinture rouge et de farine dans le quartier du Marais à Paris.

Houria Bouteldja est la dernière des victimes à être interrogée. « J’ai été contactée via Facebook par quelqu’un qui se présentait sous un patronyme maghrébin. Il disait qu’il était journaliste pour Saphir News. Je ne me suis donc pas méfiée. C’est un site internet que je connais très bien », détaille à la barre la figure du PIR.

Rendez-vous est donné ce 24 octobre 2012 dans le 5 ème arrondissement de Paris. « J’entends quelqu’un crier mon nom et j’ai à peine le temps de me retourner qu’on m’asperge de peinture ». Elle file à l’hôtel-Dieu pour des soins. 6 jours d’ITT.

C’est au tour des prévenus de répondre. Les trois s’avancent ensemble. Le juge demande à Daniel Benassaya d’enlever la kippa qu’il porte sur sa tête, « pas de signe religieux ici », précise le juge. Le tribunal veut d’abord savoir quel rôle jouait Joseph Ayache au sein de la LDJ. Tous le décrivent comme le chef de la LDJ.

Les trois affirment avoir rejoint la Ligue de défense juive « à cause de la montée de l’antisémitisme » et « parce que certains discours peuvent alimenter la haine ». Laurent Cashauda, toujours : « j’en avais marre de synagogues qui brûlent ». 

Les trois prévenus fuient tour à tour leurs responsabilités. « Je pensais plutôt à une interview d’Olivia Zémor », explique Laurent Cashauda, bien qu’il reconnaîtra lors de ses gardes à vue « recevoir des instructions d’Ayache en vue des agressions ». Une vidéo de l’agression d’Houria Bouteldja est mise en ligne chez Steve Bismuth où Joseph Ayache est venu dîner. « J’ai su ce qu’il y avait dans la vidéo qu’une fois que celle-ci fut mise en ligne », jure Steve Bismuth. « Il a juste profité de mon réseau Wifi pour la mettre en ligne », plaide-t-il.

Daniel Benassaya, le web master de la LDJ, reconnaît avoir posté sur Youtube les vidéos des agressions d’Olivia Zemor et de Jacob Cohen, mais jure qu’il n’était pas présent sur les lieux.

« M. Cashauda prétend le contraire. Il dit que c’est vous qui avez filmé l’attaque contre Madame Zemor », lui rappelle le juge, qui précise également que les policiers ont constaté qu’il s’était entretenu plusieurs fois avant l’agression de la militante avec Joseph Ayache. Des appels qui ont été repérés à proximité de l’endroit où la militante a été aspergée de peinture rouge et peu de temps avant. « C’est normal, j’habite dans le secteur », se défend Benassaya.

Les trois prévénus jurent désormais s’être rangés et affirment avoir quitté la Ligue de défense juive. Steve Bismuth va se marier dans un mois, Benayassa enseigne dans une école religieuse juive.

Après quatre heures de procès, le jugement est rendu. Les juges ont suivi les réquisitions du procureur général.

Joseph Ayache est reconnu coupable des infractions comme co-auteur et écope, sans surprise, de la plus lourde peine : 1 an ferme. S’il reste en Israël, il ne devrait pas être inquiété par la justice française. 

Steve Bismuth obtient la relaxe pour les faits reprochés à l’encontre de Jacob Cohen, où sa culpabilité n’a pu être établie. Il est néanmoins reconnu coupable de diffusion d’image violente et écope d’une amende de 1000 euros.

Daniel Benassaya est reconnu coupable de violence à l’encontre d’Houria Bouteldja. « Il y a trop d’éléments qui vous mettent en cause », ont justifié les juges. En ce qui concerne les faits de violences à l’encontre de Jacob Cohen, il est seulement condamné pour diffusion d’images violentes.  Pour ses deux faits, il est condamné à une peine de 6 mois avec sursis.

Laurent Cashauda est déclaré également coupable pour complicité de violence à une peine de 6 mois avec sursis.

Ces peines de prison sont assorties de condamnations pécuniaires solidaires : 11800 euros pour Olivia Zemor et 8500 euros pour Houria Bouteldja.

 

Nadir Dendoune

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19:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

14/05/2016

Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bru no Guigue

Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue

Crises Dissidence Droit international Syrie

Syrie Un-groupe-islamiste-revendique-le-double-attentat-de-Damas

Double attentat, en mai 2012 à Damas, revendiqué par le groupe terroriste al-Nosra qui a fait plus de 60 morts et près de 400 blessés. Photo: D.R.

Au moment où un dirigeant historique de la résistance arabe libanaise, en Syrie, vient de mourir sous les coups de l’armée sioniste, j’adresse cette lettre ouverte aux intellectuels et militants de « gauche » qui ont pris parti pour la rébellion syrienne et croient défendre la cause palestinienne tout en rêvant de la chute de Damas.

Vous nous disiez, au printemps 2011, que les révolutions arabes représentaient un espoir sans précédent pour des peuples subissant le joug de despotes sanguinaires. Dans un excès d’optimisme, nous vous avons écoutés, sensibles à vos arguments sur cette démocratie miraculeusement naissante et à vos proclamations sur l’universalité des droits de l’homme. Vous aviez presque réussi à nous persuader que cette protestation populaire qui emporta les dictateurs tunisien et égyptien allait balayer la tyrannie partout ailleurs dans le monde arabe, en Libye comme en Syrie, au Yémen comme à Bahreïn, et qui sait où encore.

Mais cette belle envolée lyrique laissa rapidement paraître quelques failles. La première, béante, apparut en Libye. Adoptée par le conseil de sécurité pour secourir des populations civiles menacées, une résolution de l’ONU se transforma en chèque en blanc pour la destitution manu militari d’un chef d’Etat devenu encombrant pour ses partenaires occidentaux. Digne des pires moments de l’ère néoconservatrice, cette opération de « regime change » accomplie pour le compte des USA par deux puissances européennes en mal d’affirmation néo-impériale aboutit au désastre dont la malheureuse Libye continue de payer le prix. L’effondrement de ce jeune État unitaire livra le pays aux ambitions effrénées des factions et des tribus, sciemment encouragées par les convoitises pétrolières des charognards occidentaux.

Il y avait pourtant de bonnes âmes, parmi vous, pour accorder des circonstances atténuantes à cette opération, comme il y en avait, davantage encore, pour exiger qu’un traitement analogue fût infligé au régime de Damas. Car le vent de la révolte qui soufflait alors en Syrie semblait valider votre interprétation des événements et donner une justification a posteriori au bellicisme humanitaire déchaîné contre le potentat de Tripoli. Pourtant, loin des médias « mainstream », certains analystes firent observer que le peuple syrien était loin d’être unanime, que les manifestations antigouvernementales se déroulaient surtout dans certaines villes, bastions traditionnels de l’opposition islamiste, et que la fièvre sociale de couches paupérisées par la crise n’entraînerait pas pour autant la chute du gouvernement syrien.

Ces avertissements de bon sens, vous les avez ignorés. Comme les faits ne correspondaient pas à votre narration, vous les avez triés comme bon vous semble. Là où des observateurs impartiaux voyaient une polarisation de la société syrienne, vous avez voulu voir un tyran sanguinaire assassinant son peuple. Là où un regard dépassionné permettait de discerner les faiblesses, mais aussi les forces de l’Etat syrien, vous avez abusé de rhétorique moralisante pour instruire à charge le procès d’un gouvernement qui était loin d’être le seul responsable des violences. Vous avez vu les nombreuses manifestations contre Bachar Al-Assad, mais vous n’avez pas vu les gigantesques rassemblements de soutien au gouvernement et aux réformes qui emplirent les rues de Damas, Alep et Tartous. Vous avez dressé la comptabilité macabre des victimes du gouvernement, mais vous avez oublié celles des victimes de l’opposition armée. A vos yeux, il y avait de bonnes et de mauvaises victimes, des victimes qui méritent qu’on en parle et des victimes dont on ne veut pas entendre parler. Délibérément, vous avez vu les premières, tout en vous rendant aveugles aux secondes.

Au même moment, ce gouvernement français, dont vous critiquez volontiers la politique intérieure pour entretenir l’illusion de votre indépendance, vous a donné raison sur toute la ligne. Curieusement, la narration du drame syrien qui était la vôtre coïncidait avec la politique étrangère de M. Fabius, chef d’œuvre de servilité mêlant l’appui inconditionnel à la guerre israélienne contre les Palestiniens, l’alignement pavlovien sur le leadership américain et l’hostilité recuite à l’égard de la résistance arabe. Mais votre mariage ostensible avec le Quai d’Orsay ne sembla pas vous gêner. Vous défendiez les Palestiniens côté cour, et vous dîniez avec leurs assassins côté jardin. Il vous arriva même d’accompagner les dirigeants français en visite d’État en Israël. Vous voilà embarqués, complices, pour assister au spectacle d’un président qui déclare qu’il « aimera toujours les dirigeants israéliens ». Mais il en fallait plus pour vous scandaliser, et vous avez repris l’avion avec le président, comme tout le monde.

Vous aviez condamné à juste titre l’intervention militaire américaine contre l’Irak en 2003. La vertu roborative du bombardement pour la démocratie vous laissait froids, et vous doutiez des vertus pédagogiques des frappes chirurgicales. Mais votre indignation à l’égard de cette politique de la canonnière version « high tech » s’avéra étrangement sélective. Car vous réclamiez à cor et à cri contre Damas, en 2013, ce que vous jugiez intolérable dix ans plus tôt contre Bagdad. Une décennie a suffi pour vous rendre si malléables que vous voyiez le salut du peuple syrien, désormais, dans une pluie de missiles de croisière sur ce pays qui ne vous a rien fait. Reniant vos convictions anti-impérialistes, vous avez épousé avec enthousiasme l’agenda de Washington. Sans vergogne, non seulement vous applaudissiez par avance aux B 52, mais vous repreniez la propagande US la plus grotesque, dont le précédent irakien et les mensonges mémorables de l’ère Bush auraient dû vous immuniser.

Pendant que vous inondiez la presse hexagonale de vos inepties, c’est un journaliste américain, enquêteur hors pair, qui mit en pièces le pitoyable « false flag » destiné à rendre Bachar-Al-Assad responsable d’une attaque chimique dont aucune instance internationale ne l’a accusé, mais que les expertises du Massachussets Institute of Technology et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, en revanche, ont attribuée à la partie adverse. Ignorant les faits, les travestissant au besoin, vous avez joué à cette occasion votre misérable partition dans cette cacophonie de mensonges. Pire encore, vous continuez de le faire. Alors qu’Obama lui-même laisse entendre qu’il n’y a pas cru, vous vous obstinez à réitérer ces sornettes, comme des chiens de garde qui aboient après la disparition de l’intrus. Et pour quel motif ? Pour justifier le bombardement, par votre propre gouvernement, d’un petit Etat souverain dont le tort principal est de refuser l’ordre impérial. Pour venir en aide à une rébellion syrienne dont vous avez sciemment masqué le véritable visage, accréditant le mythe d’une opposition démocratique et laïque qui existe seulement dans les salons des grands hôtels de Doha, de Paris ou d’Ankara.

Cette « révolution syrienne », vous l’avez donc exaltée, mais vous avez pudiquement détourné les yeux de ses pratiques mafieuses, de son idéologie sectaire et de ses financements troubles et douteux. Vous avez soigneusement occulté la haine interconfessionnelle qui l’inspire, cette aversion morbide pour les autres confessions directement inspirée du wahabisme qui en est le ciment idéologique. Vous saviez que le régime baassiste, parce qu’il est laïque et non confessionnel, constituait une assurance-vie pour les minorités, mais vous n’en aviez cure, allant même jusqu’à qualifier de « crétins » ceux qui prenaient la défense des chrétiens persécutés. Mais ce n’est pas tout. A l’heure du bilan, il restera encore cette ultime ignominie : vous avez cautionné la politique d’un Laurent Fabius pour qui Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida, « fait du bon boulot ». Tant pis pour les passants déchiquetés dans les rues de Homs ou les alaouites de Zahra assassinés par les rebelles : à vos yeux, ils ne sont que du menu fretin.

Entre 2011 et 2016, les masques tombent. Vous vous réclamez du droit international, mais vous applaudissez à sa violation contre un État souverain. Vous prétendez promouvoir la démocratie pour les Syriens, mais vous êtes devenus les fourriers du terrorisme qu’ils endurent. Vous dites que vous défendez les Palestiniens, mais vous êtes dans le même camp qu’Israël. Lorsqu’un missile sioniste s’abat sur la Syrie, n’ayez crainte : il ne frappera jamais vos amis. Grâce à Israël, grâce à la CIA, et grâce à vous, ces courageux rebelles vont continuer à préparer l’avenir radieux de la Syrie sous l’emblème du takfir. Le missile sioniste, lui, va tuer un des dirigeants de cette résistance arabe que vous avez trahis.

Bruno Guigue | 13 mai 2016

guigueBruno Guigue est un haut fonctionnaire, essayiste et politologue français né à Toulouse en 1962. Ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA. Professeur de philosophie et chargé de cours en relations internationales dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, l’invisible remords de l’Occident (L’Harmattan, 2002

20:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

13/05/2016

Roger Cukierman receleur de données bancaires volées par les voy ous de la "Brigade juive"

 
 
From: Hess Madeleine
Sent: Thursday, May 12, 2016 9:34 AM



 
 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, May 11, 2016 7:46 AM
 
4 mai 2016

Roger Cukierman receleur de données bancaires volées par les voyous de la "Brigade juive"

 
Roger Cukierman, président du CRIF se vante sur son site de réclamer au Crédit Mutuel et à la BNP, de fermer les comptes de Capjpo-EuroPalestine et de la "Campagne BDS" en France. Ceci après que ses amis, les criminels de la LDJ, "brigade juive", et autres chiens de garde de la colonisation israélienne ont commis des effractions, et rendu publics des numéros de compte bancaire qu’ils ont volés. Et ça voudrait se faire passer pour respectable !
 


Roger Cukierman se démasque ainsi lui-même en montrant enfin ses liens avec des nervis dont l’unique activité consiste à agresser des personnes, à effectuer des ratonnades, à pirater des sites, des données personnelles pour tenter de répandre la terreur. Des plaintes ayant été déposées contre les actions de piratage de données privées de militants d’EuroPalestine, Cukierman pourrait en outre avoir bientôt à répondre du recel de ces informations volées.
C’est en plus un fieffé menteur puisqu’il affirme que l’appel au boycott de l’Etat d’Israël est interdit et illégal en France !
"Ces organisations soutiennent et encouragent les appels au boycott d’Israël, interdit par la loi française", affirme le Président du Crif.
MENSONGE !
C’est ce que lui-même, et tous les soutiens aux crimes de l’occupant israélien, voudraient faire croire, en pratiquant la méthode Coué, et en prenant leurs désirs pour des réalités.
MAIS IL N’EXISTE FORT HEUREUSEMENT EN FRANCE AUCUNE LOI INTERDISANT L’APPEL AU BOYCOTT D’UN ETAT. NI L’ETAT D’ISRAEL NI D’UN AUTRE PAYS !
Sinon, on ne compterait pas le nombre de personnes qui seraient en prison aujourd’hui : de BHL à Elisabeth Badinter, en passant par Martine Aubry.
Car, régulièrement, on peut entendre diverses personnalités appeler publiquement au boycott, qui de la Chine, qui de la Russie, et même récemment des marques proposant des vêtements aux femmes musulmanes !
Alors, à moins que leur dévoué Manuel Valls réussisse à faire passer une loi stipulant qu’on a le droit d’appeler au boycott de tous les pays du monde sauf Israël, l’appel au boycott de cet Etat voyou, qui ne respecte ni les droits de l’homme, ni le droit international, qui torture les enfants et massacre régulièrement des populations civiles, n’a rien d’illégal.
Il est au contraire parfaitement légitime, quand il est fait de manière citoyenne et non violente, ont estimé de nombreux tribunaux en France, de même que plusieurs procureurs, tout comme le syndicat de la magistrature.
Certes certains arrêts de la Cour de Cassation, totalement surréalistes, ont condamné, à la demande du gouvernement et des officines israéliennes, des militants ayant appelé au "boycott des produits israéliens", mais cela :
1) n’est qu’un jugement et n’a absolument pas force de loi (aucun jugement, fut-il émis par une cour de cassation n’a force de loi). Les militants mis en cause se sont d’ailleurs pourvus auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Donc la "messe n’est pas dite" !
2) et ce jugement, qui estime que "les producteurs israéliens ont été discriminés", ne fait aucune référence à l’appel au boycott de l’Etat d’Israël, ni de celui de l’occupant israélien, ni de celui des produits des colonies (Israël refusant d’ailleurs d’indiquer l’origine des produits qu’elle exporte), ni de celui de l’apartheid israélien, ni de celui des criminels de guerre israéliens.
  • Alors, dire "le boycott d’Israël est interdit", c’est du pipeau !
La preuve en est que si c’était interdit, nous ne pourrions pas manifester publiquement en reprenant l’appel palestinien au boycott de l’Etat d’Israël, en faisant comme pour l’Afrique du Sud de l’Apartheid.

Manifestation parisienne du 16 avril dernier
Et François Hollande n’irait certainement pas mettre des fleurs sur la tombe de Ghandi le chantre mondial du boycott des oppresseurs.
Et c’est bien ce qui rend malades les supporters de l’occupation et de la colonisation israélienne, qui avaient promis aux Netanyahou, Lieberman et autres fascistes israéliens d’éradiquer la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) en France.
La loi, ce sont eux qui la violent en permanence, en France, où ils bénéficient d’une très large impunité pour les crimes et les graves délits qu’ils commettent en permanence, dans ce pays, comme en Israël où des Français vont servir dans une armée d’occupation avec la bénédiction de nos gouvernants, ou encore se réfugier pour s’y mettre à l’abri de condamnations en France.
Ainsi, on verra qui se présente à la barre le mardi 31 mai prochain au Tribunal Correctionnel de Paris, pour répondre, 4 ans après les faits, des graves agressions physiques commises à l’aide de peinture rouge toxique sur Olivia Zémor, Houria Bouteldja at Jacob Cohen.
En tout cas, tous ces voyous, qui ne reculent devant aucun délit pour tenter de nous faire taire, en misant sur la complaisance de l’appareil d’Etat, apportent la preuve que cette campagne BDS est efficace, puisqu’elle leur fait peur au point de déployer une telle énergie pour la combattre, quitte à s’allier ouvertement avec des malfrats, des repris de justice.
En ce qui nous concerne, ni l’intimidation, ni le chantage à l’antisémitisme, ne nous ferons taire. Comme Nelson Mandela, nous pensons que "notre liberté ne sera jamais complète sans celle des Palestiniens". Tant que ceux qui disent nous représenter ne prendront pas de sanctions pour faire cesser l’occupation, la colonisation et le blocus criminel de Gaza, nous relaierons l’appel au boycott de l’occupant israélien lancé par la société civile palestinienne.
Et si quelqu’un connait une forme de soutien plus efficace à la lutte d’émancipation du peuple palestinien alors qu’Israël ne veut ni un Etat, ni deux Etats, ni la paix, qu’il nous le dise !

Manifestation ce 1er mai à Paris
CAPJPO-EuroPalestine
 
> Message du 11/05/16 07:25
> De : "Olivia Zémor" <olivia.zemor@wanadoo.fr>
> A : drweski.bruno@orange.fr
> Copie à :
> Objet : Infos CAPJPO-EuroPalestine du 11/5/2016 - (English translation below)
>
> Infos CAPJPO-EuroPalestine du 11/5/2016

>

>
Chères amis, Chers amis,

>
Nous vous appelons à un grand rassemblement à Paris ce samedi 14 mai

>
Non seulement parce que c’est le triste anniversaire de la Nakba, cette catastrophe qui s’est traduite, en mai 1948, par des centaines de villes et villages palestiniens rasés, des milliers de Palestiniens, hommes, femmes et enfants massacrés par Israël, dont la propagande éhontée a fait croire que la la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre », et que ce nouvel Etat avait toute légitimité pour expulser 800.000 Palestiniens par la terreur, afin de leur voler leur terre.

>
Mais aussi parce que cette Nakba qui dure depuis 68 ans se traduit quotidiennement par des crimes insoutenables de la part de l’occupant. Le dernier en date étant la mort de 3 enfants brûlés vifs à Gaza, tués par le blocus imposé par Israël depuis 10 ans, qui prive toute la population d’électricité, l'obligeant à s’éclairer à l’aide de bougies, causes d’innombrables blessures et décès, dont personne ne parle.

>
Excusez-nous pour cette photo très dure que des amis Gazaouis nous ont envoyée en nous demandant de la publier, pour que les gens comprennent que Gaza sous blocus est un camp de concentration et qu’on y meurt pour de vrai.

>
Les criminels responsables de ces horreurs, ceux qui manient en permanence le chantage à l’antisémitisme pour tenter de nous faire taire, doivent être dénoncés pour ce qu’ils sont.

>
Les tentatives d’intimidation des voyous de la « Ligue de Défense Juive », « Brigade Juive », et autres CRIF sont vaines (cf article « Roger Cukierman receleur de données volées par la "brigade juive" » : http://www.europalestine.com/spip.php?article11820)

>
Nous sommes là et le resterons jusqu’à la fin de l’occupation et de l’apartheid, jusqu‘à l'égalité des droits pour tous les Palestiniens et Israéliens.

>
Et notre solidarité, dont le vecteur le plus efficace est la campagne de boycott de l’occupant, ne pourra que s’amplifier tant que des sanctions ne seront pas prises par nos « représentants » contre les criminels de guerre israéliens, contre ce régime colonial, qui se maintient grâce à l’aide qui lui est apportée par nos dirigeants.

>
Ne rien dire, ne rien faire, c’est laisser le champ libre aux tortionnaires d’enfants, au terrorisme d'Etat.

>
Informer la population, que les médias tiennent soigneusement à l’écart de la réalité sur le terrain, c’est soutenir l’incroyable résistance palestinienne, dont les crimes et les persécutions les plus abjectes n’ont pu venir à bout.

>
CE SAMEDI 14 MAI, DE 15 H À 18 H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS

>
NOUS VOUS ATTENDONS NOMBREUX !

>
(Grande exposition sur la Nakba, théâtre de rue et interventions)

>
APPORTEZ VOS DRAPEAUX ET KEFFIEHS ! VENEZ EN FAMILLE !

>
POUR EXIGER LA LEVÉE DU BLOCUS DE GAZA, ET LA FIN DE CETTE NAKBA QUE SUBIT DEPUIS 68 ANS LE PEUPLE PALESTINIEN

>
  • NON aux mensonges, au racisme et aux crimes israéliens !
  • LIBERTÉ pour le peuple palestinien !
  • ÉGALITÉ des droits pour tous !
  • DROIT AU RETOUR des réfugiés palestiniens !
  • BOYCOTT de l’occupant israélien !
  • VIVE LA RÉSISTANCE DU PEUPLE PALESTINIEN !

18:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

30/03/2016

Je suis palestinien, et j’ai un rêve…

 

12:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

15/10/2015

LYON: RASSEMBLEMENT samedi 17 octobre 15h Place de la République LYON : Aux côtés du peuple Palestinien !

 
 
Sent: Thursday, October 15, 2015 11:13 AM
 
 

RASSEMBLEMENT samedi 17 octobre LYON : Aux côtés du peuple Palestinien, face à l’occupation et la Colonisation ... !

Cet appel s’inscrit dans l’appel de la direction palestinienne du mouvement BDS :
Solidarité avec la résistance populaire palestinienne ! Boycott Israël maintenant !
#SolidarityWaveBDS

La violence des forces israéliennes ajoute les morts palestiniens aux morts palestiniens. "Ils tirent pour tuer" dit Chaawan Jabarine, directeur du centre Al-Haq de défense des droits de l’Homme. Depuis le début d’octobre à ce jour ce sont plus de vingt Palestiniens qui ont été assassinés par l’armée israélienne et plus d’un millier qui ont été blessés.

Les colons extrémistes ont procédé à plus d’une centaine d’agressions.

Mais la jeunesse palestinienne résiste !

Les très graves provocations sur l’esplanade des mosquées Al-Aqsa, l’épuration ethnique, la colonisation continue de Jérusalem et de la Cisjordanie, le blocus inhumain et illégal de Gaza sont la cause de la résistance spontanée des palestiniens. Ajoutons que le seul horizon politique proposé aux palestiniens est le développement de l’apartheid, depuis qu’il est devenu clair pour tous qu’Israël n’avait jamais envisagé d’accepter un Etat Palestinien.

Forces israéliennes devant Al Aqsa

La résistance palestinienne à l’occupation est totalement légitime. Nous devons la soutenir. Cette résistance est héroïque tellement la disproportion des forces est grande. Des pierres d’un côté, une des armées les plus puissantes du monde de l’autre. Les uns luttent pour la vie, les autres pour étendre leur domination.

Arrestation d'un lanceur de pierre - octobre
                  2015

- L’injustice qui règne sur la Palestine depuis si longtemps favorise l’instabilité au niveau international, les institutions et le droit international sont menacés par ce "deux poids deux mesures" intolérable.

- Nous exigeons du gouvernement français la reconnaissance officielle de la Palestine et surtout des sanctions réelles contre Israël. La suspension des accords économiques et l’embargo militaire.

- Nous appelons toutes les personnes de conscience

  • à Participer au

RASSEMBLEMENT

samedi 17 octobre à 15h

Place de la République à LYON

  • à amplifier la campagne de boycott contre l’occupant israélien (BDS)

 

    Partagez l’ Facebook Collectif 69 Palestine Evenement Facebook


    Lire le communiqué du collectif 69 Palestine du 9-10-2015


    Retrouvez cet appel sur le site : http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article931


     

    --
    COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
    Tel : 06 01 91 52 18 - courriel : palestine69@orange.fr
    Agenda et actions : http://collectif69palestine.free.fr

    12:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    04/09/2015

    L'outil médiatique.

     
    Les médias “neutres” et “indépendants” du capitalisme sont bien au courant des tous ces forfaits, de ces crimes, de ces massacres, de la misère, de l’ esclavage, des pillages, ... dont les puissances ricano-otano-occidentales sont à l’ origine (colonialisme, guerres déclarées ou fomentées, fascisme, tyrannies entretenues, ...). Ils ne réagissent que lorsqu’ un “scoop” (sic) se propagent avec ou sans eux et qu’ il devient impossible de se taire, ...
    RoRo
     
    dc/lpv
     
    From: jemi.bayart
    Sent: Thursday, September 3, 2015 10:08 AM
     
    Subject: L'outil médiatique.
     
    Ces médias qui jouent avec les sentiments. Ainsi, la terrible image de l'enfant rejeté par la mer sur une plage passe en boucle.
    Ce dont ces "machines" missionnées ne parlent pas, ce sont les milliers, dizaines milliers, voire plus, de victimes civiles et militaires des guerres coloniales, ces massacres de civils par les drones ou autres avions.
    Ces médias se gardent de publier les images de pauvres enfants palestiniens déchiquetés par  bombes israéliennes.
    Pour exécuter un ennemi, qu'importe les "dégâts collatéraux"

    Me revient en mémoire la réflexion de ce soldat allemand qui venait de violer une brave paysanne dans l'excellent film "la jument verte".
    Sa réflexion: "Que foulez-fous, Madame, c'est la guerre"

    Ce sont les "affaires" qui guident les pseudo représentants des nations dans leurs œuvres, en réalité au profit de l'oligarchie financière: commerce des armes, exploitation des richesses des pays "conquis"et démantelés, exploitation d'une main-d’œuvre à bon marché.
    Sur ce dernier point, l'immigration massive en france, c'est bon pour le F.N.
     
    Nos "élites" qui ne représentent que les soumis, feignent d'être troublés par la montée du FN...
    Je ne fais pas d'amalgame, mais il n'y a pas si longtemps, la grande bourgeoisie française, à part quelques familles patriotes, n'a pas eu à se plaindre de l'extrême-droite au pouvoir, loin s'en faut. "Plutôt le fascisme que le communisme"

    Quant à cette photo, elle fera pleurer dans les chaumières. Ces mêmes médias ne relatent pas les terribles conséquences des "Coup d'État" en Amérique Latine et ailleurs, ni les forfaits meurtriers commis par des paramilitaires en ces républiques bananières: Mexique, Honduras, Colombie où des horribles mercenaires massacraient par dizaines des paysans, des syndicalistes.
    jmb

    19:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    26/08/2015

    La FRANCE est un des principaux pays ricano-occidentaux qui ont fomenté de l’ extérieur la situation en SYRIE, un pays qui viva it en Paix, il y a 3-4 ans d’ ici, …

     
     
     
     

    20:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    15/08/2015

    « Fiasco Sur Seine »

    lpv
     
    From: Hess Madeleine
     
    Subject:  : « Fiasco Sur Seine »
     


    Le Samedi 15 août 2015 15h42, Agence Média Palestine <agencemediapalestine@gmail.com> a écrit :


    Images invisibles? Cliquez ici...
    « Fiasco Sur Seine »
    "Fiasco Sur Seine", "Check-points Sur Seine", "Apartheid Sur Seine", nombreux ont été les qualificatifs visant à railler l'opération de propagande ratée "Tel Aviv Sur Seine" organisée par la Mairie de Paris.
    Cette provocation visant à tenter de blanchir l'apartheid israélien a été un échec cuisant. Jeudi 13 août, près de 500 policiers étaient mobilisés pour ce qui était soi-disant un évènement "festif".
    Cet évènement était tellement "progressiste" et "ouvert" que c'était la "Ligue de Défense Juive", groupuscule d'extrème droite pro-israélien qui y assurait le check-point et le service d'ordre. comme le dénonce le Parti de Gauche:
    "Tel Aviv sur Seine" est au final une opération de communication râtée, co-produite par Manuel Valls, le ministère israélien du tourisme et la Ligue de défense juive, organisation interdite en Israël et aux États-Unis mais qui fait la police municipale à Paris.
    Sur cette affaire on été publiées de très bonnes analyses dans des médias comme Le Monde, Médiapart ou Libération. Une selection des meilleures de ces analyses a été publiée sur le site de l'Agence.
    Action BDS "Apartheid Sur Seine" jeudi 13 août
    Jeudi 13 août, une cinquantaine de militant-e-s de la Campagne BDS France ont fait une action directe de désobeissance civile intitulée "Apartheid Sur Seine" tout près de l'entrée du check-point de "Tel Aviv Sur Seine". BRAVO !
    Lire le communiqué de la Campagne BDS France: "Tel Aviv Sur Seine" a pris l'eau !
    Voir également la VIDEO de cette action de protestation réussie
    Agissez : des centaines de prisonniers palestiniens en grève de la faim ce mardi
    "À la date du dimanche 9 août, il y avait 180 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes en grève de la faim illimitée et des centaines devaient commencer la grève le mardi 11 août. Cette vague de grèves a été lancée après l’attaque par les forces spéciales israéliennes contre les prisonniers palestiniens de Nafha, blessant 30 prisonniers dans une incursion nocturne violente, dont Ahmad Sa’adat, dirigeant politique palestinien et secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine. Des groupes de prisonniers ont été isolés et transférés hors de Nafha et des prisonniers palestiniens ont lancé une campagne de résistance."
    Lire la suite et l'appel à action traduit en français sur le site de l'Agence.
    1312 attaques signalées contre des pêcheurs depuis la fin du massacre de 2014 sur Gaza
    "Ces faits, parmi d'autres pratiques des forces d'occupation, ont fait baisser la prise de poissons de 1.600 tonnes l'année précédant le massacre à 1.000 tonnes l'année suivante. Pendant la même période, le nombre de pêcheurs qui travaillent dans la Bande de Gaza a dégringolé de 3.000 à 1.000 et les pêcheurs qui continuent à travailler ont vu leur revenu mensuel décroître de 2.000 shekels à 100 shekels."
    Lire la suite sur le site de l'Agence.
     
     
    Un regard exaltant sur un quartier de Gaza rempli de couleurs
    "Dans le quartier d’Al Zaytoun dans la ville de Gaza, les habitants ont transformé une zone meurtrie par la guerre en une vibrante œuvre d’art.
    Les portes et fenêtres autrefois nues sont aujourd’hui couvertes de peintures aux nuances de l’arc-en-ciel, et le long des ruelles, débordent de leurs pots des fleurs aux couleurs pastel. Des peintures murales virevoltantes inondent les murs pourpres et jaunes de lumière, des briques aux couleurs vives bordent les trottoirs."
    Lire la suite sur le site de l'Agence.

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    20:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    09/06/2015

    PROVOCATION ? PIERRE STAMBUL ARRÊTÉ COMME UN TERRORISTE ! (Commu niqué de l'UJFP)

    Alliée, complice, protectrice du Sionisme et d’ Israël, on nous dit que cette FRANCE serait un pays “démocratique”.   C’ est se foutre de qui ?
    RoRo
     
    Sent: Tuesday, June 9, 2015 10:35 AM
     
    PROVOCATION ? PIERRE STAMBUL ARRÊTÉ COMME UN TERRORISTE ! (Communiqué de l'UJFP)
     
     
     

    C’est aujourd’hui à 1h30 du matin que le Raid a débarqué au domicile de notre camarade Pierre Stambul, co-Président de l’Union Juive Française pour la Paix.
    Les forces de police ont utilisé le protocole pour neutralisation de terroriste retranché armé : portes cassées, et devant les habitants pacifiques réveillés recherche immédiate de caches d’armes.

    Faisant évidemment chou blanc, le Raid n’en a pas moins appelé la police nationale qui a emmené Pierre menotté.

    A cette heure, Pierre n’est toujours pas relâché.

    Tout porte à croire que cette mise en scène dont on ne sait qui est à l’origine vise à empêcher Pierre d’assurer l’intervention prévue ce soir à Toulouse par l’UJFP et le comité BDS (Boycott, Désinvestissement Sanctions tant que Israël ne se conforme pas au droit international).

    Cette intervention grotesque et scandaleuse doit faire l‘objet d’une protestation unanime de toutes les personnes attachées aux droits humains.

    Le Bureau National de l’UJFP le 09-06-2015 à 10h20


     


    --
    COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
    Tel : 06 01 91 52 18 - courriel : palestine69@orange.fr
    Agenda et actions : http://collectif69palestine.free.fr
    ---

    Cette discussion peut être lue sur le Web à l'adresse https://groups.google.com/d/msgid/c69inf/5576A560.4070702....
    Pour obtenir davantage d'options, consultez la page https://groups.google.com/d/optout.
     
     
     
     
     

     

    14:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    20/05/2015

    Vers un nouveau monde bipolaire sionisme/antisionisme ?

     
     
    Sent: Wednesday, May 20, 2015 10:10 AM
     
     
    Vers un nouveau monde bipolaire sionisme/antisionisme ?

    E & R jeudi 14 mai  2015


    Avant c’était les Soviétiques contre les Américains, le communisme contre le capitalisme, un conflit qui a dissocié le monde pendant 70 ans. Aujourd’hui, la bipolarité n’a pas disparu, mais semble avoir muté en un affrontement entre les pro et les antisionistes. Peut-on reformuler une géopolitique contemporaine sur cette base ?

    Un traité d’amitié forgé par les liens du sang

    En d’autres termes, quelle est la puissance réelle du sionisme, et celle de sa résistance, baptisée antisionisme ?

    Si l’on s’en réfère à la politique extérieure américaine, qui va globalement et en toute transparence dans le sens des intérêts israéliens depuis 40 ans (1973 et la guerre du Kippour, où les États-Unis ont littéralement sauvé Israël), et la faible politique extérieure européenne, qui ne s’oppose pas au Grand Israël, malgré un soutien financier à l’Autorité palestinienne (245 millions d’euros au titre de l’Union, plus 250 millions d’euros de contributions individuelles des pays de l’Union… une aide conditionnée par la reconnaissance de l’État d’Israël par le Hamas, qui devra en outre renoncer à toute violence), sans oublier la ferveur sioniste britannique, on peut affirmer que le monde occidental a pris fait et cause pour le sionisme.

    Par intérêt, déterminisme historique (incluant le déterminisme démographique), ou crainte ?

    Les racines très européennes et forcément sionistes du (re)peuplement d’Israël depuis les années 30, le robinet humain et financier des diasporas européennes d’est en ouest, l’appui de dirigeants occidentaux pro-sionistes, ainsi que les contributions de juifs de poids (Rothschild, Bronfman), ont évidemment lié le destin des juifs d’Israël à leurs racines européennes. Mais cela n’explique pas les décisions prises par certains hommes politiques occidentaux, qui vont dans le sens des intérêts d’Israël, parfois au mépris de leurs propres intérêts nationaux. Le déterminisme personnel primant alors sur le déterminisme national.

    Sarko l’Américain 
    Si c’est par intérêt, cette prise de position rentre en conflit avec le besoin de bonnes relations diplomatiques avec les pays producteurs de pétrole (acheteurs d’armes occidentales), en majorité arabes, donc pas forcément sionistes, tous les pays arabes n’étant pas forcément antisionistes. Cela explique le double jeu américain, dont l’économie a d’un côté absolument besoin du pétrole arabe, et du marché arabe pour écouler ses armes en surproduction ou dépassées, tout en protégeant de l’autre côté Israël des mesures de rétorsion internationales pour ses nombreuses et permanentes violations territoriales, militaires (grâce au concept de « guerre préventive ») ou civiles (colonisation).

    Si c’est par crainte, comment ce petit pays, camp occidentaliste avancé et retranché en territoire hostile, peut-il mener par le bout du nez les hyperpuissances américaine et européenne ? Les attentats ciblés ou les pressions psychologiques du Mossad ne pouvant à eux seuls forger cette influence. La puissance financière internationale, entre la City, Wall Street et les paradis fiscaux, a-t-elle une patrie ? Que pèsent les Rothschild et leurs descendants ? Où réside la force sioniste ? Pourquoi les pouvoirs publics français se couchent-ils devant elle depuis 30 ans ? Pourquoi les médias sont-ils prosionistes à 95 % ? Pourquoi Hollande a-t-il cédé à Netanyahu lors de la dernière guerre de Gaza (juillet 2014) ? Pourquoi et comment le très propalestinien (???) Valls s’est-il mué en farouche défenseur d’Israël ? Pourquoi ne peut-on parler de cette realpolitik sans risque ?

    Hollande l’Israélien
    La première fracture, qui naît juste après la bipolarité ouverte américano-soviétique de 1945 (celle de 1917 n’était encore que politique), est celle de la création de l’État d’Israël en 1948, avec les guerres arabes qui en découlent. Il n’y a pas eu une décennie sans guerre entre Israéliens et leurs voisins, plus ou moins proches, depuis 70 ans. Guerre secrète ou guerre ouverte. Si les Israéliens ont pu calmer le jeu sur plusieurs fronts, avec la Jordanie depuis les années 60 (le roi Hussein étant proche du futur numéro un du Mossad, Ephraim Halevy, qui prendra soin de le prévenir à chaque tentative d’attentat, suite au septembre noir des Palestiniens en 1970) et l’Égypte en 1976, c’est surtout le conflit irano-irakien de 1979-1989, l’écrasement de l’Irak en deux fois (1991 et 2003), et donc l’affaiblissement des grands nationalismes voisins qui ont conforté la puissance israélienne.

    Cependant, l’Iran, depuis le début des années 90, malgré la saignée de la guerre contre l’Irak, une agression internationale en réalité, comme il en arrive toujours quand un pays sort de la sphère américaine, finance le Hezbollah, milice libanaise chiite devenue la première armée de résistance face à Israël. Surtout depuis que la Syrie est occupée avec sa guerre civile, qui camoufle une agression « internationale », mue par des intérêts israélo-américains. Les Américains avaient-ils prévu que l’effondrement de l’Irak allait mécaniquement conforter l’Iran en nouvelle puissance régionale, malgré le fait qu’Israël possède l’arme nucléaire ? D’ailleurs, à quoi sert l’arsenal nucléaire israélien ?

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à David Pujadas, lors d’un entretien à Téhéran, diffusé partiellement dans le 20 Heures de France 2 le 22 mars 2007
    « Leur bombe les sauve-t-elle [les Américains] du bourbier irakien ? […] L’État d’Israël, qui a la bombe, a-t-il gagné au Liban ? »

    La bataille d’Israël est gagnée par les… Américains 
    Le 6 octobre 1973, ne croyant pas à une invasion des armées égyptienne et syrienne, qui attaquent conjointement dans le Sinaï et le Golan le jour du Kippour (le jeûne), Israël est à deux doigts de passer l’arme à gauche. Kissinger, au début du conflit, refuse d’intervenir, car il pense que les Arabes finiront par être contenus, puis battus. Une prise de position ouvertement et militairement anti-arabe serait d’ailleurs contreproductive pour la diplomatie américaine. Mais la tournure des évènements ne lui donne pas raison : les défenses israéliennes (la ligne Bar-Lev) sont enfoncées, son aviation est inefficace devant les batteries de missiles sol-air égyptiennes de fabrication russe, et le ministre de la Défense Moshe Dayan évoque une « troisième destruction du temple », c’est-à-dire, ni plus ni moins, la fin d’Israël. Le 7 octobre 1973 à 14h50, Moshe Dayan, lors d’une réunion avec les plus hautes autorités du pays, délivre son sentiment : « Les Arabes se battent mieux qu’avant… Ils veulent conquérir Eretz Israel, en finir avec les juifs. » Cependant, là où les Israéliens voient un anéantissement possible du pays, Sadate ne pense qu’à une guerre éclair pour récupérer les territoires perdus en 1967.

    Voici la version du site Ciel de Gloire :
    « Le 13 octobre, Israël fit savoir aux autorités de Washington qu’il ne disposait plus que de quatre jours de moyens de feu – une affirmation qui, en fait, était fausse, mais qui poussa les Américains à fournir à leur allié du Proche-Orient d’importantes quantités de matériel, dont des Skyhawk et des Phantom, par le truchement d’un immense pont aérien assuré par des Hercules, des StarLifter et des Galaxy. »
     
    Quittons maintenant l’Histoire légendaire et la théorie du retournement de situation magique en faveur d’Israël, suite à l’audace du général Sharon, pour entrer dans l’histoire plus prosaïque du renseignement : un ambassadeur de Golda Meir appelle ni plus ni moins Henri Kissinger et lui annonce que la riposte nucléaire est la seule option qui reste aux autorités israéliennes pour sauver le pays du désastre annoncé. Averti, Nixon réagit, et envoie toute l’aide militaire possible en un temps record. Le retournement miraculeux du génie tactique israélien, totalement à cours d’armement, c’est en réalité l’entrée en guerre des Etats-Unis, en moins de 48 heures, le 14 octobre 1973.
     
    Prudent, le roi Hussein de Jordanie pactisera toujours avec la puissance régionale, que ce soit l’Irak, comme ici en 1987, ou Israël. Ce qui n’empêchera pas les défenses antiaériennes de tirer sur les avions israéliens qui survolaient le nord de la Jordanie en 1973 pour aller vers le Golan, alors occupé par les Syriens. 

    Diplomatiquement, on sait aujourd’hui que juste avant le conflit, Hussein informe Kissinger de l’imminence d’une guerre. À ce moment-là, le secrétaire d’État de Nixon pense surtout à ne pas envenimer la guerre froide avec l’URSS, tout en voulant rapprocher Égyptiens sous influence communiste et Israéliens. Il sait pertinemment, car c’est la stratégie israélienne, que cette information peut déclencher une « attaque préventive » de l’aviation israélienne sur les sites stratégiques égyptiens : ports, centrales électriques, ponts, aérodromes, raffineries… Et se tait, pensant comme en 1967, que les Arabes finiront par perdre la partie. Mais en six ans, les généraux égyptiens ont beaucoup appris : le renseignement sait brouiller les pistes, le génie sait poser des ponts, l’infanterie sait utiliser les missiles antichars. La victoire est dans la défaite.

    Effectivement, en lui infligeant 3 000 morts et 12 000 blessés, en abattant 114 avions et 6 hélicoptères, en détruisant 840 chars, 400 blindés et 2 vedettes, la coalition arabe fait vaciller l’État hébreu sur ses fondations. L’entrée en guerre américaine sonnera la fin de la revanche de 1967. La publication de documents déclassifiés (commission Agranat) révèlera en 2005 à un peuple israélien atterré, que le pays avait frôlé le précipice.

    L’appui de Nixon/Kissinger à Israël coûtera cher au citoyen américain 
    Sur le front économique, la réplique des pays arabes producteurs de pétrole (majoritaires dans l’OPEP) ne se fait pas attendre : dès le 16 octobre (le cessez-le-feu tombera le 24), ils décident d’un embargo sur les livraisons contre les pays qui soutiennent l’État hébreu. Le prix du baril bondit de 70 %, et sera multiplié par quatre en cinq mois. Même si des économistes invoquent le contrecoup de la fin de la guerre du Viêt-Nam, qui après avoir tiré vers le haut l’économie américaine, provoquera une inflation croissante à partir de 1971, fera fondre les stocks d’or et affaiblira le dollar, cette date marque le début d’une crise économique majeure en Europe occidentale et aux États-Unis.

    Et même si les Israéliens réussissent à contourner ce blocus pétrolier, notamment par la livraison de pétrole iranien (eh oui, l’Iran des mollahs commerce avec Israël par des circuits discrets et au travers de sociétés écrans, notamment pour les armes grâce à Arnon Milchan, trafiquant d’armes numéro un du Mossad devenu… producteur à succès à Hollywood !), les années 70 et 80 voient fleurir le terrorisme (d’autres disent le contre-terrorisme) et la guérilla palestinienne. L’opinion publique assiste à la mondialisation du conflit israélo-palestinien : prises d’otages, mitraillages, explosions, le FPLP et autres formations paramilitaires issues de la nébuleuse Arafat, qui rassemble 60 000 hommes dans ses forces de sécurité. L’argent palestinien, au-delà de l’aide des pays arabes riches, provient en majorité du racket des grandes entreprises (dont les compagnies aériennes), qui préfèrent payer pour être à l’abri des menaces militaires. Là encore, ce sont les pays occidentaux qui payent le prix de leur appui, ou plutôt de l’appui de leurs dirigeants à l’État d’Israël.
     
    Le multimilliardaire (chiffre d’affaires de sa société en 1980 : 15 milliards de dollars) Marc Rich permet à Israël de profiter du pétrole iranien, avec lequel il spécule sur les marchés internationaux. Son officier traitant du Mossad dira : « Israël a une grande dette envers Marc. Il a assuré la fourniture d’énergie à Israël dans les temps les plus difficiles. » (Source : Les Guerres secrètes du Mossad, Yvonnick Denoël, Nouveau Monde éditions, 2012)

    Le 9 septembre 2001, en plein conflit israélo-palestinien (la seconde Intifada est déclenchée par Sharon le 28 septembre 2000), se termine la conférence de Durban contre toutes les formes de racisme. L’Afrique du Sud met un point d’honneur à montrer qu’elle a changé, par rapport à 1978 et son régime d’apartheid. Une semaine de débats houleux où sont critiquées les relations entre l’État juif et le régime sud-africain blanc. Pire : le sionisme est assimilé à un racisme ! La simple évocation du sort du peuple palestinien provoque l’ire de la délégation israélienne, qui fait ses valises le 3 septembre, avec les Américains. Une ligue de pays africains n’obtiendra pas les excuses (et réparations qui vont généralement avec) de la part des pays occidentaux qui ont pris part à l’esclavage. C’est le départ du « deux poids deux mesures » par rapport au traitement médiatico-politique du génocide des juifs, concept qui sera utilisé par Dieudonné à partir de décembre 2003. La demande de requalification de l’esclavage en crime contre l’humanité fera bondir les délégations occidentales, se déclarant solidaires de la position israélienne, comme si l’Holocauste devait être dépouillé de sa raison d’être par la reconnaissance de la déportation et du travail forcé de millions d’Africains. Le délégué canadien accuse la conférence de « délégitimer l’État d’Israël et à déshonorer son histoire et la souffrance du peuple juif ». Pourquoi cet État d’Amérique du Nord soutient-il Israël ?
    Sommes-nous déjà dans le choc de civilisations, en référence au livre paru en 1996 qui analyse le monde après l’effondrement du régime soviétique, dans le sens du nouvel ordre mondial cher à la dynastie Bush ?
     
    Sa collaboration avec le régime d’apartheid n’a pas renforcé la popularité d’Israël 
    De nouvelles croisades seront effectivement décidées… deux jours plus tard, le soir même du 11 septembre 2001. Avec la guerre désormais ouverte de l’impérialisme américain contre les nationalismes arabes en particulier, et les musulmans en général, le Pakistan mis à part (il faut bien mettre la pression sur l’Inde, longtemps proche de l’URSS, et pas assez alignée). La destruction de l’État irakien ressemblant à une guerre préventive d’Israël – même sans les Israéliens – contre une puissance régionale trop menaçante.

    Si les nombreux conflits déclenchés dans le monde depuis les années 90, après la chute du communisme en URSS, ne sont pas tous en rapport avec le sionisme, un nombre disproportionné de conflits concerne de près ou de loin Israël, en tout cas ses intérêts. Si l’influence de ce petit pays de huit millions d’habitants sur la politique extérieure des États-Unis a été étudiée et médiatisée, notamment dans l’ouvrage Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, cherchons pourquoi la France prend le même chemin que les États-Unis, après la cassure politique de 2004, date à laquelle le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy s’empare du pouvoir réel en France, avant même d’être élu président de la République trois ans plus tard, en 2007.
     
    Vous connaissez celle du petit David qui nique les deux Goliath ?
    Certes, la première nomination en 2002 de Sarkozy au poste de ministre de l’Intérieur ne changera pas la décision du tandem Chirac/Villepin de se désolidariser de la guerre américaine contre l’Irak en 2003, ce chant du cygne de la politique d’indépendance nationale d’inspiration gaulliste. L’affaiblissement de Chirac, en vérité un président sortant décrié élu par accident à plus de 82 % des voix, puis l’éviction habile par une contre-manipulation de Villepin, lâché par les services, poussent Sarkozy devant Chirac, pourtant élu du peuple, à l’image de Valls devant Hollande en 2014. Un changement doux de l’organigramme politique, mais aux effets spectaculaires : après avoir avalé l’adoubement par Chirac du jeune Bachar al-Assad en novembre 1999 et le soutien indirect du même Chirac au Hezbollah en août 2006, Sarkozy qualifie le Hezbollah de « mouvement terroriste » le 2 septembre 2006, et tout en rappelant en permanence son soutien indéfectible à Israël (voir le livre de Blanrue sur le sujet), fera bombarder la Libye en 2011. Quant à Hollande – pourtant pas très porté sur l’ultrasionisme, mais aiguillonné par Valls et le CRIF –, il déclenchera des opérations aéroterrestres contre les islamistes au Mali (janvier 2013), et aériennes contre le soi-disant État islamique en Syrie (septembre 2014).
     
    Le marionnettiste est au centre sur la photo 
    Nous ne constatons alors aucune rupture idéologique dans la chaîne Sarkozy/Guéant/Kouchner-Hollande/Valls/Fabius : depuis 10 ans, quelle que soit sa couleur, la politique extérieure de la France s’aligne sur les positions israélo-américaines au Moyen-Orient, au grand dam des amoureux de l’indépendance nationale, qui n’est évidemment pas synonyme d’antisionisme et encore moins d’antisémitisme. La défense d’Israël ayant été déclarée prioritaire par tous nos Premiers ministres ou nos présidents lors des dîners successifs du CRIJF.

    Alors ? Qui fait plier nos dirigeants ?
    Une campagne de presse hurlant à l’antisémitisme en cas de non alignement ? Des révélations sur un parcours politique forcément sinueux ? La menace d’opérations terroristes sur notre sol, dans les airs, ou contre nos intérêts disséminés dans le monde ? Des mesures de rétorsion financières à grande échelle ? Israël et ses appuis/relais en France en ont-il les moyens ?

    « Sans la domination financière de la City sur la planète jusqu’à la Seconde Guerre mondiale et la création de sa monnaie privée le 23 décembre 1913, le dollar, par les soins de ses filiales dans le Nouveau Monde, le sionisme serait resté une excroissance nationaliste hérétique, et demeurée localisée en Europe de l’Est, d’un judaïsme principalement pharisaïque et d’influence talmudique. » (Interview d’Aline de Diéguez sur algeriepatriotique.com <http://algeriepatriotique.com>  le 6 décembre 2012)
     
    Arbre généalogique de la nouvelle dynastie royale française qui a pris la suite des Bourbons déchus et rituellement sacrifiés
    Qu’est-ce qui modifie les rapports de forces officiels à l’intérieur même d’un régime, changeant le vote des Français en théâtre inutile ?
    La presse, subventionnée en partie par l’État, tenue par les annonceurs sous l’égide des monstres Publicis et Havas, et appartenant à de grands groupes directement ou indirectement liés au commerce des armes (Dassault, Lagardère), sinon à des puissances bancaires (Rothschild, Pigasse), dispose-t-elle de cette force ? Si oui, le sionisme pèse-t-il assez lourd dans ce secteur pour désigner des cibles, imposer des priorités, orienter des/les politiques ?
    Les socialistes en France sont-ils la transposition des « chrétiens sionistes » ou protestants fondamentalistes d’outre-Atlantique, qui pour des raisons théologiques et commerciales amplifient la politique prosioniste du gouvernement américain ?
    Si personne de sérieux ne peut croire qu’un simple bluff médiatique ou une menace d’excommunication pour antisémitisme peut suffire à faire plier certains des gouvernements les plus puissants de la planète, alors nous devons accepter qu’une force supérieure fait d’une majorité des gouvernants occidentaux ses obligés. Pour cela, il faut remonter à des temps immémoriaux, quand Mayer Amschel entre dans l’Histoire…

    Rothschild ou la puissance du couple argent/information

    Si la synergie avions/chars marque le début de la guerre mobile moderne (inaugurée par les Soviétiques contre les Japonais en 1939), le couple argent/information est le déclencheur de la puissance politique de la « haute banque » aux débuts du XIXe siècle, dont les Rothschild sont les maîtres. Le poids financier mène à l’information stratégique, qui peut se changer en bénéfice. 250 ans après l’avènement du patriarche Mayer Amschel Bauer (devenu Rothschild), la banque d’affaires gérée par David de Rothschild est au cœur du pouvoir français, pouvoir qu’il n’est pas utile de qualifier de politique, bancaire ou économique, puisque chez nous, la confusion semble totale. Le voyage que nous vous proposons dans la dynastie et la galaxie Rothschild permet de réduire quelques fantasmes, et d’en consolider d’autres. Entre le juif-Satan griffu qui possède la terre, et le juif-victime qui fait pleurer dans les chaumières, il y a un juste milieu, étayé par des sources historiques, économiques, et politiques.

    Rothschild : fantasmes vs réalités
    « La véritable menace pour notre république est le gouvernement invisible, qui, comme une pieuvre géante, étend ses tentacules gluants autour de notre ville, état et nation. À sa tête se trouve un petit groupe de maisons bancaires, qu’on appelle généralement “banquiers internationaux”
    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Rothschild-ou-la-pu...
    (John F. Hylan, maire de New York, 1911)
    Certains historiens font coïncider le siècle des révolutions avec l’influence montante de Mayer Amschel (1744-1812). Selon eux, Napoléon aurait été l’instrument dans la main des Rothschild de la destruction des monarchies dans toute l’Europe à l’aube du XIXe siècle ; dans le même ordre d’idées, le communisme serait né du désir à la fois secret et subventionné de détruire le christianisme et surtout, la dynastie tsariste, qui refusa d’accorder une citoyenneté à part entière aux juifs, comme la Révolution française put le faire.

    Les juifs, et derrière eux les Rothschild, les grands argentiers de la subversion, seraient à l’œuvre derrière toutes les révolutions des deux derniers siècles. En réalité, c’est l’appât du gain qui conduit cette famille de banquiers : si un régime peut augmenter ses bénéfices, alors il est consolidé ; sinon, lâché, un autre étant favorisé. Aussi simple que cela. Il y a donc une confrontation permanente et larvée entre les intérêts des Rothschild, et ceux des nations qui les abritent (Angleterre, France, Autriche, Italie et Allemagne, même si ces deux dernières n’existeront en tant que nations qu’en 1861 et 1871), ou des peuples en question. Parfois, ces intérêts ne sont pas contradictoires, et cela mène au développement industriel de la première moitié du XIXe siècle, avec le financement du chemin de fer, des bassins miniers qui les produisent et des voies de communications entre eux. La Compagnie des Chemins de fer du Nord sera le fer de lance industriel des Rothschild, ainsi que l’entreprise la plus prospère du siècle (elle sera nationalisée un siècle plus tard, l’État français unifiant les cinq grandes compagnies désormais déficitaires sous l’égide de la SNCF, en 1938). Les intérêts Rothschild ne sont donc pas fondamentalement antihumanistes, ou antifrançais, pour ne parler que du cas français. La preuve, ils se sont accommodés des trois formes de gouvernement au cours de ce fameux XIXe : Première République (1792), puis l’Empire (1804), la Restauration ou monarchie constitutionnelle (1814), les parenthèses révolutionnaires de 1830 et 1848 (Deuxième République), la Commune (1871), et enfin la Troisième République (1870) ! Opportunisme et adaptation, voici la clé.

    D’où vient la fortune du père fondateur ? Officiellement, de son sens instinctif des affaires, officieusement, de sa gestion habile de la fortune du prince de Hesse, Guillaume 1er. Orphelin à 10 ans, entré en banque à 13 ans, le petit Amschel montre une singulière appétence pour l’argent et un flair pour les bons coups. Il gère la location annuelle des 15 000 soldats du prince de Hesse à la Couronne Britannique, origine réelle de sa fortune : l’argent détourné (le prince est en fuite au Danemark après la bataille d’Iéna) est déposé à la « NM Rothschild and sons », la banque de son fils Nathan Mayer, basé à Londres, les autres fils constituant un réseau de places fortes entre Paris, Vienne, Naples et Francfort. Première mondialisation bancaire ! Avec des relations secrètes entre les cinq pôles, et un service de communication imbattable à l’époque : par bateau, cheval ou pigeon, par tous les temps, les messagers Rothschild traversent terres et mers pour apporter l’information la plus fraîche, celle qui fera la différence. Sur la concurrence, et même sur les États. La coalition Rothschild, malgré les intérêts nationaux, travaillera toujours in fine pour elle-même… tout en se gardant bien de rentrer en conflit ouvert avec les autorités officielles. D’où les hommes politiques achetés ici et là, couverts de cadeaux ou d’invitations, dans une des nombreuses demeures qui fleuriront dans les meilleurs endroits : châteaux en région parisienne d’Armainvilliers, Laversine, Vaulx-de-Cernay, Fontaines, La Ferme, et Chantilly, et hôtels particuliers au cœur de Paris : rue Saint-Florentin (le « Versailles de la ploutocratie parisienne » selon Heine), rue de Monceau, Faubourg Saint-Honoré, avenue Marigny, avenue de Friedland, avenue du Bois-de-Boulogne…
     
    Anciennement propriété de Talleyrand, l’hôtel de la rue Saint-Florentin sera acheté par James de Rothschild en 1838 ; il accueillera un siècle plus tard le centre du Plan Marshall pour l’Europe (1949), puis la première mission américaine de l’OTAN, pour  devenir le consulat des États-Unis.
    Nantis de ce système, les Rothschild disposent d’un coup bancaire d’avance sur leurs concurrents. Et quand il s’agit d’emprunts d’État, les bénéfices sont rapidement mirifiques. Rappel : les rentes dont on parle à l’époque (première moitié du XIXe) sont des emprunts perpétuels qui supposent le versement d’intérêts réguliers. Ce sont les établissements de la « Haute Banque » qui financent donc les besoins des gouvernements, par exemple pour la guerre, ou un investissement industriel. Qui prête 100, récupère 110. Républicains ou révolutionnaires, bourgeois ou monarchistes, les gouvernements auront tous besoin d’argent frais, et la caisse des Rothschild est toujours prête à rendre service. À l’époque, il n’y a pas d’épargne, et les banques de dépôts n’ont pas encore modifié la donne. Ce sont les frères Pereire, ces banquiers juifs qui poseront quelques soucis aux Rothschild, qui auront l’idée de drainer l’épargne populaire. Mais avant cela, tous les emprunts nationaux passent pas un conglomérat de banques d’affaires, qui disposent de comptes de dépôts, prestigieux mais limités. Ce n’est pas la source de leur richesse future.

    Voici le principe de la rente par Wikipédia :
    « La rente a un avantage politique, celui d’obliger le rentier à soutenir le gouvernement contre les alternatives qui menacent de supprimer les rentes… Mais si le rentier perdait confiance, il vendait sa rente plutôt que de risquer de le perdre dans un soubresaut politique, et le prix baissait. C’était inquiétant pour les gouvernants et ils surveillaient cela comme le lait sur le feu : représentatif de la confiance accordée au gouvernement, au gré des événements économiques, politiques ou militaires, ce prix de la rente avait un impact direct sur les finances publiques. En effet, les États perpétuellement nécessiteux et par conséquent perpétuellement émetteurs de dettes étaient obligés de suivre le prix du marché pour les nouvelles dettes, et donc, si celui-ci baissait, de donner plus de rente pour recueillir la même quantité d’argent, donc de gager plus de leur futures recettes (fiscales). »
    Résumé : une partie des Français paye ses impôts aux Rothschild ! Conséquence : qui tient la rente, pour peu que le régime soit stable, tient le gouvernement. En détenant les rentes principales, les Rothschild tiennent les gouvernements successifs dans leurs mains. Et ceux qui croient que la famille est réactionnaire dans l’âme, se trompent : le besoin d’argent est apolitique, il se situe au-dessus du jeu politique classique. De plus, les Rothschild s’assurent le contrôle du commerce de l’or, de l’argent, et des minerais précieux. Avant d’en faire profiter les gouvernements. Les économistes le savent : qui contrôle la monnaie contrôle la politique.
    Les Rothschild : premier système d’écoute européen ?
    « Talleyrand, ambassadeur à Londres, écrit à la sœur du roi Louis-Philippe, le 15 octobre 1830 : “Le ministère britannique est toujours mis au courant de tout par Rothschild, 10 à 12 heures avant les dépêches de Lord Stuart (l’ambassadeur à Paris), et il ne saurait en être autrement. Car les navires sur lesquels embarquent les courriers des Rothschild appartiennent à cette maison, ne prennent aucun passager, et appareillent par tous les temps.” Mieux : les diplomates, autrichiens ou français, utilisèrent souvent les courriers des cinq frères pour leur propre correspondance. D’où la possibilité, pour les uns et les autres, de jolis coups. Un observateur autrichien à Francfort notait en 1821 : “Les nouvelles de M. de Rothschild n’ont que la Bourse pour objet.” Metternich, le chancelier d’Autriche, fut accusé un jour d’avoir fait retarder l’entrée dans Vienne d’un certain courrier porteur de graves nouvelles politiques, pour préparer, en accord avec Salomon, une spéculation boursière. » (Extrait de Les Rothschild, histoire d’un capitalisme familial, de Jean Bouvier, aux éditions Complexe, 1983)
    De la sorte, après la défaite française à Waterloo, les Rothschild (avertis de la défaite avant tout le monde grâce à leurs services secrets, ils réalisent une jolie culbute financière) mettent la main sur la rente anglaise grâce à Nathan, puis française, grâce à la collaboration fructueuse de James avec les rois de la Restauration, et surtout Louis-Philippe (qui règnera après 1830). Un état de grâce qui va faire exploser les bénéfices maison. Un cercle vertueux qui unit hausse des capacités de financement et influence politique majeure, qui n’aura d’autres limites que les résistances des nations ou des banques concurrentes coalisées. Résistances qui s’effriteront tout au long du siècle face à ce mur de l’argent, mais aussi à une série de coups bas. En Europe, la puissance de la Maison ne fait plus aucun doute, du moins parmi les hauts dirigeants :
    « James de Rothschild fut le gérant de la fortune personnelle du roi Louis-Philippe. Metternich lui-même, pourtant orfèvre, s’en offusquait et, faisant allusion à cette circonstance, écrivait à l’ambassadeur autrichien à Paris Apponyi : “La maison Rothschild joue en France, pour des raisons naturelles que, toutefois, je ne saurais considérer de ce fait comme étant bonnes, surtout morales, un rôle bien plus considérable que les gouvernements eux-mêmes, à l’exception peut-être du cabinet anglais, le grand ressort étant l’argent.” (Lettre du 11 décembre 1845) »

    Le grand écrivain [juif] romantique Heinrich Heine est un familier de la rue Laffitte, où James travaille : « C’est à son bureau de la banque que je préfère voir le baron, car j’y peux observer la façon dont les gens… font devant lui des courbettes. Il y a là une contorsion de l’épine dorsale que le plus fin acrobate aurait de la peine à imiter. J’ai vu des hommes se plier en deux comme au contact d’une pile voltaïque en approchant du baron. Nombreux sont ceux qui sont frappés d’une crainte respectueuse à la porte de son bureau, tel Moïse au mont Horeb… » 
    On pensait que les Rothschild s’adaptaient à la politique, il n’en est rien : c’est la politique qui s’adapte désormais à eux.

    La politique des Rothschild
    Où l’on comprend que la politique n’est que la peau des flux financiers, le serpent pouvant muer plusieurs fois sans problème…
    « Quant à James – 23 ans en 1815 – il héritera de la situation la plus délicate ; banquier des Bourbons pendant les 15 années de leur artificielle résurrection, il allait vivre en France, zone charnière entre les deux camps, au milieu d’évènements parfois dramatiques, le passage d’un monde à l’autre ; financier de la “Restauration”, comme ses frères de l’Est l’étaient en même temps de la “Sainte-Alliance”, il fut capable d’épouser le cours des événements, au point de passer sans dommage du régime des “ultra-royalistes” de 1815-1830, à celui des “barricades de juillet”. Même tour de force en 1848, quand il réussira à traverser les orages de la République, puis du coup d’État, sans rien perdre de sa puissance. »
    Cultiver les amitiés politiques permet d’être au courant des opérations financières en cours. Dans leurs châteaux, les Rothschild reçoivent les politiques, qui leur mangent dans la main, et les informent des derniers développements. Du délit d’initiés à grande échelle. Ainsi, comme l’écrit Jean Bouvier, « au cours des négociations préliminaires entre les Alliés [qui ont vaincu Napoléon], les banquiers et le gouvernement français, James s’était présenté comme le fondé de pouvoir de certains créanciers de la France – princes et rois d’Allemagne , dont Guillaume de Hesse, naturellement »…

    Incontournables, au cœur du pouvoir et de toutes ses intrigues. Tant que les peuples ne sont pas au courant, tout se passe entre gens du « monde ». Mais parfois, l’information filtre, comme l’emprunt d’avril 1820, qui fera grincer des dents l’opinion autrichienne : les Rothschild avancent 20 millions de florins à un gouvernement qui devra en rembourser 36 à Salomon, le frère basé à Vienne. Le besoin d’argent étrangle : souveraineté et indépendance échappent aux gouvernements européens, qui doivent en passer par les Rothschild pour prendre des décisions économiques, et politiques. Et quand on décide de la politique, la guerre n’est jamais très loin. La guerre avec ses profits formidables (le blocus maritime français pendant les campagnes napoléoniennes accroît considérablement la fortune d’Amschel, qui se jette avec gourmandise sur tous les trafics de marchandises), mais aussi la paix, qui assure le rapport de la rente. Guerre ou paix, tout est profitable, du moment qu’on joue gagnant. Cependant, à leurs débuts, les Rothschild ne sont pas des va-t-en-guerre, comme le montre cette lettre de James à son frère Salomon le 24 novembre 1830 :
    « Nous ne négligerons rien pour maintenir la paix. Nous ferons l’impossible… Aussi, cher Salomon, tâche de te renseigner, car si nous ne spéculons sur aucune rente, nous détenons néanmoins pour 900 000 francs de rente effective – ce qui représente un nominal de 18 millions de francs – et si la paix est maintenue, leurs cours atteindra 75 %, alors qu’il tombera à 45 % si nous avons la guerre. Il est certain que nous ne perdrions pas moins maintenant de 25 à 30 %... Les gens sensés ne peuvent imaginer que les puissances veuillent par un conflit anéantir l’industrie, le commerce et le crédit public. Et pourtant le monde entier s’arme et cela m’effraye… L’expérience montre malheureusement que le fait d’équiper des armées et de les mettre en présence entraîne facilement la guerre… »
    Exact, et cela n’empêchera pas, à la fin du siècle, les Rothschild de devenir le soutien bancaire de la principale société d’armement britannique, la Vickers, représentée par le célèbre Basil Zaharoff, le faiseur de guerres. Guerre étant synonyme de dette, et dette de raffermissement du pouvoir des créanciers sur les États… Revirement somme toute logique quand on a des intérêts dans le transport maritime, les métaux et la géopolitique.

    Louis-Philippe, dans la main de James de Rothschild : « Je connais tous les ministres, je les vois journellement, et dès que je m’aperçois que la marche qu’ils suivent est contraire aux intérêts du gouvernement [comprendre ceux de la Maison], je me rends chez le roi que je vois quand je veux… Comme il sait que j’ai beaucoup à perdre et que je ne désire que la tranquillité, il a toute confiance en moi, m’écoute et tient compte de ce que je lui dis. »

    Qui est le vrai roi ?
    Celui qu’on appelle le roi, ou celui qui fait les rois ?
    Voici une note de l’historien Michelet dans les années 1840 sur le même James :
    « Jeudi 21 juillet 1842. M. Rothschild sait l’Europe prince par prince, et la Bourse courtier par courtier. Il a leur compte à tous dans la tête, le compte des courtiers et celui des rois ; il le leur dit sans consulter ses livres. Il dit à untel : “Votre compte se réglera mal, si vous prenez tel ministère…” Il n’est qu’une chose qu’ils ne prévoient point, c’est le sacrifice. Ils ne devineront pas, par exemple, qu’il y a à Paris 10 000 hommes prêts à mourir pour une idée. Ils furent surpris en juillet (1830)… Dans la journée, ma voiture croisa rapidement celle de M. Rothschild, si vite que je ne pus le saluer ; son profil de singe intelligent me frappa comme une ébauche de Rembrandt, un coup de crayon qui dit tout… »
     
    Philippine de Rothschild au festival de Cannes en 2012 
    Michelet prend des risques avec les associations, là. Plus sérieusement, si nous creusons aussi loin dans la pratique rothschildienne, c’est que rien n’a changé, au fond. En 2011, David de Rothschild, contre toute attente, en pleine DSK-mania, mise sur le cheval Hollande, que personne ne voit gagnant. Ni même partant. Il lui adjoint une pointure, le jeune Emmanuel Macron, issu de la Maison, qui participe à son programme politique, et devient rapidement le numéro deux du gouvernement. Le Rothschild de gouvernement, une habitude en France depuis l’avènement de Georges Pompidou, poursuivie sous Balladur et Sarkozy sans aucun complexe. Mais retournons encore 150 ans en arrière : si l’argent conduit naturellement à l’influence politique, la politique se tourne naturellement vers les intérêts de la Maison. La preuve avec ce coup de pouce de l’État à la société de transport rothschildienne :
    « Tels que les évènements se déroulèrent ensuite, on peut penser, en toute vraisemblance, que James avait soutenu, ou inspiré, ces mesures législatives décisives puisqu’elles lançaient effectivement l’entreprise en faisant démarrer les travaux préparatoires. En 1845, en effet, l’État cédait ces diverses lignes à une compagnie financière Rothschild par le biais d’une adjudication de l’exploitation du réseau. Les banquiers héritaient d’un travail tout fait. Ils n’avaient pour ainsi dire, qu’à mettre les trains sur les rails. »
    Autre forme d’avantage : quand la situation politique se tend, comme pendant la révolution de 1948, James n’a pas de raison de partir en Angleterre :
    « Le ministre des Finances, Michel Goudchaux, Israélite d’une famille de négociants de Nancy, républicain modéré, lui donna des apaisements, et le préfet de police, Caussidière, le reçut fort civilement. James, rassuré, paya son entrée dans le nouveau régime, qui pensait avoir besoin de la “Haute-Banque”, en versant 50 000 francs pour les blessés de février. Le scénario de 1830 était-il en passe de se reproduire ? »
    Commentaire ironique et fataliste du journal Le Tocsin des Travailleurs en août 1848 :
    « Vous êtes admirable, Monsieur. En dépit de la majorité légale, Louis-Philippe tombe, Guizot disparaît, la royauté constitutionnelle et l’éloquence parlementaire sont obligées de céder la place, mais vous, vous ne bougez pas !... Vous auriez pu fuir ce pays… Vous restez, supposant que votre force est indépendante des vieilles dynasties et hardie à l’égard des jeunes républiques… Vous êtes plus qu’un homme d’État. Vous êtes le symbole du crédit. »
    Cette force supérieure, qui plane au-dessus des grands États européens et des conflits entre les hommes, James en fait partie. Et malgré leur attachement national, les cinq frères n’entreront jamais en conflit, participant de plus en plus aux relations internationales, tout en gardant le cap sur leur unité intrinsèque, et leur intérêt commun : Amschel, sur son lit de mort, leur a fait jurer de ne jamais briser le noyau dur. Un noyau qui grossira de génération en génération, à coups de mariages entre cousins et cousines, frères et belles-sœurs, et pour les femmes, des unions étudiées de près et entérinées par les frères tout-puissants.
     
    Philip Sassoon, conseiller de Lloyd Georges lors du traité de Versailles (1919), fils de Aline Caroline de Rothschild et Sir Edward Albert Sassoon, recevra la haute société britannique dans son mirifique hôtel particulier de Port Lympne : duc et duchesse de Windsor, Churchill, Chaplin... Son alter ego français lors des négociations de Versailles n’est autre que Georges Mandel, de son vrai nom Louis Georges Rothschild, à l’ascendance floue. Il fera l’objet d’une biographie de Nicolas Sarkozy en 1994 (entachée d’un soupçon de plagiat), futur président de la République déjà présent dans le noyau dur balladurien issu de la banque Rothschild dans les années 90. Vous n’avez pas voulu de Balladur ? Vous aurez Sarkozy.

    En trois générations, une dynastie royale a surgi du monde post-révolutionnaire sur les cendres de l’aristocratie européenne. Face à cette puissance montante, les nouveaux hommes politiques des républiques successives ne feront pas le poids, ainsi que le rapporte l’auteur du Journal des Goncourt en janvier 1890 :
    « Les Rothschild ne détestent pas du tout la république, se trouvant, en l’absence d’empereurs et de rois, les vrais souverains, et rencontrant dans les ministres actuels, ainsi que les Rothschild l’ont rencontré chez un tel et un tel, par le seul fait de la vénération du capital chez des hommes à la jeunesse besogneuse – rencontrant des condescendances qu’ils n’ont jamais obtenues des gens faits au prestige de la pièce de cent sous. »
     
    Monarchie ou république ? On gagne à tous les coups !
    Là est la pliure. Il ne faudra pas deux générations pour que la haute société britannique fasse sauter ses barrières antijuives.
    « C’est par la route des honneurs politiques que les Rothschild de Londres se firent aussi admettre comme citoyens à part entière de Sa Majesté. L’épisode de l’entrée de Lionel aux Communes est connu ; sa signification n’en demeure pas moins grande. Avec lui, les Israélites anglais forcèrent une des rares portes qui leur fût encore fermée dans le pays du libéralisme bourgeois triomphant. Sans doute, à côté de leurs frères d’Europe centrale et orientale, les Israélites anglais avaient-ils peu de raisons de se plaindre ; mais ils ne pouvaient siéger aux Communes, ni aux Lords : le serment de la prise de fonctions par sa formule “sur la foi sincère d’un Chrétien” interdisait en fait aux Israélites de siéger. Lionel décida de briser cet interdit d’un autre âge. Il y fut sans doute incité par l’un de ses proches amis : Benjamin Disraeli, Israélite d’origine, mais que sa famille avait fait élever dans la religion anglicane. […] Disraeli soutint que c’était un faux calcul politique de persécuter les Israélites, race essentiellement conservatrice selon lui… Mais quand le bill fut présenté à la Chambre des Lords, ceux-ci le repoussèrent sans ménagement. Lionel donna alors sa démission – et se représenta à la première occasion ; six fois il fut réélu, et six fois le même déroulement des faits se reproduisit. En 1857 enfin, par une modification de la formule du serment, Lionel put siéger aux Communes : il n’y prit jamais la parole mais la dernière discrimination antijuive en Angleterre n’était plus. Il représenta la City jusqu’en 1872 ; Meyer son frère, Ferdinand son gendre siégèrent aux Communes de son vivant même. Et, peu après sa mort, son fils Nathaniel (1840-1915) porta, le premier, le titre de Lord Rothschild. »
    Après la puissance financière, l’influence politique, et son corollaire, la loi d’exception. Une fois acceptée par l’establishment, plus rien ne pourra contrarier le développement de la Maison, pas même la nationalisation bancaire de 1982, qui n’empêchera pas une fulgurante recomposition de la nébuleuse rothschildienne à l’ombre du grand public, toujours marqué par le Mur de l’Argent et les « 200 Familles ». Si la fin du XIXe siècle marque l’arrêt apparent de la domination de la banque d’affaires sur les autres banques, qui s’enrichiront des dépôts des petits épargnants, l’activité des Rothschild ne se limite heureusement pas à la banque : ils restent directement ou indirectement les maîtres des mers et du transport des matières premières stratégiques vers l’Europe. Espagne, Bruxelles, Anvers, New York, Le Havre, la Maison est présente partout où les denrées précieuses aboutissent. Voici ce qu’écrit Jean Bouvier pour les années 1890 :
    « Naturellement il n’était pas dans les habitudes des Rothschild de faire de tout, en fait de négoce. Mais de choisir certains produits-clefs, objets de grands échanges et dont le trafic pouvait être contrôlé  par un petit nombre d’intermédiaires. Et d’abord l’or et l’argent qu’ils n’allaient pas quérir à leurs diverses et nombreuses sources mais à leurs points d’arrivée dans les pays européens, afin d’être les fournisseurs des gouvernements en matières premières monétaires… Les Rothschild fournirent aussi de l’or monétaire aux gouvernements turc, russe, espagnol. »

    Mine de diamants Murowa du Zimbabwe, appartenant à la société de Beers (propriété à 85 % de l’Anglo American, devenue Vallar PLC puis Asia Resource Minerals en 2013, contrôlée par Nathaniel Rothschild), et évaluée à… 3420 kilos de diamant (0,18 g de diamant pour 19 millions de tonnes de minerai), pour un investissement de 60 millions de dollars. 

    Le négoce n’empêchant nullement de prendre des parts dans les mines… stratégiques pour l’industrie de l’armement. Ils sont loin les vœux de paix et de stabilité émis par James !
    « Tant d’intérêts économiques et politiques étaient attachés à ce genre d’investissements. Almaden, Penarroya, Rio-Tinto – toutes trois en Espagne : mercure, fer, plomb, zinc, cuivre ; le Nickel, en lointaine Calédonie ; la de Beers : diamants d’Afrique du Sud ; le pétrole russe, en alliance avec les célèbres frères Nobel : explosifs, armes et philanthropie. Toute la gamme, variée, des techniques de financement,  leur fut appliquée. Le nom de Rothschild n’apparaît même pas chaque fois aux yeux du public. »
    Discrétion est mère de sûreté. Il est vrai que le dernier quart du XIXe siècle voit le sentiment antisémite monter dans la population. À cela, plusieurs explications, selon Bouvier : une dépression industrielle après un fort développement, le durcissement des luttes ouvrières basées sur le sentiment d’injustice, les progrès du (vrai) socialisme, la déception des monarchistes et les tares de plus en plus visibles du parlementarisme. Pamphlets et journaux antisémites fleurissent, dont La Libre Parole de Drumont, qui s’attaquent entre autres aux Rothschild en tant que symbole. L’affaire Dreyfus, à l’aube du XXe siècle, annonce des temps menaçants pour l’unité du pays et une question fondamentale pour la Maison : faut-il financer le sionisme ? Au début, Gustave de Rothschild, président du Consistoire de Paris, intervient mollement. Nous ne sommes pas encore à l’ère des associations communautaires au poids juridique démesuré. La répression médiatique ne s’abat pas encore sur la société civile.
     
    Pièce israélienne de l’indépendance frappée en 1982 du visage du baron Edmond de Rothschild (1845-1934) 
    En réalité, la Maison finance l’installation de juifs en Palestine, achetant des terres d’une main, obtenant le départ de juifs européens de l’autre. Si Edmond de Rothschild et Théodor Herzl se voient en 1896, rien ne se fera avant la mort en 1904 du théoricien du sionisme, dont Edmond donne une définition : « Un juif américain qui donne de l’argent à un juif anglais pour amener un juif polonais en Palestine. »
    « Mais en Angleterre Lionel Walter Rothschild, fils de Lord Nathaniel, n’en soutint pas moins directement le sionisme après la mort de Herzl et c’est à lui que le chef du Foreign Office, Balfour, transmit le 2 novembre 1917 la célèbre “Déclaration Balfour” selon laquelle “le gouvernement de Sa Majesté considère avec faveur l’établissement  en Palestine d’une patrie pour le peuple juif”. Les Rothschild furent finalement malgré Edmond, des soutiens du mouvement sioniste. De nos jours des représentants de la famille, anglais et français, ont de nombreux intérêts en Israël. Triomphe posthume de Herzl. »
    La Seconde Guerre mondiale ayant raison des branches italienne, allemande et autrichienne, le groupe Rothschild déplace son centre de gravité vers l’Angleterre et l’Amérique, pour réapparaître, tel un serpent de mer, en… Afrique lors de la soi-disant décolonisation.

    Les rois de l’Afrique, royaume de France compris
    Plus rien, après le frein dû au second conflit mondial, ne s’opposera à l’expansion et à la diversification des activités de la Maison. Qui prendra des formes diverses, mais toutes centrées sur le vrai pouvoir : de la décision, du financement, et du contrôle de la marchandise stratégique. Le cœur absolu de l’économie politique. Pour preuve, en 1957, un consortium réunissant grandes banques (Crédit lyonnais, Société générale, Paribas…) autour de Rothschild crée la COFIMER, avec des intérêts dans le minerai de fer mauritanien, l’aluminium de Guinée et du Cameroun, le fer et l’uranium du Gabon, les phosphates du Sénégal… D’aucuns y verront la mainmise du groupe Rothschild sur l’Afrique, en route théoriquement vers les indépendances. Jean Bouvier rapporte les propos du président de la COFIMER, Jacques de Fouchier, qui s’adresse à ses actionnaires le 22 juin 1965. Admirons les euphémismes, qui cachent les interventions directes ou indirectes des autorités politiques et militaires françaises :
    « Au cours de l’année 1964 les pays d’Afrique francophone où sont situés nos  principaux intérêts se sont, dans leur ensemble, politiquement stabilisés et consolidés. Plusieurs de ceux qu’une conception plus révolutionnaire de leur indépendance avait pour un temps tenus éloignés de la France ont marqué vers elle un net mouvement de rapprochement. De part et d’autre une compréhension plus sereine s’établit du fait que les jeunes nations africaines peuvent avoir des raisons valables de ne pas adopter purement et simplement les structures politiques et économiques des pays industriellement développés, et que de telles divergences de structures, exprimant des différences d’âge plus que de nature, ne doivent impliquer aucune hostilité réciproque. Tous les gouvernements d’Afrique Noire francophone admettent et démontrent, par leur comportement, que l’existence d’affaires privées à capitaux étrangers demeure compatible avec celle d’un secteur socialisé de leur économie. Il n’y a pas de raison de penser que les crises politiques toujours possibles, qu’elles proviennent de heurts entre tenants de la génération en place ou de l’arrivée au pouvoir d’une génération nouvelle, doivent comporter inévitablement la rupture de tels équilibres : ceux-ci sont, en effet, fondés sur la libre adhésion de tous les intéressés à une vue objective de l’intérêt commun. »
    Socialisme ou capitalisme, c’est du pareil au même : pas touche au grisbi ! Moins exposés qu’au siècle précédent, les Rothschild sont toujours là, et bien là : c’est Georges Pompidou, le fondé de pouvoir de la Maison, qui mène en Suisse le 10 mai 1961 les négociations avec le gouvernement provisoire de la République algérienne, le GPRA. La loi de 1973 surnommée « loi Rothschild », qu’on impute au futur président de la République, et qui bascule les emprunts d’État de la Banque de France (dans laquelle un Rothschild siégera jusqu’en 1930) vers « les marchés » aux intérêts bien compris, sera plus une loi d’affaiblissement de l’État qu’autre chose. Le vrai coup sera porté par le clan balladurien, qui hébergera dans les années 90 la nouvelle banque d’affaires de David de Rothschild après la nationalisation de 1982.
    Cette structure apparaît en filigrane des grandes fusions-acquisitions – les « fusacs » – de l’époque libérale : GDF-Suez, succession de Robert Louis-Dreyfus... Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, rejeton du clan Balladur, elle devient tout simplement incontournable dans les dossiers majeurs : La Poste, Thalès/Dassault, Dexia... Les réseaux économico-politiques de la Maison sont tels, qu’en moins de 30 ans, son influence a retrouvé son lustre d’antan. Le capital, c’est bien les hommes… placés aux postes stratégiques  – pas besoin d’être président bling-bling pour décider, l’influence se conjuguant avec la discrétion –, les officiers rothschildiens se révélant plus efficaces qu’une armée. Et faisant dire à David de Rothschild, dans le livre Rothschild, une banque au pouvoir (Martine Orange, paru en septembre 2012 aux éditions Albin Michel) :

    « J’ai toujours trouvé normal que les associés aient d’autres centres d’intérêt que la banque. Il faut être au contact d’autres réalités, dialoguer avec d’autres milieux. » 
    Au-delà des polémiques sur la loi Rothschild, malgré le peu d’informations qui filtrent, on peut affirmer que la Maison ne domine plus le secteur bancaire comme elle a pu le faire jusqu’au dernier quart du XIXe siècle, mais qu’elle s’est insinuée (on ne parle pas de tentacules) dans les secteurs les plus lucratifs et prépondérants. Des observateurs économiques iront jusqu’à dire de l’Afrique qu’elle est « le continent Rothschild », une chasse gardée familiale, forcément en rapport avec les réseaux Foccart. Une anecdote en passant : Edouard Stern, assassiné officiellement par sa maîtresse en 2005, est le descendant d’une dynastie de banquiers qui se croisent et s’entrecroisent, mêlant les noms les plus prestigieux de cette branche économique. Rothschild, Halphen, Fould, David-Weill… la page relative à la famille Stern dans Wikipédia, cette espèce d’arbre généalogique involontaire du réseau des puissants, donne le vertige [2 <http://www.egaliteetreconciliation.fr/Rothschild-ou-la-pu...> ].

    Le mariage d’amour entre les Rothschild et l’Afrique donnera naissance à la SAGA, Société anonyme de gérance et d’armement, son fer de lance sur le continent noir, qu’on appelle par maladresse ou imprécision « les intérêts de la France en Afrique ». Là aussi, la lucidité impose de dissocier le privé du public : l’un (le pool financier) exploitant et profitant, l’autre (la société civile) étant accusé de colonisation, source de bien des malentendus entre colonisés et colonisateurs.

    En mai 1845, le soyeux et humaniste lyonnais Arlès-Dufour affirmait déjà :
    « Aujourd’hui, c’est près de Rothschild qu’il faut voler, sans calembour, et sur les rails qu’il faut marcher, si l’on veut se mêler vraiment aux grandes affaires de ce monde… Les hommes qui mènent vraiment les grandes affaires du monde ne sont pas là (au parlement). »
    On comprend dès lors que le couple Argent-Information, une fois formé, débouche immanquablement sur le vrai pouvoir de décision, qu’il soit politique, économique ou même culturel. En la matière, Guy de Rothschild (1909-2007), parrain de Pompidou, excellera, parallèlement à ses activités bancaires, dans le vin, les chevaux, et les arts. Pour donner une simple idée de l’omnipotence rothschildienne, sachez que dès 1820, le Vatican empruntait de l’argent à la maison Rothschild. Cela peut-il expliquer Vatican II, ou ce qui suit ?

    Le Monde du 27 mai 2014 écrit : « À la demande des Israéliens, le pape s’est aussi rendu sur la tombe de Theodor Herzl, le père du sionisme. Puis, il a rencontré des survivants de la Shoah au mémorial de Yad Vashem. Dans ce lieu, où Benoît XVI, jugé trop froid, avait déçu les Israéliens, le pape François a baisé les mains des survivants présents. »
    Les Rothschild ayant saisi avant tout le monde l’importance de l’information, de sa captation et de sa vitesse, un rival (mais coreligionnaire) s’emparera d’une autre partie de ce secteur-clé en France. Un niveau de puissance en dessous du grand business mêlant finance et géopolitique, le monde de la presse et de la publicité appartiendra à Charles-Louis Havas dans la première moitié du XIXe siècle. L’expansion rapide de ce réseau bancaire provient du couplage information/publicité, assis sur un réseau mondial d’agences, qui imposeront en moins de 30 ans un monopole de fait sur la grande information. Source de toutes les spéculations pour le public spécialisé, et de toutes les influences sur le grand public, qui sera nourri sans le savoir au lait des besoins et des intrigues des grands potentats économiques, des maîtres de la Bourse et des politiciens à leur service.
     
    Notes

    [1 <http://www.egaliteetreconciliation.fr/Rothschild-ou-la-pu...> ] “The real menace of our republic is the invisible government which, like a giant octopus, sprawls its slimy length over our city, state and nation. At the head is a small group of banking houses, generally referred to as ’international bankers.”

    [2 <http://www.egaliteetreconciliation.fr/Rothschild-ou-la-pu...> ] http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Stern


















































    13:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    22/04/2015

    Bernard Squarcini: L’Arabie saoudite a financé le terrorisme en Syrie et en Algérie

    lclg/h/lpv
     
     
    Bernard Squarcini: L’Arabie saoudite a financé le terrorisme en Syrie et en Algérie
     
     
    Bernard Squarini: L’Arabie saoudite a financé le terrorisme en Syrie et en Algérie
    Arabie saoudite Crises/guerres Droit international Ingérence Maghreb Syrie
    Bernard Squarcini, ancien patron des renseignements intérieurs français, révélait il y’a presque 2 ans que «L’Arabie saoudite finançait le terrorisme en Syrie et en Algérie».
    Ce qui était connu concernant le financement du terrorisme en Algérie, en Syrie et ailleurs par certains pays du Moyen-Orient avait fait l’objet de nombreux témoignages irréfutables. L’ancien directeur des services de renseignements internes français Bernard Squarini, ancien patron du renseignement intérieur français, avait témoigné sur le rôle du Qatar et de l’Arabie saoudite dans le financement du terrorisme. C’est dans son livre «Le renseignement français, les nouveaux enjeux», paru il y a un peu plus de 2 ans, que Bernard Squarcini avait révélé les détails de cette relation faite au détriment de centaines de milliers de victimes.
    Selon cet ancien patron des renseignements intérieurs français, les groupes djihadistes qui avaient prêté allégeance à Al Qaïda «étaient financé principalement par le prince saoudien Bandar Ben Sultan (secrétaire général du Conseil de sécurité nationale et chef des renseignements généraux d’Arabie saoudite) qui adoptait une politique régionale indépendante de ses frères et ses cousins».Bernard Squarini, assurait dans son dernier livre que «Bandar Ben Sultan, chef des renseignements saoudiens, était derrière le financement des groupes djihadistes en Afghanistan, en Syrie, au Liban, en Egypte, au nord de l’Afrique», «le Qatar, grand partenaire commercial et politique de la France, était intéressé par le financement, voire l’armement des groupes islamistes combattant en Afrique contre l’armée française».
    D’après Bernard Squarini, Doha utilise les ONG (organisations non gouvernementales) pour camoufler et faire passer le soutien logistique et entraîner les groupes djihadistes. L’Arabie saoudite a un rôle dans le financement et l’entraînement des groupes extrémistes, particulièrement au nord de l’Afrique, surtout en Algérie. Il rappelait que le 22 mars 2013, les renseignements hollandais, britanniques, belges et français avaient tenu une réunion à Dublin pour tirer la sonnette d’alarme suite aux rapports faisaient état de centaines d’Européens combattant dans les rangs les plus extrémistes en Syrie. Ces renseignements craignaient leur retour vivants de Syrie, était-il noté par Bernard Squarini, qui se demandait : «Dans ce cas, comment qualifier l’Arabie saoudite et le Qatar de pays amis, au moment où ils agissaient contre les intérêts français ?»
    Cet ancien patron des renseignements intérieurs français évoquait dans son livre «les profondes divergences entre le ministère français des Affaires étrangères et les services de sécurité français», expliquant que «les changements de position de la diplomatie française sur la Syrie étaient dû à ces changements». Bernard Squarini avait estimé que «la direction diplomatique française de la crise syrienne s’opposait à la logique, surtout qu’elle avait misé sur la chute inéluctable de Bachar Al Assad. Mais celui-ci est sorti plus fort après l’affaire des armes chimiques».
    Bernard Squarini qui avait expliqué dans son livre que «nous savions depuis 20 ans que les banques saoudiennes, égyptiennes et koweïtiennes finançaient les groupes islamistes en Egypte et en Algérie», a également ajouté que «les renseignements français savaient que parmi ceux qui combattent Bachar Al Assad se trouvent des islamistes du Maroc, de Libye, d’Irak, d’Egypte, d’Afghanistan, du Pakistan et du Daghestan et des centaines de Français».
    09-04-2015
    *Bernard Squarcini, né le 12 décembre 1955 à Rabat (Maroc), est un haut fonctionnaire français, ancien commissaire de police et préfet.Il occupe les fonctions de directeur central du renseignement intérieur du 2 juillet 2008 au 30 mai 2012. Bernard Squarcini a été notamment chargé, au cours de sa carrière, du renseignement antiterroriste en Corse et au Pays basque

    Source: http://www.ouvalalgerie.com/monde/285-L%E2%80%99Arabie-sa...

     

    17:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    Bernard Squarcini: L’Arabie saoudite a financé le terrorisme en Syrie et en Algérie

     
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    Bernard Squarcini: L’Arabie saoudite a financé le terrorisme en Syrie et en Algérie
     
     
    Bernard Squarini: L’Arabie saoudite a financé le terrorisme en Syrie et en Algérie
    Arabie saoudite Crises/guerres Droit international Ingérence Maghreb Syrie
    Bernard Squarcini, ancien patron des renseignements intérieurs français, révélait il y’a presque 2 ans que «L’Arabie saoudite finançait le terrorisme en Syrie et en Algérie».
    Ce qui était connu concernant le financement du terrorisme en Algérie, en Syrie et ailleurs par certains pays du Moyen-Orient avait fait l’objet de nombreux témoignages irréfutables. L’ancien directeur des services de renseignements internes français Bernard Squarini, ancien patron du renseignement intérieur français, avait témoigné sur le rôle du Qatar et de l’Arabie saoudite dans le financement du terrorisme. C’est dans son livre «Le renseignement français, les nouveaux enjeux», paru il y a un peu plus de 2 ans, que Bernard Squarcini avait révélé les détails de cette relation faite au détriment de centaines de milliers de victimes.
    Selon cet ancien patron des renseignements intérieurs français, les groupes djihadistes qui avaient prêté allégeance à Al Qaïda «étaient financé principalement par le prince saoudien Bandar Ben Sultan (secrétaire général du Conseil de sécurité nationale et chef des renseignements généraux d’Arabie saoudite) qui adoptait une politique régionale indépendante de ses frères et ses cousins».Bernard Squarini, assurait dans son dernier livre que «Bandar Ben Sultan, chef des renseignements saoudiens, était derrière le financement des groupes djihadistes en Afghanistan, en Syrie, au Liban, en Egypte, au nord de l’Afrique», «le Qatar, grand partenaire commercial et politique de la France, était intéressé par le financement, voire l’armement des groupes islamistes combattant en Afrique contre l’armée française».
    D’après Bernard Squarini, Doha utilise les ONG (organisations non gouvernementales) pour camoufler et faire passer le soutien logistique et entraîner les groupes djihadistes. L’Arabie saoudite a un rôle dans le financement et l’entraînement des groupes extrémistes, particulièrement au nord de l’Afrique, surtout en Algérie. Il rappelait que le 22 mars 2013, les renseignements hollandais, britanniques, belges et français avaient tenu une réunion à Dublin pour tirer la sonnette d’alarme suite aux rapports faisaient état de centaines d’Européens combattant dans les rangs les plus extrémistes en Syrie. Ces renseignements craignaient leur retour vivants de Syrie, était-il noté par Bernard Squarini, qui se demandait : «Dans ce cas, comment qualifier l’Arabie saoudite et le Qatar de pays amis, au moment où ils agissaient contre les intérêts français ?»
    Cet ancien patron des renseignements intérieurs français évoquait dans son livre «les profondes divergences entre le ministère français des Affaires étrangères et les services de sécurité français», expliquant que «les changements de position de la diplomatie française sur la Syrie étaient dû à ces changements». Bernard Squarini avait estimé que «la direction diplomatique française de la crise syrienne s’opposait à la logique, surtout qu’elle avait misé sur la chute inéluctable de Bachar Al Assad. Mais celui-ci est sorti plus fort après l’affaire des armes chimiques».
    Bernard Squarini qui avait expliqué dans son livre que «nous savions depuis 20 ans que les banques saoudiennes, égyptiennes et koweïtiennes finançaient les groupes islamistes en Egypte et en Algérie», a également ajouté que «les renseignements français savaient que parmi ceux qui combattent Bachar Al Assad se trouvent des islamistes du Maroc, de Libye, d’Irak, d’Egypte, d’Afghanistan, du Pakistan et du Daghestan et des centaines de Français».
    09-04-2015
    *Bernard Squarcini, né le 12 décembre 1955 à Rabat (Maroc), est un haut fonctionnaire français, ancien commissaire de police et préfet.Il occupe les fonctions de directeur central du renseignement intérieur du 2 juillet 2008 au 30 mai 2012. Bernard Squarcini a été notamment chargé, au cours de sa carrière, du renseignement antiterroriste en Corse et au Pays basque

    Source: http://www.ouvalalgerie.com/monde/285-L%E2%80%99Arabie-sa...

     

    12:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    20/03/2015

    [Assawra] 14 députés palestiniens au Knesset, pour faire quoi ?

    14 députés palestiniens à la Knesset, pour faire quoi ?
     
    Un autre son de cloche que celui donné par nos médias, aux ordres du capitalisme et du sionisme:
    RoRo
     
    From: Al Faraby
    Sent: Friday, March 20, 2015 12:12 PM
     
    Subject: [Assawra] 14 députés palestiniens au Knesset, pour faire quoi ?
     
    14 députés palestiniens au Knesset, pour faire quoi ?
    ( Fadwa Nassar )

    http://assawra.blogspot.fr/2015/03/14-deputes-palestinien...
     
    La liste électorale unifiée des Palestiniens de l’intérieur a obtenu 14 sièges à la Knesset sioniste, en troisième position après le Likoud et le Bloc sioniste. Cette liste unifiée est composée de l’ensemble des partis palestiniens participant aux élections d’un des organismes les plus racistes et les plus criminels de l’entité. Bien que ces partis aient été formés à des dates différentes (le plus ancien étant le parti communiste), leur présence au sein de la Knesset sioniste a témoigné du recul du vote palestinien pour les partis sionistes, notamment après les années 90. En un sens, la participation électorale des Palestiniens de l’intérieur à la Knesset leur a permis d’affirmer leur autonomie politique.

    Malgré leur présence au sein de la Knesset, les partis palestiniens qui composent cette liste unifiée ne votent ni les lois racistes ni les lois coloniales, au contraire. Ils ont tenu, depuis leur formation, à rejeter systématiquement toute proposition de loi coloniale (visant les terres du Naqab et d’al-Jalil par exemple), toute loi raciste (imposant des sanctions économiques, culturelles ou sociales aux Palestiniens) et toute loi criminelle (envers les prisonniers palestiniens par exemple). Mais, malgré leur voix unie, ils n’ont jamais réussi à contrecarrer les législations sionistes ni à empêcher une quelconque mesure raciste. Au mieux, les députés palestiniens participant à quelques commissions subalternes issues de la Knesset sont-ils parvenus à faire accepter des lois sociales générales (des mesures en faveur des handicapés, par exemple) ou à dénoncer des mesures ou des propositions de lois, ou même à rendre visite à des prisonniers palestiniens. 

    La loi sioniste ayant relevé le seuil d’éligibilité à la Knesset visait en partie les partis arabes qui, jusqu’aux élections précédentes, ne parvenaient pas à s’entendre sur une liste unique, malgré les vœux des Palestiniens de l’intérieur. Aux élections précédentes, la participation des Palestiniens de l’intérieur aux élections de la Knesset n’a pas dépassé les 50%, pour deux raisons essentielles : la vague croissante de l’appel au boycott de ces élections sionistes, d’une part et le manque d’unité entre les partis d’autre part, même si les partis concernés l’expliquaient par la « dépolitisation » de l’électorat arabe palestinien, pour éviter la discussion en profondeur de l’alternative du boycott. Il reste que la liste unifiée de ces partis n’a pas été le fruit de la pression de l’électorat palestinien, mais plutôt de la pression engendrée par la loi sioniste sur le seuil d’éligibilité. 

    Les partis arabes palestiniens composant cette liste crient à présent victoire. Ils sont parvenus à mobiliser 70% de l’électorat arabe en leur faveur et leur liste est en troisième position. Mais s’ils sont capables de s’unifier pour participer à cet organisme sioniste qu’est la Knesset, avec l’illusion de pouvoir changer quoi que ce soit dans la politique coloniale, pourquoi ne parviennent-ils pas à s’unir pour organiser des élections au sein du « Haut Comité de Suivi des masses arabes », organe représentatif des Palestiniens de l’intérieur ? Alors que c’est le Haut Comité qui appelle aux manifestations, aux journées de protestation et qui dénonce incessamment les mesures coloniales de l’entité ? Il est symptomatique que les partis qui entravent le plus les élections démocratiques au sein du Haut Comité de Suivi soient ceux qui crient le plus victoire aux élections de la Knesset. Pourtant, organiser la lutte des Palestiniens de l’intérieur et assurer la liaison entre eux et les Palestiniens des autres territoires occupés et de l’exil apparaissent de plus en plus comme les tâches vitales et prioritaires, ce que ne peuvent faire les députés élus à la Knesset sioniste, mais que peuvent faire et sont appelés à faire les représentants au sein du Haut Comité de suivi.  

    Si le public colonial sioniste fut disputé, au cours de la bataille électorale, par les ultras et les moins ultras, les fascistes et les moins fascistes, des partis en compétition, le public arabe palestinien fut par contre disputé entre les partis ayant décidé de s’unifier pour la bataille électorale et les forces politiques qui ont décidé de poursuivre et d’accentuer la campagne de boycott de ces élections, jugées internes à l’entité sioniste. Que ce soit pour le parti Abnaa al-Balad (qui a toujours refusé cette participation et qui appelle au boycott, et qui a déjà subi une scission interne, précisément à cause de cette participation), ou pour le Mouvement islamique – partie nord (qui ne participe pas, sans cependant appeler au boycott, et qui est l’émanation de la partie du Mouvement islamique ayant refusé la participation aux élections de la Knesset), la participation aux élections de la Knesset témoigne d’une vision étriquée du conflit arabo-sioniste où les Palestiniens de l’intérieur sont perçus comme des citoyens ayant pour tâche de lutter pour l’égalité des droits au sein de l’entité coloniale, outre le fait qu’elle permet aux sionistes de se vanter d’une démocratie qui n’exclut pas « ses minorités ». S’ajoutent à ces deux formations politiques refusant le principe de la participation au Knesset, une nouvelle formation issue de la jeunesse du Rassemblement National démocratique et de nombreux comités estudiantins ou de quartiers, d’intellectuels ou de militants « indépendants », qui furent souvent aux pointes des luttes contre la judaïsation du Naqab (contre le plan Prawer) et dans le soutien aux prisonniers palestiniens. 

    La campagne pour le boycott des élections de la Knesset a été largement écartée des médias palestiniens et arabes, qui ont préféré mettre en avant la liste unifiée et appelant même à la soutenir. Au niveau palestinien, les partis de l’Autorité Palestinienne (Fateh, FDLP, etc..) n’ont pas caché leur préférence pour la participation, ce qui a fait frémir Netanyahu qui en a profité pour accuser l’Autorité d’intervenir dans les élections. Au niveau arabe, même La Ligue arabe a appelé les masses palestiniennes de l’intérieur à voter pour la liste unifiée. Malgré cet alignement, les formations appelant au boycott, et notamment Abnaa al-Balad, ont dénoncé l’attaque fasciste ayant visé Hanine Zo’bi (Rassemblement) au cours de la campagne et ont tenu à souligner qu’il n’est pas question de juger les participants de « collaborateurs » et que les différences de positionnement envers ces élections ne doivent pas influer sur le cours des luttes communes contre l’entité coloniale et ses projets (déclaration du collectif représentant les réfugiés internes, par exemple).

    Même si le taux de boycott fur moins élevé au sein des masses arabes, en comparaison avec les élections précédentes, à cause précisément de l’unité de la liste arabe, il faut cependant remarquer que face aux colons et à leur entité, la seule voie encore porteuse d’espoirs demeure dans l’unité de la lutte et dans l’unité du Haut Comité de Suivi élu pour représenter les masses palestiniennes, au niveau des Palestiniens de l’intérieur, et au niveau de l’unité de l’ensemble du peuple palestinien, qu’il soit en exil, dans les territoires occupés en 67 ou en 48. C’est précisément dans ces luttes unies qu’apparaîtra le dérisoire de ce que peuvent faire 14 députés palestiniens à la Knesset sioniste.

    Fadwa Nassar
    20 mars 2015
     

     

    12:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    13/03/2015

    PALESTINE solidarité de Partis communistes

    Les Partis participants au Groupe de Travail des Rencontres internationales des Partis communistes et ouvriers (RIPCO), réunis à Istanbul les 30-31 janvier 2015 , expriment leur solidarité avec la résistance des Palestiniens, et des autres peuples de la région qui font face à la nouvelle agression dirigée par les forces impérialistes  de l'UE et des Etats Unis et leur allié, Israël.

     

    Le gouvernement d'Israël, qui a - durant les mois écoulés- facilité le déploiement de l'Etat Islamique et les autres groupes terroristes dans les régions du  Golan Syrien et Libanais, continue en même temps son agression contre le peuple Palestinien non seulement à Gaza mais aussi dans la Bande occidentale et dans les territoires occupés palestiniens.

     

    Les sous-signataires participant au Groupe de Travail de la rencontre Internationale de RIPCO dénonce l'agressivité d'Israël contre le peuple Palestinien. Il réitère la position prise par RIPCO pour soutenir la lutte des Palestiniens afin d'imposer la cessation de la colonisation, la libération des prisonniers, et l'application effective de toutes les résolutions concernant leur droit de retourner dans leur patrie et de créer un Etat palestinien indépendant.

     

     

    Parti des Travailleurs de Belgique

     

    Parti communiste du Brésil

     

    Parti communiste de Cuba

     

    Parti des travailleurs  Progressistes de Chypre (AKEL)

     

    Parti communiste de Bohème-Moravie

     

    Parti communiste de Grèce

     

    Parti communiste de l'Inde

     

    Parti Tudeh d'Iran

     

    Parti communiste Libanais

     

    Parti communiste Portugais

     

    Parti communiste de la Fédération de Russie

     

    Parti ouvrier des communistes de Russie

     

    Parti communiste de Turquie

     

    Parti communiste d'Ukraine

    10:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    12/03/2015

    Infos CAPJPO-EuroPalestine du 12 mars 2015 (ENGLISH translation below)

    lpv
     
    From: Olivia Zémor
    Sent: Thursday, March 12, 2015 7:15 AM
     
    Subject: Infos CAPJPO-EuroPalestine du 12 mars 2015 (ENGLISH translation below)
     

    voir la version en ligne



    Chères amies, Chers amis,


    La campagne STOP AU RACISME DANS LE FOOT : ISRAËL HORS DE LA FIFA ! vient d’être lancée par de nombreux groupes dans différents pays, dont le Royaume-Uni, la Suisse, la Belgique, la France, mais aussi les Etats-Unis et l’Afrique du Sud.


    Nous vous appelons à vous y associer et à demander à la FIFA (Fédération internationale de Football) d’expulser Israël, tant que cet Etat pratique l’apartheid, le nettoyage ethnique, le massacre de populations, la destruction des stades de football palestiniens, ainsi que la persécution, voire l’assassinat des footballeurs palestiniens.



    Il est en effet important de rappeler aux membres de la FIFA, qui seront réunis en congrès annuel à Zurich les 28 et 29 mai prochain, que leur propre règlement interdit le racisme et l’apartheid, et qu’en acceptant d’intégrer Israël dans les compétitions internationales, ils encouragent l’occupation, la colonisation, et tous les crimes de guerre commis par Israël à l’encontre du peuple palestinien.


    Comme pour l’Afrique du Sud de l’apartheid, qui avait été exclue de la FIFA en 1976, il ne faut pas permettre à Israël de blanchir ses crimes et de donner une image de pays démocratique et normal, en lui faisant l’honneur de participer aux championnats sportifs internationaux.


    C’est l’image du foot tout entier qui est salie, si un Etat qui se conduit de la sorte, et depuis aussi longtemps, est récompensé au lieu d’être sanctionné.


    • Il est donc important que nous soyons très nombreux à envoyer ce message aux délégués de la FIFA, afin qu’ils sachent que des millions de personnes dans le monde souhaitent que le FOOTBALL reste LIBRE et non entaché de racisme et de crimes.


    Vous trouverez le texte intégral de cette lettre rédigée et signée par de nombreuse associations et personnalités sur :

    http://www.europalestine.com/spip.php?article10449

    et sur : https://www.facebook.com/OnPeutPasSenFoot


    • Si cette lettre vous convient, MERCI DE L’ENVOYER AU PRÉSIDENT DE LA FIFA :  pgool@fifa.org
    • ainsi qu’un message à : http://fr.fifa.com/contact-FIFA.htm  "Je demande l’expulsion de l’occupant israélien de la FIFA tant que cet Etat ne respecte ni les droits de l’Homme ni les règles anti-racistes et anti-apartheid de la FIFA ».

    Vous pouvez aussi envoyer un courrier postal à la FIFA : Président Joseph S. Blatter, FIFA-Strasse 20, Boîte postale 8044, Zurich, Suisse.


    ou par Fax : +41-(0)43-222 7878


    • Les associations, syndicats, collectifs et comités qui souhaitent ajouter leur signature sont bienvenus de le faire en écrivant à StopRacismeFIFA@gmail.com



    COVOITURAGE

    CHAQUE PAYS ORGANISE DU CO-VOITURAGE POUR SE RENDRE À ZURICH LES 28 ET 29 MAI.


    Si vous pouvez faire ce déplacement qui permettra de montrer à l’ensemble des délégués de la FIFA notre détermination à faire respecter les droits de l’Homme et le droit international, merci d'écrire à StopRacismeFIFA@gmail.com, en indiquant vos coordonnées, votre ville de départ, et si vous avez une voiture ou pas.


    Merci d’avance de faire circuler ces informations le plus largement possible.



    VIDEO DU FESTIVAL FREE PALESTINE !


    Des extraits du spectacle musical et des interventions politiques qui se sont déroulés le 1er novembre dernier aux Docks de Paris, sont désormais disponibles. Un moment de bonheur à partager sur :

    http://youtu.be/gUOXxvhZQiI


    Amicalement,

    CAPJPO-EuroPalestine

    http://www.europalestine.com - Inscrivez vous sur la page d’accueil de notre site pour recevoir notre newsletter.


    ******************************************


    ENGLISH TEXT


    Dear friends,



    We are calling you to join the campaign KICK ISRAEL OUT OF FIFA launched in various countries, by sending the following letter to FIFA :


    Dear President Joseph Blatter and FIFA Delegates,


    On 16 June 1976, millions of the black majority and other ethnic groups of people in South Africa celebrated and applauded delegates at the FIFA congress in Montreal, Canada, for taking the decisive steps that led to the collapse of the Apartheid system of oppression in South Africa.


    Delegates voted 9 to 1 to expel South Africa from FIFA after 15 years of prevarications and suspensions lead by Sir Stanley Rous, during which the apartheid regime brutalized and killed thousands of the most principled people on earth, including school children.


    Mandela, Archbishop Desmond Tutu, and the ex-government minister Ronnie Kasrils, all of whom experienced the brutality of this regime, state that Israeli apartheid is far worse than South African apartheid ever was. Israel is guilty of far more serious crimes against humanity.


    During seven weeks in July / August 2014 the Israeli army killed over 2200 Palestinians, of whom 538 were children, mutilated thousands more and left 28,000 homeless. Even at its worst moments, like the killings in Soweto, South African apartheid never even came close to this latest Israeli “performance”. However, need we remind you, dear President and delegates, that it was precisely the Soweto massacre that led FIFA, in 1976, to expel South Africa from your organization?


    Read the whole letter and see the signatories on :

    http://www.europalestine.com/spip.php?article10449


    You can send it to FIFA

    - By post : FIFA-Strasse 20, P.O. box 8044, Zurich, Switzerland

    or by Fax : +41-(0)43-222 7878


    - or by email : pgool@fifa.org  & http://www.fifa.com/contact-FIFA.html


    The letter and the poster are also available in German, Dutch, Spanish and French.

    Do not hesitate to ask, if you want to get in touch with this campaign’s organizers in various countries and join the trip to Zurich at the end of May : StopRacismeFIFA@gmail.com


    FREE PALESTINE FESTIVAL : THE VIDEO !


    If you missed the Free Palestine festival that was attended by 6,000 people last November in Paris, this is an opportunity to enjoy the music, speeches, and the atmosphere :

    http://youtu.be/gUOXxvhZQiI


    Best wishes,


    CAPJPO-EuroPalestine

    08:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    07/03/2015

    Dissolution de l’armée de la CIA en Syrie

     
     
    From: Nicolas
    Sent: Thursday, March 5, 2015 11:38 PM
     
    Subject: Dissolution de l’armée de la CIA en Syrie
     

    Dissolution de l’armée de la CIA en Syrie

    Réseau Voltaire International | 3 mars 2015
    +

    Le Mouvement de la Fermeté (Harakat Hazm), que les États-Unis avaient créé après la tenue de la séance secrète du Congrès sur la Syrie, en janvier 2014, pour constituer une force de « rebelles modérés » contre la République arabe syrienne, s’est effondré le 28 février 2014 et a été dissous.

    Cette armée privée, qui comprenait 5 000 mercenaires, avait été formée en regroupant des mercenaires de la brigade Al-Farouk de l’Armée syrienne libre (créée par la France) et des éléments du Mouvement du temps du prophète (Harakat Zaman Mohamed) (créé par les Frères musulmans et financé par le Qatar). Tous les membres du Mouvement de la Fermeté avaient suivi une formation par la CIA au Qatar.

    Le Mouvement de la Fermeté comprenait les unités suivantes
    - Brigade Omar al-Farouq du Nord
    - Forces spéciales n°9
    - Première brigade mécanisée
    - Brigade de la foi en Dieu
    - Brigade Omar al-Farouq de Hama
    - Bataillon du martyr Abdulrahman al-Shemali
    - Bataillon du martyr Bakr Bakkar
    - Bataillon Ahbab al-Rasoul
    - Bataillon du martyr Hamza Zakaria
    - Bataillon al-Rashid
    - Bataillon Abou Asad al-Nimr
    - Bataillon Ahdab Allah
    - Bataillon al Fateh
    - Brigade d’infanterie n°60
    - Bataillon Abbad al-Rahman
    - Bataillon Abdul Gaffar Hamish
    - Brigade Zaafana Farouq
    - Bataillon du martyr Abdullah Bakkar
    - Bataillon du martyr al-Rastan
    - Bataillon du martyr Ammar Tlas Farzat
    - Brigades Sawt al-Haq.

    Le Mouvement de la Fermeté a été balayée par al-Qaïda (Front al-Nosra) dans la région d’Alep. L’ensemble de son arsenal aurait été saisi par les jihadistes.

    Les survivants d’Harakat Hazm assurent qu’ils ne disposaient pas d’un armement qualitativement nettement supérieur à celui d’al-Qaïda et n’ont donc pas pu faire le poids. Le Pentagone les avaient pourtant richement dotés, notamment de missiles anti-chars BGM-71 TOW pour remplacer leurs missiles anti-chars Milan (offerts par la France).

    La CIA a immédiatement récupéré les survivants et les a intégrés dans une nouvelle armée privée, le Front du Levant (Shamiyah Front), constituée avec l’objectif non plus de renverser la République arabe syrienne, mais uniquement de lutter contre l’Émirat islamique (Daesh).

    Selon le Washington Post, il n’est pas clair si les mercenaires déjà formés par la CIA contre la République arabe syrienne suivront un nouvel entraînement, et si le nouveau groupe sera également habilité à combattre d’autres formations jihadistes comme al-Qaïda.

    Syrian rebel group that got U.S. aid dissolves”, Liz Sly, The Washington Post, March 1, 2015.

    10:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    Irak: des Daeshistes "israéliens", capturés!!

     
     
    From: Nicolas
    Sent: Friday, March 6, 2015 10:40 PM
     
    Subject: Irak: des Daeshistes "israéliens", capturés!!
     
    vendredi, 06 mars 2015 09:19

    Irak: des Daeshistes "israéliens", capturés!!

     
    IRIB- Les commandos du Hezbollah d'Irak ont capturé quatre "conseillers militaires"
    de Daesh ayant en leur possession des passeports américains et israéliens !! Selon une source sécuritaire irakienne, ces quatre conseillers, dont trois sont de nationalité israélo-américaine, et un quatrième, originaire de l'un des pays arabes du golfe Persique, ont été arrêtés, après qu'un centre de commandement de Daesh eut été pris pour cible, à Mossoul. "Après avoir reçu des informations sur la présence d'un centre de commandement bien équipé de Daesh et diligenté par des conseillers américains et israéliens, les unités des forces spéciales ont lancé cete offensive. Ce centcom se situait, dans le désert de Tal Abat, dans la province de Mossoul, et il vient de tomber, au terme d'une opértaion baptisée "Dard du scorpion". Le centcom, une fois, tombé entre les mains de la Résistance, a été dynamité et détruit. Les conseillers militaires de Daesh ont été transférés, dans un centre de sécurité, à Bagdad. Daesh est une création israélo-américaine destinée à provoquer l'effondrement des Etats- nations du Moyen-Orient.
     

    10:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    18/02/2015

    "Israël contre les Juifs" par Pierre Stambul, juif

     
     
    Sent: Wednesday, February 18, 2015 9:54 AM
     
    Subject: "Israël contre les Juifs" par Pierre Stambul, juif
     
    Israël contre les Juifs

    C’est un refrain bien établi. Vous critiquez Israël et le sionisme ? Vous êtes antisémite ! Un Juif français veut pouvoir « vivre son judaïsme » ? On l’invite à faire son « alyah » et à apporter sa pierre à la colonisation de la Palestine.
    On essaie de nous marteler que l’histoire des Juifs s’est achevée et qu’Israël en est l’aboutissement. Israël fonctionne comme un effaceur de l’histoire, de la mémoire, des langues, des traditions et des identités juives. La politique israélienne n’est pas seulement criminelle contre le peuple palestinien. Elle se prétend l’héritière de l’histoire juive alors qu’elle la travestit et la trahit. Elle met sciemment en danger les Juifs, où qu’ils se trouvent. Et elle les transforme en robots sommés de justifier l’injustifiable.

    Retour sur un passé récent
    L’histoire des Juifs français n’a strictement rien à voir avec Israël. Régulièrement spoliés, massacrés ou expulsés par différents rois très chrétiens, les Juifs ont acquis la citoyenneté française avec l’Abbé Grégoire pendant la Révolution. Ces deux derniers siècles ont été marqués par une quête de la citoyenneté et de l’égalité des droits. L’affaire Dreyfus a révélé que, si une partie de la société française était antisémite, une autre partie, finalement majoritaire, considérait que l’acquittement et la réhabilitation de Dreyfus étaient l’objectif de tous ceux qui étaient épris de liberté et refusaient le racisme. L’histoire des Juifs français a été marquée par leur participation importante à la résistance contre le nazisme et le régime de Vichy, puis par l’engagement de nombre d’entre eux dans des luttes progressistes et/ou anticoloniales. Les intellectuels juifs de cette époque s’appelaient Raymond Aubrac, Marc Bloch, Laurent Schwartz, Pierre Vidal-Naquet, Stéphane Hessel. C’était une époque où beaucoup de Juifs pensaient que leur propre émancipation passait par celle de tou-te-s. C’était une époque où le racisme, le fascisme et la haine de l’autre étaient considérés comme des abjections à combattre. Les enfants juifs allaient à l’école publique, jamais il ne leur serait venu à l’idée de se séparer des autres dans des écoles confessionnelles.
    On s’efforce aujourd’hui en Israël d’effacer l’histoire des Juifs dans les différents pays où ils ont vécu. Si les Juifs ont longtemps été considérés par les antisémites en Europe comme des parias inassimilables et s'ils ont été persécutés parce qu’ils constituaient un obstacle aux nationalismes fous qui rêvaient de sociétés ethniquement pures, ils n’ont jamais recherché la séparation mais au contraire l’insertion à l’intérieur des sociétés dans lesquels ils vivaient.
    Une assignation à la désertion
    On fait un saut de quelques années. En tête d’une gigantesque manifestation parisienne censée dénoncer le terrorisme, on trouve trois criminels de guerre, Nétanyahou, Lieberman et Bennet qui viennent de s’illustrer dans le massacre de plus de 2 000 Palestinien-ne-s (essentiellement des civil-e-s) à Gaza pendant l’été 2014. Profitant de l’émotion causée par l’attentat antisémite de la Porte de Vincennes, Nétanyahou est autorisé (par le gouvernement français) à déclarer aux Juifs français qu’ils sont en insécurité en France et qu’ils doivent partir dans leur « vrai » pays, Israël.
    En fait, le sionisme n’a jamais combattu l’antisémitisme. Il s’en est toujours nourri avec en permanence un seul et unique but : faire immigrer le maximum de Juifs en Israël. Du coup, Nétanyahou n’hésite pas à mettre en danger les Juifs français. Il en fait des étrangers dans leur propre pays, des « touristes » qui n’ont pas compris que leur « patrie » est là-bas. Les Juifs sont sommés d’être des « traîtres » (à la seule et unique cause, celle du Grand Israël de la mer au Jourdain) ou des complices. La France a toujours été un échec pour Israël : à peine 80 000 Juifs sont partis depuis 1948 et une moitié est revenue. Alors la propagande se fait assourdissante. Pourtant, s’il y a bien un pays où les Juifs sont en insécurité, c’est Israël et il sera ainsi tant que la destruction de la Palestine se poursuivra.
    À « l’alyah » (la montée) des vivants vers Israël, s’ajoute à présent celle des morts. Les autorités israéliennes incitent vivement les Juifs français à faire enterrer leurs proches en Israël. Ainsi les victimes de la tuerie de la porte de Vincennes ont été inhumées au cimetière de Givat Shaul. Ce « quartier » de Jérusalem, c’est l’ancien Deir Yassine, le village martyr de la guerre de 1948 où les milices de l’Irgoun dirigées par Menachem Begin ont massacré toute la population avant que le village ne soit, comme tant d’autres, rayé de la carte. Quel symbole !
    Israël à l’avant-garde de l’islamophobie
    Les Juifs ont vécu pendant des centaines d’années dans le monde musulman. Ils ont même été accueillis par l’empire ottoman après leur expulsion d’Espagne en 1492. Aujourd’hui, Israël participe à la diabolisation des Arabes et des musulmans en se comportant en élève modèle du « choc des civilisations ». Le racisme anti-arabe et l’islamophobie s’expriment ouvertement, des politiciens en ont fait leur fond de commerce et les passages à l’acte sont fréquents. Les crimes de masse comme à Gaza ou la multiplication des propos racistes (Pour le rabbin Rosen, les Palestiniens sont des Amalécites et la Torah autorise qu’on les tue ainsi que leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux) laisseront des traces. Comment imaginer que ce qui est infligé aux Palestiniens sera sans conséquences ?
    En Israël, des propagandistes rivalisent pour expliquer que les Juifs ont vécu l’enfer dans le monde musulman, masquant le fait que l’antisémitisme a été avant tout une invention européenne et chrétienne. Les Juifs orientaux subissent en Israël des discriminations sociales et un mépris raciste. Ils ont souvent été humiliés et discriminés à leur arrivée. Ils sont coupés de leurs racines et poussés à renier leur identité.
    L’expulsion des Palestiniens de 1948 est présentée comme un « échange de population » alors que le sionisme est le principal responsable, et de la Nakba, et du départ des Juifs orientaux de leurs pays.
    Qu’y a-t-il de juif en Israël ?
    Les sionistes ont théorisé l’idée que les Juifs et les non-Juifs ne peuvent pas vivre ensemble. C’est totalement contraire à tout ce qui s’est passé pendant des centaines d’années. Cela va à l’encontre de l’aspiration des Juifs à sortir des ghettos, des mellahs et des juderias pour devenir des citoyens normaux.
    Les Juifs religieux qui émigrent en Israël y rencontreront rarement la religion telle qu'elle a été pratiquée pendant des siècles. Le courant national-religieux s’est imposé. Ce courant intégriste a totalement révisé la religion. Le « peuple élu », ça n’a jamais voulu dire qu’il a plus de droit que les autres mais au contraire qu’il a plus de devoirs. Parmi les préceptes, il y a « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse » et « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». « L’an prochain à Jérusalem », ça n’a jamais voulu dire qu’il faut réaliser le nettoyage ethnique en cours, mais « vivement que le Messie vienne ». L'hébreu a toujours été une langue religieuse interdite à l'usage profane. La religion juive est une religion de « l’exil ». L’installation sur cette terre (d’Israël/Palestine) avant l’arrivée du Messie et a fortiori l’établissement d’un Etat juif étaient interdits. D’ailleurs les Juifs expulsés d’Espagne en 1492 ne sont pas allés à Jérusalem. Herzl a rencontré une hostilité quasi unanime des rabbins contre le projet sioniste dès qu’il a été question d’établir un État juif en Palestine.
    Pour les Juifs laïques, les valeurs dominantes d’Israël sont à l’antithèse de ce que sont pour eux les valeurs du judaïsme. Où trouve-t-on dans la tradition juive le racisme, le chauvinisme, le militarisme, le négationnisme de l’existence et de la dignité de l’autre ? Qu’y a-t-il de commun entre ce qu’ont représenté les grands intellectuels juifs (Einstein, Freud, Arendt, Kafka, Benjamin …) et les criminels de guerre qui dirigent Israël ? Qu’est devenue en Israël la mémoire de celles et ceux qui ont lutté contre le fascisme et le colonialisme (Marek Edelman, Abraham Serfaty, Henri Curiel …) ? De quel héritage juif peuvent se prévaloir les colons et les militaires qui justifient à l’avance les violences et les crimes commis contre les Palestiniens ?
    Comme l’écrit l’historien israélien Shlomo Sand à propos du livre de Yakov Rabkin Comprendre l’État d’Israël, « celui qui voit dans le sionisme une continuation du judaïsme ferait bien de lire ce livre. Mais celui qui croit que l’État d’Israël est un État juif est obligé de le lire ».
    Certains Juifs pensent qu’après le génocide nazi, Israël est l’ultime refuge. Au nom de quoi les dirigeants israéliens peuvent-ils brandir partout l’antisémitisme et le souvenir du génocide ? Les sionistes n’ont joué qu’un rôle marginal dans la lutte contre l’antisémitisme et la résistance au nazisme. Certains dirigeants sionistes ont même eu un comportement honteux pendant la montée du fascisme (Ben Gourion avec les accords de Haavara, 1933) et à l’époque de l’extermination (le groupe Stern assassinant des soldats et des dignitaires britanniques). Comment ne pas comprendre que la mémoire du génocide signifie « que cela n’arrive plus jamais » et pas « que cela ne NOUS arrive plus jamais », ce qui correspond à une vision tribale de l’humanité totalement contraire à toutes les formes d’héritage juif.
    Refuser l’assignation et la peur, refuser toutes les formes de racisme et de discrimination.
    Il y a des confrontations qui ont du sens : les luttes contre l’oppression, la domination, le colonialisme, pour l’égalité des droits. On nous vend aujourd’hui une guerre qui n’est pas la nôtre : celle d’un monde dit « civilisé » contre le « terrorisme islamique ». Dans cette « guerre », les musulmans sont considérés comme des terroristes en puissance et sont sommés de « prouver » qu’ils ne sont pas des complices de Daesh.
    Et les Juifs sont assignés à soutenir sans réserve une politique israélienne criminelle contre les Palestiniens et suicidaire pour les Juifs.
    Cette fuite en avant criminelle tient par la peur. Ce syndrome assure le consensus à un point tel qu'un négociateur palestinien (le professeur Albert Aghazarian) a pu dire que les Israéliens ont peur de ne plus avoir peur. Cette peur irrationnelle a gagné beaucoup de Juifs français.
    Dans le contexte du « choc des civilisations », prétexte des dominants pour ensanglanter le monde, il y a en France une montée générale de toutes les formes de racisme. Contrairement à l’image fabriquée par les principaux médias, le racisme frappe essentiellement tous les « dominés », toutes les victimes de l’apartheid social : Arabes, Noirs, Roms. Il prend une nouvelle tournure en se masquant derrière l’islamophobie. Comme il n’est plus politiquement correct de dire « sale Arabe », on diabolise l’islam.
    Il y a aussi une incontestable et détestable montée de l’antisémitisme. Mais les différentes formes de racisme ne sont pas traitées de la même façon.
    Les dirigeants israéliens et en France le CRIF, participent activement à la stigmatisation des musulmans. Ils affirment contre toute évidence qu’il n’y a qu’un seul racisme à dénoncer (l’antisémitisme) et qu'on est à la veille d'une nouvelle « nuit de cristal ». Ils font apparaître les Juifs comme ceux que le pouvoir protège alors que l’idéologie sécuritaire, les déclarations des principaux dirigeants et le travail nauséabond de pseudo intellectuels, visent une seule population déclarée dangereuse.
    Les stéréotypes antisémites se nourrissent aussi de la complicité du CRIF avec la politique israélienne et de la partialité évidente du pouvoir. À l’heure des confusions, l’indignation légitime contre les crimes israéliens fait monter l’antisémitisme et les quelques paumés attirés par la violence effroyable de Daesh commettent des attentats criminels contre les Juifs parce que Juifs.
    La lutte contre le racisme ne peut pas être découpée. Choisir certaines « bonnes » victimes contre d’autres est à l’antithèse du combat antiraciste. La politique israélienne et la négation totale des droits du peuple palestinien ne protègent absolument pas les Juifs. Au contraire. Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu « tuer le Juif », celui qui pensait que son émancipation passait par celle de l’humanité. Comme le dit le militant israélien anticolonialiste Eitan Bronstein : « nous ne serons jamais libres tant que les Palestiniens ne le seront pas ». En refusant le tribalisme, les Juifs français réaffirmeront une histoire dont ils peuvent être fiers.
    C’est tou-te-s ensemble qu’il faut combattre tous les racismes, toutes les stigmatisations, toutes les discriminations. C’est tou-te-s ensemble qu’il faut défendre le droit, en Palestine comme ici.
    Pierre Stambul, Union Française des Juifs pour la Paix
     
    ***************
    Je ne suis pas Charlie!
    Je suis Mohamed Lamin Haidala!
    Je suis la Palestine
    Je suis tous les opprimés et les réprimés de la Terre...

    20:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    16/02/2015

    En PALESTINE OCCUPEE: Israël assoiffe les Palestiniens, par Jess ica Purkiss

    Étonnant: il n’ y a aucun gouvernant des États ricano-otano-occidentaux et européistes qui a le courage de dénoncer, de prendre la moindre distance, vis-à-vis du premier-ministre terroriste, massacreur, colonialiste, raciste, intégriste religieux et d’ extrême-droite qui exerce le pouvoir à Tel-Aviv, et enferme 1,5 millions de Palestiniens dans le camp de concentration de Gaza... Pourtant, il vient aussi faire du racolage, ... en France ! Obama, Hollande, Merckel, Cameron et autres Européistes doivent avoir la vue courte et les oreilles bouchées, ...
    RoRo 
     
    From: Nicolas
    Sent: Sunday, February 15, 2015 10:15 PM
     

    Israël assoiffe les Palestiniens, par Jessica Purkiss

     
    IRIB- Dans le nord de la Vallée du Jourdain,
    la semaine dernière, les forces israéliennes ont détruit une conduite d’un kilomètre de long installée, qui fournissait de l’eau aux communautés palestiniennes.
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    Les Palestiniens sont constamment victimes de la pénurie d’eau

    A l’Est de Jérusalem (Qods), des dizaines de milliers de Palestiniens ont été privés d’un approvisionnement régulier en eau courante, pendant près d’un an. A Gaza, l’infrastructure de l’eau a été détruite, et dans les foyers qui reçoivent, encore, de l’eau, elle n’est pas potable. L’eau et qui la contrôle sont devenus un élément clé de l’occupation d’Israël, dans les territoires palestiniens, l’Est de Jérusalem (Qods) et Gaza, dans une lutte constante, pour la ressource vitale.

    Avant la naissance d’Israël, Chaim Weizmann, qui allait devenir le premier Président du pays, a dit, en 1919 : "[Il est] d’une importance vitale, non seulement, de prendre toutes les ressources en eau alimentant, déjà, le pays, mais aussi, de contrôler leur source". Rafael Eitan, chef de cabinet et ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, a déclaré, quelques années plus tard : "Israël doit s’approprier la Cisjordanie, pour veiller à ce que les robinets de Tel Aviv ne soient jamais à sec".

    L’actuel Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a déclaré, en 1998 : "Et quand je parle de l’importance de la sécurité d’Israël, (...), cela veut dire qu’une ménagère, à Tel-Aviv, peut ouvrir le robinet, et elle a l’eau courante, et qu’elle n’est pas tarie, à cause d’une décision inconsidérée, qui aurait cédé le contrôle de nos aquifères aux mauvaises mains".

    En 1967, l’année du début de l’occupation [de la Cisjordanie , ndt], Israël a mis en action le plan dont Weizmann avait parlé, dès 1919. Toutes les ressources palestiniennes en eau ont été déclarées "Propriété de l’Etat israélien" et les Palestiniens ont dû demander des autorisations, pour développer cette ressource. Une trentaine d’années après, les Accords d’Oslo ont été signés, censés mettre un terme à la situation. 20 ans plus tard, il est clair qu’ils ont, au contraire, officialisé et légitimé un régime discriminatoire existant - un régime toujours en place aujourd’hui.

    En Cisjordanie , le Jourdain, l’une des principales sources d’eau, a été détourné en amont, dans le lac de Tibériade, (ou lac de Kinneret ou Mer de Galilée), à l’intérieur d’Israël, tandis que l’accès à ses berges est interdit aux Palestiniens. Les Palestiniens ont accès à un cinquième de l’aquifère de montagne, l’autre source principale, alors qu’Israël se taille la part du lion.

    Le mur de séparation, les barrages routiers, les checkpoints et autres "mesures de sécurité" israéliennes restreignent, encore, davantage l’accès des communautés palestiniennes aux ressources en eau et aux points d’approvisionnement. Pendant ce temps, les colons israéliens vivant sur le même territoire ont de l’eau en abondance ; la consommation des plus de 500.000 colons israéliens, en Cisjordanie, est, environ, six fois plus élevée que celle des 2,6 millions de Palestiniens.

    Pour augmenter des stocks insuffisants, les Palestiniens doivent acheter l’eau à la compagnie nationale israélienne de l’eau Mekorot - cette même eau qu’Israël extrait de l’aquifère de montagne et que les Palestiniens devraient être en mesure d’extraire, pour eux-mêmes.

    Jamal Juma, coordinateur de la Campagne "Stop The Wall", un organisme, qui fait partie d’un réseau de groupes, qui contestent Mekorot, a déclaré : "Le vrai problème de l’eau, en Palestine, n’est pas sa rareté. Il y a plus de précipitations annuelles, à Ramallah, qu’à Londres, et la consommation d’eau, par habitant, en Israël, est plus élevée que la consommation moyenne, en Europe. Le problème de l’eau, en Palestine, est créé par Israël, par le vol systématique de l’eau et le déni d’accès à l’eau. Mekorot est l’acteur central, qui met en œuvre ce que nous appelons l’apartheid de l’eau d’Israël".

    Pour les résidents de Jérusalem Est, (Qods-Est), la situation est, légèrement, différente. Jérusalem-Est, (Qods-Est) est tombée sous juridiction israélienne, après qu’Israël a annexé l’ensemble de la ville. Les Palestiniens e Qods paient des impôts à Israël et ont, donc, techniquement, droit aux services de santé israéliens, aux prestations sociales et aux services municipaux - dont l’eau courante. Toutefois, les quartiers de Ras Shehada, Ras Khamis, Dahyat A’salam et le camp de réfugiés de Shuafat souffrent d’une sévère crise de l’eau, depuis mars 2014, lorsque les habitants ont passé trois semaines sans eau. Ils sont obligés d’acheter de l’eau en bouteille à un coût élevé et doivent restreindre leur consommation, en utilisant des pompes électriques et des conteneurs industriels.

    A Gaza, l’infrastructure de l’eau est en ruine, à la suite des guerres à répétition et du blocus qui empêche les réparations et l’entretien. A la fin des derniers bombardements de cet été, au moins, 26 puits, ont été, complètement ou partiellement, détruits, tandis que 46km de réseaux d’approvisionnement en eau étaient endommagés, selon un rapport de l’Autorité palestinienne de l’eau. Le réseau de distribution d’eau a subi des dommages, estimés à 34,4 millions de dollars.

    Le traitement des eaux usées est un autre problème de longue date, dans la Bande de Gaza. Nombre de résidents ne sont pas reliés à un système d’égout et les eaux usées domestiques coulent dans des fosses d’aisance, qui contaminent les eaux souterraines. Les pénuries d’électricité et les dommages aux structures de traitement de l’eau, au cours de l’Opération "Plomb Durci", l’offensive militaire israélienne de fin 2008-début 2009, ont aggravé la situation - quelques 90 millions de litres d’eaux usées non traitées se jettent dans la Méditerranée, chaque jour.

    Avant la dernière attaque, 97 pour cent des résidents de Gaza étaient reliés à un réseau d’eau public. Cependant, 90 pour cent de celle-ci était impropre à la consommation et les résidents étaient, donc, obligés d’acheter de l’eau traitée dans les usines gouvernementales ou privées, ou des usines gérées par des organismes de bienfaisance. Le système public de l’eau permet que les ménages aient l’eau courante ; cependant, les coupures d’électricité et de carburant empêchent le pompage de l’eau, pour l’injecter dans le réseau.

    L’accès à l’eau est une ressource, hautement, politisée et manipulée, en Palestine. Parce que les communautés palestiniennes souffrent - que ce soit à cause de la destruction de leurs puits, parce que l’eau n’arrive pas aux robinets ou que les eaux usées se jettent dans les rues - il est évident qu’en Palestine, l’eau n’est pas un droit.

    19:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    03/02/2015

    Élections générales en mars en Israël : Liste commune composée d e Juifs et Arabes, communistes, nationalistes et religieux musul mans

       03/02/2015 18:47:02
    Un nouvel article sur le blog www.lien-pads.fr

    Élections générales en mars en Israël : Liste commune composée de Juifs et Arabes, communistes, nationalistes et religieux musulmans

    Le site solidnet a publié la lettre suivant du Parti communiste d'Israël : Chers camarades et amis, Le 17 mars des élections générales se dérouleront en Israël. Ces élections ne sont pas moins…

    Pour lire la suite cliquez ici

    Mardi 3 février 2015

    Le site solidnet a publié la lettre suivant du Parti communiste d'Israël :

    Chers camarades et amis,

     

    Le 17 mars des élections générales se dérouleront en Israël. Ces élections ne sont pas moins historiques: elles auront un grand impact pour déterminer par qui Israël sera dirigé - pour mettre un terme à l'occupation et atteindre une juste paix, ou pour plus d'oppression des Palestiniens et une guerre continue; pour la justice sociale ou pour plus d'exploitation brutale capitaliste et la polarisation, pour une démocratie réelle ou pour le fascisme et le racisme.

     

    Juste avant sa dissolution, le gouvernement néo-fasciste de Netanyahu a fixé le seuil éliminatoire de 2% à 3,25% (qui est pratiquement de 4%) et nous a ainsi obligé, le Front démocratique pour la paix et l'égalité dont le centre est le Parti communiste d'Israël (PCI) de joindre nos forces avec les Partis arabes pour former une liste commune pour les élections. Après de longues et profondes discussions au sein de nos partis, une large majorité a décidé qu'une telle liste commune est la seule manière d'assurer notre représentation à la prochaine Kenesseth élue et de poursuivre notre programme de paix, de justice sociale et démocratie pour tous.

     

    Tous les partis impliqués (y compris les nationalistes arabes et les factions religieuses musulmanes) sont d'accord que la nouvelle liste sera une liste composée de Juifs et Arabes y compris des femmes dans la liste électorale qui sera présentée. Il a été aussi accepté que la liste sera conduite par Hadash et comprendra 4 membres de Hadash parmi les dix premiers candidats de la liste. La liste, dés lors, sera conduite par le secrétaire général du HADASH Aiman Odeh, et comprend deux membres du Bureau politique du PCI : les camarades Aida Tuma Suleiman (cinquième de la liste) et Dov Khenim (8 ème de la liste), le 10 ème est aussi membre du HADASH - Dr Yousef Jabareen.

     

    Pour la lutte contre le fascisme et le racisme, pour la démocratie et l'égalité - soutenez la liste commune.

     

    (traduit de l'anglais par la rédaction du Lien)

     

    Hadash (hébreu : חד"ש, cf. hébreu : חדש « nouveau », acronyme de hébreu : חזית דמוקרטית לשלום ולשוויון Hazit Demokratit LeSHalom ouLeShivion, rendu en arabe par arabe : الجبهة الديمقراطية للسلام والمساواة, al-Jabhah ad-Dimuqrāṭiyyah lis-Salām wa'l-Musāwah « Front démocratique pour la Paix et l’Égalité » ) est une alliance parlementaire d'extrême gauche socialiste (communiste[1],[2]) israélienne juive et arabe. Le Hadash réunit diverses organisations, dont la plus important est le Maki (parti communiste israélien) et possède, en 2013, quatre représentants à la Knesset.


    20:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    26/01/2015

    Antisémitisme" : le discours de BHL à l'Assemblée générale de l'ONU

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    "Antisémitisme" : le discours de BHL à l'Assemblée générale de l'ONU
     
    Incroyable ce “philosophe” fanatique, ultra du sionisme, du colonialisme occidental, des guerres de conquêtes impérialistes, du ricanisme, de l’ Otan, anti-communiste viscéral, a été invité par le secrétaire général Ban Ki-moon, marionnette des Usa, comme l’ ont été tous les secrétaires-généraux précédent depuis la création de cette Institution internationale. Sans l’ aval de Washington, ils ne seraient jamais arrivés à ce poste important. Pour rappel son prédécesseur avait visité le GQG de l’ Otan, avant que cette alliance militaire impérialiste ne décide de sa lâche agression contre la Serbie, en 1999... BHL, on le croirait si on ne connaissait pas passé de va-t-en guerre, sous tous les horizons...
     
     
    Bernard-Henri Lévy a ouvert hier, 22 janvier 2015,  la séance plénière des Nations unies consacrée à la montée de l’antisémitisme dans le monde.

     

     

    ACTUALITÉS

    Publié le 23 Janvier 2015

     

    Antisémitisme : le discours de BHL à l'Assemblée générale de l'ONU

    Par Bernard-Henri Levy, publié dans la Règle du Jeu le 23 janvier 2015

    À l'invitation du secrétaire général Ban Ki-moon, Bernard-Henri Lévy a prononcé l'allocution d'ouverture de la journée consacrée à la montée de l'antisémitisme.


    Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs. Monsieur le Président et Monsieur le Secrétaire général. Mesdames et Messieurs les Ministres,


    Ce n’est pas souvent qu’il revient à un “philosophe” de s’exprimer dans cette enceinte.


    C’est l’une des premières fois (Elie Wiesel, Jiddu Krishnamuti il y a trente ans…) qu’il est demandé à un “écrivain” de se tenir ici, à cette tribune où ont retenti tant de grandes voix et où la cause de la paix et de la fraternité entre les hommes a connu quelques-unes de ses plus belles et nobles avancées. (???).


    Et c’est pour moi, croyez-le, une vive émotion et un honneur immense.


    Si vous m’avez invité, ce matin, ce n’est pourtant pas pour chanter l’honneur et la grandeur de l’humanité – mais c’est pour pleurer, hélas, les progrès de cette inhumanité radicale, de cette bassesse, qui s’appelle l’antisémitisme.

    Bruxelles où l’on s’en est pris, il y a quelques mois, à la mémoire juive et à ses gardiens.


    Paris où l’on a réentendu l’infâme cri de « Mort aux Juifs » et où, il y a quelques jours, l’on a tué des dessinateurs parce qu’ils dessinaient, des policiers parce qu’ils faisaient la police et des Juifs parce qu’ils faisaient leurs courses et qu’ils étaient juste juifs.


    D’autres capitales, beaucoup d’autres, en Europe et hors d’Europe, où la réprobation des Juifs est en train de redevenir le mot de passe d’une nouvelle secte d’assassins – à moins que ce ne soit la même, dans de nouveaux habits.

    Votre Maison s’est édifiée contre cela.


    Votre Assemblée avait la sainte tâche de conjurer le réveil de ces spectres.


    Mais non, les spectres sont de retour – et c’est pour cela que nous sommes ici.


    Sur ce fléau, sur ses causes et sur les moyens d’y résister, je veux d’abord, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Secrétaire général, Monsieur le Président, réfuter un certain nombre d’analyses courantes qui ne sont faites, j’en ai peur, que pour nous empêcher de regarder le mal en face.

    Il n’est pas vrai, par exemple, que l’antisémitisme est une variété parmi d’autres du racisme. Les deux doivent être combattus, bien sûr, avec une détermination égale. Mais l’on ne combat bien que ce que l’on comprend. Et il faut comprendre que, si le raciste hait dans l’Autre son altérité visible, l’antisémite en a, lui, après son invisible différence – et, de cette prise de conscience, va dépendre la nature des stratégies que l’on pourra et devra mettre en œuvre.


    Il n’est pas vrai non plus que l’antisémitisme d’aujourd’hui a, comme on l’entend partout, et en particulier aux Etats-Unis, ses sources principales dans le monde arabomusulman. Dans mon pays, par exemple, il a une double source et comme un double bind. D’un côté, c’est vrai, les enfants d’un Islamisme radical devenu l’opium le plus toxique des territoires perdus de la République. Mais, de l’autre, cette vieille bête française qui, depuis l’affaire Dreyfus et Vichy, n’a jamais dormi que d’un œil et qui fait finalement bon ménage avec la bête Islamofasciste.


    Et il n’est pas exact enfin que la politique de tel ou tel Etat, je veux évidemment parler de l’Etat d’Israël, produise cet antisémitisme comme la nuée l’orage. J’ai connu des capitales, en Europe, où la destruction des Juifs a été quasi totale et où l’antisémitisme est pourtant maximal. J’en ai connu d’autres, plus lointaines, où il n’y a jamais eu de Juifs du tout et où le nom Juif est pourtant synonyme de celui du Diable. Et j’affirme ici qu’Israël serait-il exemplaire, serait-il la patrie d’un peuple d’anges, reconnaîtrait-il au peuple palestinien l’Etat auquel il a droit, que la plus ancienne des haines ne baisserait, malheureusement, pas d’un ton.


    Pour comprendre comment fonctionne l’antisémitisme d’aujourd’hui, il faut, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, donner congé à ces clichés et entendre la façon dont il s’exprime et se justifie.
    Car jamais, au fond, les hommes ne se sont contentés de dire : « voilà, c’est comme ça, nous sommes de méchants hommes et nous haïssons les pauvres Juifs ».


    Non.
    Ils ont dit : « nous les haïssons parce qu’ils ont, eux, tué le Christ » — et c’était l’antisémitisme Chrétien.
    Ils ont dit : « nous les haïssons parce qu’ils l’ont, au contraire, en produisant le monothéisme, inventé » — et c’était l’antisémitisme de l’âge des Lumières qui voulait en finir avec toutes les religions.
    Ils ont dit : « nous les haïssons parce qu’ils sont d’une autre espèce, reconnaissables à des traits de nature qui n’appartiennent qu’à eux et qui corrompent, polluent, les autres natures »— et c’était l’antisémitisme raciste, contemporain de la naissance des sciences modernes de la vie.
    Ils ont encore dit : « nous n’avons rien contre les Juifs en soi ; non, non, vraiment rien ; et nous nous moquons d’ailleurs de savoir s’ils ont tué ou vu naître le Christ, s’ils forment ou non une race à part, etc. ; notre problème, notre seul problème, c’est qu’ils sont d’horribles ploutocrates, acharnés à dominer le monde et à opprimer les humbles et les petits » — et c’était, dans toute l’Europe, ce socialisme des imbéciles qui infecta le mouvement ouvrier au début du XXe siècle et au-delà.


    Aujourd’hui, aucune de ces rhétoriques ne fonctionne plus.

    Pour des raisons qui tiennent à l’histoire du dernier siècle, il n’y a plus que des minorités de femmes et d’hommes pour ne pas voir qu’elles ont toutes débouché sur des massacres abominables.

    Et, pour que le vieux virus reparte à l’assaut des têtes, pour qu’il lui soit de nouveau possible d’enflammer de vastes foules, pour que des hommes et des femmes puissent, en grand nombre, et, qu’à Dieu ne plaise, recommencer de haïr en toute bonne conscience ou croire, si l’on préfère, qu’il existe de justes raisons de s’en prendre aux Juifs, il faut un argumentaire nouveau que l’Histoire universelle n’ait pas eu le temps de déconsidérer.

    L’antisémitisme d’aujourd’hui dit, en réalité, trois choses.
    Il ne peut opérer sur grande échelle que s’il parvient à proférer et articuler trois énoncés honteux, mais inédits, et que le XXe siècle n’a pas disqualifiés.
    1. Les Juifs seraient haïssables parce qu’ils soutiendraient un mauvais Etat, illégitime et assassin — c’est le délire antisioniste des adversaires sans merci du rétablissement des Juifs dans leur foyer historique.
    2. Les Juifs seraient d’autant plus haïssables qu’ils fonderaient leur Israël aimé sur une souffrance imaginaire ou, tout au moins, exagérée — c’est l’ignoble, l’atroce déni de la Shoah.
    3. Ils commettraient enfin, ce faisant, un troisième et dernier crime qui les rendrait plus détestables encore et qui consisterait, en nous entretenant inlassablement de la mémoire de leurs morts, à étouffer les autres mémoires, à faire taire les autres morts, à éclipser les autres martyres qui endeuillent le monde d’aujourd’hui et dont le plus emblématique serait celui des Palestiniens — et l’on est, là, au plus près de cette imbécillité, de cette lèpre, qui s’appelle la compétition des victimes.

    L’antisémitisme nouveau a besoin de ces trois énoncés.
    C’est comme une bombe atomique morale qui aurait là ses trois composants.

    Chacun, pris séparément, suffirait à discréditer un peuple redevenu objet d’opprobre ; mais qu’ils viennent à s’additionner, que les composants se composent, que les trois fils entrent en contact et parviennent à former un nœud ou une tresse — et l’on est à peu près sûr d’assister à une déflagration dont tous les Juifs, partout, seront les cibles désignées.

    Car quel vilain peuple que celui dont on aurait insinué qu’il est capable de ces trois crimes !

    Quel hideux portrait que celui d’une communauté de femmes et d’hommes accusés de trafiquer ce qu’ils ont de plus sacré, à savoir la mémoire de leurs morts, pour légitimer un Etat illégitime et intimer silence aux autres souffrants de la planète !

    L’antisémitisme moderne c’est cela.
    L’antisémitisme ne renaîtra sur grande échelle que s’il parvient à imposer ce tableau insensé et ignoble.
    Il sera antisioniste, négationniste, carburant à l’imbécile compétition des douleurs – ou il ne sera pas : c’est d’une cohérence imparable ; c’est d’une détestable, méprisable, mais infaillible logique.

    Reconnaître cela, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Monsieur le Secrétaire général, Monsieur le Président, c’est commencer de voir, symétriquement, ce qu’il vous revient de faire pour lutter contre cette calamité… Lire l’intégralité.

    09:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    11/12/2014

    Bahar Kimyongür: Communiqué sur mon retour au Parlement européen et en Turquie

    edc
    Sent: Tuesday, December 9, 2014 1:47 AM
     
    Subject: Communiqué sur mon retour au Parlement européen et en Turquie (FR/EN)
     
     


    Chères ami(e)s,
     
    Voici quelques liens vidéo et presse écrite relatifs à ma conférence au Parlement européen sur la répression en Europe et en Turquie.
    Vous trouverez ci-dessous mon communiqué de presse en français et en anglais.
    J'y aborde notamment mes 14 ans de bannissement du Parlement européen, mon projet de retour en Turquie, la symbiose entre un Etat policier, en l'occurrence le régime d'Erdogan, et une organisation policière internationale telle qu'Interpol.
     
    Bonne lecture.
     
    Cordialement.
     
    Bahar
     
     
     
     
     
     
     
     

    Bahar Kimyongür: Communiqué sur mon retour au Parlement européen et en Turquie

    Je remercie de tout cœur Mme Judith Sargentini et Fair Trials International de m’avoir invité à parler à cette tribune.
    Ma présence ici met officiellement fin à 14 ans d’interdiction d’accès au Parlement décrété pour le même motif que mon signalement Interpol : une action de protestation pacifique menée ici-même le 28 novembre 2000 contre la présence du ministre turc des affaires étrangères de l’époque M. Ismail Cem.
    Après ce simple chahut destiné à attirer l’attention internationale sur les prisonniers politiques turcs agonisant dans la plus longue grève de la faim de l’histoire, j’ai été refoulé de multiples fois aux portes de ce Parlement alors que j’accompagnais en tant que traducteur/interprète des délégations d’avocats et de représentants d’ONG turques.
    Non, Interpol n’est pas seule à blâmer dans la criminalisation que j’ai eu à subir.
    Mais je me réjouis de pouvoir revenir ici et remercie M. Pascal Heymans, chef d'unité de la sécurité qui m’a radié de la liste noire du Parlement européen.
    L’action de protestation menée ici même m’a valu d’être accusé en Turquie de chef d’organisation terroriste et d’être à la merci d’une notice rouge d’Interpol lancée par un tribunal à Ankara.
    Suite à l’émission de ce mandat d'arrêt international, j’ai été arrêté dans 3 pays différents.
    Le 28 avril 2006, la police néerlandaise m’arrêta au bord d’une autoroute alors que je me rendais à Amsterdam pour la préparation d’un concert. Mon signalement Interpol m’a valu d’être incarcéré pendant 68 jours.
    Le 17 juin 2013, la police espagnole m’arrêta en compagnie de ma famille à la cathédrale-mosquée de Cordoue alors que nous passions quelques jours de vacances. Cette fois, à cause d’Interpol, je fus privé de liberté pendant 5 jours.
    Le 21 novembre 2013, la police italienne m’arrêta à l’aéroport Orio al Serio à Bergamo alors que je me rendais à une conférence sur la Syrie. A cause d’Interpol, je fus privé de liberté pendant 111 jours dont 12 jours en prison et 99 jours en assignation à résidence.
    Interpol m’a ainsi en tout volé 184 jours de liberté. Cela fait au total plus de 6 mois de captivité.
    Finalement, grâce à Fair Trials International et à la mobilisation internationale, Interpol m’a définitivement radié de ses fichiers le 22 août dernier.
    Fort de ces victoires successives, le 9 septembre dernier, j’ai décidé de passer à l’offensive en demandant à mes juges turcs de pouvoir comparaître librement en Turquie afin de me défendre et d’obtenir un acquittement.
    Le 24 octobre dernier, la 10e Cour d’assises d’Ankara a accepté ma requête. Elle m’a octroyé un sauf-conduit d’une durée de 3 mois qui prendra fin le 24 janvier prochain.
    Ce vendredi 12 décembre, je suis donc attendu à mon procès à Ankara.
    Comme annoncé dans mon dernier communiqué de presse, c’est aujourd’hui, depuis cette tribune, que je compte annoncer mon choix d’assister ou non à mon procès en Turquie.
    Après mûre réflexion et consultation de mes amis, camarades et soutiens, je renonce provisoirement à mon projet de retour.
    Il est en effet plus sage pour moi de ne pas offrir à mes tortionnaires ce qu’ils interprèteraient comme une capitulation.
    D’autant que récemment encore, mes tortionnaires se sont servis de moi pour exercer une torture physique et mentale sur des activistes arrêtés à Istanbul.
    Les policiers ont été jusqu’à exhiber des photos privées en disant aux jeunes militants qu’ils torturaient : « Pendant que vous en bavez, votre leader Kimyongür boit du vin dans des bars en Europe. »
    On peut s’attendre à tout de la part d’une police qui en arrive à un tel degré de bassesse.
    Qui se souvient encore du sort réservé le 16 novembre 1987 aux deux dirigeants communistes turcs Nabi Yagci et Nihat Sargin dès leur arrivée à l’aéroport d’Ankara après 7 années d’exil en Europe.
    MM. Yagci et Sargin ont été arrêtés sur le tarmac malgré le fait qu’ils étaient accompagnés d’une impressionnante délégation de leaders politiques, de journalistes occidentaux et d’eurodéputés.
    Les deux militants communistes seront ensuite torturés pendant 19 jours dans le « Derin Arastirmalar Laboratuvari » (DAL), le Laboratoire des recherches approfondies de la Sûreté turque à Ankara.
    MM. Yagci et Sargin ne seront libérés que le 4 mai 1990, soit 900 jours après leur arrestation à l’aéroport d’Ankara.
    Il y a également le cas emblématique et plus actuel de la sociologue turque Pinar Selek exilée en France.
    La semaine dernière, la justice turque a lancé un mauvais signal dans l’affaire de cette sociologue turque, une affaire qui dure depuis 16 ans.
    Ce vendredi 4 décembre, un procureur a en effet requis la perpétuité à l’encontre de Mme Selek poursuivie pour participation à un attentat à l’explosif en 1998. Le souci est que cet attentat n’a jamais existé.
    D’après les rapports d’expertise, il ne s’agissait non pas d’un attentat mais d’un accident survenu suite à une fuite de gaz.
    Dans les tribunaux turcs, on n’est jamais à l’abri de « preuves » fabriquées et de « témoins anonymes ».
    Troisièmement, ce mardi 2 décembre, le Parlement turc a adopté un projet de loi du gouvernement qui renforce l'emprise de l'exécutif sur l'appareil judiciaire.
    Cette nouvelle loi permettra au gouvernement d’évincer tous les magistrats non-alignés à la politique d’Erdogan.
    En outre, des débats en commission parlementaire vont avoir lieu cette semaine à propos d’un projet de loi élargissant les pouvoirs de la police. Ce projet de loi permettra aux forces de sécurité de recourir à des armes à feux dans les manifestations.
    Le climat politique en Turquie ne me permet ainsi ni de parvenir sain et sauf au tribunal d'Ankara ni de me défendre face à un tribunal impartial.
    Aujourd’hui, la Turquie d’Erdogan est un Etat policier, un Etat toujours plus policier où la justice est toujours plus politisée, un Etat qui ne donne aucune chance à la liberté.
    Merci de votre attention.
    Bahar Kimyongür

    20:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    11/11/2014

    La France coloniale: EXTRAIT DE « CENT ANS DE CAPITALISME EN ALGERIE 1830-1930 »: « Histoire de la conquête coloniale »:

    La France coloniale: EXTRAIT DE « CENT ANS DE CAPITALISME EN ALGERIE 1830-1930 »: « Histoire de la conquête coloniale »:
     
    LA HONTE: cette FRANCE des “droits de l’ Homme”, pays ex-colonialiste et toujours colonialiste, aujourd’ hui menacé par le “terrorisme”, qui n’ arrête pas de donner des leçons de démocratie et de liberté au Monde entier: parlons-en ! Pendant que la propaganda anti-communiste, les journaleux de service, et des perroquets, amusent les gens avec les “crimes” de Staline et du “Communisme” (sic), de la Stasi, de l’ Islamisme (qui évidemment ne pourrait être, selon eux, que criminel, cruel et esclavagiste!), il est grand temps de rappeler que toutes les puissances colonialistes d’ Europe occidentale (la France en particulier)  ont commis des massacres, des crimes, fait preuve de cruauté sans équivalent, exterminé des tribus, populations  entières, imposé la dictature, pendant la conquête, la pacification, l’ évangélisation (pardon : "la civilisation”!) colonialiste en Afrique, en Asie et toutes leurs guerres inter-capitalistes, partout aux quatre coins de la planète. C’ est incroyable ! Comment certains peuvent-ils parler de la Graaaandeur, de la France avec tellement d’ arrogance et prétendre la représenter avec “Honneur” ??? Les Français qui se déclarent partisans de l’ Algérie “française” encore aujourd’ hui, de même que les Belges, adorateurs de Léopold II, devraient se cacher la tête dans un sac. Tous ces médias, ces gouvernants “démocratiquement élus” (sic), ces Français, de “gauche” (au risque de déplaire à beaucoup!), comme de droite, qui donnent des leçons de démocratie, de liberté, aux “dictatures” “communistes, à Cuba, à la Corée du Nord, etc,..., feraient bien de (re)lire, l’ Histoire de leur propre pays, à commencer celle de la conquête et de la dernière guerre d’ Algérie, sans parler de l’ Indochine, etc... Ils ont de quoi s’ instruire et/ou de “s’ amuser” ...
    RoRo

     

    De : SUN TZU [mailto:comaguer@orange.fr] 
    Envoyé : samedi 8 novembre 2014 14:39
    Objet : au fil des jours n° 193 La france coloniale

     

    « Cent ans de capitalisme en Algérie »


    Authentique militant anticolonialiste français de la première heure, Robert Louzon mérite d’être mieux connu en ces temps où la social-démocratie française retombe piteusement dans ses pires travers coloniaux, la pâleur médiocre et pateline du discours masquant à peine la persistance de la brutalité des intérêts du grand capital national dont elle confirme être le meilleur défenseur.


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    EXTRAIT DE « CENT ANS DE CAPITALISME EN ALGERIE 1830-1930 »
    « Histoire de la conquête coloniale »
    De Robert Louzon
    Editions Acratie (1998)

    Internationale antifasciste).
     
    Au fil des jours et des lectures n°193
    08.11.2014
     
    « Cent ans de capitalisme en Algérie »
     
    Authentique militant anticolonialiste français de la première heure, Robert Louzon mérite d ’être mieux connu en ces temps où la social -démocratie française retombe piteusement dans ses pires travers coloniaux, la pâleur médiocre et pateline du discours masquant à peine la persistance de la brutalité des intérêts du grand capital national dont elle confirme être le meilleur défenseur.
     
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    EXTRAIT DE « CENT ANS DE CAPITALISME EN ALGERIE 1830-1930 »
    « Histoire de la conquête coloniale »
     
    De Robert Louzon
    Editions Acratie (1998)
     
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    Issu d’une famille bourgeoise, après des études scientifique, Louzon devient ingénieur. D’abord membre du P.O.S.R. (socialiste alemaniste), il évolue vers le syndicalisme révolutionnaire. En 1906, il prête l’argent nécessaire à l’achat d’un immeuble pour la CGT, action qui, une fois connue, lui vaudra de perdre son emploi.
    Lié à Pierre Monatte, Louzon collabore à « La Vie ouvrière ». En 1913, il s’installe en Tunisie, effectue la guerre comme capitaine, puis adhère en 1919 au parti socialiste tunisien. Il sera vite secrétaire fédéral du P.S., puis du P.C. après le congrès de Tours. En 1921, il est poursuivi pour « diffamation envers les officiers de l’armée française », puis encore en 1922, cette fois condamné à 6 mois de prison et à l’expulsion de Tunisie à sa sortie.
    En décembre 1924 il quitte le P.C. après l’exclusion de Monatte et Rosmer, et en 1925, il participe à la fondation de la revue « La Révolution prolétarienne ».
    En août 1936, mandaté par la C.N.T espagnole il se rend au Maroc dans le but d’empêcher le recrutement de troupes pour Franco. En février 1937, malgré son âge, il combat un temps sur le front espagnol, puis collabore à S.I.A (Solidarité Internationale antifasciste).
     
    En 1939, il signe le tract de Louis Lecoin « Paix immédiate » ce qui lui vaut d’être poursuivi devant le conseil de guerre. Arrêté en 1940, il est interné un an dans un camp en Algérie.
    Après-guerre, il reprend son activité militante et sera notamment l’un des signataires du « manifeste des 121 » lors de la guerre d’Algérie.
     
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    (En italique rouge, les notes de bas de page)
    (En italique noir les citations dans le texte)
     
    La période de l'accumulation primitive:
    « Nous avons réuni au domaine les biens des fondations pieuses, nous avons séquestré ceux d'une classe d'habitants que nous avions promis de respecter ... nous nous sommes emparé des propriétés privées sans indemnité aucune ; et, de plus, nous avons été jusqu'à contraindre des propriétaires, expropriés de cette manière, à payer les frais de démolition de leurs maisons et même d'une mosquée.
    « Nous avons profané les temples, les tombeaux, l'intérieur des maisons: asile sacré chez les musulmans.
    « Nous avons massacré des gens porteurs de sauf-conduits ; égorgé sur un soupçon des populations entières, qui se sont ensuite trouvées innocentes; nous avons mis en jugement des hommes réputés saints dans le pays, des hommes vénérés, parce qu'ils avaient assez de courage pour venir s'exposer à nos fureurs, afin d'intercéder en faveur de leurs malheureux compatriotes; il s'est trouvé des hommes pour les condamner, et des hommes civilisés pour les faire exécuter. »
    (Rapport de la commission gouvernementale d'enquête, 1833).
     
    LA LEGENDE DU COUP DE L’EVENTAIL:
    En 1794, la France était attaquée de tous côtés. Non seulement son territoire était envahi sur plusieurs points, mais son peuple et son armée risquaient d'être affamés. Ne produisant pas assez pour subvenir à ses besoins, elle ne trouvait nulle part où acheter le complément de grains qui lui était nécessaire. Nulle part ... sauf en Algérie, dont le dey offrit à la Convention toutes facilités pour faire ses achats de blé.
    Deux ans plus tard, le Directoire a succédé à la Convention, mais la guerre n'en continue pas moins, et l'Angleterre continue à poursuivre son plan d'affamer les armées de la République; en outre ... le Trésor est vide, ou presque. Le dey d'Alger offre alors au gouvernement français de lui prêter un million, sans intérêts, pour les achats de blé que celui-ci aurait à effectuer en Algérie. Le gouvernement français accepte, et les achats sont effectués notamment par l'intermédiaire de la maison Bacri et Busnach, gros commerçants juifs, auxquels d'ailleurs la plus grosse partie du blé qu'ils livrent à la France est fournie par le dey lui-même.
    Les achats de blé ainsi effectués dépassent de beaucoup le million prêté; la France ne les paie pourtant point. Qu'importe! La France est riche et est personne d'honneur. Quand la paix sera revenue, elle règlera ses dettes. Le dey continue donc de fournir du blé à Bacri, et Bacri de livrer à la France.
     
    1815: la paix est revenue, c'est le moment de se faire payer. Bacri et le dey réclament leur dû.
    Mais chacun sait que la bourgeoisie française n'aime guère payer ses dettes de guerre. Elle estime qu'est suffisant l'honneur qu'elle a fait à ses créanciers en leur permettant de la sortir de l'embarras. Ils ont eu l'insigne honneur de l'aider à vaincre, que veulent-ils de plus?
    Malgré la paix et 1'« ordre » revenus, le gouvernement de la Restauration fit donc autant de difficultés que ses prédécesseurs pour payer ceux qui avaient fourni de quoi faire le pain du troupier français. On objectera que certaines cargaisons avaient été de mauvaise qualité. C'était bien possible, même très probable; il n'y a pas de raison pour que Bacri et Busnach aient fait exception dans l'honorable corporation des fournisseurs de guerre. En conséquence, le Commission française, réunie en 1819, fit subir de sérieuses réductions aux factures de Bacri, en suite desquelles ce qui reste dû est fixé définitivement, d'accord avec Bacri et le dey, à une somme globale de 7 millions. Il n'y a donc plus qu'à payer. Eh bien on ne paie pas. L'accord de 1819 stipulait que, sur les 7 millions, seraient retenues les sommes qui pourraient être dues par Bacri à ses créanciers. En conséquence, le Trésor français verse bien l'argent, mais il le verse à Paris, à la Caisses des dépôts et Consignations ; aussitôt une nuée d'oppositions, de la part de créanciers de Bacri, vrais ou prétendus, se produit, et, en 1827, soit huit ans après que l'accord réglant définitivement le montant des sommes dues a été conclu, les tribunaux français n'avaient pas encore statué sur la validité de ces oppositions! En 1827, donc, le dey n'était pas encore remboursé du million qu'il avait prêté à la France, sans intérêts, trente et un ans auparavant! Bien plus, du fait des dettes que Bacri avait eu soin de faire en France, le dey risquait fort de ne jamais toucher un sou. Ainsi, sous couleur de satisfaire ses réclamations, on avait « rendu légale sa spoliation » (1) (Esquer la prise d’alger p.49)
     
    Le dey d'Alger était ainsi magnifiquement récompensé de l'ardeur qu'il avait mise à faciliter le ravitaillement de la France affamée par l'Angleterre.
    En cette année 1827, le dey d'Alger découvrit un fait bien plus grave encore, où la perfidie du gouvernement de la restauration dépassait vraiment toutes les bornes.
    A l'extrémité est de la Régence, à 500 kilomètres environ d'Alger, sur un point du littoral appelé Calle, la France avait la concession d'un entrepôt commercial. Le gouvernement français, par la voix de son représentant à Alger, Deval avait promis au dey que l'entrepôt ne serait pas fortifié (2) (Esquer la prise d’Alger p.58 ; c'était un emplacement pour faire du commerce, mais rien de plus; ce ne devait point être transformé en une place forte. Or, la France avait fortifié la Calle, et le dey venait de l'apprendre.
    Supposez que la France se soit conduite avec les Etats-Unis, pour le règlement de ses dettes de guerre, comme elle s'est conduite avec le dey d'Alger, ne croyez-vous pas que, bien avant que trente ans ne soient passés, la flotte américaine ne se serait pas, pour le moins, emparée de la Guadeloupe et de la Martinique, et ne serait même venue faire un petit tour à Brest? Ou bien, supposez que la représentation commerciale des Soviets à Paris convertisse ses bureaux en forteresse, la France serait-elle longue à renvoyer l'ambassadeur soviétique chez lui, et à réoccuper par la force les locaux de la Représentation commerciale?
    Le dey d'Alger, lui, se contenta de demander des explications. Il les demanda par écrit au gouvernement français, et comme celui-ci ne répondait pas, il les demanda verbalement au consul de France. Que vouliez-vous que celui-ci réponde? Pour l'affaire de la Calle en particulier, il savait fort bien que c'était lui-même, Deval, qui s'était engagé à ce que le territoire ne fût pas fortifié, et il savait aussi que, malgré cela, on l'avait fortifié. Dans ces conditions, quand on n'a pas d'explications valables à fournir, il n'est qu'une ressource: c'est le prendre de haut. C'est ce que fit Deval. Alors, furieux, le dey s'emporta, injuria, et finalement donna au « représentant de la France » un coup de son chasse-mouche.
    On tenait le prétexte!
    Le gouvernement français, convaincu de mauvaise foi, allait châtier le dey coupable d'avoir « injurié la France ». Car 1'« honneur de la France» ne consistait pas à payer ses dettes le plus vite possible, 1'« honneur de la France» ne consistait pas à respecter la parole donnée; 1'« honneur de la France» consistait à frapper celui qui lui reprochait ses actes déshonorants. « Je m'appelle lion» ; ma raison est la meilleure ... parce que je suis le plus fort. Et je suis le plus fort, non seulement par les armes, mais par toute l'organisation de mensonges que, sous les noms divers d'enseignement, de littérature, de « culture », etc., j'ai créée pour me servir. En conséquence, du mensonge je ferais la vérité. Toute une armée d'« intellectuels» proclamera par le monde, comme la vérité, comme une Vérité évidente et universellement admise, que j'ai été outragé sans raison, et que mon bon droit à m'emparer d'Alger est incontestable. Il n'y a pas un Français, pas un élève de l'école primaire qui ne sache pas que le « coup de l'éventail » du dey Hussein est à l'origine de la conquête de l'Algérie; combien y en a-t-il à qui vous avez appris, messieurs les Professeurs, l'histoire des fortifications de la Calle ? Il n'est pas un manuel d'histoire élémentaire qui ne contienne quelques illustrations du dey frappant le « représentant de la France », mais ce n'est que dans quelques rares livres, tirés à un petit nombre d'exemplaires, et enfouis dans les bibliothèques, qu'on peut trouver des renseignements sur les raisons pour lesquelles le dey était, ce jour-là, si fort en colère. Voilà l’« histoire » bourgeoise. L'emportement du dey est monté en épingle, mais les raisons de son emportement sont soigneusement cachées, car sinon, le lecteur pourrait s'apercevoir que si jamais « coup d'éventail » fut justifié, ce fut bien celui que reçut à Alger, le 30 avril 1827, le consul de France (1)
     
    1. La conquête de l'Algérie a fournit un autre exemple remarquable du point vraiment incroyable jusqu'où les gouvernements bourgeois poussent la perfidie... En 1837, un traité, le traité de la Tafna, intervint entre Louis-Philippe et Abd el Kader. Par ce traité l'Algérie se trouvait partagée entre Abd el Kader et la France. En ce qui concerne le département d'Alger, le traité définissait ainsi le territoire qui revenait à la France: « Alger, le Sahel, la plaine de la Mitidja bornée à l'ouest jusqu'à Kaddara ... » ; c'était clair: la plaine de la Mitidja bornée à l'Est jusqu'à l'oued Kaddara. Eh bien! La France prétendit que son territoire s'étendait au-delà de l'oued Kaddara !
     
    Et voilà pour cela ce qu'on imagina. Le texte arabe, le seul signé d'Abd el Kader, portait après « oued Kaddara» le mot arabe fauq. Ouvrez n'importe quel dictionnaire, interrogez n'importe quel Français sachant l'arabe, ou n'importe quel Arabe sachant le français, vous apprendrez instantanément et invariablement que fauq signifie: au-dessus. Le gouvernement français, lui, prétendit que fauq signifiait au-delà, et, alors, au lieu de la traduction évidente: jusqu'à l'oued Kaddara et ce qui est au dessus, c'est-à-dire les crêtes qui le dominent, il traduisit par cette phrase identiquement absurde: « .• .la plaine de la Mitidja bornée à l'Est jusqu’a l'oued Kaddara et au-delà », Ainsi on aurait fixé une ,borne au territoire revenant à la France, uniquement pour dire que ce qui était au-delà de cette borne lui revenait aussi!
    Mais qu'importe l'absurdité, pourvu que cette absurdité fournisse un prétexte pour violer les traités! En vertu de cette « traduction », les troupes françaises se portaient, en 1839, jusqu'aux Portes de Fer, c'est- à-dire à plus de 100 kilomètres au-delà de l'oued Kaddara. Et cette expédition ayant amené la reprise des hostilités, tous les manuels d'histoire nous enseignent que c'est Abd el Kader qui a violé le traité de la Tafna!
     
    QUARANTE ANNEES DE MASSACRES:
    Donc, le 14 juin 1830, les troupes françaises débarquèrent à Sidi Ferruch, plage de sable située à une vingtaine de kilomètres d'Alger, et quelques jours après, Alger attaqué à revers, tombait ; le 5 juillet, le dey capitulait. Le « coup d'éventail » était donc « vengé » ; le blé que le dey avait fourni à la France n'aurait plus à lui être payé, ni les fortifications de la Calle à être démolies.
     
    Il restait à conquérir l'Algérie. Cela allait demander quarante ans, près d'un demi-siècle. De 1830 à 1871, sous cinq régimes différents, depuis la restauration jusqu'à la Troisième République, en passant par Louis-Philippe, la République et l'Empire, la bourgeoisie française va poursuivre la conquête de ce territoire à peine peuplé de cinq millions d'habitants.
    Quarante ans de combats, de meurtres et de pillages, quarante ans pendant lesquels, à chaque moment, telle région qu'on avait hier « pacifiée » se soulevait à nouveau et devait être « pacifiée» à nouveau, à coup de « razzia » et de massacres. Quarante ans pour cinq millions d'habitants ! Quarante ans de guerre entre, d'un côté, un peuple dépourvu de toute organisation matérielle moderne, et, de l'autre côté, l'armée française, alors, sans conteste, la première armée d'Europe, l'armée qui était, hier, celle de Napoléon et qui sera encore celle de Sébastopol et de Magenta.
     
    La conquête de l'Algérie ne s'est pas effectuée, comme on pourrait le croire, progressivement du Nord au Sud, par tranches successives partant du littoral et finissant aux confins sahariens. Tout au contraire, les régions méridionales, Hauts Plateaux et zone saharienne, on été plus facilement conquises et les premières pacifiées; c'est la région la plus proche du littoral, le Tell, cet ensemble montagneux qui sépare la mer des Hauts Plateaux, qui a offert le plus de résistance et n'a été occupé, réellement qu'en dernier lieu.
     
    Le centre de la première grande résistance à laquelle se heurte la conquête française, celle que va personnifier pendant quinze ans le marabout Abd el Kader, c'est le Tell du centre et de l'Ouest. Les villes d'Abd-el-Kader, Mascara, Boghar, etc., sont en plein Atlas tellien, et le dernier massif d'où Abd el Kader conduira ses dernières grandes luttes sera celui de l'Ouarsenis, qui commence à 50 kilomètres de la mer. Après la chute d'Abd el Kader, le dernier bastion de la résistance sera la Kabylie, Tell de l'Est. La grande Kabylie, qui borde la mer, et qui est à moins de cent kilomètres d'Alger, ne sera occupée pour la première fois qu'en 1857, et définitivement qu'après 71, alors que les oasis de Biskra et de Laghouat, en bordure du Sahara, à 400 kilomètres de la mer, seront conquises, la première dès 1844, et la seconde définitivement, en 1852.
    La raison en est que les Hauts-Plateaux, le Sahara, et même l'Atlas saharien, vieille montagne qui n'est plus guère constituée que de légères ondulations coupées de larges couloirs, ne sont que des plaines. Le Tell, au contraire, c'est la montagne. La plaine, assez peu peuplée d'ailleurs, et peuplée presque exclusivement d'Arabes plus ou moins nomades, n'a pas pu résister; c'est la montagne qui a résisté, la montagne qui, en Algérie, est plus peuplée que la plaine, peuplée de paysans cultivateurs, la plupart de langue berbère. Cela est conforme à la règle de toujours et de partout: c'est toujours la montagne qui résiste au conquérant ; la montagne est partout le dernier asile de l'indépendance. Ce massif kabyle qui résista le dernier à la conquête française, est celui qui avait aussi le mieux résisté à la conquête arabe, puisque si il a accepté la religion de l'Islam, il a gardé sa langue et son Droit.
     
    Ce que fut cette guerre?
    Une guerre atroce qui n'eut de la guerre que le nom, j’entends de la véritable guerre, celle que justifie Proudhon dans La Guerre et la Paix, c'est-à-dire un combat loyal entre adversaires de force équivalente. Ce ne fut pas une guerre, ce fut une «expédition coloniale ", une expédition coloniale de quarante années. Une expédition coloniale ça ne se raconte pas, et on n'ose la décrire; on laisse MM. les assassins la décrire eux-mêmes.
     
    « La flamme à la main! »:
    Saint-Arnaud, qui devait finir maréchal de France, fit, jusqu'au 2 décembre, à peu près toute sa carrière en Algérie. Il y était arrivé lieutenant en 1837 ; il en partit général de division en 1851 ; durant ces quinze années il ne cessa d'être en colonne, tantôt à l'ouest, tantôt à l'est; pendant tout ce temps il écrivit régulièrement à son frère, le tenant presque jour par jour au courant de ses faits et gestes. Ces lettres ont été publiées. Nous en donnons ci-dessous des extraits, sans autre commentaire que l'indication de la date et du lieu (1).
     
    1. On trouvera les lettre dont sont extraites ces citations dans Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, tome l, pages 141, 313, 325, 379,381,390,392,472,474,549,556, tome II, pages 83,331,340.
     
    « Le pillage exercé d'abord par les soldats, s'étendit ensuite aux officiers, et quand on évacua Constantine, il s'est trouvé comme toujours, que la part la plus riche et la plus abondante était échouée à la tête de l'armée et aux officiers de l'état-major. » (Prise de Constantine, octobre 1837.)
     
    « Nous resterons jusqu'à la fin de juin à nous battre dans la province d'Oran, et à y ruiner toutes les villes, toutes les possessions de l'émir. Partout, il trouvera l'armée française, la flamme à la main. » (Mai 1841.)
     
    «Mascara, ainsi que je te l'ai déjà dit, a dû être une ville belle et importante. Brûlée en partie et saccagée par le maréchal Clauzel en 1855. »
    « Nous sommes dans le centre des montagnes entre Miliana et Cherchell. Nous tirons peu de coups de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes. L'ennemi fuit partout en emmenant ses troupeaux. » (Avril 1842.)
     
    « Le pays des Beni-Menasser est superbe et l'un des plus riches que j'ai vus en Afrique. Les villages et les habitants sont très rapprochés. Nous avons tout brûlé, tout détruit. Oh 1 la guerre, la guerre 1 Que de femmes et d'enfants, réfugiés dans les neiges de l'Atlas, y sont morts de froid et de misère 1 ... Il n'y a pas dans l'armée cinq tués et quarante blessés. » (Région de Cherchell, avril 1842.).
     
    « Deux belles armées ... se donnant la main fraternellement au milieu de l'Afrique, l'une partie de Mostaganem le 14, l'autre de Blidah le 22 mai, rasant, brûlant, chassant tout devant elles. » (Mai 1842 ; de Mostaganem à Blidah il y a 250 kilomètres.)
    « On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres. Des combats: peu ou pas. » (Région de Miliana, juin 1842.)
     
    « ••• Entouré d'un horizon de flamme et de fumée qui me rappelle un petit Palatinat en miniature, je pense à vous tous et je t'écris. Tu m'as laissé chez les Brazes, je les ai brûlés et dévastés. Me voici chez les Sindgads, même répétition en grand, c'est un vrai grenier d'abondance ... Quelques-uns sont venus pour m'amener le cheval de soumission. Je l'ai refusé parce que je voulais une soumission générale, et j'ai commencé à brûler. » (Ouarsenis, octobre 1842.).
     
    « Le lendemain 4, je descendais à Haimda, je brûlais tout sur mon passage et détruisais ce beau village ... Il était deux heures, le gouverneur (Bugeaud) était parti. Les feux qui brûlaient encore dans la montagne, m'indiquaient la marche de la colonne. » (Région de Miliana, février 1843.).
     
    «Des tas de cadavres pressés les uns contre les autres et morts gelés pendant la nuit 1 C'était la malheureuse population des Beni-Naôseeur, c'étaient ceux dont je brûlais les villages, les gourbis et que je chassais devant moi. » (Région de Miliana, février 1843.).
     
    « Les beaux orangers que mon vandalisme va abattre 1 ... je brûle aujourd'hui les propriétés et les villages de Ben-Salem et de Bel-Cassem-ou-Kassi. » (Région de Bougie, 2 octobre 1844.).
     
    « J'ai brûlé plus de dix villages magnifiques. » (Kabylie, 28 octobre 1844.).
     
    « Il y avait encore des groupes nombreux d'ennemis sur les pitons, j'espérais un second combat. Ils ne sont pas descendus et j'ai commencé à couper de beaux vergers et à brûler de superbes villages sous les yeux de l'ennemi. » (Dahra, mars 1846.).
     
    « J'ai laissé sur mon passage un vaste incendie. Tous les villages, environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins saccagés, les oliviers coupés. » (Petite Kabylie, mai 1851.).
     
    « Nous leur avons fait bien du mal, brûlé plus de cent maisons couvertes en tuile, coupé plus de mille oliviers. » (Petite Kabylie, juin 1851.).
     
    Tel est le témoignage de Saint-Arnaud. Témoignage décisif, mais qui est loin d'être unique. Tous les officiers d'Afrique, qui ont écrit ce qu'ils ont vu, disent la même chose.
     
    La vente des femmes et le massacre des enfants:
    Officier d'Afrique non moins typique que Saint-Arnaud, ce colonel Pein, issu du rang qui resta vingt-trois ans en Algérie (de 1840 à 1863), et qui occupa les loisirs de sa retraite à composer un petit ouvrage sur l'Afrique. A la différence de Saint-Arnaud, ce fut surtout dans le Sud qu'il eut à opérer.
     
    Voici comment il décrit la prise de Laghouat, à laquelle il assista (2 décembre 1852.) :
    1.« Le carnage fut affreux; les habitations, les tentes des étrangers dressées sur les places, les rues, les cours furent jonchées de cadavres. Une statistique faite à tête reposée et d'après les meilleurs renseignements, après la prise, constate le chiffre de 2 300 hommes, femmes ou enfants tués; mais le chiffre de blessés fut insignifiant, cela se conçoit. Les soldats, furieux d'être canardés par une lucarne, une porte entrebâillée, un trou de la terrasse, se ruaient dans l'intérieur et y lardaient impitoyablement tout ce qui s'y trouvait ; vous comprenez que, dans le désordre, souvent dans l'ombre, ils ne s'attardaient pas à établir de distinction d'âge ni de sexe: ils frappaient partout et sans crier gare J » (1).
     
    1 Pein, Lettres familières sur l'Algérie, 2e édit., p. 393.
     
    C'est tellement l'habitude de massacrer femmes et enfants qu'une fois que le colonel Pein ne put le faire, il éprouva le besoin de s'en excuser dans une lettre:
    « Les Ouled Saad avaient abandonné femmes et enfants dans les buissons. J’aurais pu en faire un massacre, mais nous n'étions pas assez nombreux pour nous amuser aux bagatelles de la porte." il fallait garder une position avantageuse et décrocher ceux qui tiraient sur nous. » (2).
    2.Pein. Lettres familières sur l'Algérie, 2e édit., p. 26.
     
    « J'ai laissé sur mon passage un vaste incendie. Tous les villages, environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins saccagés, les oliviers coupés. » (Petite Kabylie, mai 1851.).
     
    « Nous leur avons fait bien du mal, brûlé plus de cent maisons couvertes en tuile, coupé plus de mille oliviers. » (Petite Kabylie, juin 1851.).
     
    Tel est le témoignage de Saint-Arnaud. Témoignage décisif, mais qui est loin d'être unique. Tous les officiers d'Afrique, qui ont écrit ce qu'ils ont vu, disent la même chose.
     
    La vente des femmes et le massacre des enfants:
    Officier d'Afrique non moins typique que Saint-Arnaud, ce colonel Pein, issu du rang qui resta vingt-trois ans en Algérie (de 1840 à 1863), et qui occupa les loisirs de sa retraite à composer un petit ouvrage sur l'Afrique. A la différence de Saint-Arnaud, ce fut surtout dans le Sud qu'il eut à opérer.
     
    Voici comment il décrit la prise de Laghouat, à laquelle il assista (2 décembre 1852.) :
    « Le carnage fut affreux; les habitations, les tentes des étrangers dressées sur les places, les rues, les cours furent jonchées de cadavres. Une statistique faite à tête reposée et d'après les meilleurs renseignements, après la prise, constate le chiffre de 2 300 hommes, femmes ou enfants tués; mais le chiffre de blessés fut insignifiant, cela se conçoit. Les soldats, furieux d'être canardés par une lucarne, une porte entrebâillée, un trou de la terrasse, se ruaient dans l'intérieur et y lardaient impitoyablement tout ce qui s'y trouvait ; vous comprenez que, dans le désordre, souvent dans l'ombre, ils ne s'attardaient pas à établir de distinction d'âge ni de sexe: ils frappaient partout et sans crier gare J » (1).
     
    1-Pein, Lettres familières sur l'Algérie, 2e édit., p. 393.
     
    C'est tellement l'habitude de massacrer femmes et enfants qu'une fois que le colonel Pein ne put le faire, il éprouva le besoin de s'en excuser dans une lettre:
    « Les Ouled Saad avaient abandonné femmes et enfants dans les buissons. J’aurais pu en faire un massacre, mais nous n'étions pas assez nombreux pour nous amuser aux bagatelles de la porte." il fallait garder une position avantageuse et décrocher ceux qui tiraient sur nous. » (2).
     
    2-Pein. Lettres familières sur l'Algérie, 2e édit., p. 26.
     
    Ainsi, si les femmes et les enfants des Ouled Saad n'ont pas été « massacrés », c'est uniquement pour raison stratégique! Si on avait été plus nombreux, toutes et tous y auraient passé, on se serait « amusé aux bagatelles de la sorte ! »
     
    Certains généraux cependant préféraient qu'on ne massacre pas les femmes, mais qu'on s'en empare ... et qu'on les vende. Telle était la méthode préférée de Lamoricière. Dans les lettres qu'il écrivait à sa famille, l'un des subordonnés de Lamoricière, le colonel de Montagnac, décrit ainsi le système (1).
    1. De Montagnac, Lettres d'un soldat, p. 141, 142, 195,203,311,225. (Ce qui est souligné l'a été par nous.)
     
    « Vive Lamoricière J Voilà ce qui s'appelle mener la chasse avec intelligence et bonheur J ... Ce jeune général qu'aucune difficulté n'arrête, qui franchit les espace en un rien de temps, va dénicher les Arabes dans leurs repaires, à vingt-cinq lieues à la ronde, leur prend tout ce qu'ils possèdent." femmes, enfants, troupeaux, bestiaux, etc. » (1er février 1841).
     
    Dans la région de Mascara, le 17 janvier 1842 :
    « Nous poursuivons l'ennemi, nous lui enlevons femmes, enfants, bestiaux, blé, orge, etc. ».
     
    Le 11 février 1842 :
    « Pendant que nous rasons de ce côté, le général Bedeau, autre perruquier de première qualité, châtie une tribu des bords du Chélif ... leurs enlève force femmes, enfants et bestiaux ... »
    Plus tard, étant cette fois en Petite-Kabylie, de Montagnac appliquera à nouveau le système Lamoricière:
    « Nous nous sommes établis au centre du pays ... brûlant, tuant, saccageant tout ... Quelques tribus pourtant résistent encore, mais nous les traquons de tous côtés, pour leur prendre leurs femmes, leurs enfants, leurs bestiaux. » (2 mai 1843).
    Pourquoi prenait-on ces femmes? Qu'en faisait-on?
    « Vous me demandez, dans un paragraphe de votre lettre, ce que nous faisons des femmes que nous prenons. On en garde quelques-unes comme otages, les autres sont échangées contre des chevaux, et le reste est vendu à l'enchère comme bêtes de somme. » (Lettre datée de Mascara, 31 mars 1842.).
     
    « Apportez des têtes, des têtes ! Bouchez les conduits crevés avec la tête du premier Bédouin que vous rencontrerez. » (2).
    2. Harangue citée par le baron Pichon: Alger sous la domination française, p. 109.
     
    Voici maintenant que le témoignage d'un quatrième officier de l'armée d'Afrique, parti en Algérie, tout frais émoulu de Saint-Cyr, le comte d'Hérisson; bien que très patriote, celui-ci, à la différence des précédents, semble avoir été quelque peu écoeuré par ce qu'il vit; son témoignage est identique.
     
    Voici comment il décrit une colonne à laquelle il participa (1) :
    1-D'Hérisson: La Chasse à l'Homme, p. 133 et suivantes.
     
    « Il est vrai que nous rapportons un plein baril d'oreilles récoltées paires à paires sur les prisonniers, amis ou ennemis. » c ••• Des cruautés inouïes, des exécutions froidement ordonnées, froidement exécutées à coups de fusil, à coups de sabre, sur des malheureux dont le plus grand crime était quelquefois de nous avoir indiqué des silos vides. »
    « Les villages que nous avons rencontrés, abandonnés par leurs habitants, ont été brûlés et saccagés ; ... on a coupé leurs palmiers, leurs abricotiers parce que les propriétaires n'avaient pas eu la force nécessaire pour résister à leurs émirs et lui fermer un passage ouvert à tout le monde chez ces tribus nomades. Toutes ces barbaries ont été commises sans tirer un coup de fusil, car les populations s'enfuyaient devant nous, chassant leurs troupeaux et leurs femmes, délaissant leurs villages.».
    Cette colonne était commandée par le général Yusuf. Sur ce même général, le même auteur rappelle le fait suivant, si militaire (2).
    2-D'Hérisson: La Chasse à l'Homme, p. 349.
     
    « En 1857, le maréchal Randon, que les lauriers de Saint Arnaud empêchaient de dormir, monte à l'assaut de la Kabylie pour exercer ses 25 000 hommes et y recommencer les incendies de ses prédécesseurs. C'est dans cette expédition qu'on vient dire au général Yussuf : "Encore une tribu, mon général, qui en a assez et qui demande l'aman (le pardon}." - Non, répondit Yussuf, il y a là, sur notre gauche, ce brave colonel qui n'a encore rien eu. Laissons-lui cette tribu à éreinter; cela lui fera un bulletin ; on donnera ensuite l'aman (3) ».
     
    3-Cela n'a, il est vrai, rien de spécifiquement algérien. Voir dans « Comment j'ai nommé Foch et Pétain» comment Painlevé l'« humanitaire» laissa se produire, quinze jours durant, après le 17 avril 1917, des attaques terriblement meurtrières et complètement inutiles, à seule fin de sauver l'amour propre» du général Nivelle.
     
    A cette époque, Napoléons III avait eu beau venir en Algérie. Assurer les Arabes de sa sympathie : « les oreilles indigènes valurent longtemps encore 10 francs la paire, et leurs femmes demeurèrent, comme aux, d'ailleurs, un gibier parfait (4) »
    4-D'Hérisson: La Chasse à l'Homme, p. 349.
     
    Si le général, plus ou moins métèque, Yusuf, faisait couper les oreilles, le colonel de Montagnac, déjà cité, qui, lui, est un Français, fils, petit-fils, arrière petit-fils de soldat, et qui devait devenir le « héros » de Sidi-Brahim, préfère la méthode qui consiste à faire couper les têtes (1) :
    1-De Montagnac: Lettres d'un soldat, p. 297 et 299.
     
    « Je lui fis couper la tête et le poignet gauche (il s'agit d'un marabout de la province de Constantine) et j'arrivai au camp avec sa tête piquée au bout d'une baïonnette et son poignet accroché à la baguette d'un fusil. On les envoya au général Baraguay d'Hilliers qui campait près de là, et qui fut enchanté, comme tu le penses ... »
    « On ne se fait pas l'idée de l'effet que produit sur les Arabes une décollation de la main des chrétiens ... Il y a déjà pas mal de temps que j'ai compris cela, et je t'assure qu'il ne m'en sort guère d'entre les griffes qui n'aient subi la douce opération. Qui veut la fin veut les moyens, quoiqu'en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires que j'ai l'honneur de commander sont prévenus par moi-même que s'il leur arrive de m'amener un Arabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre ... Quant à l'opération de la décollation, cela se passe coram populo. »
     
    Le massacre par « erreur »:
    « Frappez, frappez toujours ! Dieu reconnaîtra les siens ! » Vieux précepte que les représentants de la bourgeoisie française en Algérie ne manquèrent pas d'appliquer. L'important était de tuer; qu'on tue amis ou ennemis, innocents ou coupables, cela n'avait guère d'importance. Péra a déjà raconté aux lecteurs de la Révolution prolétarienne (2) comment, en 1871, un détachement français rencontrant un groupe d'indigène, s'en empara et mit tout le monde à mort sans autre forme de procès, sur la simple supposition que ces indigènes avaient participé à l'affaire de Palestro, ce qui fut reconnu entièrement faux, dès qu'on eut fait le moindre brin d'enquête.
    2-R.P. du 1er mars 1928: L'insurrection algérienne de 1871.
     
    Voici deux autres faits du même ordre, mais d'une envergure plus grande encore, et dont la responsabilité remonte beaucoup plus haut.
    Au printemps de 1832, des envoyés d'une tribu du Sud avaient été dépouillés par des maraudeurs, à quelque distance d'Alger; le fait s'était passé sur le territoire où était campée la tribu des El-Ouffia ; alors:
    « En vertu des instructions du général en chef de Rovigo, un corps de troupe sorti d'Alger, pendant la nuit du 6 avril 1832, surprit au point du jour la tribu endormie sous ses tentes, et égorgea tous les malheureux El-Ouffia sans qu'un seul cherchât même à se défendre. Tout ce qui vivait fut voué à la mort; on ne fit aucune distinction d'âge ni de sexe. Au retour de cette honteuse expédition, nos cavaliers portaient des têtes au bout des lances. » (1)
    1-Christian: L'Afrique française, p. 143.
     
    « Tout le bétail fut vendu à l'agent consulaire du Danemark. Le reste du butin fut exposé au marché de la porte Bab-Azoun (à Alger). On y voyait des bracelets de femme qui entouraient encore des poignets coupés, et des boucles d'oreilles pendant à des lambeaux de chair. Le produit des ventes fut partagé entre les égorgeurs. Dans l'ordre du jour du 8 avril, qui atteignit les dernières limites de l'infamie, le général en chef eut l'impudence de féliciter les troupes de l’ardeur et de l'intelligence qu'elles avaient déployées. Le soir de cette journée à jamais néfaste, la police ordonna aux Maures d'Alger d'illuminer leurs boutiques, en signe de réjouissance. » (2)
    2-Dieuzalde : Histoire de l'Algérie, tome I, p. 289.
     
    Or, quelques jours après, ont sut que cette tribu n'avait été pour rien dans la mésaventure arrivée aux envoyés du Sud, ceux-ci ayant été victimes d'hommes appartenant à la tribu toute différente des Krechnas. Ce qui n'empêcha pas, bien que l'innocence des El-Ouffia fût déjà connue, de condamner à mort le cheik des El-Ouffia, qu'on avait soigneusement épargné lors du massacre et de l'exécuter, ainsi qu'un autre notable aussi innocent que lui (3).
    3-Christian: L'Afrique française, pp. 148 et 149.
     
    L'auteur de ces assassinats, le général en chef duc de Rovigo, a maintenant son village, un village de colonisation portant son nom, à quelques kilomètres du lieu où furent assassinés les EI Ouffia ! A Bône, le futur général Yusuf, alors capitaine, opérait pareillement. Voici ce qu'en disent les notes du baron Pichon, alors intendant civil de l'Algérie:
    « Le 7 mai 1832, des Arabes d'une tribu inconnue vinrent, sous les murs de la ville, s'emparer de quelques boeufs. Le capitaine Yusuf décida que les maraudeurs appartenaient à la tribu des Kharejas ; le même soir il partit avec les Turcs, fut s'embusquer de nuit dans les environs, et lorsque le jour commençait à paraître, il massacra femmes, enfants et vieillards. Une réflexion bien triste suivit cette victoire, lorsqu'on apprit que cette même tribu était la seule qui, depuis notre occupation de Bône, approvisionnait notre marché. » (4).
     
    « Meurtre consommé avec préméditation sur un ennemi vaincu, sur un ennemi sans défense»:
     
    Prince de la Moskova. (Discours à la Chambre des Pairs):
     
    Le massacre est toujours le massacre, mais certaines circonstances ajoutent encore à son horreur.
    La région du Dahra, à mi-chemin entre Alger et Oran, présente la particularité de posséder, en plusieurs points, d'immenses grottes pouvant contenir plusieurs centaines de personnes. De temps immémoriaux, ces grottes servaient de refuge aux tribus de la contrée, refuge qui avait toujours été respecté; les hommes réfugiés là n'étaient plus à craindre; de ce fait là ils s'avouaient vaincus; jamais tribu « barbare », jamais « sectateurs de Mahomet» n'avaient eut l'idée d'y massacrer. L'armée de la bourgeoisie française allait rompre avec cette tradition.
    En un an, sur trois points différents, trois colonels français, Cavaignac, Pélissier, Saint-Arnaud, firent périr trois tribus réfugiées dans des grottes en les brûlant et les asphyxiant vives. Trois tribus complètes: hommes, femmes, enfants.
    De ces trois « enfumades », la plus connue, longtemps la seule connue, est la seconde, celle commise par Pélissier, parce qu'elle donna lieu à une interpellation du prince de la Moskowa, le fils de Ney, à la Chambre des Pairs.
    Le 19 juin 1845, la tribu des Oued-Riah, chassée de ses villages par l'une de ces colonnes incendiaires dont nous avons vu la description chez Saint-Arnaud, se réfugie dans les grottes, toute la tribu, troupeaux compris. La colonne commandée par Pélissier l'y poursuit et la somme de sortir. Celle-ci accepte: elle est même prête à verser comme rançon une importante somme d'argent, mais elle ne veut pas, lorsqu'elle sortira, être massacrée ; elle pose donc une seule condition : que les troupes françaises se retirent.
    Pélissier refuse. Puis, à trois heures de l'après-midi, il fait allumer, à chaque entrée des grottes, de vastes feux, qu'on alimentera et attisera sans répit tout le restant de la journée et toute la nuit, jusqu'à une heure avant le lever du jour.
     
    Au matin, on entre. Un soldat a donné, dans une lettre, le récit de ce qu'il vit la nuit et le matin.
    « Quelle plume saurait rendre ce tableau ? Voir au milieu de la nuit, à la faveur de la lune, un corps de troupes français occupé à entretenir un feu infernal ! Entendre les sourds gémissements des hommes, des femmes, des enfants et des animaux; le craquement des rochers calcinés s'écroulant, et les continuelles détonations des armes! Dans cette nuit, il y eut une terrible lutte d'hommes et d'animaux!
    « Le matin, quand on chercha à dégager l'entrée des cavernes, un hideux spectacle frappa des yeux les assaillants.
    « J'ai visité les trois grottes, voici ce que j'y ai vu :
    « A l'entrée, gisaient des boeufs, des ânes, des moutons; leur instinct les avait conduits à l'ouverture de la grotte pour respirer l'air qui manquait à l'intérieur. Parmi ces animaux, et entassés sous eux, on trouvait des hommes, des femmes et des enfants. J'ai vu un homme mort, le genou à terre, la main crispée sur la corne d'un boeuf.  Devant lui était une femme tenant son enfant dans ses bras. Cet homme, il était facile de le reconnaître, avait été asphyxié, ainsi que la femme, l'enfant et le boeuf, au moment où il cherchait à préserver sa famille de la rage de cet animal.
    « Les grottes sont immenses; on a compté 760 cadavres; une soixantaine d'individus seulement sont sortis, aux trois quart morts; quarante n'ont pu survivre; dix sont à l'ambulance, dangereusement malades; les dix derniers, qui peuvent se traîner encore, ont été mis en liberté pour retourner dans leurs tribus; ils n'ont plus qu'à pleurer sur des ruines. » (1)
    1-Christian, L'Afrique française, p. 142.
     
    Crime de soudard subalterne?:
    Non ! Pélissier, qui en a porté jusqu'ici la responsabilité devant l'histoire, n'a été qu'un exécutant. La responsabilité remontait plus haut ; elle remonte directement au plus haut représentant de la France en Algérie, à celui qui, pendant sept années) fut, au nom de « la France », le maître à peu près absolu de l'Algérie, le gouverneur général Bugeaud, duc d'Isly; celui-ci avait en effet envoyé à Pélissier l'ordre suivant (2)
    2-Revue hebdomadaire, juillet 1911, article du général Derrécagaix.
    « Orléansville, 11 juin 1845 « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Fumez-les à outrance comme des renards.
     
    « Duc d'Isly»:
    « Imitez Cavaignac» ordonnait Bugeaud.
    En effet, l'année précédente, Cavaignac, futur gouverneur général de la République en Algérie, futur emprisonné du 2 décembre, avait, lui aussi, le premier, enfumé « comme des renards» des Sbéhas réfugiés dans des grottes, « tribu vaincu », « tribu sans défense »,
    Et deux mois après Pélissier, le 12 août 1845, Saint-Arnaud à son tour, près de Ténès, transformait d'autres grottes en « un vaste cimetière » ; « 500 brigands » y furent enterrés. Le seul résultat de l'interpellation à la Chambre des Pairs fut que Saint-
    Arnaud tint, à la différence de Pélissier, soigneusement caché son exploit: « personne n'est descendu dans les cavernes; personne ... que moi ... Un rapport confidentiel a tout dit au maréchal (Bugeaud), simplement, sans poésie terrible ni images. » (1)
    1-Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, tome II, p. 37.
     
    Ainsi, depuis le républicain Cavaignac, jusqu'aux futurs bonapartistes Pélissier et Saint-Arnaud, en passant par le monarchiste Bugeaud, les hommes les plus représentatifs de tous les clans de la bourgeoisie française ont trempé directement dans ces actes où culminent les deux caractères dominants de la conquête de l'Algérie: la lâcheté et la férocité.
    Aucune des catégories de la bourgeoisie ne peut en rejeter la responsabilité sur les autres. Le colonialisme étant un produit spécifique du capitalisme, tout le capitalisme avait à se vautrer dans ses horreurs.
     
    L'Honneur kabyle:
    Devant cette barbarie, on se sent poussé à rechercher quelques gestes qui fassent exception, quelques gestes de générosité, quelques gestes d'honneur.
    On les trouve.
    Mais on les trouve de l'autre côté de la barricade; on les trouve chez les « barbares », chez ceux qui étaient en état de légitime défense, chez ceux qui étaient à la fois les plus faibles et les moins « civilisés ».
    Un seul acte de cruauté a pu être reproché à Abd el Kader, commis non pas par lui, mais par un de ses lieutenants.
    Le 24 avril 1846, un an à peine avant la reddition d'Abd el Kader, alors que celui-ci était aux abois, qu'il n'avait plus rien à donner à manger aux prisonniers, ni même suffisamment d'hommes pour les garder, alors qu'Abd el Kader avait écrit lettres sur lettres pour négocier l'échange des prisonniers et qu'on ne lui avait répondu qu'en jetant en prison celui qu'il avait envoyé pour traiter de cet échange, et alors qu'il était personnellement à plusieurs centaines de kilomètres du lieu où étaient gardés les prisonniers, l'un des deux khalifas chargé de leur garde, Mustapha ben Thamin, ne pouvant plus nourrir les prisonniers (l'autre voulant, au contraire, les relâcher), les fit tuer (2).
    2-Colonel Paul Azan : L'Emir Abd el Kader, p. 221 et suivantes, et aussi p.295.
     
    C'était la réplique aux enfumades du Dahra. Mais, jusque-là, durant quinze années pendant lesquelles il s'opposa à la France, la manière dont Abd el Kader avait traité les prisonniers avait toujours été empreinte de la plus grande générosité ; il les échangeait quand il le pouvait; sinon, il les libérait sans conditions le jour où il ne pouvait plus les nourrir. Nos soudards en étaient tout éberlués:
    « Abd el Kader, écrit Saint-Arnaud, le 14 mai 1842, nous a renvoyé sans condition, sans échange, tous nos prisonniers. Il leur a dit: "Je n'ai plus de quoi vous nourrir, je ne veux pas vous tuer, je vous renvoie". Le trait est beau pour un barbare» (1)
    1-Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, tome l, p. 385.
     
    Saint-Arnaud, évidemment, n'en aurait point fait autant. La « civilisation» bourgeoise est, par définition, exclusive de toute générosité.
    Quant à la manière dont les prisonniers étaient traités pendant leur détention, rien n'en témoigne mieux que ce trait de l'un des prisonniers faits à Sidi-Brahim. Celui-ci termine ses mémoires en rappelant que lorsqu' Abd el, quelques années après sa reddition, vint à Paris, il offrit, lui, pendant trois jours, dans sa propre famille, l'hospitalité à trois domestiques d'Abd el, qui avaient été ses geôliers, puis, ses fonctions de surveillant aux Tuileries l'ayant mis, quelque temps plus tard, en présence d'Abd el et de deux de ses principaux lieutenants, le khalifa Sidi Kadour ben Allel et l'intendant Kara Mohammed, ces deux hommes et leur ancien prisonnier se serrèrent affectueusement les mains, car, dit Testard, « l'un et l'autre avaient été bons pour moi et j'eus du plaisir à les revoir. » (2)
    2-Hippolyte Langlois: Souvenirs d'un prisonnier d'Abd el Kader, p. 350.
     
    Combien d'Arabes prisonniers des Français en auraient pu dire autant?
     
    Mais ceux dont l'attitude marqua l'antithèse la plus frappante avec la manière dont la bourgeoisie comprend la guerre, furent les Kabyles.
    Les Kabyles sont des guerriers. Ils sont traditionnellement • habitués à se battre pour l'honneur, non pour le butin ou la conquête. Lorsqu'un dommage avait été causé à un habitant d'un village par un habitant d'un autre village, on vengeait l'honneur par un combat, mais combat qui ne se terminait jamais par l'expropriation des vaincus. De telles guerres étaient donc aussi différentes d'une expédition coloniale que d'un duel l'est d'un assassinat.
    Ces guerres, dès lors, étaient soumises, tout comme l'est le duel, à des règles, à un véritable Code d'honneur. Ce code, les Kabyles continuèrent à l'appliquer, même contre leurs envahisseurs.
     
    C'est ainsi que lors du soulèvement de 1871, les Kabyles prévinrent les colons avant de les attaquer (1). Et ceux des colons qui, au lieu de partir ou de résister, se mirent sous la protection d'un kabyle, sous son « anaia », purent vivre en pleine sécurité durant toute l'insurrection, en plein pays insurgé.
    Ce fut notamment le cas de 39 habitants de Bordj Menaïel, auxquels le marabout Si Moussa ben Ahmed avait proposé lui-même de se mettre sous son « anaia » ; ce fut également le cas du maire de Bordj Menaïel qui alla se mettre sous la protection des habitants du douar Rouaffa ; et aussi le cas de 30 voyageurs de la diligence de Dellys qui, sur le conseil de l'amine Omar Benzaman allèrent se réfugier dans le caravansérail, et sous la protection d'Azib Zamoun (2)
    2-Rinn : L'insurrection de 1871 en Algérie, pp. 243 et 245.
     
    Or, ce qui est remarquable, c'est que ces Kabyles, sous la protection desquels vécurent les Français, n'étaient nullement traîtres à leurs compatriotes, ni même des partisans tièdes de la cause kabyle, ils étaient au contraire au premier rang des combattants, s'opposant avec l'extraordinaire courage de leur race, à l'avance des troupes françaises.
    Ce qui n'empêcha pas le gouvernement de la République de commettre à l'égard des insurgés kabyles la même monstruosité que celle qu'il commettait, au même moment, à l'égard des insurgés parisiens: faire poursuivre, condamner et exécuter les chefs de l'insurrection comme coupables de crimes de droit commun ! Comme Ferré, Boumezrag, frère de Mokrani et successeur de celui-ci à la tête de l'insurrection, fut condamné à mort pour pillage et assassinat ! Thiers ne se contentait pas de tuer ; en Afrique comme à Paris, il lui fallait déshonorer.
     
    L'EXPROPRIATION:
    La liberté des habitants de toutes les classes, leur religion, leurs propriétés, leur industrie ne recevront aucune atteinte ... Le général en chef en prend l'engagement sur l'honneur.
    Général de Bourmont (5 juillet 1830)
    La bourgeoisie tue, mais il faut lui rendre cette justice qu'elle ne tue pas pour le plaisir; elle tue pour que ça lui rapporte.
    Le fer de Lorraine et le coke de la Ruhr furent l'enjeu de la guerre aux millions de cadavres; l'expropriation des indigènes, la réduction des indigènes à l'état de prolétaires, de producteurs travaillant pour la plus-value sur les terres que jusque-là ils cultivaient librement, tel est le but de toute conquête coloniale; tel fut le but de la conquête de l'Algérie.
    « Les propriétés des habitants ne recevront aucune atteinte ... » Tel était l'engagement solennel qu'avait pris la France, le 5 juillet 1830, en entrant à Alger.
    Voyons comment cette promesse fut respectée.
     
    Terres personnelles et terres de tribus:
    Il y avait en Algérie, comme ce fut le cas aussi à certaines époques, dans bien d'autres pays, en Europe par exemple, avant la Révolution, deux grandes sortes de propriétés.
    L'une dominait dans les montagnes et les oasis, c'est-à-dire là où la culture, revêtant plus ou moins un caractère de jardin, nécessite un aménagement permanent: terrasses en montagne, irrigation en oasis, plantation d'arbres dans les deux cas. L'autre mode de propriété était celui qui prédominait en plaine, c'est-à-dire là où il suffit de semer dans le grand espace nu.
    Dans les montagnes et les oasis, la propriété était personnelle, elle était identique à notre propriété paysanne ; chaque lopin de terre, chaque « jardin" avait son propriétaire particulier, bien déterminé, jouissant seul du droit de cultiver sa terre, d'en récolter les fruits, et de disposer de la terre comme il l'entendait, par vente, donation, etc.
    Dans la plaine au contraire, c'était la tribu qui était propriétaire; chaque membre de la tribu avait le droit de cultiver sur le territoire de la tribu toute la portion de terres qu'il pouvait cultiver ; sur les terres qu'il cultivait ainsi, il acquérait une sorte de droit de jouissance qui passait à ses héritiers, mais ce droit disparaissait dès que lui ou ses héritiers cessaient de cultiver. Le droit de propriété individuelle se trouvait ainsi limité au droit au travail, au droit à travailler la terre et à disposer des fruits de la terre qu'on avait travaillée; il ne comprenait pas le droit de disposer de la terre: la terre était à la tribu et ne pouvait en sortir sans la volonté de la tribu.
    Puisque le membre de la tribu n'était pas propriétaire, lorsqu'il avait à se plaindre de ne pas jouir de ce à quoi il avait droit comme membre de la tribu, il avait à se plaindre non pas d'un empiètement sur son bien de la part d'un particulier, mais d'un abus de pouvoir des chefs de la tribu. La contestation revêtait donc le caractère d'une question administrative, et non d'une question de droit privé; il s'ensuivait que celle-ci était portée, non devant les tribunaux, mais devant l'autorité administrative supérieure, c'est-à-dire devant le dey.
     
    Les « juristes à l'oeuvre»:
    De ces deux catégories de terres, ce fut la seconde, celles des terres de la tribu, qui furent la première à susciter les plus grandes convoitises.
    Terres de plaine, elles étaient beaucoup plus intéressantes pour la culture européenne; d'autre part, le fait que leur mode particulier de propriété n'avait pas d'équivalent dans l'Europe bourgeoise permettait à la qualité fondamentale de la bourgeoisie, l'hypocrisie, de s'exercer pleinement.
    Les juristes ont été les pionniers de l'émancipation bourgeoise ; ce furent eux qui, durant les siècles qui séparent le Moyen Age de la Révolution, mirent debout ces chefs-d'oeuvre de casuistique, qui transformèrent progressivement, sans presque qu'on ne s'en aperçoive, le droit féodal en droit bourgeois, le pouvoir du grand seigneur en pouvoir de la « nation », Il était tout indiqué que pour conquérir l'Algérie, pour faire passer les terres d'Algérie des mains des cultivateurs arabes dans celles des capitalistes français, tout en ne portant « aucune atteinte aux propriétés des habitants ", on les appelât à la rescousse. Ils accoururent : leur travail d'expropriation fut le digne complément du travail des massacreurs.
    On commença par déclarer (ordonnance du 1er octobre 1844» que toute terre non cultivée sur laquelle un droit de propriété n'aurait pu être prouvé avant une certaine date ferait partie du domaine public. Comme les tribus n'ont généralement pas de titres de propriété et que la plus grande partie de leurs terres sert uniquement de parcours pour l'élevage, il s'ensuivait que les tribus allaient se trouver expropriées sans indemnités de toutes leurs terres de parcours, privées ainsi de ce qui dans ces pays secs constituait la plus grande richesse: les troupeaux.
    Comme on n'était encore qu'en 1844, c'est surtout à proximité des grands ports que cette ordonnance fut appliquée. C'est en vertu d'elle que furent expropriées les trois plaines de la Mitidja (à côté d'Alger), d'Oran et de Bône, qui, aujourd'hui, constituent la base essentielle du capitalisme algérien, car ce sont les trois grandes plaines à vin.
    En ce qui concerne la région d'Alger seulement, sur 111 000 hectares seulement qui furent soumis à la vérification, 78 000, soit près des trois quarts, furent, en vertu de l'ordonnance de 1844, déclarés appartenir au domaine public.
    L'année qui suivit cette ordonnance, tout le Dahra, c'est-à-dire toute la région montagneuse du littoral, entre Alger et Oran, était soulevée.
     
    Il était prudent de revenir en arrière.
    En conséquence, une loi de 1851 déclara solennellement, non moins solennellement que ne l'avait fait le général de Bourmont en 1830, que la propriété était « inviolable », « sans distinction entre les indigènes et les Français ».
    Mais, entre ceux qui font les lois et ceux qui sont chargés de les appliquer, on sait se comprendre. Ceux qui sont chargés d'appliquer les lois savent qu'il est parfois nécessaire de faire une loi qui pose à grand tralala un grand principe, mais que, dans ce cas, si ce principe est contraire aux intérêts de la bourgeoisie, leur devoir strict est ... de tourner le principe.
    C'est ce que s'empressa de faire l'Administration algérienne: pour cela ses juristes inventèrent la théorie du « cantonnement».
    S'il y avait contestation entre membres d'une tribu sur leur droit à la jouissance, de telle ou telle terre, c'était, avons-nous dit, l'autorité administrative, le dey, qui statuait. Puisque le dey était juge, c'était donc qu'il était propriétaire ! Et donc, l'Etat français étant successeur du dey, c'est maintenant lui qui est propriétaire des terres de tribus; la tribu n'est que le locataire de l'Etat! Par suite, sans violer le droit déclaré « inviolable» de la propriété, en vertu simplement du droit qu'a tout propriétaire de rentrer, quand bon lui semble, en possession de tout ou partie de sa propriété, l'Etat a le droit de réduire les terres de la tribu. Celle-ci ne pourra plus jouir des terres qu'elle faisait parcourir à son bétail, ou qu'elle ensemençait, depuis des temps immémoriaux ; elle sera désormais « cantonnée » sur une fraction seulement de ces terres; le reste sera repris par le domaine public qui le livrera aux colons européens (1)
     
    (1)C'est aussi la théorie du « cantonnement» qui est actuellement appliquée au Maroc, du moins depuis le départ de Lyautey, car celui-ci, rendons-lui cette justice, n'avait jamais voulu en entendre parler, malgré toutes les pressions des colons français au Maroc.
     
    En vertu de la loi de 1851, complétée par le « cantonnement », plus de 60 000 hectares passèrent des mains des tribus arabes entre celles de l'Etat français.
    Cependant, le cantonnement ne persista pas. Napoléon III, qui était assez froussard, avait été effrayé, lors de son voyage en Algérie, des conséquences du cantonnement. En conséquence, il fit proclamer ... un nouveau principe : non, l'Etat n'avait pas le droit de propriété sur les terres de tribus, les tribus étaient bien, elles-mêmes, propriétaires, propriétaires collectifs de leurs terres. Mais ces terres, dans l'intérêt des tribus elles-mêmes, il faut s'assurer de leurs limites; on va donc, après « enquête », délimiter le territoire de chaque tribu, et délimiter à l'intérieur de ce territoire, le territoire de chaque douar ; ainsi toutes les tribus et les fractions de tribu auront une propriété bien précise, bien déterminée, bien assurée: ce sera parfait. Tel fut l'objet du sénatus-consulte de 1863, qui, malgré quelques modifications de détails est actuellement la base de la législation algérienne en la matière.
    Seulement ... il y a un seulement. En même temps qu'on délimitera les terres des tribus et qu'on les répartira entre les douars, on délimitera aussi, dit le sénatus-consulte, quelles sont celles qui appartiennent au domaine public.
    L'administration compris aussitôt: on « enquêta» et on délimita à tour de bras et dans les terres ainsi délimitées, les meilleures, sous prétexte que la tribu ne pouvait pas produire de titres de propriété suffisants, furent classées ... dans le domaine public. Ces opérations, qui devaient renforcer le droit de propriété des indigènes, devinrent ainsi « un des moyens les plus actifs de leur spoliation» ; - ce n'est pas moi qui le dit, c'est le professeur Larcher, la plus haute autorité en matière de droit algérien (1).
    (1)Larcher: Traité de Législation algérienne, t. III, p. 95.
     
    Ainsi, dès 1900, en vertu du sénatus-consulte de 1863 et des lois suivantes, 2 250 560 hectares avaient été classés comme domaines de l'Etat, cela rien que dans le Tell (c'est-à-dire: non compris hauts-plateaux et région saharienne).
    Chaque nouvelle et plus précise affirmation de l'inviolabilité de la propriété arabe entraînait donc une nouvelle et plus étendue spoliation. Farce sinistre dont le grotesque ne fait que souligner le tragique.
    Expropriation « à la turque»
    Tout ce que nous venons de dire ne s'applique qu'aux terres de tribus. Là où la terre est propriété individuelle, dans la montagne, dans l'oasis, ou à la ville, là où la propriété de chacun se trouve déterminée par des titres précis, il fallait autre chose, car, bien entendu, il fallait aussi pouvoir s'en emparer, chaque fois qu'on le jugeait bon.
     
    Dans les débuts, pendant une dizaine d'années, on ne s'embarrassa point, à vrai dire, de théorie juridique; on prenait ce dont on avait besoin; l'expropriation des indigènes se trouvait « le plus souvent le résultat d'une véritable voie de fait» (2).
    (2)Larcher: Traité de Législation algérienne, t. III, p. 428.
     
    Ce fut le cas notamment pour presque toute la propriété urbaine d'Alger.
    Les biens des Turcs, les biens des fondations pieuses, etc., furent incorporés au domaine de l'Etat, puis revendus aux particuliers.
    « Toute la nuit, le temple fut occupé par une compagnie d'infanterie.
    « Ainsi s'accomplit la prise de possession de Katchoug.
    « Les membres de la commission furent portés à l'ordre du jour. MM. Berbrugger, Bou Derba, Balensi furent proposés pour la croix" (1). La Dépêche Algérienne, 16 octobre 1928.
    L'« engagement sur l'honneur» du général en chef de l'armée française avait eu juste autant de valeur pour la religion que pour la propriété.
    Tout ce qui se passa, d'ailleurs, durant cette période fut « régularisé» par un arrêté du ministre de la guerre du 1er juillet 1848 (Vive la République !) en vertu duquel toutes les victimes des voies de fait se trouvèrent « irrévocablement dépouillées » (2).
    (2)Larcher: Traité de Législation algérienne, t. III, p. 428.
     
    Par la suite on se couvrit d'un manteau de légalité. Les deux grands procédés qui furent alors employés pour s'emparer des propriétés privées des indigènes, furent : l'expropriation et le séquestre.
    Le respect de la propriété privée est le fondement même de la société bourgeoise. C'est si fondamental pour elle qu'elle a couronné sa déclaration des droits de l'homme, c'est-à-dire des droits du bourgeois, par la proclamation du caractère « inviolable et sacrée » de la propriété; nul ne peut être privé de sa propriété, sauf dans un cas, très précis : lorsque la « nécessité publique » l'exige.
    Ainsi il n'existe pour la France qu'un seul cas d'expropriation : l'expropriation pour cause d'utilité publique; c'est-à-dire que l'Etat peut exproprier seulement dans le cas où il s'agit d'incorporer l'immeuble exproprié au domaine public pour un ouvrage public. Mais l'indigène n'est pas un bourgeois, donc il n'est pas un homme, et la déclaration des Droits ne saurait lui être appliquée. En conséquence, à côté de l'expropriation pour cause d'utilité publique, on a institué en Algérie l'expropriation pour cause d'intérêt privé: l'Etat peut, en Algérie, enlever à un particulier sa propriété, pour la donner à un autre particulier.
    En vertu de l'ordonnance de 1844 et de son complément, la loi de 1851, on peut en effet exproprier pour toute fondation ou agrandissement d'un centre de population ou de son territoire. Il s'ensuit que, pour faire passer des propriétés appartenant à des indigènes entre les mains de Français, il suffit de décider la fondation ou l'extension d'un village; on peut alors exproprier non seulement les terrains nécessaires à l'exécution des rues, des places et de tous les ouvrages publics du village, ce qui est naturel, mais aussi ceux sur lesquels seront édifiés les maisons des habitants du village, leurs jardins, et toutes les terres qu'on décidera de leur attribuer.
    De même des mosquées, celle par exemple de Ketchaoua qui est maintenant la cathédrale d'Alger, furent démolies ou transformées en églises, malgré l'article de la convention du 5 juillet qui proclamait pour la religion comme pour la propriété, que ni l'une ni l'autre ne recevrait aucune atteinte, le général en chef en prenant « l'engagement sur l'honneur ».
     
    Voici comment un spécialiste de l'histoire du vieil Alger, H. Klein, décrit la prise de la Ketchaoua, en 1832 :
    « Malgré le baron Pichon qui ne voulait pas que les choses fussent brusquées, le général en chef fit se réunir les commissaires français, leur enjoignant de demander au clergé musulman la mosquée de la rue du Divan.
    « Nouvel émoi des indigènes parmi lesquels s'ourdissent des conspirations. Mais le 23 mai, les Ulémas consentent à la cession de la mosquée exigée.
    « Le mois suivant, le baron Pichon, dont les vues se trouvaient trop divergentes de celles du duc de Rovigo, était rappelé en France et remplacé par M. Gent y de Bussy, à qui des pouvoirs moindres étaient dévolus.
    « L'agitation augmentait, les Maures Bou Derba et Ben Ouizzan viennent, le soir du 8 décembre, avertir l'un des interprètes que dix mille Arabes ont juré de mourir sous la coupole de Ketchaoua, plutôt que de consentir à sa prise par les chrétiens.
    « Avisé, le général en chef fait, le 17, doubler les postes et inviter les deux muphtis à remettre à la commission les clés de la mosquée. Il fait publier un ordre relatif à l'occupation du temple et se terminant ainsi : "La croix et l'étendard de France seront fixés au minaret et saluées par les batteries de terre et de mer,"
    « Le 18 décembre, à midi, les ulémas, les muphtis, les cadis et la commission en grande tenue se réunissent dans la rue du Divan.
    « Une compagnie du 4e de ligne s'installe rue du Vinaigre (actuellement rue Salluste). Une demi-batterie de campagne prend position sur la place du Soudan. Il y a 4 000 musulmans barricadés dans l'intérieur de la mosquée. Les sommations légales ayant été faites et étant demeurées sans réponse, une escouade de sapeurs du génie s'approche pour attaquer la porte à coups de hache. Les rebelles ouvrent alors.
    « Bou Derba et l'interprète Balensi gravissent les degrés. Des coups de feu sont tirés, une bousculade se produit. Les ulémas et les membres de la commission sont renversés les uns sur les autres.
    « La troupe refoule à la baïonnette les indigènes dans l'intérieur de la mosquée. Ceux-ci fuient par une issue donnant sur la rue du Vinaigre. Plusieurs Arabes gisent sur les tapis, étouffés ou blessés. « Toute la nuit, le temple fut occupé par une compagnie d'infanterie.
    « Ainsi s'accomplit la prise de possession de Katchaoua.
    « Les membres de la commission furent portés à l'ordre du jour. MM. Berbrugger, Bou Derba, Balensi furent proposés pour la croix" (1).
    1. Larcher: Traité de Législation algérienne, t. III, p. 441.
     
    L' «engagement sur l'honneur» du général en chef de l'armée française avait eu juste autant de valeur pour la religion que pour la propriété.
    Tout ce qui se passa, d'ailleurs, durant cette période fut « régularisé» par un arrêté du ministre de la guerre du 1er juillet 1848 (Vive la République !) en vertu duquel toutes les victimes des voies de fait se trouvèrent « irrévocablement dépouillées » (2).
     
    Par la suite on se couvrit d'un manteau de légalité. Les deux grands procédés qui furent alors employés pour s'emparer des propriétés privées des indigènes, furent : l'expropriation et le séquestre.
    Le respect de la propriété privée est le fondement même de la société bourgeoise. C'est si fondamental pour elle qu'elle a couronné sa déclaration des droits de l'homme, c'est-à-dire des droits du bourgeois, par la proclamation du caractère «inviolable et sacrée » de la propriété; nul ne peut être privé de sa propriété, sauf dans un cas, très précis : lorsque la « nécessité publique » l'exige.
    Ainsi il n'existe pour la France qu'un seul cas d'expropriation : l'expropriation pour cause d'utilité publique; c'est-à-dire que l'Etat peut exproprier seulement dans le cas où il s'agit d'incorporer l'immeuble exproprié au domaine public pour un ouvrage public. Mais l'indigène n'est pas un bourgeois, donc il n'est pas un homme, et la déclaration des Droits ne saurait lui être appliquée. En conséquence, à côté de l'expropriation pour cause d'utilité publique, on a institué en Algérie l'expropriation pour cause d'intérêt privé: l'Etat peut, en Algérie, enlever à un particulier sa propriété, pour la donner à un autre particulier.
    En vertu de l'ordonnance de 1844 et de son complément, la loi de 1851, on peut en effet exproprier pour toute fondation ou agrandissement d'un centre de population ou de son territoire. Il s'ensuit que, pour faire passer des propriétés appartenant à des indigènes entre les mains de Français, il suffit de décider la fondation ou l'extension d'un village; on peut alors exproprier non seulement les terrains nécessaires à l'exécution des rues, des places et de tous les ouvrages publics du village, ce qui est naturel, mais aussi ceux sur lesquels seront édifiés les maisons des habitants du village, leurs jardins, et toutes les terres qu'on décidera de leur attribuer ...
     
    Si on ajoute à cela que, contrairement à la loi de France, l'expropriation en Algérie, n'est pas prononcée par le jugement d'un tribunal, mais par une simple décision administrative, qu'on n'a donc même pas la garantie que le cas pour lequel on vous exproprie rentre bien dans ceux prévus par la loi, - que, d'autre part, l'indemnité qui vous est allouée n'est pas prononcée, comme en France, par un jury d'expropriation composé de propriétaires, mais par le tribunal civil, on comprendra que personne, en Algérie, n'est sûr de sa propriété, que l'Administration peut, à tout moment, vous l'enlever pour un morceau de pain, afin simplement de la donner à un autre; cette expropriation n'a rien de commun avec celle utilisée dans les pays bourgeois, ce n'est plus une procédure française, mais une procédure à la turque» (1).
     
    Procédure à la turque qui a permis au conquérant d'exproprier, presque sans bourse délier, une multitude de vaincus, réduits désormais à servir comme salariés chez leur expropriateur.
    Deux millions et demi d'hectare « séquestrés» d'un seul coup!
    Les sommes qui furent données aux expropriés, si faibles qu'elles aient été, ne provenaient d'ailleurs généralement pas des caisses de l'Etat, mais de la poche des indigènes, et voici comment:
    L'expropriation a son complément dans le séquestre.
    Toute tribu qui s'est révoltée peut avoir ses terres séquestrées. Or comme, jusqu'en 1871, les révoltes furent à peu près continuelles en Algérie, on voit de quelle ressource fut le séquestre.
    Le plus important fut opéré après la grande insurrection kabyle de 1871. Le séquestre était là d'autant plus nécessaire qu'on se trouvait en plein pays de propriété individuelle, en pays où il était donc impossible de s'approprier des terres par les procédés de « cantonnement », de « délimitation », etc. pratiqués dans les régions à terres de tribus. 2 639 000 hectares furent ainsi, d'un seul coup, séquestrés en Kabylie, soit plus de quatre fois la surface des départements de Seine et Seine-et-Oise réunis.
    Comme il était cependant impossible de trouver du jour au lendemain suffisamment de colons européens pour occuper toutes ces terres, on ne garda que les meilleures; les autres, les kabyles furent autorisés à les racheter moyennant le paiement du cinquième de leur valeur, et avec l'argent ainsi perçu, l'Etat français paya les indemnités pour les terres qu’il expropria dans les régions qui ne s'étaient pas insurgées ...
     
    Le bilan:
    Au total, si l'on considère par exemple la période allant de 1871 à 1895, l'une de celles où la « colonisation» fut la plus active, on arrive à ces résultats: Au cours de ces 24 années, 629 428 hectares furent livrés par l'Etat aux colons européens. Sur ces 629 428 hectares, 43 943 seulement provenaient d'achats opérés de gré à gré par l'Etat, soit moins de 7 % (1) ; en revanche, 495 832 hectares, soit 78 % (2), provenaient des différents modes de spoliation que nous avons dits: 176 166 hectares provenaient du domaine de l'Etat, lui-même constitué par « cantonnement ", « délimitation », etc. 85 291 hectares provenaient de l'expropriation, et 234 375 du séquestre (3).
     
    Les grands écrivains sentent parfois remarquablement bien les grands phénomènes sociaux ; ils laissent alors des descriptions qui sont des chefs-d'oeuvre d'histoire. Isabelle Eberhardt, le grand écrivain du désert, a donné, dans une nouvelle, parue dans l'Akhbar, le récit exact et complet de l'expropriation de l'indigène algérien, le récit de tout ce que ces « cantonnements », ces expropriations ont signifié réellement pour ceux qui en furent victimes, quelles douleurs elles entraînèrent, et quelles haines elles accumulèrent au cour des expropriés. Nous croyons devoir reproduire intégralement ce document qui condense sous la forme humaine les sèches analyses qui précèdent (4).
     
    Criminel:
    Dans le bas-fond humide, entouré de hautes montagnes nues et de falaises rouges, on venait de créer le « centre" de Robespierre.
    Les terrains de colonisation avaient été prélevés sur le territoire des Ouled-Bou-Nage, des champs pierreux et roux, pauvres d'ailleurs ... Mais les « directeurs ", les « inspecteurs" et d'autres fonctionnaires d'Alger, chargés de « peupler" l'Algérie et de toucher des appointements proconsulaires n’y étaient jamais venus_
    Pendant un mois, les paperasses s'étaient accumulées, coûteuses et inutiles, pour donner un semblant de légalité à ce qui, en fait, n'était que la ruine d'une grande tribu et une entreprise aléatoire pour les futurs colons.
    Qu'importait? Ni de la tribu, ni des colons, personne ne se souciait dans les bureaux d'Alger ...
    Sur le versant ouest de la montagne, la fraction des Bou-Achour occupait depuis un temps immémorial les meilleures terres de la région. Unis par une étroite consanguinité, ils vivaient sur leurs terrains sans procéder à aucun partage.
    Mais l'expropriation était venue, et on avait procédé à une enquête longue et embrouillée sur les droits légaux de chacun des fellahs au terrain occupé. Pour cela on avait fouillé dans les vieux actes jaunis et écornés des cadis de jadis, on avait établi le degré de parenté des Bou-Achour entre eux.
    Ensuite, se basant sur ces découvertes, on fit le partage des indemnités à distribuer. Là encore, la triste comédie bureaucratique porta ses fruits malsains ...
    ………
    Le soleil de l'automne, presque sans ardeur, patinait d'or pâle les bâtiments administratifs, laids et délabrés. Alentour, les maisons en plâtras tombaient en ruine, et l'herbe poussait sur les tuiles ternies, délavées.
    En face des bureaux, la troupe grise des Ouled-Bou-Naga s'entassait.
     
    Accroupis à terre, enveloppés dans leurs burnous d'une teinte uniformément terreuse, ils attendaient, résignés, passifs.
    Il y avait là toutes les variétés du type tellien ; profils berbères aux traits minces, aux yeux roux d'oiseaux de proie; face alourdies de sang noir, lippues, glabres; visages arabes, aquilins et sévères. Les voiles roulées de cordelettes fauves et les vêtements flottants, ondoyant au gré des attitudes et des gestes, donnaient aux Africains une nuance d'archaïsme, et sans les laides constructions « européennes" d'en face, la vision eut été sans âge.
    Mohammed Achouri, un grand vieillard maigre au visage ascétique, aux traits durs, à l'oeil soucieux, attendait un peu à l'écart, roulant entre ses doigts osseux les grains jaunes de son chapelet. Son regard se perdait dans les lointains où une poussière d'or terne flottait.
    Les fellahs, soucieux sous leur apparence résignée et fermée, parlaient peu.
    On allait leur payer leurs terres, justifier les avantages qu'on avait, avant la possession définitive, fait miroiter à leurs yeux avides, à leurs yeux de pauvres et de simples.
    Et une angoisse leur venait d'attendre aussi longtemps ... On les avait convoqué pour le mardi, mais on était déjà au matin du vendredi et on ne leur avait encore rien donné.
    1.Tous les matins, ils venaient là, et, patiemment attendaient. Puis, ils se dispersaient par groupes dans les cafés maures de C ... , mangeaient un morceau de galette noire, apportée du douar et durcie, et buvaient une tasse de café d'un sou ... Puis, à une heure, ils retournaient s'asseoir l, long du mur et attendre ... Au « Maghreb " (Coucher du soleil.)
    , ils s'en allaient, tristes, découragés, disant tout bas des paroles de résignation ... et la houle d'OI rouge du soleil couchant magnifiait leurs loques, paraît leur lente souffrance;
    A la fin, beaucoup d'entre eux n'avaient plus ni pain ni argent pout rester à la ville. Quelques-uns couchaient au pied d'un mur, roulés dans leurs haillons ...
    Devant les bureaux, un groupe d'hommes discutaient et riaient : cavaliers et gardes champêtres se drapaient dans leur grand burnous bleu et parlaient de leurs aventures de femmes, voire même de boisson.
    Parfois un fellah, timidement venait les consulter ... Alors, avec le geste évasif de la main, familier aux musulmans, les « mokhzenia » (Mokhazni, cavalier d'administration.) et les « chenâbeth » (3) (Chenâbeth, pluriel, par formation arabe, du mot sabir Chambith, garde champêtre.) qui ne savaient pas, eux aussi, répondaient : « Osbor, ... "Patiente ...
    Le fellah courbait la tête, retournait à sa place, murmurant: « Il n'est d'aide et de force qu'en Dieu, le Très Haut l »
    Mohammed Achouri réfléchissait et, maintenant, il doutait, il regrettait d'avoir cédé ses terres. Son coeur de paysan saignait à la pensée qu'il n'avait plus de terre ...
     
    De l'argent?
    D'abord, combien lui en donnerait-on ? ... puis qu'en ferait-il ? Où irait-il acheter un autre champ, à présent qu'il avait vendu un lopin de terre nourricière ?
    Enfin, vers neuf heures, le caïd des Ouled-Bou-Naga, un grand jeune homme bronzé, au regard dur et ferme, vint procéder à l'appel nominatif des gens de sa tribu ... Un papier à la main, il était debout sur le seuil des bureaux_ Les fellah s'étaient levés avec une ondulation marine de leurs burnous déployés ... Ils voulurent saluer leur caïd ... Les uns baisèrent son turban, les autres son épaule. Mais il les écarta du geste et commença l'appel. Son garde-champêtre, petit vieillard chenu et fureteur, poussait vers la droite ceux qui avaient répondu à l'appel de leur nom, soit par le « naâm » traditionnel, soit par: « C'est moi... » Quelques-uns risquèrent même un militaire « brésent » (présent).
    Après, le caïd les conduisit devant les bureaux qu'ils désignent du nom de « Domaine" (recette, contributions, domaines, etc.).
    Le caïd entra. On lui offrit une chaise.
    Un cavalier, sur le seuil, appelait les Ouled-Bou-Naga et les introduisit un à un.
    Parmi ces derniers, Mohammed Achouri fut introduit.
    Devant un bureau noir, tailladé au canif, un fonctionnaire européen, en complet râpé, siégeait. Le khoja, jeune et myope, avec un pince-nez, traduisait debout.
    « Achouri Mohammed ben Hamza... tu es l'arrière petit cousin d'Ahmed Djilali ben Djilali, qui possédait les terrains au lieu dit « Oued Nouar ", fraction des Bou-Achour. Th as donc des droits légaux de propriété sur les champs dits Zebboudja et Nafra ... Tous comptes faits, tous frais payés, tu as à toucher, pour indemnité de vente, la somme de onze centimes et demi (1)
    1-Rigoureusement authentique. (Note d'Isabelle Eberhardt).
     
    ... Comme il n'y a pas de centimes, voilà. ».
     
    Et le fonctionnaire posa deux sous dans la main tendue du fellah. Mohammed Achouri demeura immobile, attendant toujours.
    - Allez « roh 1 balek l ».
    - Mais j'ai vendu ma terre, une charrue et demie de champs et plusieurs hectares de forêt (broussailles) ... Donne moi mon argent 1 (Une « charrue» de terre est la surface qui correspond à ce qu'un Arabe peut approximativement cultiver avec une charrue, environ 10 hectares. )
    - Mais tu l'as touché ... C'est tout 1 Allez, à un autre 1 Abdallah ben Taib Djellouli 1
    - Mais ce n'est pas un paiement, deux sous 1 ... Dieu est témoin ...
    - Nom de dieu d'imbécile 1 « Balek fissaâ l »
    Le cavalier poussa dehors le fellah qui, aussitôt dans la rue, courba la tête, sachant combien il était inutile de discuter.
    En un groupe compact, les Ouled-Bou-Naga restaient là, comme si une lueur d'espoir leur restait dans l'inclémence des choses. Ils avaient le regard effaré et tristement stupide des moutons à l'abattoir.
    « Il faut aller réclamer à l'administrateur " suggéra Mohammed Achouri.
    Et ils se rendirent en petit nombre, au milieu de la ville.
    L'administrateur, brave homme, eut un geste évasif des mains ... « Je n’y peux rien ... Je leur ai bien dit, à Alger, que c'était la ruine pour la tribu ... Ils n'ont rien voulu savoir, ils commandent, nous obéissons ... Il n'y a rien à faire. "Et il avait honte en disant cela, honte de l'oeuvre mauvaise qu'on l'obligeait à faire.
    Alors, puisque le « hakem ", qui ne leur avait personnellement jamais fait de mal, leur disait qu'il n'y avait rien à faire, ils acceptèrent en silence leur ruine et s'en allèrent, vers la vallée natale, où ils n'étaient que des pauvres désormais.
    Ils ne parvenaient surtout pas à comprendre et cela leur semblait injuste, que quelques-uns d'entre eux avaient touché des sommes relativement fortes, quoique ayant toujours labouré une étendue bien inférieure à celle qu'occupaient d'autres, qui n'avaient touché que des centimes, comme Mohammed Achouri.
    Un cavalier, fils de fellah, voulut bien leur expliquer cette inégalité de traitement.
    « Mais qu'importe la parenté avec des gens qui sont morts et que Dieu a en sa miséricorde? dit Achouri. Puisque nous vivons en commun, il fallait donner le plus d'argent à celui qui labourait le plus de terre 1 ...
    - Que veux-tu? Ce sont les « hokkam » ... Ils savent mieux que nous ...
     
    Dieu l'a voulu ainsi ...
    Mohammed Achouri, ne trouvant plus de quoi vivre, quand le produit de la vente de ses bêtes fut épuisé, s'engagea comme valet de ferme chez M. Gaillard, le colon qui avait eu la plus grande partie des terres des Bou-Achour. M. Gaillard était un brave homme, un peu rude d'ailleurs, énergique et, au fond, bon et honnête. Il avait remarqué l'attitude nettement fermée, sournoise, de son valet. Les autres domestiques issus de la tribu étaient, eux aussi, hostiles, mais Mohammed Achouri manifestait un éloignement plus résolu, plus franc, pour le colon, aux rondeurs bon enfant duquel il ne répondait jamais.
     
    Au lendemain de la moisson, comme le coeur des fellahs saignait de voir s'entasser toute cette belle richesse née de leur terre, les meules de M. Gaillard et sa grange à peine terminée, flambèrent par une belle nuit obscure et chaude.
    Des preuves écrasantes furent réunies contre Achouri. Il nia, tranquillement, obstinément, comme dernier argument de défense. Et il fut condamné. Son esprit obtus d'homme simple, son coeur de pauvre dépouillé et trompé au nom de lois qu'il ne pouvait comprendre, avaient, dans l'impossibilité où il était de se venger du Beylik (L'Etat), dirigé toute sa haine et sa rancune contre le colon, l'usurpateur. C'était celui-là, probablement, qui s'était moqué des fellahs et qui lui avait donné à lui, Achouri, les dérisoires deux sous d'indemnité pour toute cette terre qu'il lui avait prise 1 Lui, au moins, il était à portée de la vengeance ...
    Et, l'attentat consommé, cet attentat que Mohammed Achouri continuait à considérer comme une oeuvre de justice, le colot! se demandait avec une stupeur douloureuse ce qu'il avait fait à cet Arabe, à qui il donnait du travail, pour en être haï à ce point ... Ils ne se doutaient guère, l'un et l'autre, qu'ils étaient maintenant les solidaires victimes d'une même iniquité grotesquement triste 1
    Le colon, proche et accessible, avait payé pour les fonctionnaires lointains, bien tranquilles dans leurs palais d'Alger ... Et le fellah ruiné avait frappé, car le crime est souvent, surtout chez les humiliés, un dernier geste de liberté.
     
    CRIME DE RACE ? NON, CRIME DE CLASSE:
    Isabelle Eberhardt a raison: ce n’est ni Gaillard, ni l'administrateur qui sont individuellement coupables; et elle se trompe quand, dans sa haine de « blé darde » pour l'homme de la ville, elle accuse les fonctionnaires lointains « bien tranquilles dans leurs palais d'Alger ». Le crime est plus profond, et plus général: ce n'est pas le crime d'individus ni de bureaucrates, c'est le crime d'une classe. C'est le crime que commet la classe bourgeoise, en chaque pays, y compris le sien, lorsqu'elle y commence son histoire. C'est le crime de 1'« accumulation primitive »,
    Pour que le capitalisme puisse s'installer dans un pays, pour que l'exploitation du prolétariat par les détenteurs du capital puisse commencer, deux choses sont nécessaires : il faut, d'une part, qu'il y ait des prolétaires, c'est-à-dire des hommes privés de tout moyen de produire, et, d'autre part, des capitalistes, c'est-à-dire des hommes détenant les moyens de production dont les autres ont été privés. Autrement dit, il faut qu'il y ait séparation entre le moyen de production et le producteur, entre la terre ou l'outil et le travailleur.
    Cette séparation ne peut s'obtenir que par la violence. L'expropriation des travailleurs de leurs moyens de travail est l'opération de force préliminaire, qui prélude à l'établissement du capitalisme en tous pays ; les économistes désignent cette opération sous l'euphémisme d'« accumulation primitive », ]
     
    Celle-ci s'opère aussi bien au sein d'un même peuple par des expropriateurs appartenant à la même race que les expropriés, qu'à l'égard d'un peuple étranger, par la bourgeoisie d'un peuple conquérant à l'égard d'un peuple vaincu. .
    Avant de pratiquer la « colonisation », c'est-à-dire l'expropriation de peuples appartenant à d'autres pays que le sien, la bourgeoisie européenne a commencé par exproprier, dans son propre pays, ses frères de race, de religion et de langue. Et même les procédés qu'elle emploie sont les mêmes dans les deux cas. Lisez le grand chapitre du Capital de Karl Marx sur l'« accumulation primitive », et vous serez frappé par la similitude des procédés employés par la bourgeoisie britannique pour exproprier ses paysans, entre le XVIe et le XVIIe siècle, et de ceux employés par la bourgeoisie française au XIXe pour exproprier le fellah algérien.
    Dans les deux cas il s'agit de paysans dont une grande partie de la propriété est une propriété collective, qui sert à l'élevage, élevage qui est à leurs maigres cultures l'appoint indispensable pour qu'ils puissent vivre. Dans les deux cas, leur droit de propriété sur ces terres est indéniable. Dans les deux cas, le seigneur, ici le dey, là l'ancien seigneur féodal, n'a aucun droit de propriété privé sur ces terres collectives, mais simplement un droit politique, le droit de les administrer, d'en régler la jouissance entre les co-participants. Or dans les deux cas, on exproprie le paysan de ces terres, et dans les deux cas, on couvre l’expropriation de la même fiction juridique, à savoir : que le droit d'administrer entraîne le droit de propriété, que le droit régalien du seigneur féodal, est la même chose que le droit de propriété privé, au sens bourgeois et moderne du mot!
    • La procédure des « enclosures », de la clôture des terres communales en Angleterre, est l'exact pendant de celle de l'« enquête » algérienne, de la délimitation des terres de tribus en Algérie.
    La colonisation n'est donc pas, en fait, ce qu'elle paraît être à première vue ; elle n'est pas affaire de race et elle est encore moins affaire de religion; elle n'a pour raison ni d'exterminer une race ennemie, ni de convertir des « infidèles » ; elle est simplement l'extension à d'autres parties de la planète du système à fabriquer des prolétaires que la bourgeoisie a commencé à appliquer chez elle dès sa naissance.
    Il nous reste maintenant à voir comment, après l'accumulation primitive, s'est poursuivie en Algérie, l'accumulation tout court ; quelle y est actuellement la situation respective des expropriateurs et des expropriés, du capitalisme européen et de la population indigène.|

    08:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    02/11/2014

    Agenda Novembre 2014 - Info-Pal

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    Sent: Sunday, November 2, 2014 7:36 PM
     
    Subject: [c69inf] Agenda Novembre 2014 - Info-Pal
     
    COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
    Facebook  - Twitter:  @palestine69 -
    Tel : 06 01 91 52 18 - courriel : palestine69@orange.fr
    Agenda et actions :
    http://collectif69palestine.free.fr

    Campagne pour l'embargo militaire

    AGENDA NOVEMBRE 2014

    L'agenda peut être mise à jour, consultez le sur le site : http://collectif69palestine..free.fr/

     

    - Lundi 3 novembre 2014  ANNULE - Témoignages de 4 palestiniens de Gaza à Lyon

    ANNULE - LE VISA N’A PAS ETE ACCORDE PAR LES AUTORITES FRANCAISES !  Protestons ! 


    REUNIONS

    Mercredi 5 novembre 2014 de 18h30 à 20h30

    NB : Cette réunion est publique

    Bourse du Travail (Entrée rue Crequi au n° 205), 1er étage, Salle A, Place Guichard, Lyon 3e (métro B - Guichard)


    - Vendredi 14 novembre 2014

    Projection du film "Omar"

    cinéma La Mouche (St Genis)

    Organisé par Couleur Palestine


    - du 15 au 23 novembre 2014

    Semaine de la solidarité internationale - Thème l'agriculture familiale

    Stand du Collectif 69 Palestine


    - Lundi 17 novembre 2014 à 20h

    Retour de mission en Palestine (mission du 13 au 19 octobre)

    Maison des solidarités

    63 rue Chaponnay LYON

    organisé par MAN, AFPS (07-26)...


    - Vendredi 28 novembre 2014

    "journées du livre" à Vienne (Isère)

    Intervention du Collectif 69 et de l’UJFP : "PAIX et la question Palestinienne"



    - Samedi 29 novembre 2014

    Mobilisation est prévue à Lyon et dans plusieurs villes sous le mot d'ordre #SaveALAQSA

    Contre les provocations sionistes sur l'esplanade des mosquées
    Contre la colonisation et l'épuration ethnique de Jérusalem.


    - Samedi 29 novembre 2014

    Fête de L’humanité du Rhône 2014 sur le thème : « La Paix et la Solidarité avec le peuple palestinien »,

    le groupe HK ET LES DESERTEURS et le groupe lyonnais LEON …avec les intermèdes de la fanfare La Cacophonie …

    Stand du collectif 69 Palestine

    PAF : 12 € Centre Culturel Charlie Chaplin  à Vaulx en Velin


    Les vendredi 7, 14, 21, 28 Novembre 2014 de 18 h - 19 h

    Veille silencieuse de protestation contre l’occupation de la Palestine par Israël et pour exiger la Paix et la Justice.

    Perron de l’Hôtel de Ville,

    Place des Terreaux, Lyon 1er (métro A - Hôtel de Ville) Veilles

    Veilles Organisées par les femmes en noir de Lyon


    PROCHAINE REUNION :

    mercredi 5 décembre de 18h30 à 20h30

    Embargo militaire :

    Éléments de la coopération entre la France et Israël ?

    avec P. Bouveret de

    l’observatoire de l’armement

    NB : Cette réunion est publique

    Bourse du Travail (Entrée rue Crequi au n° 205), 1er étage, Salle C, Place Guichard, Lyon 3e (métro B - Guichard)

     


    INFO-PALESTINE OCTOBRE 2014

    Al-Aqsa en danger (photo archive)
     

     

     

     

    Forces israéliennes sur l'esplanade des mosquées (image archive)

    Revue de presse (Presse, Internet, Déclarations…)

    1er Octobre : Véolia perd des marchés au Koweit pour complicité avec la colonisation israélienne. (AFPS)

    3 Octobre : Depuis le mois de juin, des centaines de prisonniers sont interdits de visites familiales. C’est encore une forme de punition collective à l’encontre des familles palestiniennes. (Avast)

    4 Octobre : Le projet immobilier de 2600 habitations à Jérusalem-Est provoque la colère de Paris et Washington : « On ne peut prétendre vouloir une solution à deux États et agir contre cette solution.. » (Laurent Fabius, Le Monde)

    7 Octobre : Raid Abudaba Wiq, franco-Palestinien arrêté le 21 septembre par l’armée israélienne est enfin libéré et remercie tous ceux qui ont œuvré à sa libération. (AFPS)

    - La Suède reconnaîtra l’État de Palestine sans l’aval du Parlement. Ce sera le 133ème État qui reconnaîtrait l’Etat de Palestine et toujours pas la France, ni les USA qui la jugent « prématurée » ... (Politis)

    - Suite à l’annulation d’une mission économique belge en Israël à cause de l’agression de Gaza, des bulldozers israéliens détruisent un réseau électrique, financé par la coopération belge, près de Naplouse. Le Ministère belge des A.E . réclame une indemnisation. (L’Humanité)

    8 Octobre : Dans un échange de lettres entre l’écrivain Sayed Kashua, Arabe, et Edgard Kent, Juif, Sayed répond sur la légitimité d’Israël « ..Son gouvernement fait des choses qui ne sont pas légitimes, l’occupation, la discrimination des citoyens est un racisme à l’état pur, sans parler du fait que le pays a été fondé sur les ruines de la Nakba.. » Edgard , dans sa réponse évoque la réflexion de son enfant de huit ans « Tu sais qui a dit qu’il voulait la paix ? : Rabin, Sadate, John Lennon, et ils se sont fait assassiner…. Vouloir la paix, c’est dangereux.. » (Le Monde)

    - A Jérusalem-Est, la défiance s’installe, les relations entre les jeunes palestiniens et la police israélienne s’enveniment ... Pendant Gaza , 750 Palestiniens y ont été arrêtés. De génération en génération, le sentiment d’injustice grandit. Les jeunes, qui regardent la télévision, voient à quoi ressemble une vie normale ailleurs ... ( Le Monde)

    Marcello Notargiacomo

    10 Octobre : Notre ami et adhérent Marcello Notargiacomo est décédé le vendredi 10 octobre après de longues années de combat courageux contre la maladie et ses souffrances.

    - L’opération qui a frappé Gaza n’avait rien à voir avec la guerre de 2008-2009. C’était une guerre pensée par des psychologues plutôt que des militaires, pour détruire notre volonté, notre résistance. (Ahmed , La Croix)

    - Rony Brauman dans une double page de l’Humanité estime que " l’appui de grandes puissances à Israël va s’amenuiser, tandis que la violence retentit dans sa propre société : violences sociales, violences économiques, cela va devenir intenable.. On ne peut vivre indéfiniment dans un État de forteresse assiégée" ... (L’ Humanité)

    Lyon 11 octobre 2014 :Pour Gaza

    11 Octobre : 200 personnes manifestent place de la République, pour la levée totale du blocus à Gaza.(Collectif 69 Palestine)

    13 Octobre : 363 personnalités israéliennes appellent le Parlement britannique à reconnaître l’Etat de Palestine (A.Keller)

    - Le secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon condamne la colonisation israélienne, exige la fin des provocations à Jérusalem-Est et appelle à la reprise immédiate des négociations pour briser un « Statu quo intenable » (AFP)

    - La communauté internationale promet 4,3 milliards d’Euros pour reconstruire Gaza, mais rappelle qu’un Cessez-le-feu n’est pas la paix et Ban Ki-Moon, exprime sa colère contre ce cycle reconstruction-destruction. Tous exigent la reprise sérieuse des négociations de paix. (Médiapart)

    - Une délégation du Collectif 69, reçue en Préfecture exprime un profond besoin de justice pour le Peuple Palestinien.

    - Si « les donateurs » réunis au Caire ont accepté pour la 3ème fois de financer la reconstruction de Gaza où 170 000 Palestiniens sont aujourd’hui sans abri, la déléguée régionale d’Oxfam déclare que sans la levée du blocus, beaucoup d’enfants seront grands-parents avant que leur maison et leurs écoles soient reconstruites » ( L’Humanité)

    15 Octobre : Le Parlement Britannique par 274 voix contre 12 reconnait l’Etat Palestinien. (L’Humanité)

    20 Octobre : Après Ken Loach, c’est Pedro Almodovar qui reçoit à Lyon, le Prix Palestine et qui est célébré par le Collectif 69 pour son engagement pour la Palestine. (Collectif 69 Palestine)

    - A l’appel de Convergence Palestine, des milliers de personnes , venant de plus d’une vingtaine d’initiatives en Régions, se rassemblent à Paris pour la reconstruction de la Palestine et la reconnaissance de l’Etat Palestinien. (L’Huma)

    21 Octobre : Le café littéraire de Muret(31)solidaire des victimes des bombardements de Gaza, évoque les 500 enfants tués, Colette Berthier, qui vit à Hébron conclut : « Pour eux, il n’y aura plus jamais de rentrée scolaire (Vie Nouvelle)

    23 Octobre : Alain Pojolat, poursuivi pour n’avoir pas « désorganisé » les manifestations pro-palestiniennes (tandis qu’Israël massacrait Gaza), a été relaxé par le Tribunal correctionnel de Paris. « Aucun gouvernement ne nous empêchera jamais de manifester pour la cause palestinienne. (L’Humanité)

    Devant le Palais de justice le 24 octobre 2014

    24 Octobre : Rassemblés devant le Palais de Justice, une centaine de militants lyonnais exige la libération de Georges Ibrahim Abdallah, libérable depuis 15 ans et maintenu en détention administrative. Il est attendu au Liban (Le Progrès)

    27 Octobre : Israël démolit le rêve des fermiers de Beit Ommar. Après une occupation désastreuse de l’armée causant d’importants dégâts et un début de reconstruction ; un ordre de démolition est venu anéantir leur projet. Ce n’est qu’une de nombreuses situations que vivent les Palestiniens. (Mouvement Action Non-Violente)

    28 Octobre : Maximilien Le Roy, invité au Festival de BD en Palestine est refoulé par les autorités israéliennes (L’Huma)

    - Les Sénateurs ELV et Front de Gauche réclament sans délai un vote sur la reconnaissance de l’Etat Palestinien.(AFP)

    29 Octobre : Siwan gronde, les pavés volent, des unités lourdement armées stationnent aux entrées du quartier, Netanyahou lance la construction de 1060 logements.. « On avance, les yeux ouverts vers la catastrophe ... »(Le Monde)

    - La plus grande communauté palestinienne hors du monde arabe est installée au Chili ( entre 150 000 et 400 000 personnes) et manifeste sa solidarité avec la Palestine « Ce n’est pas qu’on importe le conflit, c’est que ce conflit nous importe » (Le Monde)

    30 Octobre : « Israël cherche un nouvel horizon » avec ses voisins sunnites. L’ancien ambassadeur d’Israël aux USA est sceptique : « Cela dépend avant tout de nos relations avec les Palestiniens, dans le cas contraire il faut s’attendre à une montée des pressions sur Israël » (Le Monde)

    - Jérusalem s’enflamme, Les quartiers palestiniens sont quadrillés par des milliers de policiers ... « Il n’y a jamais de bon moment pour faire des choses pareilles, mais celui-ci l’est encore moins alors que Jérusalem est en train de brûler (Lior Amihal, La Paix Maintenant dans l’humanité)

    31 Octobre : Jérusalem, confrontée à une montée des violences, attisées par Yehuda Glick, extrémiste religieux juif qui a échappé de peu à un assassinat. L’auteur présumé de cet acte a été tué par la police à son domicile. (Le Monde)

    Revue de presse réalisée par Gaby




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    21:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    22/10/2014

    Le Sionisme et l’antisémitisme : l’Accord signé en août 1933 ent re les plus hautes autorités sionistes et nazies

    Jacques Bude                                                     

     
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    4 septembre 2014

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    L’accord Haavara, qui bénéficiait du soutien des plus hautes autorités nazies et des plus hautes autorités sionistes, traduisait les intérêts complémentaires des nazis qui voulaient que les Juifs quittent l’Allemagne et des sionistes qui voulaient qu’ils émigrent en Palestine...

    “Si j’avais su qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les transportant en Angleterre, mais seulement la moitié en les transportant en Palestine, j’aurais choisi la seconde solution – parce que nous ne devons pas seulement faire le compte de ces enfants, mais nous devons faire le compte de l’histoire du peuple juif.“ Ben Gourion, décembre 1938.

    Un mois après les Nuits de cristal[1]

    Le 7 août 1933 – quelques mois à peine après l’arrivée de nazis au pouvoir le 30 janvier 1933 – l’Accord Haavara (passage, transfert en hébreu, l’expression hébraïque est également utilisée dans les documents nazis) a été conclu entre les plus hautes autorités de l’État nazi et les plus hautes autorités du Mouvement sioniste, notamment celles de la communauté juive de Palestine (le Yichouv, de Hayichouv Hayehoudi beEretz Israël, l’implantation juive en Terre d’Israël).

    Selon cet accord, les Juifs d’Allemagne qui émigraient en Palestine, avaient la possibilité exclusive – l’accord stipulait que seule cette destination pouvait en bénéficier – d’y transférer une partie de leurs capitaux.[2] Un “capitaliste“ – terme utilisé dans l’accord – qui voulait s’installer en Palestine était autorisé à conclure un contrat avec un exportateur allemand pour l’expédition de marchandises dans ce pays. Les marchandises concernées étaient notamment du bois d’œuvre, des pompes et des machines agricoles. L’exportateur allemand était payé sur le compte bloqué du Juif émigrant qui après son arrivée – souvent 2 ou 3 ans plus tard – recevait de l’Agence Juive la contrepartie en livres palestiniennes. Il s’agissait donc d’un accord de clearing commercial et nullement d’échange de Juifs contre des marchandises palestiniennes. L’accord concernait uniquement les Juifs qui disposaient de capitaux importants.[3] Des opérations de troc de ces mêmes marchandises allemandes contre des produits de Palestine se sont ajoutées aux opérations de clearing. Toutes ces opérations se sont poursuivies même après les Nuits de cristal du 8 au 10 novembre 1938 ; jusqu’à la Déclaration de Guerre en septembre 1939 selon Raul Hilberg[4] et jusqu’au milieu de la Guerre 1939-1945 selon Tom Segev[5].

    L’accord Haavara s’inscrit dans un important projet d’irrigation agricole en Palestine. Lévi Eshkol (à l’époque Lévi Shkolnik) a sans doute été le principal promoteur de l’accord. Il était un des fondateurs de la Histadrout – Fédération Générale du Travail – où il était le responsable de la promotion de l’agriculture coopérative. Au moment de la négociation et de la signature de l’accord, il était le représentant à Berlin d’une firme (Yachin[6]) associée à la Histadrout. Selon la notice biographique diffusée par le Ministère des Affaires étrangères israélien : “En 1937 Levi Eshkol a joué un rôle central dans la création de la Compagnie des Eaux Mekorot et, dans ce rôle, il a contribué de façon décisive à convaincre le Gouvernement allemand de permettre aux Juifs qui émigraient en Palestine d’emporter une partie de leurs fonds – principalement sous forme d’équipements fabriqués en Allemagne. Directeur Général de Mekorot jusqu’en 1951, il a introduit un système national de gestion de l’eau qui a rendu possible une agriculture irriguée intensive.“[7] La compagnie Mekorot était associée à la Histadrout.

    Il est évidemment significatif que ce principal promoteur de l’accord Haavara soit un des plus hauts responsables de la communauté juive implantée en Palestine mandataire puis de l’État d’Israël. Lévi Eshkol faisait partie du Haut Commandement de la Hagana, l’armée clandestine juive sous le Mandat britannique et il est en 1950-1951 le Directeur Général du Ministère de la Défense. De 1949 à 1963, il est le Chef du Département Colonisation de l’Agence juive.[8] En 1951, il devient Ministre de l’Agriculture et du Développement. Il est Ministre des Finances de 1952 à 1963. En 1963, il succède à David Ben Gourion à la fois comme Premier Ministre et comme Ministre de la Défense.

    L’accord Haavara a suscité de vives oppositions parmi les Juifs de l’époque. Cet accord qui bénéficiait du soutien des plus hautes autorités nazies[9] et des plus hautes autorités sionistes[10], traduisait les intérêts complémentaires des nazis qui voulaient que les Juifs quittent l’Allemagne et des sionistes qui voulaient qu’ils émigrent en Palestine. Or la plupart des Juifs allemands auraient préféré rester dans leur pays. L’idée d’un boycott économique et diplomatique international naquit aux États-Unis avec le soutien du Congrès juif américain. Il avait pour but d’essayer de forcer les nazis à mettre fin aux persécutions afin que les Juifs puissent continuer à vivre en Allemagne.[11]

    Le débat entre l’incitation à l’émigration en Palestine et l’appel au boycott de l’Allemagne nazie s’inscrit dans l’opposition qui existait de longue date entre sionisme et assimilation, entre d’une part la volonté de certains Juifs – une petite minorité – d’émigrer en Terre d’Israël et d’autre part la volonté d’autres Juifs – une écrasante majorité – de rester dans leur pays ou d’émigrer ailleurs qu’en Israël, ce qui impliquait évidemment le désir que leurs droits humains soient respectés partout – notamment en Allemagne – et donc de combattre l’antisémitisme.

    Selon Ben Gourion, “Les assimilationnistes ont toujours déclaré la guerre à l’antisémitisme. Aujourd’hui, cette guerre s’exprime par un boycott contre Hitler. Le sionisme, lui, a toujours plaidé pour l’indépendance du peuple juif dans sa patrie. Aujourd’hui, certains sionistes ont rejoint le chœur des assimilationnistes : « guerre » à l’antisémitisme. Mais nous devons donner une réponse sioniste à la catastrophe que subissent les Juifs allemands – transformer ce désastre en une occasion de développer notre pays, et sauver les vies et la propriété des Juifs d’Allemagne pour le bien de Sion. C’est ce sauvetage qui a priorité sur tout le reste.“ Et Ben Gourion de conclure que se focaliser sur le boycott constituerait un “échec moral“ d’une envergure sans précédent.[12]

    À l’évidence, “sauver les Juifs“ n’était pas la priorité de celui qui sera 10 ans plus tard le Père fondateur de l’État d’Israël. Il déclare le 7 décembre 1938, soit un mois à peine après les Nuits de cristal : “Si j’avais su qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les transportant en Angleterre, mais seulement la moitié en les transportant en Palestine, j’aurais choisi la seconde solution – parce que nous ne devons pas seulement faire le compte de ces enfants, mais nous devons faire le compte de l’histoire du peuple juif.“[13] Bref l’ultranationalisme, la priorité du bien de Sion sur tout le reste.

    Les opérations de clearing commercial de l’accord Haavara permettaient exclusivement le départ des Juifs fortunés. Or, les nazis voulaient aussi et plus encore se débarrasser de tous les autres. Reinhardt Heydrich, Chef de la Police de Sécurité du Reich, déclare le 12 novembre 1938, soit 2 jours après les Nuits de cristal, “Le problème n’était pas de faire partir les Juifs riches mais de se débarrasser de la racaille juive“. Ce féroce antisémite a même mis sur pied – en soutirant des fonds à des Juifs fortunés – diverses formes d’aide pour que des Juifs pauvres puissent se payer le voyage en Palestine.[14]

    J’ai noté que dans le cadre de l’accord Haavara, le troc entre marchandises allemandes – matériaux de construction, pompes et machines agricoles – et palestiniennes s’était ajouté aux opérations de clearing commercial. Il semble clair que les autorités sionistes n’ont jamais envisagé de troquer des Juifs sans fortune contre des produits de Palestine. En d’autres termes, les plus hautes autorités du mouvement sioniste – notamment celles de la communauté juive implantée en Palestine – ont préféré se procurer des instruments de colonisation plutôt que de permettre à des Juifs d’échapper au massacre nazi. Ce qui est parfaitement conforme au sionisme réel : priorité absolue à la colonisation de la Terre d’Israël.

    Les quelque 20000 Juifs fortunés qui ont bénéficié de l’accord Haavava, lui doivent plus que probablement la vie[15] puisque les 200000 Juifs d’Allemagne et d’Autriche qui n’ont pas réussi à fuir parce qu’ils ne disposaient pas des capitaux nécessaires, ont pratiquement tous été assassinés.

    En 1953, ces Juifs assassinés ont quand même pu contribuer au “bien de Sion“ puisqu’ils ont permis à l’État d’Israël d’obtenir des "réparations" un peu plus plantureuses. En effet, le nombre des victimes juives du Génocide a servi de base au calcul du montant des "réparations" allemandes. Au moment où elles négociaient ce montant, les autorités de l’État d’Israël – celles-là mêmes qui avaient négocié l’accord Haavara - ont envisagé, sans doute par gratitude, d’accorder la citoyenneté israélienne à titre posthume aux victimes du génocide.[16]

    L’accord Haavava montre clairement que, contrairement à ce que proclame l’idéologie sioniste – mythe fondateur de l’État d’Israël -, la priorité des plus hautes autorités sionistes n’était pas de “sauver les Juifs“ mais de peupler et de coloniser la Terre d’Israël. “La veille des pogroms de la Nuit de Cristal, Ben Gourion déclarait que la « conscience humaine » pourrait amener différents pays à ouvrir leurs portes aux Juifs réfugiés d’Allemagne. Il y voyait une menace et tira un signal d’alarme : « Le sionisme est en danger ! »“[17] À l’évidence, les autorités sionistes ne cherchaient pas à combattre l’antisémitisme mais à l’instrumentaliser afin d’amener les Juifs à contribuer à la colonisation de la Palestine.

    La machine de propagande de l’État d‘Israël – avec ses puissantes officines à l’étranger, telles l’AIPAC aux États-Unis, le CRIF en France, le CCOJB en Belgique, … – perpétue l‘instrumentalisation de l’antisémitisme au service de la Terre d’Israël. La tâche est toutefois plus ardue qu’au temps des nazis car aujourd’hui la haine meurtrière des Juifs est tout fait marginale. Dès lors, la machine de propagande israélienne – avec l’efficacité que lui confère une odieuse invocation du génocide – ressasse à satiété que l’antisémitisme meurtrier est omniprésent – particulièrement dans les immigrations musulmanes – et que les condamnations de la politique officielle de l’État d’Israël envers les Palestiniens n’expriment pas une révulsion face à des crimes contre l’humanité et à des crimes de guerre mais la volonté antisémite immémoriale de détruire les Juifs. De plus, cette machine de propagande et ses officines affirment sans relâche que pratiquement tous les Juifs s’identifient à l’État d’Israël et soutiennent sa politique criminelle, ce qui constitue une incitation à l’antisémitisme bien plus efficace que les ignobles mensonges largement discrédités des négationnistes.

    [1] “Des rapports – incomplets – (des autorités nazies) donnaient les chiffres suivants : 815 magasins détruits ; 171 maisons incendiées ; 191 synagogues brûlées ; 14 chapelles de cimetière, salles de réunion communautaires et bâtiments du même genre démolis. Vingt mille Juifs furent arrêtés, trente-six tués, trente-six autres gravement blessés.“ Raul Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe, Paris, Folio, 1999, p.44.

    [2] Voir Raul Hilberg, La destruction …, notamment p.125.

    [3] “Tout Juif qui émigrait en Palestine (était autorisé) à emporter mille livres sterling en devises étrangères et à envoyer par bateau une quantité de marchandises d’une valeur de 20000 marks et même davantage. … La somme de mille livres sterling était nécessaire pour obtenir l’autorisation de la Grande-Bretagne de s’installer en Palestine en tant que Capitaliste – on appelait ainsi cette catégorie d’immigrants. C’était une somme importante ; une famille de quatre personnes pouvait vivre dans un confort bourgeois avec moins de 300 livres sterling par an.“ Tom Segev, Le septième million, Éd. Liana Levi, 2010, p.27.

    [4] Raul Hilberg, La destruction …, p.125

    [5] Tom Segev, Le septième …, p.30. Dans ce cas, le système Haavara enfreignait le Blocus de l’Allemagne imposé par les Alliés au moment de la Déclaration de guerre en septembre 1939.

    [6] Il s’agit probablement d’une entreprise de commercialisation de produits agricoles, sans doute des agrumes. Il existe aujourd’hui en Israël une Yachin-Hakal Company Ltd. qui dans le passé était associée à la Histadrout et qui en 2013 est qualifiée de “Israel’s largest citrus fruit growers“. http://jewishbusinessnews.com/2013/...

    [7] www.mfa.gov.il/MFA/Facts%20A.... Ma traduction de l’anglais.

    [8] Head of the settlement division of the Jewish Agency. (settlement : colonie, implantation)

    [9] L’Accord a été signé au Ministère des Finances du Reich. Voir Tom Segev, Le septième …, p.27.

    [10] Lévi Eshkol n’a pas été le seul futur Premier Ministre israélien à soutenir l’accord. “D’autres futurs Premiers ministres avaient été également engagés à différents stades de la Haavara. David Ben Gourion et Moshé Shertok (plus tard Sharett) se battirent pour l’accord de la Haavara lors de congrès sionistes et au sein de l’exécutif de l’Agence juive. Golda Meyerson (plus tard Meïr) le défendit à New York.“ Tom Segev, Le septième …, p.29.

    [11] “Les nazis … ne prirent pas à la légère la capacité des Juifs à leur causer du tort ; ils menacèrent la classe dirigeante juive en Amérique, ils organisèrent un boycott d’une journée contre les magasins juifs en Allemagne et donnèrent un coup d’accélérateur aux négociations de l’accord de la Haavara. L’un de leurs buts était de diviser le monde juif entre les partisans de la Haavara et les partisans du boycott. Et la division eut effectivement lieu.“ Tom Segev, Le septième …, p.35.

    [12] Tom Segev, Le septième …, p.37.

    [13] Déclaration faite au Comité Central de son parti, le Mapai (socialiste). Voir Tom Segev, Le septième …, p.38.

    [14] Raul Hilberg, La destruction …, p.127.

    [15] Ils perdirent 35% de leur capital et furent forcés d’attendre longtemps leur argent, parfois pendant deux ou trois années mais ils ont survécu. Voir Tom Segev, Le septième …, p.30.

    [16] "Le projet de loi sur la Commémoration de la Shoah et des Héros (Yad Vashem, 1953) … comportait une clause prévoyant l’attribution à titre commémoratif de la citoyenneté israélienne à tout ceux qui étaient morts pendant la Shoah." Idith Zertal, La nation … p.85.

    [17] Tom Segev, Le septième …, p.38-39.

    15:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |

    09/08/2014

    Traduction d’articles parus sur le site du FPLP jeudi 7 août 2014

     
     
    From: EditionsDémocrite
    Sent: Friday, August 8, 2014 5:13 PM
     
    Subject: Inforelais 07082014
     

    Traduction d’articles parus sur le site du FPLP jeudi 7 août 2014

    http://pflp.ps/english

    Popular Front for the Liberation of Palestine

    1)

    Le FPLP fait l’éloge des actions directes pour la Palestine et presse pour leur intensification

    06 août 2014

    action

     

    Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine loue les actions directes prises par des groupes divers dans le monde entier pour arrêter les opérations de la machine de guerre qui assaillent le peuple palestinien,  et appelle à l'augmentation et à l'intensification de ces actions partout où l'occupant et ses partisans sont présents.

    Le Front a recommandé les actions multiples directes visant dans le monde entier les ambassades israéliennes, les consulats, les établissements et les sociétés, incluant l'occupation pendant  2 jours de la fabrique d'armes Elbit à l'extérieur de Birmingham, au  Royaume-Uni; le blocus de l'ambassade israélienne à la Haye; la fermeture du comptoir d’El Al à Athènes; la mise à la distribution  populaire et la suppression de produits israéliens en Irlande; et les actions à New York, Chicago, San Francisco et Albuquerque aux Etats-Unis auprès des missions et consulats israéliens, Bank Leumi, Israël Discount Bank, Boeing et Martin Lockheed, aussi bien que le blocus prochain d'un bateau israélien de ZIM à Oakland,  Californie. Ces actions viennent parmi une rafale de die-ins et de sit-ins dans des bureaux parlementaires et gouvernementaux à travers l'Europe, l'Amérique du Nord et dans le monde entier et des manifestations à Paris et ailleurs qui ont envahi les rues, défiant la répression de la police et du gouvernement pour prendre position pour  la Palestine.

    Le camarade Khaled Barakat a dit, dans un message aux mouvements de solidarité avec la Palestine dans le monde entier, que "Ces actions font partie de la résistance palestinienne,  arabe et internationale face aux massacres israéliens contre notre peuple. Elles illustrent que les peuples du monde en ont assez des images qu'ils ont vues le mois passé - d'enfants déchirés et de Palestiniens innocents assiégés et bombardés. Cela a été la réalité palestinienne pendant plus de 66 ans - et les peuples du monde disent, ' Assez! ' Nous voulons voir davantage de ces actions directes, comme l'occupation d'ambassades et de consulats israéliens et étasuniens, la fermeture des entreprises des profiteurs de guerre et des sociétés de l'occupation,  et les actions de désobéissance civile dans les villes du monde entier. Ces actions montrent clairement que les Palestiniens ne sont pas seuls et que les peuples du monde s’engagent dans cette voie parce qu'ils ne toléreront plus les actions illégitimes de l'état occupant."

    hague

    Barakat a souligné que la lutte palestinienne est une lutte internationale; comme l’a dit le camarade Ghassan Kanafani, "La cause palestinienne n'est pas une cause pour des Palestiniens seulement, mais une cause pour chaque révolutionnaire, partout où il est, comme une cause des masses exploitées et opprimées dans notre ère."

    "L'impact de ces actions directes est ressenti dans chaque cœur palestinien dans Gaza. Il est entendu et ressenti par chaque combattant dans la Bande de Gaza qui émerge des tunnels de la résistance, que les gens de conscience du monde sont du côté de notre juste lutte pour la libération," a dit Barakat.

    Barakat a noté que "Tandis que les gouvernements coloniaux des Etats-Unis, du Canada, du Royaume-Uni et de l'Union Européenne sont engagés dans une campagne impérialiste pour liquider le peuple palestinien et sa cause, des centaines de milliers de personnes de ces pays ont envahi les rues pour être du côté de la Palestine et dénoncent la complicité sanglante de ces puissances, qui sont les sponsors du projet colonial raciste en Palestine. Ce qui conduit des individus et des groupes à occuper une ambassade israélienne ou à fermer une usine d'armes israélienne, c’est leur sens profond de la justice et leur indignation devant les injustices infligées au peuple palestinien."

    Il a salué l'appui des peuples d’Amérique Latine, ainsi que le prolongement de l’appui officiel des gouvernements latino-américains, incluant le Venezuela, Cuba, la Bolivie, le Salvador, le Brésil, le Chili et l'Equateur. "Les peuples de l'Amérique Latine ont combattu  le colonialisme et l'impérialisme des USA pendant trop longtemps pour rester silencieux face à la machine de guerre sponsorisée par les Etats-Unis qui occupe la Palestine et qui massacre les nôtres," a dit Barakat.

    sains

    "La résistance palestinienne a toujours accueilli les internationalistes qui venaient combattre parmi nous et être une partie intégrante de cette lutte. Il y a des internationaux innombrables : des combattants, des dirigeants, des artistes, des écrivains, des journalistes, qui ont fait ainsi et continuent à faire ainsi et nous les connaissons par leurs actions directes. Ils rejoignent la lutte palestinienne par leurs actions directes, dans la lutte armée, dans les manifestations, les occupations d'ambassades et les profiteurs de la guerre et de l’occupation et se mettent eux-mêmes sur la ligne à côté de notre peuple," a dit Barakat.

    Barakat a noté que "ces actions directes envoient un message significatif également à l'état d'occupation : le monde observe et les peuples observent - et qu'ils sont en colère et qu’ils agissent , et qu’ils ne font pas qu’observer. L’occupation des ambassades, des consulats, des bureaux commerciaux et des sociétés israéliennes partout dans le monde constitue une partie importante du boycottage et de l'isolation du régime colonial d'apartheid en Palestine. Cette sorte d'action atteint aussi les médias et le public de l'occupant. Ceux-ci ne peuvent plus compter sur le silence ou l'ignorance des peuples du monde - aujourd'hui, après plus de 66 ans de colonisation et d'occupation sioniste en Palestine, il est tout à fait clair que le monde sait et parle et agit pour mettre fin aux massacres et aux crimes. L'entité israélienne doit apprendre que le monde ne peut plus tolérer le Sionisme."

    -------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    2)

    Front d'Action de l'Étudiant Progressiste : le Bombardement de l'Université Islamique essaye de briser notre détermination pour l'éducation

    06 août 2014

    iug

    La déclaration suivante a été publiée par le Front d'Action de l'Étudiant Progressiste à l'Université Islamique de Gaza :

    L'agression sioniste barbare contre notre peuple palestinien en Bande de Gaza et les massacres par l'occupant contre notre peuple et notre société avec la complicité internationale dans ces crimes, ont impacté des centaines de milliers de Palestiniens : morts, blessés et déplacés de leurs maisons et de leurs familles et des centaines d’établissements de la société civile ont été détruits dans une attaque systématique.

    Cet occupant a été détrompé de la notion qu’il peut maintenir ses soldats sur notre terre par la lutte vaillante de la résistance et la fermeté et la résistance du peuple palestinien, qui s’est engagé dans la plus noble des luttes et des batailles contre l'oppression sioniste et sa machine de guerre.

    Le bombardement de l'occupation par les Sionistes de l'Université Islamique de Gaza avec des avions de guerre viole toutes les normes internationales et la loi humanitaire. L'université a longtemps été un phare de lumière, qui a produit certains des meilleurs enfants de notre peuple, qui est un espace voué à l'éducation de tous types dans ses salles de classe et halls d'étude et qui a aussi produit une longue ligne de martyrs, tombés pour la cause de notre peuple.

    Les salles et les équipements de l'université ont été visés par l'occupation parce qu'il sait que la bataille aujourd'hui n'est pas une bataille menée traditionnellement par la force des armes, mais une guerre qui confronte les cerveaux palestiniens qui sont capables de surmonter la brutalité de la machine de guerre et sa technologie militaire avancée avec l'innovation et la créativité. "Le clash des cerveaux " dans ce domaine a prouvé à l'occupant que le peuple palestinien prévaut dans sa persistance et sa capacité à déjouer et à défier l'agression.

    Nous, du Front d'Action de l'Étudiant Progressiste, nous condamnons ce crime contre notre université et contre nos droits , et nous disons que nous sommes du côté des nôtres dans cette bataille héroïque pour faire face à l'occupation. Si l'occupant croit qu'en visant ces bâtiments il peut briser notre détermination, il sera prouvé qu’il se fait des illusions. Ces bâtiments sont des pierres empilées ensemble, mais l'Université, depuis sa fondation, est un édifice construit dans le cœur de chaque étudiant qui a étudié et a obtenu un diplôme là et de chaque personne touchée par sa position dans notre société.

    L'Université Islamique reviendra, belle et forte, et les étudiants retourneront à leurs classes, partout où ils sont tenus. L'Université ouvrira et des milliers de nouveaux étudiants se précipitent pour rejoindre les facultés. L'agression de l'occupation n'arrêtera pas notre peuple dans son avance pour réaliser notre objectif de libération.

    Gloire aux martyrs tombés et prompt rétablissement aux courageux blessés et victoire pour notre patrie la Palestine

    Front d'Action de l'Étudiant Progressiste

    Université Islamique de la Bande de Gaza

    Le 6 août 2014

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    3)

    Taher : Désarmer la résistance est une illusion de l'occupant

    06 août 2014

    mahertaher2

     

    "Le désarmement de la résistance est hors de question et toutes les factions tiennent fermement leurs armes tant qu’il y a occupation n'importe où sur la terre de la Palestine," a dit le camarade Dr. Maher Al-Taher, membre du bureau politique du Front Populaire pour la Libération de la Palestine.

    "Il y a des rapports des médias divers selon lesquels Israël n'acceptera pas la reconstruction de la Bande de Gaza sauf après la suppression des armes de la résistance et qu’il exige de surveiller tout qui entre dans la Bande. Nous avons affirmé très clairement que l'idée de désarmer la résistance est une illusion et une illusion qui est inacceptable pour tous. Il est inacceptable de même discuter cette question en principe ou de la considérer comme une question discutable. C'est notre droit inaliénable de résister à cette occupation," a dit Taher.

    Il a noté que la délégation palestinienne est unie dans son insistance pour la levée du siège imposé à la Bande de Gaza et permettre la libre circulation des marchandises et des gens. "Cette demande fait partie de la bataille politique, qui doit être menée avec autant de compétence et avec autant de fermeté et de clarté que la résistance l’a fait sur le champ de bataille militaire."

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    18:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | | |